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InterviewRadio J — L'interview politique· 12 mars 2026 13 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉducation & rechercheSécurité

Pierre-Yves Bournazel - L'interview Politique du 12/03/26

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Bonjour Pierre-Yves Bournazel, vous êtes candidat au municipal à Paris pour Horizon et soutenu par Renaissance, le parti du président Emmanuel Macron.

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Je rappelle que le premier tour, c'est dans trois jours, on est dans le Money Time, c'est dimanche.

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Et ce premier tour, il sera très serré selon les derniers sondages.

  • 0:33OuverteRéponse directe

    Je vais citer l'enquête Elab publiée le 8 mars. Le socialiste Emmanuel Grégoire recueille 32% des suffrages, recueillerait 32%, il est en tête.

  • 0:43RelanceRéponse directe

    Vous avez perdu la troisième place dans les sondages, vous n'êtes plus le troisième homme.

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Oui, alors il faut prendre les sondages avec beaucoup de précaution parce qu'il donnait Baladur, c'était Chirac, il donnait Seguin, c'était Delanoë.

Temps de parole

  • Pierre-Yves Bournazel72 %
  • Présentateur28 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Bonjour Pierre-Yves Bournazel, vous êtes candidat au municipal à Paris pour Horizon et soutenu par Renaissance, le parti du président Emmanuel Macron. Je rappelle que le premier tour, c'est dans trois jours, on est dans le Money Time, c'est dimanche. Et ce premier tour, il sera très serré selon les derniers sondages. Je vais citer l'enquête Elab publiée le 8 mars. Le socialiste Emmanuel Grégoire recueille 32% des suffrages, recueillerait 32%, il est en tête. Devant la candidate LR Rachida Dati, crédité de 26,5%, la candidate de reconquête Sarah Knafo est donnée troisième à 13,5%, suivie de vous-même à 12%.

Vous avez perdu la troisième place dans les sondages, vous n'êtes plus le troisième homme. Et l'insoumise Sofia Shikiru, crédité de 10,5%. C'est vraiment très serré, c'est vraiment à touche-touche cette affaire.

0:54
Pierre-Yves Bournazel

Oui, alors il faut prendre les sondages avec beaucoup de précaution parce qu'il donnait Baladur, c'était Chirac, il donnait Seguin, c'était Delanoë. Pour Paris ? Oui, oui, mais même pour la France, il faut être très très prudent, il faut mener campagne. Moi je suis combatif parce que j'aime Paris. Je suis élu de Paris depuis 18 ans et je crois qu'une majorité de Parisiens ne veut ni Grégoire ni Dati. C'est ce que j'entends, c'est ce que je ressens, ni du candidat sortant qui a dirigé Paris pendant 12 ans avec Hidalgo. C'est quand même l'échec, on va probablement en parler. Un espace public qui est chaotique, les problèmes de sécurité qui n'ont pas été traités, la dette qui a augmenté.

180 000 Parisiens de moins en 12 ans, c'est comme si le 20e arrondissement avait disparu. Les classes moyennes, les familles fuient Paris parce que la ville est toujours plus chère et la politique idéologique qu'ils ont mise en place n'a pas porté ses fruits. Et puis de l'autre côté, une offre qui serait un retour en arrière, une logique d'avant 2001. Et je crois que les Parisiens veulent un autre changement. Et ce changement, celui que je porte, c'est un changement sur le fond, sur le projet. C'est un changement aussi honnête car la probité ça compte. Je dis aux Parisiens à qui voulez-vous confier chaque année 10 milliards d'euros d'argent public ?

A qui faites-vous confiance pour bien gérer votre argent public ? Et surtout pour quoi faire et pour qu'on délivre des résultats demain à leur service ? Et j'ai cette expérience avec une solide équipe.

2:13
Présentateur

Alors, la seule hypothèse où Rachid Haddati gagne selon les sondages, c'est une triangulaire de laquelle vous vous seriez retiré ainsi que la candidate reconquête Sarah Knafo. Dans cette hypothèse, Rachid Haddati l'emporte avec 47% contre 40% pour Emmanuel Grégoire. Ça veut dire que si vous vous maintenez, vous assumez de faire perdre la droite et de faire échouer l'alternance après 25 ans de règne socialiste ?

2:36
Pierre-Yves Bournazel

Il y a d'autres sondages qui disent, et c'est intéressant puisque vous parlez beaucoup des sondages, que face à Emmanuel Grégoire, je gagne dans tous les cas de figure, parce que je suis un homme de rassemblement. Et ce dernier sondage dit que Rachid Haddati perd en duel face à Emmanuel Grégoire. Alors, s'y être honnête, ça ne suffit pas pour les Parisiens. S'y porter le meilleur projet, c'est-à-dire le projet le plus abouti, parce que le seul qui est financé, après 18 ans d'engagement pour Paris avec une solide équipe, eh bien je pense que les Parisiens auraient tort.

Mais je leur dis, alors au premier tour, il faut voter pour le candidat qui au second tour a le plus de chances de réussir le changement. Et je suis le candidat du rassemblement capable de réussir ce changement. Et plus on me hissera haut au premier tour, plus j'aurai de la force et de la légitimité pour poursuivre ce rassemblement au second tour. Et je m'adresse aux élus de droite républicaine comme de gauche républicaine qui aspirent un changement à Paris. Et je suis en capacité de les unir et de réussir le 15 et puis le 22 mars.

3:30
Présentateur

Alors justement, jusqu'au 22 mars, on se demande si vous allez pouvoir tenir cette ligne ni Dati ni Grégoire, parce que la pression va forcément monter sur vous dans l'entre-deux-tours. On se demande si votre ami Édouard Philippe, qui vous soutient, mais qui pourrait être accusé de faire perdre la droite dont il a besoin pour la présidentielle de 2027, on se demande s'il ne va pas faire pression sur vous pour que vous ralliez à Rachida Dati ou que vous fassiez un accord avec elle.

3:52
Pierre-Yves Bournazel

Écoutez, là, nous sommes dans une campagne pour mobiliser. Moi, je mobilise avec mon bâton de pèlerin. Je vais à la rencontre des Parisiennes et des Parisiens. Et les Parisiennes et les Parisiens, ils n'ont pas mis de bulletin dans l'Inde pour l'instant. Donc, il faut les respecter. Et je pense qu'on peut être la belle surprise de ce premier tour. Parce que les Parisiens comprennent que je suis le candidat qui peut rassembler justement et réussir le pari apaisé. Et pour 6 ans. Parce que le mandat de maire, c'est pour 6 ans. C'est pour bien gérer les comptes publics. C'est pour le logement accessible, sur la propreté, la sécurité.

Pour remettre de l'ordre, on va en reparler, je crois, tout à l'heure dans le périscolaire. Ce n'est pas une vidéo d'une minute 15. C'est sérieux, être maire de Paris. Il faut de la confiance pour gérer cet argent public. Donc, ça compte. Édouard Philippe, comme Gabriel Attal, me soutient au premier tour. Je suis le candidat de l'alternance et il souhaite l'alternance. Et je me bats pour réussir cette alternance. Et je fais confiance aux Parisiens pour leur jugement. Ce n'est pas une présidentielle. Ce n'est pas une mini-présidentielle. C'est une élection municipale. Il faut répondre à la question. Quel maire ? Quelle équipe municipale ? Pour quel projet ? Pour Paris et pour 6 ans.

4:57
Présentateur

Alors, un épisode désagréable dans cette campagne. Vous avez été victime d'un deepfake, d'une fausse vidéo, une tentative de désinformation via l'intelligence artificielle qui vient, je crois, de l'étranger. Racontez-nous cette affaire.

5:08
Pierre-Yves Bournazel

Oh, écoutez, j'ai vu ça sur les réseaux sociaux. Il y a eu une manipulation, une désinformation. On a utilisé effectivement mon image, mon site internet pour aller expliquer que je voulais supprimer, je crois, le centre Beaubourg et en faire un centre pour migrants. C'est une ingérence étrangère. Ça vient d'où ? Selon les services, ça viendrait de Russie. Et donc, c'est une manipulation, une désinformation. Et je crois qu'il est important, dans des campagnes électorales, d'amener aussi l'éthique de vérité, l'éthique de responsabilité. Et c'est bien de mener des campagnes aussi, sur le fond, comme je le fais, pas d'attaques personnelles ou d'invectives qui nourrissent ces complotistes.

5:46
Présentateur

Alors, plus positif pour vous, vous avez reçu hier, je crois, le soutien d'une personnalité importante.

5:52
Pierre-Yves Bournazel

Oui, Bernard-Henri Lévy m'a apporté son soutien. Je l'en remercie. Son soutien m'honore. D'abord, parce que j'ai beaucoup de respect pour lui, pour son engagement. C'est un homme profondément courageux qui défend les valeurs républicaines, les valeurs universelles face à l'extrémisme politique. Il gagne du terrain partout en France et qui défend les combattantes et les combattants de la liberté partout dans le monde. Et donc, son soutien m'honore.

6:14
Présentateur

Alors, on le regrette, mais il n'y a pas eu de débat, hélas, pas de débat entre les six candidats, du moins Rachid Adati a refusé ce débat. De résultat, les trois débats prévus sur les trois chaînes d'info en continu ont été annulés au dernier moment. Et samedi, vous avez interpellé Emmanuel Grégoire. C'était lors d'une séance de questions-réponses en public. Vous lui avez reproché à lui aussi de refuser le débat. Mais il vous a répondu que, je le cite, je trouve que ça aurait été plus élégant que tu ailles l'interpeller, elle, plutôt que moi. C'est vrai qu'il y est pour rien, Emmanuel Grégoire.

6:41
Pierre-Yves Bournazel

C'est Rachid Adati qui a refusé le débat. Madame Adati a refusé le débat, mais M. Grégoire n'est pas venu. Il y a eu un seul débat sur France 3. Ni Adati ni Grégoire ne sont venus. C'est un mépris de la démocratie. C'est un mépris des Parisiennes et des Parisiens. Quand on croit la force de sa candidature et de son projet, on ne fuit pas le débat. De quoi ont-ils peur ? Dans toutes les villes de France, on a eu des débats à Nice, à Lyon, à Marseille, partout. Tous les candidats sont venus. Et donc, ils ont fait annuler les trois débats de cette semaine, de CNews, de LCI et de BFM. Et ils se sont disqualifiés pour devenir le prochain maire de Paris.

Parce que quand on refuse la confrontation des projets, quand on refuse la contradiction, de se soumettre aux questions des journalistes et de ses concurrents, c'est qu'on a un problème quand même avec la démocratie. Et je trouve que ça les disqualifie.

7:27
Présentateur

Après les nombreuses et très graves affaires révélées ces dernières semaines sur les violences sexuelles sur des enfants dans le périscolaire parisien, vous avez présenté cette semaine une proposition de refondation complète du système périscolaire. Et c'est, affirmez-vous, la première délibération que vous feriez voter si vous étiez élu maire au Conseil de Paris.

7:47
Pierre-Yves Bournazel

Oui, ça fait longtemps que je dénonce avec beaucoup de parents et quelques élus, la honte, l'horreur, ces violences verbales, physiques et sexuelles abîment nos enfants. On ne joue pas avec la sécurité des enfants. J'ai fait depuis de longs mois des propositions qui malheureusement n'ont pas été reprises par la ville de Paris. Il y a eu des carences, des fautes extrêmement lourdes. Et je dis qu'il faut agir vite. Et c'est vrai que comme maire de Paris, ça sera ma première décision. J'ai déjà avec mon équipe rédigé la première délibération avec beaucoup de sérieux après avoir écouté tous les experts, les parents et beaucoup de personnalités qui se sont engagées sur ces sujets.

Cette première délibération, c'est 10 mesures choc pour assurer la sécurité immédiate de nos enfants. J'appliquerai le principe de précaution, c'est-à-dire que je ne laisserai plus un enfant seul avec un adulte seul. Dès qu'il y aura un signalement, il y aura une action immédiate. Je poursuivrai évidemment les animateurs au nom de la ville de Paris qui auraient commis des violences sexuelles, physiques ou verbales. Je mettrai en place des contrôles systématiques de tous les antécédents, pas simplement le casier judiciaire, même si c'est évidemment une priorité absolue, mais de tout le parcours des animateurs. Je mettrai en place des contrôles surprises sur chacun des sites.

Je formerai l'ensemble des acteurs du monde scolaire pour détecter les signaux faibles dans le temps périscolaire des animateurs. Et j'imposerai des formations de deux ans. Ce qui est passé, c'est le plus gros scandale que la ville de Paris n'ait jamais connu. Et celles et ceux qui sont aux responsabilités, je pense que l'avenir dira et éclaira les responsabilités des uns des autres. Mais celles et ceux qui sont en place ont commis des fautes très lourdes.

9:39
Présentateur

Emmanuel Grégoire, il est candidat certes, mais ce n'est pas lui qui est le maire sortant, c'est Anne Hidalgo en termes de responsabilité.

9:45
Pierre-Yves Bournazel

Je dis que c'est l'avenir qui le dira. Mais celles et ceux qui ont des responsabilités ne les ont pas assumées. Quand on apprend que des signalements ont été portés et n'ont pas été suivis des faits, quand on apprend que des signalements ont été faits et qu'on a simplement changé d'école des animateurs, c'est une honte, c'est une véritable horreur. C'est comme si on avait laissé des personnalités connues pour être des pédophiles continuer à violer. C'est inadmissible et c'est très grave. Il faut vite remettre de l'ordre, vite assurer la sécurité de nos enfants.

C'est le pire scandale que la ville de Paris n'ait jamais connu et je prendrai directement les opérations en main parce que comme maire de Paris pendant deux ans, je serai l'autorité directe de la direction des affaires scolaires de la ville de Paris pour piloter des réponses extrêmement fortes pour que tous les enfants soient en sécurité dans nos écoles sur le temps périscolaire.

10:37
Présentateur

Alors je reviens sur les sondages. Vous soulignez certes que ce ne sont que des sondages, mais ça mesure quand même un rapport de force à l'instant T. Et c'est vrai que Sarah Knafol vous a un peu ravi la troisième place et c'est un peu la femme qui monte dans les études d'opinion et elle, elle ne cesse de demander à faire alliance avec Rachida Dati. À chaque intervention, elle propose ce deal avec Rachida Dati, ce qui pourrait lui permettre de repasser en tête et notamment au deuxième tour. Vous, vous excluez toujours ce type d'alliance ? On se demande pourquoi.

11:08
Pierre-Yves Bournazel

Moi, je ne compose pas avec l'extrémisme politique. Je combats les mélanchonistes, LFI et les Insoumis qui ont réintroduit dans le débat public l'antisémitisme. Je défends les valeurs républicaines et les valeurs universelles qui sont menacées par tout extrémisme politique. Et je voudrais rappeler simplement des faits, juste des faits. Madame Knafol est d'extrême droite. Le ministère de l'Intérieur classe son parti reconquête à l'extrême droite. Elle siège au Parlement européen, dans le groupe le plus à l'extrême droite, celui dont M. Bardella et Mme Le Pen ne veulent pas. Ils ont dit que ce groupe était trop extrémiste pour eux. C'est dire s'il est d'extrême droite.

11:46
Présentateur

Parce qu'il y a l'AFD et notamment l'extrême droite radicale allemande.

11:50
Pierre-Yves Bournazel

Oui, l'extrême droite radicale allemande. L'AFD est un parti qui a été constitué au départ par des néo-nazis. Mme Gnafol est vice-présidente de Reconquête, le parti de M. Zemmour, condamné par la justice française pour contestation de crimes contre l'humanité. M. Zemmour qui a écrit et dit que Pétain avait protégé des juifs français, ce qui est une contre-vérité historique. Alors je dis aux Parisiennes et aux Parisiens, derrière les artifices de la com, derrière l'ultra-marketing, n'oubliez pas le message de fond, celui de l'extrémisme de l'extrême droite. Maire de Paris, je défendrai les valeurs de Paris, les valeurs républicaines. Et avec moi, ce sera dans la clarté.

Il n'y aura pas d'extrémistes politiques qui pèseront sur la gestion de Paris, ni de manière directe, ni de manière indirecte. Or, les insoumis pèsent sur M. Grégoire. C'est la raison pour laquelle il a pris Mme Simonnet et ses amis sur sa liste dès le premier tour, c'est-à-dire des gens qui étaient avec Corbyn encore dans les rues de Paris, et de l'autre, Mme Knafol avec Mme Detti. C'est inacceptable et j'empêcherai ça à Paris.

12:49
Présentateur

C'est très clair. Merci Pierre-Yves Bourron-Nazel d'avoir répondu aux questions de Radio-J. Je rappelle que le premier tour est dimanche. Allez tous voter. Merci. Merci à tous les deux. Et demain, nous nous entretiendrons comme chaque vendredi,

13:01
Pierre-Yves Bournazel

avec Paul Amart pour sa semaine politique.