Louis Aliot n'était "pas au courant" du tatouage nazi de son ancien conseiller municipal à Perpignan
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:19OuverteRéponse directe
Pourquoi ce voyage en Chine, Louis Alliot ?
- 1:11RelanceRéponse directe
Pourquoi y être allé tout seul, sans acteur du territoire ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il a des retombées concrètes déjà pour les habitants de PMM ?
- 2:04FerméeRéponse directe
Est-ce que vous demandez mandat à PMM ?
- 2:45RelanceRéponse directe
Mais ce déplacement n'avait rien de politique, vous le maintenez ?
- 3:38OuverteRéponse directe
Vous l'avez dit, vous demandez le remboursement de votre billet d'avion Barcelone-Pékin, il y a d'autres frais dans ce genre de voyage ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22Invité politiqueFait
« Parce que nous sommes en relation avec le consulat de Chine de Marseille, et que de nombre d'entreprises chinoises veulent cibler, on va dire, des territoires pour installer peut-être des usines de production. »
- 0:41Invité politiqueFait
« Et donc j'ai pu visiter les leaders mondiaux, des écrans géants, des robots, la robotique était très présente, les transports. »
- 1:02Invité politiqueFait
« Et c'était un premier contact, tout simplement, pour me rendre compte de l'avance technologique qu'a pris la Chine sur le vieux continent européen. »
- 1:23Invité politiqueFait
« qui est une ville qui va se jumeler avec Perpignan, et qui est une ville où il y a un arsenal maritime. »
- 2:28PrésentateurChiffre
« 1600 euros, vous l'avez mentionné. »
- 2:30Invité politiqueChiffre
« Exactement, de Barcelone à Pékin. »
- 4:11Invité politiqueFait
« J'ai donné mes notes de frais jusqu'en 2023. »
- 4:44Invité politiqueChiffre
« que mes 3 000 euros de frais de représentation, ce sera toujours moins que les grands hôtels que Mme Delga a réservés tout au long de l'année et l'année dernière sur ces notes de frais. »
- 5:34Invité politiqueFait
« Sinon, il n'aurait pas été sur ma liste, ni employé de la mairie. »
- 7:20Invité politiqueFait
« les faits sont, j'allais dire, au regard de ce qui est reproché, très modestes. »
Temps de parole
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- Présentateur29 %
- Présentateur 22 %
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C'est l'invité d'ici matin, Marie Roarche, et aujourd'hui vous recevez le maire de Perpignan, le président de PMM, Louis Alliot. Bonjour Louis Alliot. Bonjour. La semaine dernière, vous avez passé quelques jours en Chine, un déplacement qui suscite la polémique dans l'opposition à l'agglot de Perpignan, depuis que vous avez demandé mandat à PMM après ce voyage, après votre retour. Alors pourquoi ce voyage en Chine, Louis Alliot ?
Parce que nous sommes en relation avec le consulat de Chine de Marseille, et que de nombre d'entreprises chinoises veulent cibler, on va dire, des territoires pour installer peut-être des usines de production. Et nous sommes ciblés par ces têtes chercheuses chinoises, et donc ils m'ont invité à un grand salon, une exposition sur l'industrie, la chaîne industrielle à Pékin, où j'étais en compagnie d'autres représentants français et internationaux d'ailleurs. Et donc j'ai pu visiter les leaders mondiaux, des écrans géants, des robots, la robotique était très présente, les transports.
Et c'était un premier contact, tout simplement, pour me rendre compte de l'avance technologique qu'a pris la Chine sur le vieux continent européen.
Et pourquoi dans ce cas y être allé tout seul, sans acteur du territoire, sans délégation de chef d'entreprise, comme ça se fait souvent pour ce type de voyage ?
Pour préparer précisément le déplacement que nous allons faire au mois d'octobre à Fudzou, qui est une ville qui va se jumeler avec Perpignan, et qui est une ville où il y a un arsenal maritime. Et déjà, Canet et les industriels, Canetois du nautisme, de la plaisance, nous accompagneront avec le premier vice-président de l'agglomération et maire de Canet, Stéphane Lodat, et d'autres d'ailleurs chefs d'entreprise du territoire, pour essayer d'imprégner ce marché chinois qui est immense et qui est pour nous une opportunité très importante.
Un voyage préparatoire à vous entendre. Est-ce qu'il a des retombées concrètes déjà pour les habitants de PMM ? Est-ce que vous demandez mandat à PMM ?
Écoutez, il a la première réalisation, c'est le fait de partir à ce salon, et nous serons présents avec un stand d'ailleurs de PMM.
Ce n'était pas prévu avant votre voyage ?
C'était en discussion, mais ça s'est confirmé depuis, et donc c'est déjà l'élément concrètes. Mais si j'étais parti en délégation avec je ne sais qui, on m'aurait dit que je dépensais de l'argent pour rien. Donc j'y suis allé en éclaireur, et ça n'a pas coûté très cher à l'agglomération, puisque c'est juste mon billet d'avion.
1600 euros, vous l'avez mentionné.
Exactement, de Barcelone à Pékin. Et ça tranche un peu avec d'autres déplacements, de ces gens-là qui me reprochent des choses incroyables, mais qui, quand ce sont leurs amis qui les font, trouvent moins de critiques à faire. Ça, les socialistes ici sont les champions.
Vous le disiez, vous étiez en déplacement avec d'autres personnalités, d'autres régions, notamment aux côtés d'un député rassemblement national de la Moselle, Alexandre Loubet, qui lui était en déplacement parlementaire. Exactement. Mais ce déplacement n'avait rien de politique, vous le maintenez ?
Non, parce que lui, il était chargé d'un rapport sur la réindustrialisation de la France, et il en a fait d'ailleurs une communication à l'Assemblée, et il va compléter ce rapport parce qu'il l'a vu en Chine, mais ça faisait partie, il a reçu lui aussi une invitation, comme d'autres politiques, par exemple la région Rhône-Alpes était aussi présente, et donc ça fait partie aujourd'hui des relations bilatérales que la France nourrit avec la Chine, puisque je rappelle quand même que nous avons une vieille amitié avec la Chine, 300 ans, et que malgré les vicissitudes, les régimes politiques et les pressions internationales qui peuvent exister aujourd'hui, les tensions, l'amitié franco-chinoise est réelle et continue à vivre en dehors de cette géopolitique.
Vous l'avez dit, vous demandez le remboursement de votre billet d'avion Barcelone-Pékin, il y a d'autres frais dans ce genre de voyage, l'hôtel, les restaurants ?
Non, parce que c'était pris en charge par le salon, tout simplement.
7h47, notre invité c'est Louis Alliot, le maire de Perpignan et président de PMM. Puisqu'on parle de notes de frais, Louis Alliot, le tribunal administratif de Montpellier vous a ordonné de communiquer vos notes de frais dans un délai de deux mois à l'association Transparence Citoyenne qui les réclamait jusque-là en 20, depuis des années. Vous aviez toujours effectivement refusé à présenter des transmettes ?
Non, il ne faut pas raconter n'importe quoi, pas depuis des années. J'ai donné mes notes de frais jusqu'en 2023. Et depuis 2023, je vais le faire maintenant. Ça fait trois ans. Sauf que, non, non, Transparence il a demandé l'année dernière. Sauf qu'il demande ça juste avant les élections pour faire de la mousse et tenter de déstabiliser et de contrarier les élections municipales.
Parce qu'il y a des choses qui peuvent déstabiliser les élections.
Pas du tout, mais tout fait ventre, vous savez, surtout pour une association de gauche comme Transparence Citoyenne. Donc là maintenant, ils vont l'avoir avec la note du déontologue parce qu'on a un déontologue à la mairie. Mais je veux tout de suite préciser à nos auditeurs que mes 3 000 euros de frais de représentation, ce sera toujours moins que les grands hôtels que Mme Delga a réservés tout au long de l'année et l'année dernière sur ces notes de frais. Et elle aussi, elle avait refusé précisément de les donner aux associations qui le lui demandaient avant les élections.
Mais je remarque qu'elle, elle ne fait pas la une de tous les journaux, ni de l'Indépendant, ni des autres médias locaux.
Mais donc vous n'avez rien à cacher, Louis Allioua,
non, les Perpignanais verront dans ces frais-là essentiellement des notes de restaurant parce que maire, évidemment, ça a des interlocuteurs et quelquefois ça invite au restaurant.
Début juin, Louis Allioua, un employé municipal de Perpignan a été écarté après des révélations qu'il arborait un tatouage avec la devise DSS sur le bras. Il se trouve que cet homme était sur votre liste au municipal en 2020. Vous étiez au courant de ce tatouage, Louis Allioua ?
Sinon, il n'aurait pas été sur ma liste, ni employé de la mairie. Mais ça fait partie, malheureusement, des surprises dans la vie professionnelle et politique de gens indélicats qui cachent ce qu'ils sont. Mais bon, apparemment, c'est une vieille affaire. Et j'ai remarqué que c'est arrivé dans d'autres villes aussi et que les maires ont pris les mêmes décisions que celles que j'ai prises.
Pourquoi on n'a pas réagi depuis la révélation au-delà d'un communiqué de la ville ?
C'est pas mal, c'est une réaction. Donc j'ai réagi et l'employé à question finissait son contrat d'ailleurs et ne sera pas renouvelé.
Mais ça veut dire que sur tout un mandat d'élu à vos côtés, vous n'aviez jamais vu son bras gauche ?
Écoutez, je ne passe pas mon équipe municipale ni mes employés au scanner de ce qu'ils ont sur leur corps. Ça serait quand même... C'est visible quand même. Pas tant que ça, parce que les gens qui portent des manches longues, justement, vous ne pouvez pas les voir. Mais après, effectivement, lui, ça s'est vu.
Et donc il a été écarté complètement de vos services municipaux à ce jour ? Exactement. Il n'est plus salarié ?
Le contrat se termine fin juin. Se terminait fin juin.
Mardi prochain, Louis Alliot, vous serez fixé sur votre sort dans l'affaire des assistants parlementaires du FN. La Cour d'appel de Paris va rendre son délibéré. L'avocat général, on le rappelle, a réclamé à votre rencontre 18 mois de prison avec sursis. Trois ans d'inéligibilité sans exécution provisoire. Est-ce que vous êtes serein à une semaine de cette décision ?
Je ne suis pas serein, j'attends la décision. Dans tous les cas de figure, il y a encore un pourvoi possible devant la Cour de cassation. Donc ça durera au moins un an de plus. Je le dis pour tous ceux qui...
Quelle que soit la décision qui sera en revendie.
Pour tous ceux qui croient que ça s'arrête le 7 juillet, ça ne s'arrêtera pas le 7 juillet. Ça s'arrêtera au moins un an après, si ça s'arrête. Mais je ne pense pas que ça s'arrêtera. Parce que d'abord, les faits sont, j'allais dire, au regard de ce qui est reproché, très modestes. Et ensuite, je pense que l'élection municipale et l'élection de la communauté d'agglomération ont démontré que la population n'en tenait pas cas. Or, je pense que dans leur sagesse, les magistrats regarderont aussi la situation qui est la nôtre ici et se détermineront en fonction.
Mais alors si, malgré tout, ils prononcent une peine d'inéligibilité avec exécution provisoire, est-ce que vous avez organisé la suite, déjà, à la mairie de Perpignan ?
Non, vous savez, c'est un conseil municipal et le successeur ou la successeur se choisira.
Il n'y a pas de casting à prédéfinir.
Il n'y a pas de casting. Mais il est évident que s'il y avait une autre condamnation en appel et le pourvoi, là, pour le coup, je regarderai effectivement qui pourrait prendre la suite après.
Merci beaucoup, Louis Alliot, d'avoir été notre invité ce matin, maire rassemblement national de Perpignan, président de Perpignan, Méditerranée, Métropole. Bonne journée à vous. Merci. Merci.
Louis Aliot