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InterviewLe Média (sur YouTube)· 16 avril 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

SARKOZY : LE PROCÈS LIBYEN BASCULE APRÈS UNE RÉVÉLATION ACCABLANTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qui sont les protagonistes de l'affaire et quel est le rôle d'Abdallah Senoussi ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Anticor s'est joint à cette procédure ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce que change l'attestation de Claude Guéant ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Nicolas Sarkozy a-t-il tenté de se décharger sur ses collaborateurs ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce procès remet en cause la probité des hommes politiques ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Nouveau rebondissement dans l'affaire des financements libiens de la campagne de Nicolas Sarkozi en 2007. Il avait été condamné en septembre dernier à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs. L'affaire actuellement jugée par la Cour d'appel de Paris est relancée par le témoignage accablant de Claude Guéan.

L'ancien bras droit de Nicolas Sarkozi, absent du procès pour des raisons de santé, a fait parvenir une attestation dévastatrice pour la défense de l'ancien président de la République. Il affirme dans cette lettre que Nicolas Sarkozy lui a confié une mission pour venir en aide au beau-frère de Moamar Kaddafi sur demande de l'ancien chef d'état libien lui-même. Des accusations réfutées par Nicolas Sarkozy mais qui mettent à mal le récit du prévenu.

Cette lettre va-t-elle enterrer définitivement l'ancien président de la République ? Quelles sont les conséquences concrètes du versement de ce nouvel élément au dossier ? On en parle tout de suite avec Vincent Bringart, avocat d'une des parties civiles dans le procès et Iness Bernard, délégué général d'anticorps, également partie civile dans l'affaire.

C'est parti pour le premier entretien de cette édition. [musique] Bonsoir, merci à vous deux d'être avec nous sur le plateau du média. Alors avant toute chose, j'aimerais qu'on regarde cet extrait d'une chronique réalisée par notre journaliste Nadia Swinny pour pour recontextualiser un peu l'affaire.

Le clan Sarkozy est accusé d'avoir récupéré une somme d'environ 50 millions d'euros issus de l'argent public liben en échange de plusieurs choses. D'une part, de favoriser le retour du régime de Kaddafi sur la scène internationale puisqu'à l'époque la Libye est mise au banc des nations. Elle est accusée d'avoir commandité plusieurs attentats terroristes sur le sol européen et d'avoir opéré une une répression extrêmement sanglante contre sa population.

La France de SarkoZi devait, en échange de ses financements, aussi fournir du nucléaire civil à la dictature libenne ou encore trouver une solution à la situation pénale d'un certain Abdallah Senous, retenez bien son nom. C'est le beau-frère du guide suprême liben, chef des renseignements militaires et condamné en 1999 par la France dans à la prison à vie pour son rôle dans l'attentat du vol décès 10 qui a eu lieu en 1989 et qui a causé la mort de 170 personnes dont 54 français. Vincent Bringart, vous vous êtes l'avocat de Cherpa qui est une des associations qui s'est constitué partie civile dans ce procès.

On vient d'entendre le nom d'Abdalab Senous. Qui sont les autres protagonistes de l'affaire ? Les autres protagonistes de l'affaire, en tout cas pour ce qui concerne notamment le voleti, ce sont les proches collaborateurs, les anciens proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy, à savoir Bris Ortefeu et Claude Guéan, auquel on reproche d'avoir rencontré dans une certaine opacité Abdel Senous qui est une personne qui a été condamnée par Contumas, par nos juridictions à une peine extrêmement lourde pour sa responsabilité dans l'attentat du DC10.

Et en fait ce que suggère le dossier et un nombre d'éléments converge euh vers cette idée, c'est que ces rencontres euh avec ces nousis euh sont intervenues en pleine connaissance de cause euh de Nicolas Sarkozy et qu'elle s'inscrivent euh dans le cadre d'un pacte de corruption euh plus global. Alors que lui justement Nicolas Sarkozy ni avoir été à l'initiative de ces de ces rencontres. Il n'y avoir été à l'initiative de ces rencontres.

Mais on sait aussi que à ce moment-là, il y a une obsession de la part de ce régime. Il y a une obsession de la part de Kaddafi pour lesquelles et bien Senous et l'un des hommes des hommes forts, c'est de faire en sorte que le mandat d'arrêt qu'il concerne soit levé. c'est de faire en sorte que cette condamnation ne soit pas mise à exécution par la justice française et par conséquence que l'accusation estime et ce qui est corroboré par les éléments qui ont été mis en exerg dans le cadre de l'information judiciaire, c'est que il y a eu des tractations pour faire en sorte qu'une discussion intervienne et que l'une des contreparties de ce pact de corruption soit la levée du mandat d'arrêt qui concerne ses et c'est pour ça que depuis le début d'ailleurs de l'information judiciaire et d'ailleurs aussi bien dans le cadre cadre du procès de première instance que jusqu'à présent dans le cadre du procès en appel.

Ça embarrasse Nicolas euh Sarkozy que euh on lui attribue euh une responsabilité dans les rencontres qui sont intervenues entre ses collaborateurs euh et euh ses nouses rencontres dont on doit dire euh notamment concernant Brisortfeu que sans les révélations médiatiques et sans notamment les révélations euh de Média Part, elle n'aurait probement jamais été connue et jamais reconnue de Brisfeu lui-même. Euh Ines Bernard, vous vous êtes délégué général d'anticorps qui est aussi partie civile du procès. Pourquoi est-ce que vous avez décidé de vous joindre à cette procédure ?

Alors, on a essayé de gir cette procédure parce que ce procès, il est énorme. En fait, ce dont on parle, c'est du potentiel financement par un état étranger, un état qui est pratiqué le terrorisme en fait, le terrorisme d'État du de la campagne présidentielle d'un ancien président de la République. Et cette campagne présidentielle, elle s'est avérée payante.

Il faut voir en fait la gravité de ces faits potentiels et surtout les conséquences sur notre vie démocratique. Parce que nous à Anticor, on est une association de lutte contre la corruption et pour l'éthique. On essaie d'expliquer tous les jours quelles sont les conséquences de la corruption, des infractions à la probité sur la vie démocratique.

Et en fait, quand on nous dit que c'est potentiellement une élection présidentielle qui aurait été volée en fait aux citoyens puisqu'on a de l'argent étranger, de l'argent d'une dictature qui serait intervenue dans cette campagne présidentielle victorieuse, encore une fois, ce sont des faits qui sont proprement scandaleux et qui portent atteinte extrêmement profondément au pact démocratique. C'est pour ça qu'on a décidé avec Sherpa et avec Transparency International France anticorps de se constituer partie civile conjointement dans ce dossier. la première fois que les trois associations de lutte contre la corruption sont intervenues ensemble de main dans la main dans un procès.

C'est dire hein l'importance des faits présumés. Et puis voilà, on est là à nouveau forcément en appel et peut-être avec une position un peu plus ferme parce qu'on a aussi été ébranlé par la défense de Nicolas Sarkozi à la suite de cette condamnation en première instance pour association de malfaiteurs. Nicolas Sarkozi qui n'y a eu en réalité de cesse que d'accuser les juges et les médias, ce qui à notre sens constitue une atteinte à l'état de droit, une atteinte à la démocratie extrêmement grave et extrêmement dangereuse.

Donc on est aussi un anticorps extrêmement attentif à cela. Alors Vincent Bring pour revenir donc au dernier rebondissement dans cette affaire, [grognement] l'attestation qui a été fournie par Claude Guéan et qui concerne Abdallas et Nousi, qu'est-ce qu'elle change concrètement ? Mais il faut bien se figurer que jusqu'à présent la stratégie qui a été un peu mise en œuvre par Nicolas Sarkozy, c'est celle de la distanciation. euh la distanciation pour un peu mettre euh maintenir éloigné à la fois Brisortefeu et Claude Guéan en disant notamment que ces rencontres avec ces nousis si opaques soit-elles, si étrange soit-elle, ne sont absolument pas de sa responsabilité et surtout qu'il n'en aurait jamais été informé et que cette information ne lui serait jamais parvenue.

Et je pense qu'en fait si euh il réaffirme avec autant de virulence, avec autant de force que il n'était pas au courant euh de ses rencontres, c'est parce que évidemment il a parfaitement conscience de l'importance que ces rencontres peuvent avoir dans le schéma corruptif et dans le schéma euh de ce pacte. Et donc c'est une position qu'il avait adoptée en premier instance, c'est une position qu'il avait été adoptée dans le cadre de l'information judiciaire, cette distanciation. distanciation dont on a vu notamment que elle était encore plus affirmée dans le cas de débat de première instance où on avait le sentiment finalement que euh si et bien c'était bien d'ancien collaborateur, ils avaient pu malgré tout agir sur leur propre initiative et pour ce qui concerne Claude Guand avec la suggestion que il aurait pu aussi y trouver un enrissement personnel et par conséquent des intérêts qui n'ont rien à voir avec les intérêts de l'État.

On en était resté là en première instance avec aussi des déclarations euh à la suite de la première condamnation qui suggérait là encore que il n'était pour rien dans les agissements de ses anciens collaborateurs. Et en fait, on est passé un cran au-dessus dans le cadre des débats en appel parce que très clairement dans le casre du débat en appel, désormais Nicolas Sarkozy met clairement en cause la probité de Claude Guant. Et donc on n'est pas simplement dans un phénomène si je puis dire de distanciation.

On est dans une dans un phénomène de dissociation quasi pleine et entière. Et il y avait vraiment une attaque assez virulente qui a été menée à son endroit. Il faut rappeler ici que compte tenu de son état de santé, Claude Guant ne peut pas comparaître.

Il n'avait pas comparu enfin il avait comparu en première instance mais avec à chaque fois des interrogatoires qui étaient vraiment chronométrés limités dans le temps contre son état de santé. Mais là son état de santé ne lui permet même pas de comparaître. Et donc en fait c'est un absent et donc Nicolas Sarkozi s'attaque à un absent et peut-être qu'il a parié et probablement d'ailleurs qu'il a parié sur son absence et sur le fait qu'il ne réagirait pas à ses attaques.

Sauf que Claude Guéan devant la brutalité de ces attaques a réagi et il a produit une attestation une attestation en fait qui est un revirement majeur déjà parce que c'est la première fois depuis le début du procès que il prend la parole et surtout dans cette attestation il y a deux points qui sont des points fondamentaux. Le premier, c'est que il réaffirme que tout ce qu'il a fait, il a fait pour Nicolas Sarkozy et en pleine et entière loyauté. Et surtout, il indique que il a pu informer Nicolas Sarkozy de la rencontre intervenue avec ses nous et que par conséquent, il était parfaitement au courant.

Et ça c'est l'épine dans le pied aujourd'hui pour la défense de Nicas Sarkozy. Et on peut penser que finalement c'est la virulence de l'attaque qui a amené à cette rposte et qui aujourd'hui est de nature à crucifier pénalement judiciairement Nikas Sarkozi. Alors Ines Ber justement, je voulais vous relancer là-dessus.

Est-ce que vous avez l'impression aussi qu'en fait Nicolas Sarkoziier essayé de se décharger de toute responsabilité sur Claude Guand et en fait ça lui a ça lui est revenu en pleine figure quelque part. Ah bah complètement. Oui oui oui.

Là c'est vraiment l'arroseur arrosé. Il l'a chargé depuis des jours durant ce procès en appel plus vraiment beaucoup plus que ce qu'il a pu faire en première instance. Il a dit très clairement hier que il remettait en cause sa probité, ce qui est bon, on l'entend et c'est pas moi qui vais défendre la probité de Claude Guéant.

En revanche, je me permets de sourire quand j'entends euh Nicolas Sarkozy remettre en cause la propriité de quelqu'un lui-même condamné définitivement d'une part pour corruption, d'autre part pour financement illégal d'une autre campagne présidentielle, la suivante qui avait été une campagne qu'il avait perdu. Non, elle avait euh il avait été il a été condamné définitivement pour le financement de cette campagne. Euh oui, donc vraiment l'arroseur arrosé, ses attaques lui sont revenues en boomerang et comme le disait Vincent, ces attaques, elles étaient quand même pas très pas clair.

En tout cas, je laisse apprécier le fait d'attaquer quelqu'un qui est malade, qui n'est pas présent présent au procès. Je il me semble, il nous semble en tout cas anticorps qui ne s'attendait pas à ce que Claude Guillant réplique, ce qui à mon sens laisse songeur. Mais oui, les taux se resserrent considérablement en ce qui concerne le pacte de corruption.

Et moi, je veux revenir sur ce pacte de corruption parce que ce dont on parle là, c'est la prétendue contrepartie qui aurait consisté à revoir la situation pénale de du beau-frère, vous avez dit, de Kaddafi. Mais ce beauf-rère de Kaddafi, c'est un terroriste, hein. Et et et Vincent, tu l'as dit également, condamné définitivement pour avoir euh assassiné en réalité 60 170 personnes euh parmi lesquelles figurent des Français. et dont euh les euh les les survivants, les familles sont aussi partis civiles dans ce procès et ont été reconnus recevables à ce const civile justement parce que ces faits sont en fait en lien.

Donc oui, cette contrepartie-là, Nicolas Sarkozi jusque-là et c'est ce qui ressort aussi du jugement en première instance, il voilà ce que considéraient les juges, c'est qu'il ne pouvaient ignorer en fait hein, que euh Claude Guéan, que Bris Ortefeu, ses deux plus proches collaborateurs avaient agi euh pour ce terroriste. Maintenant, d'après ce que nous dit Claude Guéan, en fait, c'était lui qui était à l'initiative puisque quand devant Kaddafi Nicolas Sarkozi dit potentiellement bien sûr, c'est Claude Guillant qui le dit à Claude Guant Claude voyez ça. Ça veut dire qu'il est à l'initiative en fait de cette contrepartie du fait de revoir le mandat d'arrêt de ce terroriste condamné à la perpétuité pour avoir encore une fois assassiné 170 personnes.

Donc en fait, c'est quand même pas anodin. tout son narratif qui est mis à mal en fait le et puis on est vraiment sur un pour moi un change un obstance anticorps un changement de position hein entre je ne pouvais on ne pouvait pas voilà il ne pouvait pas ignorer il est condamné quand même parce qu' voilà c'est que c'est c'est aussi ce que dit la jurisprudence l'association de malfaiteurs et là finalement et ben en fait c'est c'est lui qui initie c'est très très différent quand même. Euh en tant qu'avocat Vincent Bringert, euh est-ce que vous considérez vous que ça va faciliter les démarches dans ce dossier ?

Ça va jouer en votre faveur pour la condamnation de de Nicolas Sarkozy ? C'est c'est un tournant majeur qu'on vient de connaître. C'est un tournant majeur parce que il faut dire que depuis le début de ce procès en appel qui a débuté maintenant il y a plusieurs semaines, il se passait pas grand-chose.

Il se passait pas grand-chose à l'exception d'interrogatoire qui était extraordinairement bien mené par le président de la cour d'appel et qui a mis en difficulté notamment Brisortefeu dans dans sa position. il se passait pas grand-chose parce que on n' pas vu dans les déclarations prélables notamment de Nikas Sarkozy et même dans les déclarations qui ont suivi de de changement euh véritable de position pour expliquer les faits qu'on lui reproche et pour expliquer en fait les faits pour lesquels ben des juges ont estimé qu'il y avait matière à le condamner et matière à le condamner en plus à une peine à une peine lourde. que aucun aucun changement et en fait effectivement sur la rhtorique de l'arroseur arrosé, le bouleversement est induit par son propre positionnement et et c'est d'autant plus fort qu'en fait vous avez vraiment pour moi une rencontre entre plusieurs entre plusieurs choses.

Pour moi, on est on est face à une quasiment une tragédie grecque. Pourquoi est-ce qu'on est face à une tragédie grecque ? parce que il est question de loyauté, il est question d'honneur et en fait pour comprendre en fait ce que ce que représente ce ce revirement, il faut dire déjà et mettre en perspective avec la personnalité de Nicas Sarkozy, c'estàd que son son exercice présidentiel ne peut pas laisser penser que il y avait pas une une étroitesse des liens avec ses collaborateurs et que ces collaborateurs n'étaient pas ses obligés et qu'il n'était pas l'homme au courant de toutes les informations.

Je veux dire, on peut pas on peut pas l'imaginer et trajet de grec aussi parce que comme le disait à juste titre Inas, Claude Guéan est absent et en fonction évidemment des des éléments qui nous parviennent, on comprend en tout cas qu'il est dans un état de santé partement dégradé. Donc il s'attaque quand même à une personne qui don dont l'état de santé est extrêmement dégradé et il s'attaque à quelqu'un qui jusqu'à présent a fait preuve de la loyauté la plus pleine et entière. Euh et pour vous donner euh aussi à à cet égard une anecdote, on a euh dans les éléments du dossier qui ont été qui ont été discutés, par exemple des échanges de SMS qui interviennent euh avec des membres de sa famille et ces SMS en fait les enfants de Claude Guay disent "Mais en fait mais quand est-ce que tu vas euh dire que sauf ta peau, mais quand est-ce qu'en fait tu vas tu vas finir par donner les indications ?

Et et donc c'est pour ça que lorsque vous avez déjà la présence de ces SMS, cette loyauté pleine et entière qu'on a vu aussi lors du procès de première instance parce que on a bien vu si vous voulez dans les jeux de regard, dans les jeux de défense que tout le monde était un peu au diapason euh de la défense de Niikas SarkoZi. Non seulement en fait c'est une rupture d'effet une rupture par rapport à la position de Nikas Arkozi et surtout ce qui vient voler en éclat d'unité qui existait jusqu'à présent dans le cadre de la défense où tout le monde s'inscrivait euh dans le siage de la défense de Nikas Sarkozi. Là en fait c'est un ultimatum qui est lancé.

Et on a vu d'ailleurs l'avocat de Claude Guillant s'exprimer euh ce matin sur RTL en disant que on comprend qu'il est susceptible que son client en plus est susceptible d'avoir d'autres informations qui pourraient révéler en fonction euh de la position euh de Nicas Sarkozi. Je sais pas si on se rend compte, c'estàd que il est en train de nous dire en fait que si Nicolas Sarkozy a une position encore plus virulente et encore plus affirmée, ben il risque de donner d'autres indication et on comprend bien évidemment que ces indications seraient de nature à mettre à mal sa défense. Donc toute la question ça va être de savoir est-ce que Nikas Sarkozi va évoluer ?

Est-ce que il va opérer un nouveau revirement en disant finalement je suis peut-être allé un peu trop loin ou est-ce que il va confirmer son positionnement et s'exposer à ce que Claude Guéan révèle de nouveaux éléments qui définitivement en fait viendrai pulvériser sa défense ? Ines Bernard, est-ce que un des enjeux de ce procès, c'est pas aussi celui de dire sur la question de la probité des hommes politiques, on peut pas se comporter de enfin faire des choses illégales et s'en sortir impunément. C'est ça aussi qui joue là en appel.

Euh je on l'espère profondément anticorps et c'est ce qu'on a vu après le jugement de première instance. Nous, on peut à aucun moment on peut souhaiter que des personnes se retrouvent en prison. En revanche, que des responsables publics et euh enfin puissent être condamnés euh comme euh des justiciables comme les autres lorsqu'ils ont euh enfreint la loi et commis des infractions parmi les plus graves hein.

Euh [grognement] on parle de potentielle corruption, c'est euh 10 ans d'emprisonnement que ces personnes-là puissent répondre devant la justice et faire l'objet de condamnation qui soit qui soit ferme et donc de de peine qu'il le soit également. C'est extrêmement important. Bien sûr, bien sûr, parce que c'est la question de l'exemplarité.

Quand des infractions aussi graves sont commises potentiellement au plus haut niveau de l'État, il faut voir combien c'est en capacité de rejaillir non seulement sur tous les citoyens mais aussi sur tous les autres élus. Et nous Anticorp, on a à cœur de le dire parce que on est une association qui est aussi très engagée au local et dans un certain nombre de dossiers dans les départements. Et en fait, c'est extrêmement compliqué euh de demander des comptes à des élus locaux et de dire que euh la probité, que l'exemplarité, c'est extrêmement important.

Quant au plus haut niveau de l'État, il y a des infractions aussi graves qui sont commises sans que la justice puisse être rendue et que cette justice puisse être rendue fermement. Et dernier point, à mon sens, c'est encore plus important que que la justice puisse être rendue parce que euh l'enquête et l'instruction ont finalement duré très longtemps, hein, plus de 10 ans. Et moi, on m'a bien souvent interrogé et notamment les médias étrangers me demandent euh pourquoi euh est-ce que Nicolas Sarkozy est jugé si longtemps après les faits.

En réalité, parce que la justice économique et financière est exangue dans notre pays. Et ça c'est un point aussi important que cette justice qui est particulièrement exangue, qui a des difficultés considérables à enquêter, à instruire. Il y a l'enquêteur qui était chargé du dossier Nicolas Sarkozy est venu en première instance témoigner. il était quasiment seul sur ce dossier.

Il faut voir dans quel contexte la justice est rendue dans notre pays que une enquête, une instruction aussi euh considérable puisse être notre néanmoins, malgré tous ces obstacles, menés à bien et que des responsables publics puissent être jugés par une juridiction qui est indépendante et euh être condamné si on si cette juridiction considère qu'ils ont commis des infractions. C'est bien sûr enfin ça c'est une immense victoire pour notre pays. Ouais.

Vincent Brengard, ça fait près d'un mois déjà que le procès est ouvert. C'était le 16 mars, il me semble. Qu'est-ce qui va se passer ensuite ?

C'est quoi les prochaines étapes là ? Alors euh le procès maintenant va se consacrer à d'autres aspects du dossier euh en lien avec d'autres prévenus mais qui s'inscrivent toujours dans le sge de cette de cette affaire avec soit des faits qui sont connexes, soit qui s'inscrivent euh dans le dans le même dans le même schéma, même si on on a on a terminé, on a presque terminé euh la partie en lien avec la responsabilité de Nikas Arkazi et de et de ses anciens ministres, mais le fait est que aujourd'hui cette nouvelle attestation est un élément qui est un élément majeur. Et donc ce qui a été prévu, c'est que le 29 avril, le jour où les auditions des représentants des association anticorruption était était prévu, et bien on puisse aussi réinterroger Bressortefeu et Nicolas Sarkozy sur cetteation.

Et je pense que on connaîtra le dénouement de ce ce revirement le 29 avril et c'est vraiment une interrogation lourde. C'estàd que aujourd'hui, je pense que Nicolas Sarkozy est considérablement mis en difficulté. considérablement mis en difficulté parce que euh personne ne comprend vraiment euh je veux dire les raisons pour lesquelles il a à ce point grossiltré euh contre Claude Léan, si ce n'est précisément pour vouloir euh se je dire se se dissocier en sachant parfaitement euh la réalité la réalité des choses.

Euh et donc désormais quelle quelle attitude va-t-il va-t-il adopter ? Parce que je pense que non seulement d'un point de vue judiciaire, c'est absolument pas payant parce que ça met en exergue au contraire un embarras, ça met en exergue aussi un manque d'élégance d'une sainte façon de sa part rapport à des comportements qui sont survenus. Et je pense aussi que la juridiction n'est pas dupe euh parce que euh les juridictions correctionnelles sont habituées à ce que devant elles euh des prévenus fassent supporter toute la responsabilité, soit sur des morts, soit sur des absents.

Euh et si je peux dire, c'est c'est quasiment une règle euh que l'histoire judiciaire a largement montré, c'est cette capacité qu'on s'est imprévenu à pouvoir se défausser. Sauf que malheureusement euh et bien je pense que tout le monde est aussi un peu conscient du stratagème qui peut exister derrière ça. Et je pense aussi que d'ailleurs non seulement ce stratagème peut conduire à une confirmation de première instance, si ce n'est même à son aggravation compte tenu de ce qui a été manifesté et contenu du fait que on est encore moins dans si je puis dire dans dans le début d'une reconnaissance de la gravité des faits mais au contraire dans un dans un dénior est un déni séparer de ceux qui ont fait jusqu'à présent preuve de la plus grande loyauté.

Donc si je puis dire, c'est une c'est une faute qui s'ajoute à une erreur stratégique de défense. Merci beaucoup Vincent Brengart. Merci à vous In Bernard d'avoir été avec nous sur le plateau du MISA TV et on continuera à suivre évidemment les suites de cette affaire.