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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 20 mars 2026 9 min

Municipales : Emmanuel Grégoire, candidat de l'Union de la gauche à Paris, est l'invité du 13h

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Emmanuel Grégoire, merci d'avoir accepté notre invitation. C'est votre dernière prise de parole avant la fin de la campagne officielle ce soir à à minuit. Une campagne qui s'est durie avec des propos assez violents dans l'entre de tours.

On va évidemment en parler. D'abord un mot de ces derniers sondages. Un sondage qui est paru aujourd'hui vous met au coude à coude avec Rachid Adati.

Un point d'écart. On est clairement dans la marge d'erreur. On dit que ça va jouer à quelques milliers de voix.

On sent que la dynamique est aussi en sa faveur. Euh est-ce que vous avez peur de perdre ? Alors d'abord c'est la démocratie.

Il faut jamais avoir peur de perdre. Surtout quand on pense avoir fait ce qu'on devait faire. Euh moi je voudrais dire quand même insister sur la gravité du moment et puis évidemment sur l'enjeu du mode de scrutin parce que c'est important de l'avoir en tête.

Dimanche gagnera celui qui arrive en tête. Il y a pas de sujet de rapport de force de proportionnel. C'est celui qui arrive en tête, qui prend la prime de 25 % et qui donc est assuré avec sa liste de devenir maire de Paris.

Et je le dis, chaque voix qui va manquer à la liste de gauche est une voix qui implicitement revient à euh favoriser Rajadati. Donc je le dis parce que c'est évidemment un enjeu. Au premier tour, il y a des sélections, des concurrences et cetera.

Au deuxième tour, on choisit son maire et son équipe et donc pas une voix ne doit nous manquer dimanche pour donner de la force à l'Union de la gauche et les écologiste. Justement Emmanuel Grégoire, est-ce que vous regrettez ? Vous avez toujours dit que vous ne ferez jamais alliance avec les fillé Sopia Chikerou.

Est-ce que vous regrettez de ne pas l'avoir fait tout de même au vu de ce qui se passe dans toutes les dans toutes les autres villes de France où il y a des accords qui ont été conclus avec dans toutes les villes de France ? Mais moi pour Paris, comme vous l'avez dit, j'ai j'ai dit avant et je fais ce que je dis et je pense qu'il y a tout, on peut jamais regretter. d'être cohérent et je pense que dimanche les Parisiens et les Parisiens donneront de la force à cette cohérence.

Donc pas de regret, on a un projet perdez à 1000 voix, vous dire pas j'aurais dû faire moi je me bat pour gagner. Donc voilà et après les Parisiens et les Parisiens décident mais notre programme est un programme de gauche de transformation sociale et écologique de la ville. Nous avons créé l'Union la plus large possible dès le premier tour et d'ailleurs le premier tour nous a donné beaucoup de force et c'est au nom de cette union et au nom de cette cohérence que nous avons respecté la parole que nous avions donné avant le premier tour et je suis le seul à le faire, c'est-à-dire de continuer et de déposer la même liste pour le second tour.

Pardon, mais j'insiste tout de même Emmanuel Grégois, encore une question sur ce point. Euh par souci de cohérence et de clarté comme vous le dites. Vous dites aussi comprendre les alliances qui ont été faites dans plein de villes-de France entre les socialistes et lesfi.

Je dis pas les comprendre, je dis que ça me regarde pas. Moi je suis candidat pour être maire de Paris et je m'occupe de Paris. Voilà.

Et donc je ne me permets pas de juger. Je connais moins les situations locales. J'essaie de comprendre la ligne parce que a plein d'élus qui ont dit c'est des accords de la honte y compris dans votre propre camp chez les socialistes.

Beaucoup choqué. La honte, c'est que pour la première fois la droite parisienne n'a aucune chance de gagner si elle n'est pas soutenue par l'extrême droite. Et dans le comité de soutien de madame Dat désormais, c'est pour ça Golnich, oui, Sarah Knafo Jordan Barnella et depuis hier Marine Le Pen.

Il n'y a aucune possibilité que madame Dat gagne sans le soutien de l'extrême droite. Et je le dis avec un peu de gravité, l'alternance avec le soutien de l'extrême droite, ce n'est pas l'alternance, c'est une capitulation. On regarde des valeurs historiques que portait en particulier la droite parisienne qui est d'une confrontation droite gauche.

Elle est légitime et elle doit être respectueuse mais qui incarnait une frontière morale hermétique à la contamination de l'extrême droite. Rachid Adati à cet égard a une responsabilité historique. Justement à ce propos, je parlais de la violence de ces derniers jours.

L'un de vos proches soutien David Béliard qui travaille également à la mairie, adjoint a déclaré ceci sur les réseaux sociaux. Si Rachidati est éu, on aura la mère la plus raciste de son histoire récente. Ce sont des propos graves, des accusations graves.

Vous les partagez ? Alors, il faisait sûrement allusion à certaines personnalités qui sont sur la liste de madame Dat. Il a il l'a écrit comme ça he oui oui.

Ouais. Il faisait sans doute allusion à des personnalités sur la liste de madame Dat quand on est tête de liste que Rach raciste c'est quand on mais quand on est tête de liste, on est comptable de ce que disent d'ailleurs vous me le renvoyez à l'instant de ce que disent nos colistiers. Dans la liste de madame Dat il y a quelqu'un qui a comparé les musulmans à des chiens.

Sur la liste de madame Dati, il y a des gens qui soutenaient en 2022 la candidature d'Éric Zemour à la présidentielle. Et donc c'est ça qu'elle doit assumer. Et quand elle parle de convergence avec Sarah Knafo quand elle ne dit pas que elle pour être maire de Paris, elle refuse les voix de l'extrême droite, jamais Jean-Marie jamais Jacques Chirac n'aurait accepté d'être élu avec le soutien de Jean-Marie Le Pen. est comptable de cela et et ça c'est un moment de vérité pour dimanche parce que dimanche il va falloir choisir entre Rachidati et sa liste ou entre moi et ce qui compose mes soutiens.

Mais vous avez entendu ce que disaient les gens tout à l'heure les supporters de la France insoumise il disaient au fond la vraie gauche c'est pas Emmanuel Grégoire. D'abord, je les je les comprends et je les respecte. Chacun a ses nuances et je sais que nous sommes tous différents.

Tous différents. Mais je veux leur dire deux choses et aux électeurs de Sopia Chikirou et aux électeurs de Pierre Bazel. Que dimanche la question qui se pose à eux aussi imparfait que je sois à leurs yeux.

Oui. Est-ce qu'ils pensent que confier la ville à Rachid Adati, c'est plus de gauche que de la confier à Emmanuel Grégoire ? À l'évidence non. et ils doivent y penser dimanche.

Et au soutien de Pierre Bazel qui apportait à titre personnel la question de la probité, la question de la méthode en politique, du dialogue vraiment de façon exigeante à tel point qu'il a refusé lui-même de rejoindre madame Dats très durs. Je veux leur dire que je veux incarner ça. Vous êtes le maire de toutes les Parisiens Emmanuel Grégoire, je voudrais qu'on avance et qu'on revienne sur cette polémique que vous avez suscité d'ailleurs avec ces accusations d'interventionnisme du président de la République.

Vous avez dit il est personnellement intervenu en faveur du retrait de Sarah Knafo la candidate d'extrême droite. Ce sont là aussi des accusations graves. À tel point que le président de la République vous a répondu on l'écoute.

Ces propos n'ont aucun sens. Il déshonore un peu la personne qui l' dit comme ça l'emporte-pièce parce que c'est c'est bon c'est pas sérieux. Donc non, je ne connais pas madame Knafo à titre personnel, je n'interviens pas du tout dans ces municipales.

C'est assez inédit comme échange. Est-ce que vous lui répondez ? Vous dites la gravité du moment, le fait qu'il revienne là-dessus montre à quel point il s'en tient à distance.

Et si quelqu'un croit la dernière phrase, c'est-à-dire je me tiens vraiment à distance des municipales. Si quelqu'un il accorte le moindre crédit, pas moi et je le crois pas les parisiennes et les Parisiens concrète làdus. Vous savez, il y a des travails d'investigation qui sont en cours chaque chaque après-midi, chaque jour.

Il y a des articles, je ne m'avance jamais à la légère, jamais à la légère. Et euh je le dis avec la gravité évidemment du moment historique qui s'impose pour notre capitale et plus largement pour notre pays. Parce que ce qui se pose dimanche et je le redis encore une fois à tous les électeurs dans la diversité de leurs expressions du premier tour.

Oui. C'est la perte ou la mise à terre d'une digue morale dans entre la droite et l'extrême droite. Oui, mais c'est ça l'enjeu.

C'est ça l'enjeu. Il faut quand même avoir en tête la chronologie pour comprendre que pour la première fois l'extrême droite atteint le score de 10 % en fait plus 10 % est en capacité de maintenir par une sorte de gentillesse spontanée vis-à-vis de Rachi Dadati. Ils choisissent de se retirer.

Ensuite arrive méthodiquement le soutien de Jordan Bardella et de Marine Le Pen. Je le dis à tous les Parisiens et les Parisiens, il faut qu'ils aient un maire libre. Juste un mot sur vous s'il vous plaît.

On sent aussi dans ce vote du premier tour une forme de rejet du bilan de d'Aidelgo. Ma question est très simple. En un mot simple, qu'est-ce qui vous différencie d'Any Dalgot avec qui vous avez travaillé pendant plus de 10 ans ?

J'ai travaillé longtemps avec elle et on a fait beaucoup de belles choses. D'ailleurs, si on a eu trop la méthode la méthode ma méthode c'est l'hyperproximité. C'est la disponibilité au dialogue, au respect des oppositions, au respect de toutes les Parisiennes et de tous les Parisiens dans leur vivité.

On a entendu la réponse. C'est ce que c'est ce que je veux mettre en avant. [rires] Merci.

Merci Emmanuel Grégoire. On suivra évidemment les résultats dimanche soir en direct sur France 2 à partir de 20h. Merci à vous.

Fin de ce journal. Merci de votre fidélité. [musique] Tout de suite la météo Sébastien Thomas qui nous annonce un beau weekend ensoleillé. 20h le rang de la housse évidemment pour le journal.

Et demain dès 19h, ne ratez pas notre édition [musique] spéciale consacrée à ce second tour dimanche soir. Voilà, c'est à suivre sur France 2. Les Salamé [musique] Laurent de la housse rond aux manettes.

Passez une très très belle journée, un bon weekend et nous on se retrouve lundi 13h évidemment.