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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 30 avril 2026 59 minContradictoireFond programmatiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Rôle des océans et des pôles dans la régulation climatique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    L'approche systémique climat-océan-biodiversité est-elle justifiée ou faut-il regrouper ces sujets ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quelles coalitions nouer sur l'océan et le climat sans les États-Unis ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La création d'une autorité indépendante sur le climat est-elle pertinente ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quels manquements identifiés dans votre mission pour notre rapport ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment exploiter l'économie bleue face à la domination asiatique ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Quels moyens proposer à l'Afrique pour une diplomatie bleue durable ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

plaisir de vous accueillir parce que c'est la reprise de nos nos travaux après la suspension de quelques jours. Je rappelle que cette mission d'information consacré à la diplomatie climatique a été lancée par le groupe RDPI et plus et plus précisément notre rapporteur Tvarofrig. [grognement] Je salut.

Euh nous entrons maintenant dans la dernière ligne droite et avec euh l'occasion pour pour nous de vous accueillir, vous qui êtes l'envoyé spécial du président de la République pour les les la conférence océan des Nations- Unies, ambassadeur pour les pôles et les océans. Ces fonctions vous placent en première ligne pour notre sujet, en particulier aux yeux de notre rapporteur qui vient d'un grand état euh euh Bigan State, comme dirait le président de la Polinésie française en bon français. Euh et moi-même, j'ai eu l'occasion ces derniers jours de revenir de d'aller à la fois en pol en le président en Nouvelle-Caonie pardon et à Wallis dans le casadre de la délégation aux outemers notamment sur la question de l'intégration et ça été d'ailleurs l'occasion d'échanger aussi sur des éléments liés aux enjeux climatiques notamment je l'évoqué avec mon collègue à l'instant sur le ce qu'on peut faire avec les scories nickel par exemple.

Euh donc l'océan, si je puis dire, apparaît comme une solution encore trop mal évaluée avec le carbone bleu notamment et aussi bien malgré lui comme un problème car nous le savons, de notre nombreuses îles et des côtes sont menacés aujourd'hui de submersion. Nous allons avoir votre sentiment sur la gestion actuelle de nos océans, le degré de coopération que vous voyez entre les pays, la place occupée par la France. Euh et donc rappelez également que qu'à votre au titre de ces de vos fonctions, vous intervenez également sur la question des pôles, un enjeu crucial avec la fonte des glaces et les appétits de certains pour les territoires du grand nord.

Donc ça nous permettra dans cette audition d'avoir l'ensemble de ce de cette panorama. Les pôles sont au cœur de nos préoccupations car elles sont les premières victimes du réchauffement et sont également un moyen d'aborder la diplomatie climatique bien mise à mal temps. Je propose dans d'avoir un premier propos puis ensuite notre rapporteur et nos collègues échangeront pour vous dire que nous avons reçu il y a qu'est-ce que quelques semaines de là de cela à la fois l'ancien prépublique François Hollande qui a fait la COP 21 bien sûr à l'époque l'ambassadrice également qui avait porté cela et nous accueillirons cet après-midi le président de la C21 puisque l'empabus sera à nos côtés donc ce qui permet aussi d'avoir à la fois le début de pourquoi quelle est la la diplomatie climatique non et puis aussi encore une fois comme je l'ai quelques éléments de votre point de vue sur la question des océans, sur la question des pôles.

Voilà, monsieur l'ambassadeur, je vous propose de prendre la parole et puis ensuite, comme je l'ai dit, notre ambassadeur vous proposera des questions. On vous remercie encore une fois. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames messieurs les présentants de cette noble assemblée.

Je je succède à des personnalités imminentes qui ont fait que notre pays en effet a occupé une place importante ces 10 dernières années, 11 dernières années avec la 2e anniversaire de la COP 21 dans ce dans ce champ de la diplomatie climatique et qui n'est pas une discipline complètement nouvelle mais encore assez récente. Euh c'est dans ce sens-là, j'imagine que le plan de la République a souhaité pouvoir créer une fonction nouvelle car succédant à Michel Rocard et à Segolen Royal en tant que ambassadeur des pôles, ce portefeuille ne comprenait pas les enjeux maritimes, l'océan et donc le président de la République et le gouvernement de l'époque, le étrangère ont souhaité ajouter à cette dimension dimension polaire, la dimension océan et euh la logique était est évidente puisque l'ensemble hydrique que représente à la fois les cadeaux de glacière mais aussi les fleuves, les deltas, les zones humide évidemment l'océan représente comme vous le savez plus de 75 % de l'ensemble de la surface du globe. Donc ce portefeuille a été créé à la fin 2020 et j'en suis le premier titulaire. deux missions principales, en effet, celle d'épaule qui euh a consisté principalement à mettre en place un document qui n'existait pas, une stratégie polaire française.

Cette stratégie polaire française était très construite autour du thème du climat dans sa première version en 2022. Euh et elle a joué un rôle important à l'échelle française en nous permettant de de voir l'ambition qui était la nôtre en Antarctique, dans le sub-Antarctique avec les terres australes et et Antarctique françaises, mais aussi en Subarctique, Saint-Pierre et Miclon et évidemment en en Arctique. Et nous étions le premier pays au monde à produire une stratégie qui réunissait les deux les deux pôles nord et sud.

Euh et c'était l'angle climatique qui nous permettait en effet et l'angle scientifique de faire ce travail puisque les effets du dérèglement climatique s'appliquent très directement euh au pôle avec la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique avec des effets immédiats et conséquents pour l'ensemble de la planète. Le sénateur en Frchèc l'archipel des toit moutou est menacé de disparition un jour. S'il laisse, c'est en partie très largement parce que le Groenland à des milliers de kilomètres de là euh subit un réchauffement considérable.

Donc cette stratégie polaire a été adoptée en en 2022, au printemps 2022. a fait l'objet d'une présentation euh assez importante lors d'un One Planet Polar Semit qui était le premier euh grand forum consacré à la cryosphère, c'est-à-dire aussi bien la glace d'épaule que la glace des glaciers. Euh car évidemment les effets du changement climatique ne s'appliquent pas que qu'à mon portefeuille, mais aussi évidemment à ces glaciers euh qui sont 200000 aujourd'hui dont on dit que 100000 d'entre eux disparaîtront d'ici la fin de ce siècle dont nombre de glaciers européens et pour certains aussi du continent africain.

Donc ce One Planet Polar Smith a permis à la France d'annoncer un certain nombre d'ambitions et de fixer aussi des éléments budgétaires quant à notre propre action. euh la restauration des bases de du Mondurville, un certain nombre de euh d'engagements, notamment la construction d'un d'un bateau qui avec une capacité glace pourra aller à la fois dans le Pacifique et euh et euh et en Antarctique, Michel Rocard qui sera près d'ici je crois 2 3 ans [grognement] et donc à à faire de nous rappeler que nous sommes un grand pays polaire. Voilà, nous l'avons actualisé cette stratégie euh sans sans forcément prévoir que le Groenlande allait devenir un sujet d'actualité politique fort.

Mais à l'occasion de la visite du président de la République en juin 2025, celui-ci m'a demandé de réactualiser cette stratégie polaire avec un élément géopolitique plus marqué. Euh on éit pas complètement trompé puisque quelques mois plus tard, le président Trump faisait la proposition, enfin le mot proposition est un peu un peu un peu diplomatique mais que vous connaissez concernant le Groenland et et nous avons montré dans cette stratégie polaire que les enjeux climatiques scientifiques étaient majeurs, mais que avant toute chose, il y avait une véritable menace notamment sur l'Arctique euh en raison en partie d'ailleurs de la fonte des des glaces et de la libération de la route du nord qui permettra qu'une partie du du commerce maritime qui aujourd'hui par Suèse puisse être déplacé d'ici 2100 probablement d'après le travail que j'ai pu produire un bon quart voire un/ers du commerce maritime passera par cette route du nord d'ici 2100 sous contrôle russe avec évidemment des tensions très fortes qui existeront probablement encore entre les pays de l'OTAN les États-Unis É unis, la Russie, la Chine et puis aussi des perspectives importantes d'exploitation des hydrocarbures. Donc l'Arctique est est clairement probablement le bassin océanique le plus le plus inflammable et le plus conflictuel à l'échelle de la planète.

S'agissant de l'océan, mon action a consisté principalement à à rappeler qu'avec avec notre deuxème zone exclusive économique, nous étions un voir le plus grand pays océanique. Et ce n'est pas qu'une question de kilomètre, c'est d'abord une question de vision, c'est-à-dire ne pas considérer nos archip nos nos outre mères comme des parties latérales d'un ensemble qui serait l'hexagone, mais vraiment nous penser en tant qu'archipel. Et donc euh nous avons et euh je me souviens qu'à cette époque, il était très important pour nous que le président de la Poléie française euh soit présent, profiter de la présidence française de l'Union européenne en 2002 2022 pour organiser à Brest en février 2022 un One Ocean Summit, donc dédié à l'océan qui a réuni à l'époque près de 30 chefs d'État et du gouvernement et un certain nombre de grands élus de la République. euh et qui a permis d'avancer sur des sujets aussi importants que la décarbonation du transport maritime, que la protection à travers les aires marines protégé et le domaine scientifique avec le lancement d'un projet qui voit son aboutissement puisque là le président de la République et premier ministre grec ont signé l'accord pour la création d'un jumeau digital qui s'appelle Mercator.

D'autres pays vont rejoindre. Mais tout ceci est né à à Brest et c'était la première fois qu'un pays portait dans le cadre d'une présidence de l'Union européenne à aussi haut niveau le sujet de l'océan. Le sujet de la séance un sujet politique.

C'est ainsi que le président de la République l'a vu et ses ministres d'affaires étrangères et et les ministres de la transition écologique successif et nous avons souhaité pouvoir le porter à plus haut niveau encore que au niveau européen en étant candidat avec le Costa Rica pour organiser la 3e conférence des Nations- Unies sur l'océan. Euh celle-ci euh représente un moment majeur, un tournant je pense dans la dans la diplomatie bleue euh puisque c'est euh 60 chefs 67 chefs d'État et de gouvernement qui étaient présents et là aussi encore je salue la présence euh de d'un certain nombre de présidents des exécutifs euh ultramarin et ces 60 chefs d'État et de gouvernement ont fait avancer de manière considérable voire historique comme on nous le rappelle, un traité qui était en panne depuis très longtemps. de traité et le la deuxè partie de de ce qu'on appelle la convention sur le droit de la mer qui en 1982 à Montégoubé avait fixé les zones exclusives économiques et il s'agissait donc des espaces dédiés à chaque pays et là il s'agissait de pouvoir légiférer gouverner la haute mer qui représente 65 % l'ensemble de la mer 50 % de la surface du globe et ce traité évidemment qui était un traité complexe revenait sur la liberté de circ circulation des des mères qui existent depuis 500 ans et visait à protéger l'océan avec des aires marines protégées, à mettre en place tout un système de partage des ressources mais aussi de transfert scientifique et technologique.

Euh et donc ce traité de la haute mer a été ratifié et mis en œuvre grâce à l'action de la diplomatie française. vraiment saluer le travail des diplomates et euh comme vous le savez euh il est en il a été mis en œuvre, il est entré en vigueur depuis le mois de janvier 2026 et donnera lieu à la première COP COPE océan. Et c'est là où le lien entre l'océan et le climat me paraît devoir être fait, c'est que jusqu'alors l'océan, sans parler d'épaule, était toujours une sorte d'élément euh d'élément de d'un vaste ensemble qui serait le climat.

Euh alors que nous allons avoir la 31e COP climat qu'on interroge souvent l'efficacité de ces copes, nous allons avoir la première COP dédiée à l'océan. Voyez donc on a beaucoup de retard mais euh mais ce retard je pense qu'on va le rattraper très vite car ce dont nous parlons, la différence du climat qui est un sujet complexe et qui n'est pas physiquement définissable, l'océan c'est des responsabilités des uns et des autres. c'est du c'est du territoire et là le traité de la haute mer qui va être mis en œuvre sera probablement la démonstration qui qui qui y compris en en l'absence du premier actionnaire ou premier copropriétaire de ce syndicat de copropriété qui est l'océan je parle des États-Unis que nous pouvons avancer plus de 110 à 120 pays auront probablement ratifiés au moment de la COP qui se tiendra en janvier 2027 à New York aux Nations- Unies ratifia ce traité, montrant bien que l'attachement qui est porté par les petits pays insulaires mais aussi par l'Union européenne et d'autres grands pays euh notamment en Asie, l'attachement à l'océan est très fort était un objet politique majeur à tel point que à la surprise générale, pas complètement la nôtre mais de beaucoup de pays, la Chine a souhaité accueillir le secrétariat de ce traiter.

Ça sera la première agence si la candidature de Chen de de Chenzen est retenu, ça sera la première fois que une agence des Nations- Unies s'installe sur le territoire chinois. Donc c'est un aussi un signe politique très important. Et cette diplomatie océanique, on voit que quelques pays à notre suite, je pense qu'on a été assez leader, commence à s'en emparer, notamment quelques petits pays.

Je pense à Singapour, il sont très efficaces dans domaine, Malte, mais évidemment un grand pays comme la Chine euh qui saura bientôt dans quelques mois si elle accueille la grande agence dédiée à l'océan euh sur son territoire. Voilà en gros les voilà en gros ce qu' ce qu'a pu être ma ma mission. Alors je réponds à ce nombre de questions que vous aviez que vous nous aviez adressé.

Les conséquences du dérèglement climatique sur les assans et les régions polaires, évidemment elles sont évidentes. Ceci passe d'abord par le réchauffement général des des mers et puis des et puis de la glace. L'impact est immédiat mesurable à travers l'élévation du niveau de la mer qui touche aujourd'hui qui aujourd'hui est d'environ 23 cm estimés d'ici 2050.

Donc probablement comme le chiffre est réévalué régulièrement, la fonte de du Groenland étant beaucoup plus active qu'on l'imaginer et celle de l'Antarctique démarrant aussi, je pense que nous aurons à l'échelle globale, donc ça dépendra vivement des territoires, un minimum d'un m d'élévation euh d'ici la fin de ce siècle euh d'élévation dû essentiellement à euh cette fonte euh des glaces mais aussi au réchauffement thermique de l'eau. les deux phénomènes pour moitié chacun euh expliquant cette ce montée cette montée du niveau de la mer. Euh d'autres d'autres éléments évidemment sont liés au réchauffement climatique, euh la disparition d'espèces, la migration. très difficile aujourd'hui de suivre les les migration de l'ensemble des ressources aliotiques qui se déplacent en fonction évidemment des courants de de la chaleur.

Euh la disparition d'un certain nombre d'éléments importants du vivant, je pense au corau dont la disparition n'est pas irrémédiable mais une fois qu'elle est actée, c'est quand même très difficile de revenir dessus. globalement un changement assez assez majeur et d'autant plus majeur qu'il paraît inarrêtable. et ce bouillonnement, ce monde en ébullition tel que le secrétaire général de de la des Nations Unies l'a l'a l'a expliquer, l'a présenté, ce monde en ébullition aura des conséquences évidemment importantes.

S'ajoute à ça d'autres phénomènes évidemment qui sont les pollution mais c'est pas directement lié au changement climatique, l'érosion, un de phénomènes de pression lié aussi à l'action des hommes, l'artificialisation des sols euh et qui cause évidemment sans parler évidemment de la pêche légale illicite et et non déclarée, cause évidemment un grand tort à à l'océan. Alors, les conférences des Nations- Unies sont-elles un cadre pertinent pour structurer une diplomatie internationale des océans ? Jusqu'alors nous n'avions que ceci.

La première de ces conférences des Nations unies a été montée à New York en 2017. La seconde l'a été à au Portugal en 2022 et la 3è l'a été à Nice avec le succès que que qu'on lui reconnaît. Aujourd'hui, probablement la l'existence même grâce à cette conférence de Nice d'une COP dédiée à l'océan donnera moins d'importance à cette conférence des Nations- Unies qui a un défaut majeur, c'est qu'elle n'est pas contraignante à différence des COPES.

Donc les engagements sont des engagements euh assez politiques et un peu déclaratoires, souvent, il faut le dire. Euh et euh ce que nous aurons bientôt en tout cas euh avec cette COP permettra en effet d'avoir un un caractère plus efficace et et certainement au rythme annuel qui sera le rythme probablement adopté par les Étatsmembres. Cette COP en 2 3 ans montrera que on peut gouverner l'océan, on peut gouverner la Haute mer, on peut régler un certain nombre de conflits euh quelques sujets de zone exclusives économiques, même si ça c'est plus difficile.

Et on pourra, ça c'est le 3è volet, 3è lot de la copropriété après les zones exclusives économiques et et la haute mer. Évidemment, la question des grands fonds marins, on pourra peut-être trouver euh un accord à l'Autorité internationale des fonds marins qui qui est installé à Kingston en Jamaïque. [grognement] La coordination entre cette diplomatie des océans et des pôles et la diplomatie climatique, oui, elle est elle est permise par à la fois la qualité des relations qui existe avec les les l'ambassadeur chargé des des climat mais aussi l'ambassadeur chargé de l'environnement. sont les trois les trois postes, les trois portefeuilles qui sont euh amenés à travailler beaucoup ensemble.

Et et je dois dire que là, depuis en tout cas, moi j'ai pris mes fonctions avec les différents euh les différents titulaires de ces de ces ambassades, nous avons avancé. Notre sujet pour nous, c'était vraiment de disposer comme pour l'environnement d'une COP biodiversité, de disposer de cette COP climat. Je dirais que nous maintenant nous sommes devenus un peu adultes et grands et un peu moins dépendants évidemment des négociations climat ou biodiversité même si il y a toujours un sujet océan dans ces dans ces dans ces cops qui se tiendront comme vous le savez à Ankara et à Antalia et à et àvan cette année.

Voilà cette coordination entre la diplomatie des océans et des pôles et la diplomatie climatique au niveau national. Oui, elle est là. Est-ce qu'elle peut se renforcer ?

Je pense qu'elle est déjà un niveau assez exceptionnel de de connivance. Euh à la question dans quelle mesure les territoires ultra marins sont-ils associés à notre action diplomatique ? Oui, pour l'un d'entre eux, la Polynésie française.

Non, pour les pour le reste, ces territoires ultramarins, Dieu sait si on a souhaité les impliquer dans la construction du One Nation Summit à Brest ou la conférence des nations Nations Unies sur l'océan, le président avait invité l'ensemble des exécutifs. Il est clair que la politique française pour toutes sortes de raisons que un autre ici que moi expliquerais bien mieux mais est totalement engagé sur ce sujet pionnière nous fait avancer aussi à l'échelle nationale y compris sur des sujets comme l'exploitation des grands fonds marins avec un moratoire qui qui a été porté je crois par les autorités locales. Mais c'est vrai qu'on peut déplorer que qu'il s'agisse du Pacifique, en tout cas la Nouvelle-Calédonie, un peu moins l'océan Indien où il est vrai que la Réunion est assez active dans ce domaine mais que les Caraïbes par exemple ne soient pas plus mobilisés sur ces sujets.

Euh voilà. Donc là ça dépend évidemment beaucoup des des des populations ultramarines. On peut pas forcer les uns et les autres, mais cette dimension maritime, cette dimension océanique, elle est présente à travers quelques sujets.

Je pense la question des sargas par exemple dans la Caraïbe, mais sur le reste assez peu. Et euh évidemment, c'est dommage. Voilà.

Euh la question sur la la partie scientifique, en effet, nous avons souhaité commencer cette conférence des Nations Unies par un sommet, le plus grand sommet jamais consacré à la à la science occani 3000 3000 scientifiques. Je crois que ça deviendra une règle maintenant, c'est de commencer avant de rassembler les leaders politiques à essayer de d'avoir une idée précise des sujets qu'il faut leur adresser, qu' porteront ou pas. Et ce sommet a été très utile.

Il a permis de mesurer à l'été 2025 que quelque chose se passait qui était pas bon signe, qui était la désertion absolue des États-Unis puisque sur les 3000 chercheurs, il y avait des Américains mais qui sont venus de leur plein grèce, si j'ose dire. Tous les scientifiques des organisations nationales américaines étaient interdits de déplacement pour une conférence qui parlait du changement climatique, terme comme vous le savez qui est interdit euh de formulation dans tous les documents administratifs qui viennent de la NOA qui est le grand organisme de recherche scientifique américain et le plus grand organisme scientifique euh au monde. Et voilà, donc il y a un sujet quand même aujourd'hui, c'est certes les scientifiques se retrouvent certes il y a une décennie des sciences occanies qui était organisé par la commissionraphique internationale intergouvernementale à avec l'UNESCO.

Certes, les océanographes sont légion, mais un certains pays aujourd'hui montrent leur climatoscepticisme à travers ce ce mépris de de la science et ils sont assez nombreux. Et deux, je dirais que ce qu'on appelle le mécanisme de de on dit toujours science to policy en anglais, mais de de conseil scientifique au leader, il est il est assez déclaratif. Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de leaders qui a côté d'eux un chief scientiste ou une chief scientiste qui leur dit écoute écoutez ça vous pouvez faire ça vous pouvez pas faire parce que la science vous dit que ça voilà [grognement] on est quand même assez loin de de tout ça.

Les scientifiques eux-mêmes pour être très francs ne se bousculent pas au portillon politique non plus. qui n'a pas forcément envie de s'occuper de ces questions-là et ils font leur recherche. Donc là, il y a probablement à à travailler euh beaucoup ça.

Heureusement pour le climat, le GC fait un travail qui qui a qui a en quelque sorte touché l'opinion publique et c'est à travers l'opinion publique, je pense que les conclusions du GC ou de l'IFB PES pour la biodiversité sont disons sinon appliqué loin de là. mais en tout cas qu'il y a une attente très forte de ces rapports qui décrivent bien la situation climatique. Vous me parliez du transport magnétique, la décarbation du transport étime.

Nous avons réussi beaucoup de choses. Je pense notamment à des accords de pêche, l'accord du CAP, le Port State Museum Agreement, le ce qu'on appelle Fish One à l'OMC, mais nous avons échoué euh sur le la décarbonation du transport maritime. en avril 2025 à l'organisation maritime internationale un accord avait été trouvé entre tous les pays ambitieux à l'initiative des armateurs, hein, c'est pas du tout, c'était d'abord la profession des armateurs mondiaux qui fixaient un câ de décarbonation totale du transport maritime à l'horizon 2050 avec notamment la création d'un fond pour ceux qui pourraient pas suivre le mouvement ou qui ne respecteraient pas un fond qui permettait d'édommager d'indemniser un certain nombre de de victimes du la production d'oxyde de carbone dont les petits états insulaires.

En en octobre 2025, une réunion s'est tenue qui devait être la réunion finale avec les États partis pour que ce traité soit soit signé. Et les États-Unis ont ont changé évidemment de pied depuis la présidence Trump, c'est le cas mais là c'était ça a été en quelque sorte la manifestation la plus évidente et un front des pays producteurs d'hydrocarbure s'est joint aux États-Unis. Et là, je suis assez pessimiste sur les discussions qui ont lieu ce matin même d'ailleurs à à Londres qui ont reprise puisqueon a repoussé d'une année cet accord.

Je suis relativement pessimiste sur la possibilité de garder un accord aussi ambitieux une décarbonation totale à 2050. Euh on saura je pense à la fin de la de cette semaine où nous en sommes à l'échelle internationale et en tout cas la décision sera officiellement prise en octobre 2026. Euh mais il est sûr que là, comme dans d'autres sujets, les États-Unis sont un pays bloquant.

Euh la prise en compte des enjeux dans les négociations climatiques internationales. Euh je pense que on va enfin prendre l'océan au sérieux. Euh pour l'instant euh vraiment comme je dis, c'était vraiment un sous-chapitre d'un d'un ensemble plus large.

Euh mais nos propres négociations sur différents sujets montrent bien en tout cas l'intérêt qu'on porte à l'océan. Je pense que sans l'océan, il y aurait pas de négociation sur le traité plastique. Je pense que c'est parce que nous avons en 2022 lors du Nation Summit relancé l'idée d'une discussion pour un traité interdisant la production de plastique à usage unique en raison des effets sur l'océan et notamment des particules de microplastique. il y a eu ce mouvement euh et donc on voit bien en tout cas que l'océan peut être aussi à l'origine d'un certain nombre de d'avancées diplomatiqu même si celle-ci euh est loin d'être garantie.

Je pense que ce ce traité euh contraignant sur le plastique sera extrêmement difficile à à négocier rapidement. Et puis vos vos dernières questions sont évidemment de grande actualité. Euh vous parlez de la montée des rivalités géopolitiques.

Euh le climat peut-il constituer un levier d'influence et de coopération pour la France ? Comment articuler ces enjeux avec les impératifs de souveraineté ? Oui, la France est le plus grand pays maritime au monde.

Pourquoi ? parce qu'elle elle elle remplit en fait enfin elle si on prend l'étoile de mer et ces cinq branches nous avons en terme de territoire et de et de et de gouvernance et et de respect du droit une action majeure. Ça c'est notre zone exclusive économique, c'est notre capacité diplomatique de faire avancer des traités comme celui du traité de la haute mer.

Ça c'est la première branche. La seconde de nous avons une marine nationale qui qui est puissante et qui à la différence d'autres marines européennes a été revitalisée ces dernières années et on l'a vu dans le récent conflit euh en Méditerranée et plus généralement au détroit d'ormouse. Cette marine va produire un nouveau une nouvelle France libre en 2038 je crois.

Euh donc nous avons une marine qui est capable d'aller avec les moyens qui sont les siens mais au aux quatre coins de de cette Archipel France qui assure une un rôle à la fois militaire mais aussi de protection de de qui veille aussi d'ailleurs à à la recherche scientifique. Donc ça c'est le deuxième aspect, c'est que nous avons une marine. Le troisième, c'est que nous avons une économie forte qui dépend de la mer aujourd'hui avec des grands champion que sont CMACGM, Naval Groupe et et des industries notamment dans le domaine du câble sous-marin avec Alcatel et Orange Submarine qui sont parmi les cinq grandes industries mondiales, les cinq grands groupes mondiaux sur ces sujets du CAP.

Donc nous sommes un pays leader dans ce domaineelà dans le domaine du tourisme balnéaire aussi. La France est est aujourd'hui au 3è plan en terme de revenu par l'existence de côte et de littoral fréquenté par les par les touristes. Donc ça c'est le trème élément, c'est la troisème branche qui est la branche économique.

La 4ème, elle est scientifique, c'est que nous avons une recherche de très grande qualité portée par le CNRS, l'Fremer, de nombreuses universités et notamment, je pense sur les territoires ultramarins évidemment qui sont des postes d'observation exceptionnels. Il est important et j'en profite pour le dire de défendre les les budgets consacrés à la recherche sociographique qui est ou polaire qui est qui est comparé à à celle dédiée à l'espace de 50 fois moins d'importance en terme budgétaire. Donc il faut continuer à investir sur cette recherche sociographique.

On est aujourd'hui, ça dépend des des recherches et des et des zones mais entre le 3è pays le plus important en terme de production scientifique et le 7e, voilà. selon les différents sujets. Euh et puis la 5e branche euh c'est la branche qui fait que nous avons une politique climatique, une diplomatie climatique euh ambitieuse et que nous sommes une nation d'équilibre.

Euh je ne pense pas que la vision américaine de l'océan ou la vision chinoise de l'océan soit des positions d'équilibre. Euh c'est des positions euh clivantes. Euh on peut le voir euh à Ormous, euh on peut le voir évidemment en Arctique euh et on peut le voir en Arctique pour les la Chine aussi mais également évidemment en mer de Chine méridionale.

Voilà donc ce qui fait de nous un un pays qui euh avec l'image de l'étoile de l'étoile de mer coche ces cinq cases. Il faut continuer à l'affirmer. Je dois dire que j'espère que les prochaines élections permettront de disposer d'un exécutif aussi engagé sur la question maritime, le président de la République, ses gouvernements, les ministres d'affaires étrangères, tous les l'ensemble, mais je dois dire beaucoup grâce à l'action des parlementaires car les parlementaires ont ici au Sénat ailleurs à l'Assemblée nationale très souvent grâce à quelques personnalités dont vous faites partie euh permis de faire monter des sujets.

Je pense notamment aux questions polaires, au budget dédié à la à la recherche polaire, mais aussi sur les sujets océans. La mobilisation des parlementaires au moment de la ratification de BBNJ a été exceptionnelle. Euh beaucoup de pays nous disaient "C'est compliqué, nous on a des pronons, c'est compliqué le parlement, l'assemblée." Voilà, nous on était dans une période un peu complexe aussi à l'époque, en tout cas pour ce qui est de l'assemblée, mais on a réussi quand même à ratifier un des premiers pays européens à avoir ratifié.

Donc il y a vraiment, je dirais, me semble-t-il toute toute tendance politique, une une conscience que c'est un outil majeur pour nous. Euh cette diplomatie est un outil majeur. Enfin, vous parliez euh des évolutions institutionnelles, diplomatiques, opérationnell euh en matière de diplomatie climatique et maritime.

Je pense qu'il est important de maintenir euh cette mission qui m'a été confiée, que bon, j'ai créé un peu le périmètre. Je pense c'est toujours important de d'y veiller. Euh je terminer je quitterai mes fonctions à l'été 2000 2027 euh et euh avec euh le désir de d'activer toutes ces tous ces avantages qui sont les nôtres, je dirais que le job est assez facile euh parce que la mer est quelque chose qui fait rêver les jeunes générations, la société civile et l'importance de l'océan dans les dans les années à venir. se fera encore plus grande à la fois à travers les catastrophes naturelles.

Un certain nombre de mouvements extrêmes qui est là se manifesteront en raison l'action trop mais aussi évidemment du changement climatique mais aussi des ressources que l'océan procure. L'océan est aujourd'hui la 5e économie mondiale. Dit l'OC2 c'était un un pays.

Elle sera la 4e en 2030 et c'est pourquoi dans toutes les réunions que nous avons et je pense au sommet Afrique-France qui se tiendra maintenant dans quelques semaines à peine à à Nairobi parmi les quatre grands sujets qui seront ceux de la relation entre la France et l'Afrique pour la première fois la diplomatie bleue avec des contrats importants d'orange de Mériidiam de CMACGM et de d'autres gros acteurs. L'Afrique est un grand pays maritime, 38 pays côtiers a besoin de s'équiper en en infrastructure portuaire, en école navale aussi et et là notre contribution sera majeure et on verra en tout cas que dans cette relation Afrique-Fance qui était souvent un peu critiquée ou caricaturée là tout d'un coup apparaît du bleu. euh euh du bleu et euh et on voit bien les réactions notamment des chefs d'état qui soient les deux chefs d'état qui vont co présider cette table ronde président du Sénégal et ou premier ministre de l'île Maurice.

Un vrai engagement sur ces sujets que le Kenya a manifesté déjà en coorganisant avec le Portugal la deuxème conférence des Nations Unies sur l'océan. Donc un continent a très bien compris l'intérêt de cette diplomatie occanique. C'est l'Asie qui recueille aujourd'hui 75 % du revenu de l'ensemble de cette économie bleue. 75 % nous l'Europe à peine 15, les Amériques 10 et l'Afrique 3.

C'est dire qu'aujourd'hui non seulement l'océan c'est très important mais c'est une bonne affaire à nous évidemment de faire soit une affaire durable et pour ça c'est vrai que nos positions sur l'exploitation des grands fonds marins, la prudence et le la transition écologique pour aller vers des énergies décarbonées fait nous je pense et fera pour longtemps de nous le pays champion de l'océan. Voilà. Merci à vous.

Merci pour ce vaste panorama et à la fois je dis vaste mais aussi très précis puis les perspectives et les engagements que vous nous appeler à prendre ou à poursuivre en tout cas. Alors, il nous reste une petite demi-heure. Donc, je dis ça à la fois pour le rapporteur et pour mes collègues.

Ce que je propose c'est que on essaie aussi et si vous pouvez monsieur l'ambassadeur nous faire aussi quelques propositions, recommandation d'amélioration, d'évolution au-delà de celle que vous avez déjà pu nous faire. Je laisse la parole maintenant monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président, monsieur l'ambassadeur, cher Olivier.

Merci de participer à notre audition d'aujourd'hui donc et merci pour ces propos liminaires très complets euh en réponse à notre questionnaire. Alors, j'aurais parce que le temps est court, peut-être trois trois questions parce que je pense que mes collègues souhaiteront intervenir. Euh première un peu générale, au fil des auditions que nous avons mené depuis le début, on s'interroge en fait sur euh, comment dire l'approche systémique climat, océan, biodiversité, environnement, on se demandait si la spécialisation était justifiée ou s'il fallait pas regrouper cet ensemble.

Je voudrais avoir votre sentiment sur le sujet. On voit que on s'est interrogé sur la pertinence de des conférences sur l'océan en terme d'effet diplomatique et vous vous avez confirmé qu'on évolue maintenant vers une COPE dédiée aux océans 2027. Donc on fait ce chemin, on poursuit ce chemin de la spécialisation, mais on connaît à peu près aujourd'hui, je dis à peu près parce que la science ne cesse d'évoluer, mais le lien profond qu'il y a entre l'océan, c'est le cas de le dire, et le climat et et les interactions et bien évidemment qu'il y a sur la biodiversité.

Voilà. Est-ce que premier premier sujet autour de cette approche spécialisée diplomatique où est-ce qu'il faut penser euh au risque de se noyer, c'est pas un mauvais jeu de mot, qu'une une intégration plus large permettrait d'être plus efficace ? Notre souci étant de formuler des recommandations bien évidemment dans le casadre de ce rapport.

Euh ce second sujet, pardon, quel est votre vision ? Parce que finalement là, c'est un parallèle qu'on peut établir malheureusement aussi, c'est que comment est-ce qu'on peut avancer sans les États-Unis ? Alors, vous l'avez dit, premier première ZE mondiale sur le climat, un rôle prépondérant.

À l'inverse, on nous l'a dit, le retrait des États-Unis ne s'est pas accompagné d'un mouvement de masse des autres États. Donc, on peut certainement avancer. Est-ce que vous avez une vision sur les coalitions qu'il serait intéressant de nouer sur l'océan et où le climat ?

Euh le climat nous intéressant particulièrement euh est-ce qu'il s'agit d'être plus proche de la Chine, plus proche de ces grands états occaniens que l'on décrivait tout à l'heure qui ont trouvé toujours auprès de la France peut-être une une écoute, mais est-ce qu'on peut faire plus ? Euh ou d'autres d'autres coalitions euh avec des pays de d'Amérique du Sud ou ou autres ? Enfin voilà, quel à votre avis quelle quelle stratégie pourrions-nous adopter ou recommander ?

Troisème intervention enfin domaine que je voudrais évoquer, c'est la question, vous avez évoqué la question de la IFM effectivement, enfin vous l'avez abordé et on a pu s' s'interroger aussi au fil des auditions sur la création d'une autorité indépendante sur le climat, sa pertinence éventuelle, ce qu'il y a lieu et avec le recul que vous avez sur la IFM qui finalement a été créé avant qu'il y ait des cops océans, est-ce que vous pensez que d'abord est-ce qu'il y a une tempor dans dans cette création et et est-ce que vous pensez que ça serait utile, pertinent ou superfétatoire, j'ose le terme, d'en créer une sur le climat ? Voilà, peut-être trois niveaux d'intervention euh avant de passer la parole au collègue. Monsieur le président, merci monsieur l'ambassadeur.

Merci. Euh sur la sur l'idée d'un regroupement des COPES, euh la le grand intérêt de la COPE océan et qui je pense va être son efficacité, c'est une COPE de territoire. Donc on va parler d'un territoire mesurable.

Chacun y chacun ayant ses intérêts. [raclement de gorge] Le climat c'est vaste hein, c'est c'est gazeux. La biodiversité aussi.

Et là on va pouvoir parler de choses très très concrètes euh d'air marine protégé. On va faire de la géographie en fait. à faire de la géographie et et euh et et donc cette cope, elle va permettre d'avancer très vite sur nos sujets euh et de traiter pas mal de questions en fait, sauf la question du dérèglement climatique parce que ça on n'empêchera pas que la la mer monte.

Euh donc nous nous on va résoudre des problèmes euh pour le climat et la biodiversité. C'est moins sûr que ces cops soient efficaces parce que malheureusement le problème est beaucoup plus complexe et et n'est pas lié et quand même très lié à l'action trop, l'action de l'homme. Donc donc je pense que ces cops vont continuer à à coexister. celle celle de l'océan va pendant 3 ans 4 ans, ça va être décidé par les Étatsmembres être annuels, puis après tous les 2 ans.

Euh et donc on se calera sur l'année où il y a pas la COP biodiversité qui elle-même est tous les 2 ans. Donc euh qui est tous les 2 ans. sur les coalitions.

Euh moi je pense que je dire les États-Unis c'est leur problème si il ils ne pensent pas l'océan. C'est leur problème si ils pensent que la science océanique sert à rien. C'est leur problème si ils ont pas pensé le transport maritime.

Aujourd'hui le les États-Unis étaient un grand pays de transport maritime avec des grands ports. Tout ça est tombé. Les Chinois ont pris la place.

Donc il y a une concurrence très évidente entre ces deux pays. J'espère qu'elle ramènera les Américains plus de d'ambition dans ce domaine. Mais on peut parfaitement dans le système des Nations unies, ça me permet de répondre à la troisème question, je pense que aujourd'hui, il faut consolider ce qui a été créé depuis des décennies.

C'est un système des Nations- Unies qui donne la parole à tous les pays. Une voix est une voix. Et donc ce système est ébranlé forcément.

Bon, il a il l' pas la première fois qu'il était branlé hein, mais enfin il l' particulièrement aujourd'hui. Mais c'est ce système- là qu'il faut consolider. Or euh il y a des agences des Nations Unies qui existent déjà la World Meteorological Organisation, l'Organisation météorologique internationale, un certain nombre d'agences l'UNESCO et cera qui travaillent sur ces sujets.

Donc créer une une nouvelle agence, ça n'aurait de sens qu'au sein des Nations- Unies. Or aujourd'hui, je vois pas que les Nations Unies puissent créer un nouvel une nouvelle agence. D'abord, il y a un sujet de financement et puis il y a un sujet quand même un peu de paresse d'un nombre d'États.

Donc je pense que ça ça passera pas de manière évidente et euh je pense qu'avec le JC et euh et la COPE qui est un outil des Nations- Unies, cette COPE, on a quand même des outils pour le climat de qualité. Les coalitions. Oui, je pense que quand vous voyez que 110 pays auront ratifié en moins de 2 ans un traité qui est probablement le dernier grand traité dans l'histoire du droit au monde hein, 50 % de la surface du globe.

C'est pas tous les jours qu'on qu'on fait ce genre de d'exercice que 110 pays le ratifie très vite, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui sont intéressés par l'océan parce que l'océan c'est beaucoup d'interaction entre les pays. [grognement] dans le fond, c'est pas mal de liens et et c'est du business. Je je j'aimais pas trop cette expression quand j'ai pris mes fonctions, mais ça permet quand même d'intéresser, y compris les leaders à ce sujet-là.

C'est du transport, c'est du commerce, c'est évidemment des liaisons des datas à travers les câbles, c'est de la pêche et le moyen de l'avantage du l'océan, c'est qu'on on le délocalise pas, on le dématérialise pas. Donc les populations qui sont bord de l'océan, que ça soit évidemment tout le tourisme, évidemment les populations côtières et et les peuples autochtones pour un certain nombre de pays, mais ces populations qui vent des ressources de la pêche et et des autres avantages sont très mobilisés. Donc on voit plutôt un nombre grandissant autour des petits états insulaires qui ont évidemment fait un travail exceptionnel.

Et à ce titre-là, les nôtres, enfin les territoires ultramarins et l'espace Pacifiques, l'espace de la Caraïbe aussi. Mais on voit maintenant des pays qui vraiment se passionnent pour ces sujets de diplomatie bleue. Donc je suis assez optimiste en fait sur le fait que l'océan va faire avancer pas mal les choses et il a un avantage sur le climat.

Je dirais que il est très mobilisateur pour la jeunesse parce que on produit des Ça fait rêver l'océan, le climat ça fait pas rêver. Mais l'océan a fait rêver. Donc je pense que c'est souvent au nom de ces images, de ces grands fonds marins euh que qu'on qu'on nous qu'on nous montre et puis de toutes ces espèces qui composent l'océan que il y aura un besoin de préservation de de tout ça.

Donc j'ai une vision assez positive voyant le nombre de pays qui participent à nos débats. En tout cas aujourd'hui. Merci.

Merci. Alors, je vais passer la parole maintenant à à madame Billante Guimot. Merci monsieur le président.

Monsieur l'ambasseur, je rebondis sur ce que vient de dire le rapporteur. Dans le dans le cadre de des fonctions que vous avez eu et qui vont s'étendre jusque jusqu'à l'année prochaine. Euh est-ce que vous avez identifié des manquements ou des ou des choses que dans le cadre de notre mission d'information on pourrait proposer au-delà du fait de péréniser votre rôle ? j'ai j'ai bien j'ai bien entendu mais au niveau aussi bien au niveau français peut-être en terme de moyens que au niveau international sur ce sujet qui serait des apports pour pour le rapport qu'on va rendre en terme de moyens vraiment j'ai disposé de enfin on a on a mobilisé les moyens importants notamment pour cette conférence desation pour l'océan donc vous ne vous ne verrez pas quelqu'un qui qui se plaint euh par contre c'est vrai que euh mais je je regarde ça avec une sorte de d'amusement.

Euh moi, je suis ambassadeur pour les enjeux maritimes. Euh je n'ai pas été euh appelé à aucune réunion ou même échange sur la situation actuelle du transport maritime et du du sujet horsmous. Bon, il se trouve que je je sors un livre en ce moment, donc j'en parle sur les radios et les télévisions, sans forcément d'ailleurs demander toujours au 14 si ça si ça les dangere parce que manifestement quand même sur un sujet comme celui-là euh quand même très géopolitique, le qued d'orsais devrait pouvoir dire quelque chose enfin quand même.

Et donc clairement ces sujets sont très vite dès que ça devient sérieux en fait, dès que ça devient géopolitique, ces sujets sont pris en charge par les par le ministère de la défense des armées. On est absolument pas associé. Alors moi, c'est vrai de temps en temps, je fais semblant de m'occuper d'ormous, mais jamais.

Il se trouve que j'y suis allé trois fois dans ma vie, j'ai navigué, je connais par cœur Homan, tout ça, mais jamais on nous a fait un signe. On est quand même quelques diplomates dans cette ambassade là. Donc il y a quand même aujourd'hui une vision très très alors c'est aussi la probablement la responsabilité du Kedoret hein d'ailleurs mais quedors la diplomatie climatique l'environnement les traités le droit mais qui est-ce qui fournit tous les argumentaires sur la question du droit et du fait queon peut pas bloquer le tr d'ormous parce que c'est c'est le cador c'est la direction juridique donc j'aiétais quand même frappé d'être totalement euh squeezer sur ces sujets.

Bon, c'est pas très grave he ça n'est que mon problème. Euh première chose, seconde chose, je l'ai vu aussi au moment du Groenland par exemple, il se trouve que moi j'avais appelé l'attention du président de la République en 2020 sur le Groenland en disant qu'il devait faire une visite, qui devait y aller, que ça allait bouger, que je revenais de l'administration américaine, que déjà à ce moment-là c'était pas sous Trump, c'était sous Biden. Je trouvais quand même qu'ils avaient de nouveau envie d'y d'y retourner et cetera.

C'est pareil sur ces sujets Grandland, on a on a été complètement enfin on a on a servi à rien quoi. À part à part le fait d'emmener le président de la République parce que parce que c'est à force d'insister par toutes sortes de voies personnelles, il est allé au Groenland. Mais donc ce poste doit être je pense beaucoup plus rattaché.

Ce poste doit être interministériel. Voilà, je pense que c'est la solution, c'est que au-delà de la transition écologique et et du qu d'orsais qui sont les deux les deux tutel de cette ambassade, il faut que il faut vraiment mettre les la recherche et la science et les armées, voilà, et pas laisser uniquement la DGRI, le soin de s'occuper des choses sérieuses parce que a priori Coderc on connaît un petit peu aussi. Ça c'est ma très grande frustration pour vous dire c'est Merci. [raclement de gorge] Merci beaucoup monsieur l'ambassadeur.

Vous nous avez fait rêver hein avec l'océan. [rires] Euh moi j'avais un j'avais un un point là très intéressant euh ce que vous avez soulevé sur euh l'utilisation économique de la mer dont 75 % est capté par l'Asie actuellement et seulement 15 % par l'Union européenne, hein. C'est c'est bien ça.

Et alors, est-ce que l'on a conscience de cette situation chez nous en France et des axes de développement ? on est on est dans une situation économique qui n'est pas extrêmement brillante. Est-ce que ça c'est un filon qui est exploité et qui est pris en considération ?

Ça c'est ma première petite question. Ma deuxième question, on vous parliez très justement du sommet de Naéro là auquel je participerai d'ailleurs. Euh on est dans un moment de réduction de notre APD, hein.

On va parler à l'Afrique qui est qui ne qui n'a pas de grands moyens, hein. Qu'est-ce qu'on va leur dire ? Comment on va leur expliquer qu'on est en mesure de soutenir une politique de préservation des océans, hein, si on n' pas de moyens à leur apporter ou de solutions ou de ou de modèles à leur apporter et à leur proposer et est-ce que à votre sens on a quelque chose de structurant à leur à leur amener ?

Et puis dernier petit point, c'est quelle est notre légitimité à parler euh de l'article ? Puis on ne fait pas partie du conseil de l'article. Euh et puis euh euh la partie de la zee française, est-ce qu'elle est significative au niveau de l'article ?

Je pense pas en réalité. Si. Non, non, non, non, non.

Voilà. Alors, non, non, je parle du parti qui était en fait Saint-Pierre et Mclon. Mais oui, c'est ça.

C'est uniquement Saint-Pierre [grognement] et Mclon. Donc, est-ce qu'on a véritablement une légitimité à parler euh euh la partie artique ? Mais euh merci monsieur le sénateur.

Euh ce qui euh ce qui a ce qui concerne article n'appartient pas uniquement au aux pays membres du cercle de de du conseil de l'Arctique. D'abord ces pays euh ce conseil d'article fonctionne pas aujourd'hui. Euh depuis la l'invasion euh de la Russie en Ukraine, il est en panne et avec l'arrivée du président Trump, il est encore plus en panne.

Donc il y a huit pays là-dedans. Donc États-Unis, Canada, Russie et puis les autres sont les pays européens avec l'Islande en plus, Norvège, Suède, Finlande, Danemark. Euh donc bon, ce conseil de l'article est en panne.

Nous nous sommes observateurs de ce conseil de l'article. Donc à ce titre là quand même Michel Rocard avait euh fait une stratégie artique. Donc on a on peut penser [grognement] l'article pour deux raisons. [raclement de gorge] Euh enfin pour trois, je dirais.

D'abord l'élément climatique parce que l'élément climatique a a un effet quand même à l'échelle mondiale. Donc tout le monde peut s'intéresser à l'article et ce qui se passe en article ne reste pas en article malheureusement ce ce réchauffement majeur. Deuxième raison, c'est l'aspect scientifique, c'est qu'on a quand même des chercheurs qui travaillent depuis longtemps, notamment une base francoallemande au Svalbard, donc en Norvège euh qui s'appelle la VIPF.

Et le troisème sujet, c'est un sujet géopolitique, c'est qu'on a quand même nos nos bateaux gris qui sont là et voir plus qui circulent et que donc en raison de la liberté de circulation des mères, nous sommes très présents en article sur ces plansl donc sur ce plan géopolitique, ces trois raisons pour s intéresser sur l'aide au développement. En effet, euh évidemment, bon après on pourrait se consoler, enfin c'est pas nous qu'il faut consoler, c'est les pays en voie de développement, mais les Américains ont aussi lâché là-dessus. Euh les Chinois ont un peu lâché là-dessus aussi.

Euh et donc il faut essayer de construire une relation avec ces crédits qui vont pas revenir demain, je pense ou en tout cas qui seront pas là le 11 et 12 mai dans du sommet Afrique-Fance. C'est peut-être une une occasion de construire quelque chose qui serait pas lié à une forme de dépendance. Voilà.

Bon, je pas spécialiste du sujet mais sur l'économie bleue par exemple, je vois si vous voulez, je pense que c'est un sujet nouveau où on leur apporte un certain nombre de de de choses paniquement des contrats pour nous mais de de savoir-faire. Je pense le transfert de tout ce [grognement] que les l'école nationale supérieur maritime, le NSM va faire en Afrique en essayant de créer d'aider les pays africains à créer des propres écoles euh sera importante. Comment la France peut être plus plus bénéficiaire de l'économie bleue ?

Elle a elle a pas assez pensé tout ça. C'est pas c'est pas la France qui a pensé l'arrivée de de Jacques Sadet avec son bateau à Marseille. C'est parce que ce qui se passait au Liban a fait qu'il est venu à Marseille avec un bateau et voilà, on aurait pas ses gemmes, on serait plus petit.

On on ne la France ne serait pas composée de ces 100 millions de kilomètres carrés. le jour où des des des des territoires voudraient l'indépendance, nous serons moins forts aussi. Euh ça, il faut le dire assez simplement.

Et donc nos infrastructures portuaires, elles sont ce qu'elles sont, hein. On les connaît le Havre, Marseille et d'autres, mais elles sont elles sont pas sur les bonnes routes, sont elles sont pas elles sont pas centrales, elles sont pas majeures. Euh c'est pas Enverse, c'est pas Rotterdam.

Et là, il y a vraiment quelque chose à faire sur les infrastructures portuaires, même si on voit pas tout de suite les effets, mais notamment, je pense dans les territoires ultramarins, il faut pas renoncer à les routes se modifient, hein. Donc, il faut penser à 20, 30, 40 ans. Donc, et euh voilà.

Et donc c'est beaucoup dans ce domaine là parce que après, on peut considérer qu'avec les câbles, on est quand même un acteur important des questions maritimes, le tourisme euh voilà. Mais sur le transport maritime, c'est certain que les même si nous avons un gros transporteur avec CMA, en tout cas, on n pas les infrastructures portuairire qui sont à la hauteur de celle de la Chine. Monsieur, permettez-moi de vous poser une dernière question, en tout cas première et dernière pour moi.

Vous avez utilisé l'expression arch archipel France. Ouais, c'est plutôt, je trouve, un bon concept. Mais alors comment pour enfin comment faut pouvons-nous faire pour que finalement les outresem outre la poésie française l'intègrent totalement et donc soit dans cette dynamique là et comment aussi Paris pour faire simple et caricatural intègre cette dimension là et ne se reste pas dans l'hexagone.

Donc là-dessus ce que vous et puis une dernière [raclement de gorge] dernière remarque que je question vous évoquez le la né d'être dans l'interministériel vous concernant votre poste. Est-ce que finalement c'est faudrait être ambassadeur ou ministre ? Non, mais mais voilà mes deux dernières questions.

D'abord, je j'aime beaucoup la diplomatie, moi donc moins l'action nationale et je pense que ce qui est vraiment le séance un sujet mondial. Donc c'est je pense qu'il faut pas il y a il y a un sujet sur le portefeuille du ministère de la mer aujourd'hui parce que le ministère de la la ministre de la mer elle s'occupe pas des ports, elle s'occupe pas du transport maritime, elle s'occupe pas des des énergies renouvelables. Donc si c'était la ministre de la mer des pôles et des océans, en tout cas des océans.

Écoutez, si vous si vous me le proposez, je réfléchirai hein. Euh voilà. Mais euh non, je pense que le sujet c'est quand même d'interminister et réaliser ma fonction euh et et à enfin la fonction j'occupe hein mais mais à y mettre les armées parce que voilà, il faut que les sujets stratégiques quand même soient soient et vous m'avez posé une question.

Ah non, écoutez ça, je vois guère que Teva parmi nous qui peut il faut secouer le cocotier. Il faut il faut il faut vraiment dire à à ces exécutifs de de la Caraïbe mais pourquoi vous en foutez quoi ? Peut-être pas reprenez pas les termes exact mais c'est c'est combien de courriers j'aiécrit au président du conseil Martinique Guadeloupe.

Bon ça bouge pas. Donc il faut vraiment que il y a Mais je pense pas que c'est Paris qui doivent faire ce boulot là. Je pense qu' il faut que les gens se prennent en main.

Il faut que probablement il créer peut-être un un institut maritime des des outremères, un institut de la mer des un institut de l'océan de l'outre ultramar. Voilà. Mais sans Paris, je pense que peut-être que et seule la Polynésie avec son activisme débordant, quel que soient d'ailleurs les majorités peut faire ce travail.

Voilà. Parce que sur le port de Anoméa, ils attendent le Michelard. Ils ont dit il nous ont présenté ils ont appréjà le lieu où il serait.

Oui oui parce que là pour le coup il y a un énorme travail qui fait dans le pé justement par rapport à ce que vous évoquez sur un endroit pour toute la question des câbles marin à la fois les bateau climatiqu donc là il y a pour le coup oui ça avance ça avance écoute ben écoutez il me reste à vous remercier parce que je crois que ça vous permettra d'être dans les temps à Bruxelles et encore une fois merci pour Merci à vous merci de votre action madame la sénatrice messieurs sénateurs et et à toutes vos équipes en tout cas vos rapports dans tout le domaine sur l'action culturelle je me souviens il y a de nombreuses années très efficace. On fait avancer beaucoup de choses. C'est le charme du Sénat.

Voilà, je compte sur compte sur vous. Le conseil de le conseil d'état s'intéresse à la maire aussi. C'est assez bon signe.

Donc voilà. Merci à vous. Au revoir.

Je vous en prie. Merci à vous. Vous m'en voulez pas si je parle un peu rapid.