Aux Calédoniennes et Calédoniens.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Emmanuel MacronFait
« en 5 ans un chemin courageux a été parcouru au gré de trois consultations en 5 ans le destin de la Nouvelle-Calédonie c'est précisé même si l'avenir reste à écrire »
- 7:00Emmanuel MacronFait
« les consultations prévues par l'accord de Nouméa se sont tenus après des campagnes ouvertes et respectueuse la première a été organisée à l'initiative de l'État la deuxième à la demande des non indépendantistes et la troisième à la demande des indépendantistes »
- 9:00Emmanuel MacronPromesse
« je suis venu vous dire très solennellement avec respect et humilité que je serai aussi avec vous toutes et tous le président d'un nouveau projet je veux le bâtir avec vous celui de la Nouvelle-Calédonie dans la République »
- 12:00Emmanuel MacronFait
« il y a un fait initial une prise de possession celle d'une terre qui était lié à un peuple autochtone depuis des millénaires et c'est un fait qu'il y a eu l'évangélisation puis la prise de possession et je nous voyais avec les ministres et ma délégation à chaque instant faire coutume à vos côtés pour marquer le respect à la tradition aux autorités coutumières à ce lien ancestral »
- 18:00Emmanuel MacronFait
« le modèle économique et social qu'elle est donnée reste un modèle extraordinairement injuste dans trop d'endroits quand on regarde les chiffres on a des niveaux d'inégalité qui sont retrouvés dans très peu d'autres territoires de la République »
- 22:00Emmanuel MacronChiffre
« nous avons dans cette région très d'un million 500 000 compatriotes plus de 8000 militaires »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements] [Musique] madame messieurs les ministres monsieur le haut-commissaire Mesdames et Messieurs les parlementaires monsieur le Président du Gouvernement de Nouvelle-Calédonie madame et Messieurs les Présidents de province chers Sonia merci pour vos mots mesdames et messieurs en vos grades et qualités Mesdames et Messieurs chers amis [Applaudissements] je suis heureux de revenir ici à Nouméa 5 ans après ma première visite et en 5 ans en 5 ans un chemin courageux a été parcouru au gré de trois consultations en 5 ans le destin de la Nouvelle-Calédonie c'est précisé même si l'avenir reste à écrire et depuis 5 ans vous m'avez manqué [Applaudissements] votre accueil votre enthousiasme vos attentes légitimes votre envie de vous en paraît pleinement de votre avenir sont là je le mesure je le sens je l'entends [Applaudissements] et de tout un magenta en passant par mueno j'ai vécu ces deux jours avec vous à nouveau de cette ferveur dans toute la diversité de vos parcours de vos espoirs de vos récits Kanaks métropolitain walysien futunéen polynésien vietnamien japonais ou métisse française et français du Pacifique avec cette jeunesse qui est la plus grande richesse de l'archipel [Applaudissements] et je suis venu en cette année où nous commémorons les 8 décennies de l'esprit de résistance ici sur cette terre ou parmi les premiers des enfants de France se sont résolus à s'engager pour la France libre pour que la France indépendante vivent libre [Applaudissements] et c'est cette mémoire ce sont ces combats qui aussi nous obligent et cette rencontre j'ai voulu la faire ici à Nouméa place des Cocotiers devant cette nouvelle place de la Paix vous venez de l'évoquer madame le Maire devant ces statues de deux grands calédoniens Jacques Lafleur et Jean-Marie Tibao avec Michel Rocard on peut dire de Jacques Lafleur et Jean-Marie tibaou que sans rien abandonner ils ont su donner et pardonnés et ce courage du don se lit aujourd'hui sur leur visage dans leur regard aujourd'hui immobile derrière moi ou passe l'amitié la confiance un sens de la fraternité se donner tout entier dans ce geste de confiance sans se renier sans abandonner l'essentiel de ce qu'ils étaient car cette poignée de main ouvrait le champ d'un avenir partagé et dans un monde où ressurgissent les rivalités la brutalité le cynisme froid des volonté de puissance où la liberté sans cesse menacée ce processus initié il y a 35 ans est une fierté pour nous tous un exemple pour le monde un exemple français un exemple calédonien et cette fierté c'est celle du chemin que vous avez construit et que générations ici là ont bâti celui de la paix il y a 35 ans rien n'était écrit et ce que vous avez su faire c'est sortant du pire des événements de la pire des craintes et des divisions nous avons su tous ensemble préserver la paix partagez des compétences et le pouvoir bâtir des institutions nouvelles et procéder à ces trois consultations que j'ai évoquées et malgré le poids des événements malgré tout cela c'est un trésor ce qui a été fait et devant tous les jeunes qui sont là devant moi et tous les jeunes qui nous écoutent et peut-être plus encore pour ceux qui ne sont pas là je veux le dire ce trésor est inestimable et personne personne ne peut ni ne doit ne le remettre en cause la paix et ce trésor que vous avez fait [Applaudissements] alors maintenant il nous appartient de regarder les cinq années que nous venons de traverser et de regarder l'avenir il y a 5 ans j'avais pris des engagements devant vous j'ai beaucoup de défauts mais j'essaie au maximum de dire ce que je vais faire et toujours de faire ce que j'ai dit et donc j'ai modestement fait ce que je vous avais dit il y a 5 ans et ce que nous avons fait ensemble c'est aussi de faire ce que les signataires avaient décidé ce sur quoi mais prédécesseur s'était engagé ce que les accords avaient prévu en 5 ans nous avons avancé les consultations prévues par l'accord de Nouméa se sont tenus après des campagnes ouvertes et respectueuse la première a été organisée à l'initiative de l'État la deuxième à la demande des non indépendantistes et la troisième à la demande des indépendantistes [Applaudissements] elles ont été organisées dans le respect des règles démocratiques et sous le regard d'observateur de l'Organisation des Nations Unies l'État avaityez à la bonne tenue du scrutin et pour ma part j'ai toujours agi selon des principes simples ne pas être lâche ne rien reporter ne rien cacher assurer la continuité de l'État républicain tenir les engagements pris être le garant des choix fait par mes prédécesseurs dans la continuité des accords de Matignon ou Dino puis de Nouméa appliquer la lettre et l'esprit de ses accords conserver un espace de dialogue entre toutes les forces intéressées et avoir aussi la franchise d'exprimer une préférence personnelle ce que je crois être le mieux pour la France et pour la Nouvelle-Calédonie [Applaudissements] et je veux tout particulièrement pour cette période remercier le ministre des Armées alors ministre des outre-mer et le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer qui ont personnellement l'un puis l'autre était engagé pour veiller à cette période sans heure avec respect le processus a suivi son cours et c'est une victoire collective et je veux à cette occasion remercier les mères quel que soit leur sensibilité pour la bonne organisation de ces opérations de vote merci à vous tous et à vous toutes et nous l'avons fait dans une période inédite où l'épidémie était là qui pendant plus de deux années à bloquer beaucoup de choses à perturber le monde entier tout particulièrement la région et je veux dire combien l'état tous les services de l'État et je remercie les directeurs qui sont ici présents et les directrices combien nos forces armées en Nouvelle-Calédonie se sont mobilisées pour à côté de vos élus du gouvernement des provinces et des mers faire en sorte que les populations soient protégées qu'elles soient accompagnées qu'elles soient vaccinée qu'elle puisse passer cette période d'épidémie qui a été aussi celle de cette expression merci à vous pour cela mais vous avez je crois tous et toutes vécus ce que signifiait être français quand les grands risques advenaient [Applaudissements] alors à l'issue de ces trois référendum je ne mésestime pas les aspirations déçues de ceux qui défendaient un tout autre projet mais je leur dis à tous nous devons avoir collectivement la grandeur d'accepter ses résultats et de construire ensemble la suite [Applaudissements] à vous tous je dis que je suis honoré à vos côtés d'avoir été le président qui a conduit le processus politique prévu par l'accord de nous-maa les trois référendums ont eu lieu la nouvelle qu'elle est donnée et française parce qu'elle a choisi de rester française [Applaudissements] et aujourd'hui [Musique] je suis venu vous dire très solennellement avec respect et humilité que je serai aussi avec vous toutes et tous le président d'un nouveau projet je veux le bâtir avec vous celui de la Nouvelle-Calédonie dans la République [Applaudissements] mais je le dis avec beaucoup d'enthousiasme d'ambition je vais y revenir mais avec une certaine gravité parce que ces derniers mois j'ai écouté reçu les ministres sont venus je vous ai vu un peu partout j'ai reçu ce matin l'ensemble des responsables politiques qui ont accepté de venir et je les en remercie pour ceux qui n'étaient pas là non je veux leur dire d'abord que j'ai été personnellement blessé par leur absence parce que j'ai toujours je le crois ici agit avec ce respect cette humilité celle de s'écouter mais je le dis à tous pas de retour en arrière pas de bégaiement pas de sur place [Applaudissements] mais dans le moment que nous vivons et ceux qui en pose la gravité il y a plusieurs risques d'un côté il ne faut pas nier ses référendum qui sont l'expression d'un processus signé voulu et qui était loyalement organisé et je le dis avec d'autant plus de force devant plusieurs responsables indépendantistes qui étaient là ce matin qui sont là encore devant moi il ne faut pas accepter en quelque sorte les diktats de ceux qui ne savent plus trop et leur base et qui viennent là en disant n'y allons pas n'y allons pas parce que peut-être tous ne sont pas d'accord le dialogue le dialogue tripartite c'est un courage et c'est un courage que vous avez eu qui fait que nous sommes là aujourd'hui c'est celui qui a mis fin à la violence c'est le seul courage qui bâtit l'avenir se réfugier dans le silence se réfugier dans l'isolement se réfugier dans un séparatisme c'est choisir de fait à nouveau aujourd'hui ou demain le risque de la violence à cela non [Applaudissements] mais de la même manière je dis au nom d'indépendantiste est-ce que ces trois référendums ont tout réglé est-ce qu'ils ont purgé toutes les questions est-ce qu'on pourrait en quelque sorte repartir sous un jour nouveau en disant allez tout ce qui faisait les difficultés on l'a réglé on avance la République est là nions tous les problèmes les fractures les frustrations les tensions et avançons non il faut dans ce moment redoubler d'humilité et de sens des responsabilités et savoir là aussi d'où nous venons collectivement et au fond ce que j'attends des uns et des autres c'est de ne pas répéter les erreurs de l'histoire de sortir du face à face qui reconduira au même violence au même difficulté et de dire nous avons acquis une chose par trois reprises comme prévu la Nouvelle-Calédonie a choisi de rester française nous avons consolidé une deuxième chose par le respect par l'esprit des accords de Nouméa constitutionnaliser nous avons bâti la paix et nous savons une troisième chose il nous faut maintenant construire l'avenir le jour d'après par un projet ambitieux profond Unis qui suppose à mes yeux de savoir tresser deux chemins qui sont le message que je veux avoir pour vous aujourd'hui et qui sont tout autant de risques pour tout le monde mais qui sont notre devoir de sortir du face-à-face du bloc à bloc qui seul permettront l'unité la réconciliation le chemin d'avenir pour la Nouvelle Calédonie dans la République et dans le Pacifique c'est le chemin du pardon et le chemin de l'ambition commune et de l'avenir [Applaudissements] pourquoi parce que si nous passons des années dans le statu quo le suspend des jeunes ou des moins jeunes continueront de partir parce que si nous continuons dans le statut quo le monde ne nous attend pas les tensions géopolitiques s'accroîtront réduiront nos possibles parce que si nous restons dans le statut le changement climatique ne nous attendrons pas on le voyait encore hier à toi et la côte reculera et les réponses ne seront pas là nous avons un devoir d'agir pour le nouvel génération pour notre jeunesse qui suppose chacune et chacun moins le premier de prendre quelques risques de sortir de nos positions acquises de nos automatismes c'est cela le projet d'avenir que je suis venu vous proposer vous proposer [Applaudissements] alors le premier chemin celui que j'évoquais peut-être pour certains ils ne m'attendait pas là aujourd'hui après ces trois votes mais je le dis d'autant plus et je commence par là c'est le chemin du pardon c'est un chemin que nous devons parcourir ensemble faire ensemble et je le dis aussi ici ça n'est pas un chemin de repentance c'est un chemin de fraternité de vérité et de courage parce que si j'essaie de regarder en face notre histoire en Nouvelle-Calédonie il y a un fait initial une prise de possession celle d'une terre qui était lié à un peuple autochtone depuis des millénaires et c'est un fait qu'il y a eu l'évangélisation puis la prise de possession et je nous voyais avec les ministres et ma délégation à chaque instant faire coutume à vos côtés pour marquer le respect à la tradition aux autorités coutumières à ce lien ancestral en 1853 nous n'avons pas fait couture soyons clairs et honnêtes et je crois que ce fait inaugural et la violence qui l'accompagne est une souffrance première qui a empêché ensuite beaucoup d'autres histoires il nous faut la regarder en face et nous faut regarder en face cette histoire ce début et se passer qui ne veut pas passer alors il ne résume pas toute l'histoire de la Nouvelle-Calédonie loin de là mais il faut aller déjà chercher celui-ci et c'était le sens même de ce que j'ai fait il y a 5 ans lors de cette première rencontre avec vous lorsque j'avais pris l'initiative pour montrer la volonté de l'État d'avancer de vous remettre ici solennellement l'acte de prise de possession de 1853 c'était une première étape c'était de le remettre et j'ai été frappé d'une chose 5 ans après plusieurs d'entre vous m'ont dit on n'a pas compris ce que vous ce que vous allez ce que vous avez voulu nous dire ce que vous avez voulu faire c'était quoi le message au fond alors j'ai compris parce que j'apprends c'est ce que j'aime à votre contact que l'erreur que j'avais faite c'était de penser qu'un acte unilatéral pouvait venir corriger un autre acte unilatéral ça ne marche pas comme ça ça ne correspond pas ni à la cosmogonie mélanésienne ni au fond au récit à l'histoire à la force Canac et qu'elle est donnée et donc j'ai compris qu'il fallait bâtir un chemin avec plus d'humilité peut-être plus de temps et je me suis dit l'erreur que j'ai faite c'était de vous remettre cet acte à nos mères alors j'ai proposé au Président ma pousse ce matin après en avoir discuté avec manuel cazarreiro et d'autres si vous acceptez de le faire il faudrait enfin que cet acte on lui fasse refaire le chemin le chemin initial de la possession et du moment la colonisation de ces différentes batailles de ces moments difficiles en partant peut-être du bon endroit m'appartient pas de le définir l'histoire le dit et ma conviction c'est qu'avec les autorités coutumières les mers l'ensemble des élus les associations les jeunes qui sont là aussi les historiens que ce chemin soit un chemin qui bâtisse la possibilité de ce chemin de pardon je diablement devant vous aujourd'hui que moi j'y suis prêt et que je pense que ce chemin est important il faut l'imaginer il faut le faire ensemble avec beaucoup d'humilité ma conviction c'est que si nous savons le faire ensemble il déplie beaucoup d'histoires possibles à écrire parce qu'au fond depuis des années à vous lire vous écouter parce que nous n'avons pas fait ce chemin et ce geste on s'est enfermé dans une erreur l'erreur c'est que on corrigerait la possession la colonisation par l'indépendance et je crois pas que ce soit si vrai je crois pas que ce soit vrai je pense que d'abord on ne corrige rien passé et là mais je pense qu'on rend un futur possible par un chemin de pardon à bâtir et à faire ensemble c'est cela ce que je veux vous proposer aujourd'hui solennellement mais cette souffrance du peuple kanak elle n'épuise pas les souffrances et c'est l'immense défi une partie des fractures des ressentiments qu'il y a en Nouvelle-Calédonie il y a la souffrance des bagnards et de ceux qui en descendent des Maghrébins des asiatiques de tenter tant d'autres qui dans ce qui fut une colonie de peuplement dans ce qui est l'histoire de la Nouvelle-Calédonie et là et donc ces souffrances on doit aussi les déployer en Redé en redéfinir les mémoires l'histoire la vérité il y a aussi ce que la République a apporté à la Nouvelle-Calédonie ce territoire qui est notre fierté ce que nous avons bâti construit ensemble et qui en a complètement changé le visage et qui a fait cette force et il y a ce que les calédoniennes et les Calédoniens malgré toutes ces histoires qui auraient pu les séparer on fait on bâtit on choisit ça c'est une force qui est aussi inaliénable que cette histoire première [Applaudissements] et c'est pourquoi je souhaite que ce chemin de pardon embrasse aussi une initiative plus large qui porte sur l'histoire moderne et contemporaine et qui correspond à l'initiative portée par le comité mémoire histoire Vérité et Réconciliation et qui se propose de réunir tous ceux qui souhaitent recueillir la parole et les témoignages de ceux qui ont vécu les événements de collecter les mémoires et de permettre l'apaisement et de permettre aussi de consolider la sédimentation de cette histoire commune ce comité doit se renforcer être indépendant je l'ai dit il y a deux jours je souhaite que ceux qui participent au comité des sages y participent et que toutes les bonnes volontés s'y joignent mais je suis convaincu que ce chemin de pardon de mémoire d'histoire est indispensable pour construire un chemin de réconciliation et je vous le dis avec gravité avec responsabilité avec affection il y a aucun débat institutionnel aucun débat politique qui règle les sujets de mémoire de respect et les histoires et le risque du surplace il est dur au fait que nous avons ici ensemble un passé qui ne veut pas passer je suis pas pour l'effacer au contraire je suis pour qu'on l'écrive le consolide qu'on le pense qu'on le raconte qu'on le transmette dans toutes ses composantes et je suis pour bâtir ensemble ce chemin de pardon voilà la proposition que je vous fais aujourd'hui mais le deuxième chemin que je veux avec vous bâtir que je suis venu vous proposer qui est tout autant indispensable qui est jumeau et qu'il faut savoir tresser avec le premier c'est un chemin d'avenir de projet d'ambition ce nouveau projet c'est d'abord celui d'institution pérenne rénovée efficace pour sortir du face à face du processus politique prévu par l'accord de Nouméa qui avait instauré en proposant un choix binaire dans un calendrier fermé alors je le dis si c'est très clairement il n'est pas ici question de revenir sur les acquis ils sont notre héritage de Matignon et Nouméa le principe et le droit à l'autodétermination les institutions locales et la citoyenneté mais certains points doivent être réécrits au cœur du nouveau projet et c'était prévu par ces mêmes accords parmi les dispositions qui étaient transitoires et je pense d'abord au corps électoral [Applaudissements] et je constate sur ce point que vos représentants ont tous accepté de faire un premier pas en avançant sur le dégel du corps électoral pour les Provinciales de 2024 [Applaudissements] ce travail qui a commencé sous l'égide du ministre se poursuivra dans la Trilatérale qui est prévue autour de la première ministre du ministre à la fin de l'été il doit se finir à l'été automne il est important et je souhaite une révision de la Constitution de la Cinquième République puisse intervenir début 204 il s'agira il s'agira d'une révision constitutionnelle dédiée à la Nouvelle-Calédonie parce que votre histoire originale au sein des institutions de la République le justifie et parce que la Nouvelle-Calédonie demeurera une collectivité à part disposant de son propre titre au sein de notre Constitution c'est aussi l'aboutissement de l'instauration de la citoyenneté qu'elle est donnée qui jusqu'ici s'est traduit par des restrictions transitoires qui conditionnent le droit de vote et qui limite l'accès à l'emploi local ces dispositions disons les choses avec vérité produisent aussi des relégations et des frustrations c'est pourquoi c'est pourquoi je vous demande d'engager un travail pour faire advenir une citoyenneté pleine et entière fondée sur un contrat social fait de devoirs et de droit et non pas sur la seule inscription sur une liste électorale une citoyenneté locale qui prenne en compte l'histoire la culture l'appartenance au cailloux une appartenance aura signe multiple pour certaines millénaires solidement ancrées dans la terre plus récente et qui ont contribué aussi à son développement au projet à son présent et à son avenir vous l'avez compris donc à très court terme il nous faut avancer sur le dégel du corps électoral pour les Provinciales qui doivent se tenir en 2024 il nous faut ensuite avancer sur cette citoyenneté calédonienne et la construction d'une citoyenneté pleine substantielle et nous font enfin bâtir ce statut nouveau tel que nous voulons le faire alors peut-être celui-ci pourra-t-il se faire en quelques mois je le souhaite mais je ne veux presser personne et sur ce point et sur le sujet du statut il doit se construire dans le consensus le respect de chacun l'écoute mais l'écoute active l'écoute aucune chaise ne reste vide et où chacun propose [Applaudissements] et mon souhait c'est que nous bâtissions ensemble dans les mois les trimestres qui viennent un statut nouveau qui permet de prévoir des institutions de la stabilité dans le temps de la visibilité pour se projeter pour que les générations savent qu'elles auront de la durée de la stabilité du respect de la reconnaissance de tous n'est pas des rendez-vous tous les ans où on vote et donc il nous faut un nouveau statut avec un processus mais qui servent ce projet d'avenir d'ambition et de respect et qui bâtit sur le consensus soit fidèle à nos valeurs et à notre devise et qui répondent à des questions simples comment construire l'avenir le modèle économique social de la Nouvelle-Calédonie comment bâtir un projet qui permette de faire une place juste aux femmes dans la société qu'elle est donnée comment bâtir un projet comment bâtir un projet qui permette de construire un avenir durable et souhaitable pour nos enfants en Nouvelle-Calédonie comment bâtir un grand projet ambitieux océanique et pacifique ce statut il doit répondre à une ambition et un projet avant toute chose alors au-delà de ces questions institutionnelles et politiques ce sur quoi je suis venu essayer d'éclairer les travaux et vos débats à venir c'est en quelque sorte le contenu de cette ambition et au-delà de cet éclairage que je viens de porter sur le passé comment ensemble nous pouvons nous devons éclairer notre avenir et pour moi ce statut a bâtir ce projet ce chemin d'avenir doit reposer sur deux piliers d'abord refonder le modèle économique et social pour une société plus ambitieuse et plus apaisée et ensuite bâtir une puissance océanienne véritable levier de rayonnement international et socle de notre Indo-Pacifique alors oui le premier la base de notre projet de statut à bâtir c'est un projet économique et social ce qui fait que les jeunes resteront ce qui fait que les jeunes qui sont là auront un avenir ce qui fait que dans 20 ans 30 ans ils pourront continuer de bâtir ce bon chemin ce sont des emplois ici créés c'est de la richesse ici produite c'est de l'ambition partagée et pour cela nous avons des forces et des difficultés qu'il faut regarder en face le socle de cette fondation c'est une relance économique qui passe par la souveraineté industrielle énergétique et agricole alors la Nouvelle-Calédonie est évidemment toujours associé au nickel cette filière tant par l'extraction minière que par la métallurgie marque vos paysages votre histoire l'équilibre des territoires les emplois elle est au cœur de l'histoire du développement puis de la politique de rééquilibrage qui a connu la Nouvelle-Calédonie et le nickel est une richesse pour la Nouvelle-Calédonie c'est aussi et je le dis ici avec force une ressource stratégique majeure pour la France et l'Europe à l'heure où nous avons engagé un effort massif de réindustrialisation et à ce titre le nickel doit pouvoir être prise en compte dans la législation européenne sur les matières premières critiques c'est une force pour la Nouvelle-Calédonie et pour la France mais soyons clairs le nickel n'enrichit pas suffisamment votre territoire pourquoi parce que des contraintes réduisent sa compétitivité et limite la rentabilité des entreprises de métallurgie avec un cercle vicieux que chacun connaît alors [Applaudissements] bon on m'avait fait un discours extrêmement prudent et très sophistiqué mais si je vous lis le discours qu'on m'a fait j'ai peur que les âmes trouvent très polis et que les autres considèrent que l'État va encore mettre de l'argent pour régler les problèmes de court terme sans régler aucun problème de long terme et comme c'est pas mon tempérament je vais vous dire ce qu'il en est puisqu'il y a autour du ministre de l'Intérieur et des Outre-mer avec tous les élus mais les industriels il y a eu une réunion importante donc je vais vous dire où on en est ce qu'on va faire avec beaucoup de franchise bon on a trois usines elles sont très importantes pour l'équilibre des territoires et pour l'emploi une partie de notre activité d'unequelle est très stratégique une autre partie moins parce que c'est pas le même nickel on a un premier travail à faire c'est de réorienter une partie de notre production pour aller vers les bons produits et les bons déboucher c'est un travail qu'il faut engager la deuxième chose c'est qu'aujourd'hui aucune de ces usines est rentables aucune son parental parce que le modèle des productions n'est pas compétitif et parce que l'énergie n'est pas compétitive donc il y a un travail qu'il faut faire et qui est la responsabilité de toutes les parties prenantes déjà à court terme pour être compétitif faut faire deux choses faut bouger la doctrine nickel parce que s'il y a zéro export il y a peu de chances que ce soit compétitif pour ces trois usines et il faut un peu bouger les équilibres de production c'est la réalité ça fera pas plaisir à tout le monde mais c'est une réalité donc ça c'est le travail que j'attends de vous alors l'état pour accompagner mais je vous le dis sincèrement c'est pas sérieux si on accompagne et s'il travaille sur d'une part l'export nickel n'est pas fait et sur les coûts de production n'est pas fait et puis parce qu'il faut en même temps comme je le disais réorienter une partie de notre production pour aller vers les ponts produits plus stratégiques et qui ont des débouchés tout en consolidant le nickel batterie on va construire les filières la valorisation avale pour en faire un maximum en Nouvelle-Calédonie pour sécuriser les acheteurs et la valve avec vous et puis on va devoir engager un immense chantier qui est celui de la refonte du système énergétique parce que le seul moyen d'avoir un avenir pour la filière nickel c'est de produire une énergie qui est compétitive par rapport au reste de la région donc moins cher pour les entreprises et qui est beaucoup plus décarbonée parce que la réalité qui est cruelle c'est que aujourd'hui à cause de cela la Nouvelle-Calédonie ne peut pas être compétitive parce qu'elle est elle produit du nickel qui est beaucoup plus cher que l'Indonésie ou d'autres qui ont de l'énergie à moindre coût et nous sommes un des territoires où la tonne de CO2 par habitant est le plus important parce qu'on le fait avec du charbon et donc c'est pas cohérent et ça pourra pas durer et donc la refonte du système énergétique productif est essentiel ce sont plusieurs milliards d'euros là on va pas se battre sur les compétences on va être clair il y a que l'État qui peut le financer [Applaudissements] mais je vais être sérieux moi je n'utilise pas d'argent du contribuable pour financer des modèles à productifs et donc on va s'engager sur un projet nickel d'avenir sur la base de ce que je viens de dire rendez-vous en septembre autour des ministres avec toutes les parties prenantes mais chacun devra faire une partie de l'effort améliorer les coûts de production réorienter le la stratégie changer la doctrine nickel et investir massivement pour changer le modèle énergétique la deuxième grande force c'est l'agriculture c'est une force on a des agriculteurs qui sont là c'est une force mais nous ne sommes pas à l'autonomie alimentaire 17% de ce qu'on consomme et produit sur le territoire et donc on est très dépendant et ce chiffre n'est pas bon parce que s'il y avait un nouveau des grandes crises sanitaires des risques géopolitiques importées depuis 80% de ce qu'on consomme même si il y a aussi de la culture vivrière qui est une chance pour les territoires même s'il y a des équilibres locaux qui sont là et une culture vivrière qui correspond à la culture Canac qui est aussi une force et qu'on compte pas toujours dans les chiffres et les statistiques par parenthèse on a besoin de statistiques agricoles actualisées donc ça je compte sur vous pour les faire et mais on doit renforcer notre modèle agricole alors moi je veux qu'on le renforce tous ensemble d'abord vous avez des exploitants agricoles très courageux très fort j'étais hier auprès de l'un d'entre eux formidable à mundo avec l'ensemble de la filière mais au-delà de moins doux et de tous les toutes les communes qui étaient avec moi on avait beaucoup d'exploitants qui me qui me disaient leur préoccupations donc là aussi on va tous prendre nos responsabilités première chose l'État va continuer d'investir dans la recherche agroalimentaire on va investir pour aider plusieurs filières à innover à continuer à se passer au maximum d'un an et pouvoir faire de la production plus compétitive comme on l'a vu hier sur la nana mais on doit aussi être lucide sur le fait que l'immense défi en matière d'agriculture ce sera le foncier et les quatre les trois dernières décennies ont permis de réussir une chose correspondait aux accords c'est la restitution une partie des terres et à cet égard la draft a vraiment réussi sa mission mais on a aujourd'hui un immense défi qui est celui de l'aménagement foncier et de l'accès offensiers des jeunes agriculteurs et de ceux qui veulent s'installer et je le dis avec force nous devons réussir cette mission et donc pour cette ambition agricole on doit réussir ensemble et ça peut passer par des négociations pour aménager le foncier faut permettre à des justes prix aux jeunes exploitants de reprendre ou d'accéder à du foncier faut permettre aux jeunes qui reprend de reprendre un bon coup et donc de les aider à porter son pied avec des bonnes structures la draft sera réformée pour aider à faire de l'aménagement foncier et de l'aménagement agricole dont nous avons besoin et nous devons aussi aider des jeunes qui ne sont pas dans le secteur à s'installer la leçon de mois d'août c'est celle là je l'ai retenu au-delà de ça évidemment il faut qu'aux entreprises dans le numérique dans les autres secteurs que je n'ai pas ici cité puisse continuer à se structurer se développer rayonner vous savez que business France a déjà conduit des études auprès des entreprises caninodiènes et que nous continuerons là aussi de pousser le modèle pour qu'il trouve des opportunités dans toute la région et puis il faut aussi que ce modèle économique de reposer sur beaucoup d'autres filières mais je veux pas être plus long que je ne le suis permettent de construire un modèle social plus vertueux et je le dis ici aussi avec beaucoup de franchise le modèle économique et social qu'elle est donnée reste un modèle extraordinairement injuste dans trop d'endroits quand on regarde les chiffres on a des niveaux d'inégalité qui sont retrouvés dans très peu d'autres territoires de la République et on peut pas être fier d'avoir voté pour pour rester dans la France et rester dans la République et pas vouloir être fier de sa devise la liberté l'égalité la fraternité et donc ces grandes forces productives qu'on va développer tous ensemble cette ambition doit servir aussi à bâtir un modèle social plus juste moins d'inégalités économique et donc il faut que tous ensemble on revoit aussi les règles pour que les avantages fiscaux à aux endroits qui permettent de produire mais qui ne creusent pas des inégalités d'Ores c'est jamais une bonne chose il faut tous ensemble qu'on ait le courage de regarder aussi les inégalités femmes qui existent sur le territoire d'aider les associations qui font un travail formidable et de penser un modèle économique et social qui permette plus d'égalité entre les femmes et les hommes il faut comme d'ailleurs l'État s'est engagé à le faire aux côtés du gouvernement et des provinces à travers ce qu'on a vu ce matin un magenta qui avait classique grâce au financement l'Agence française de développement qui est au capital qui armée de l'argent de l'État aux côtés du gouvernement avec on l'a vu tout à l'heure un magenta à la province Sud fait de l'inclusion sociale aide à développer des projets et on continuera de le faire à vos côtés mais il faut donc aussi un modèle social juste c'est ça aussi qui permettra d'arrêter le face à face le dos à dos et les tensions c'est ça aussi qui permettra de sortir des ressentiments qui demeurent et donc vous l'avez compris on doit tous prendre ensemble nos responsabilités réformer les choses investir mais changer les habitudes qui ont parfois encore trop de force il y a aucune tradition qui justifie certaines habitudes aucune tradition c'est pas vrai et moi j'ai noté une chose qui m'a beaucoup aimé [Musique] la dignité de l'homme est au cœur des valeurs Canaques est au cœur de la République et ben la dignité c'est l'égalité famose c'est la place des personnes en situation de handicap et c'est la lutte contre toutes les inégalités injustes c'est la bataille pour les égalités des chances et la lutte contre les inégalités de destin [Applaudissements] et le deuxième pilier après ce modèle économique et social dont nous avons besoin c'est le deuxième pilier de ce chemin d'avenir que nous devons bâtir tous ensemble c'est de conforter la nouvelle la Nouvelle-Calédonie comme une puissance océanienne et un levier de rayonnement international et indopacifique de la France [Applaudissements] il y a 5 ans je vous le disais et je l'avais présenté en Inde en Australie j'ai voulu pour notre pays une stratégie Indo-Pacifique forte beaucoup nous regardaient les yeux écarquillés la France parle d'Indo Pacifique vous vous étiez moins surpris on a mis du temps même à Paris à changer les choses parce que beaucoup il faut bien le dire dans les administrations les états majors de la République il a cette lubie mais enfin on a déjà beaucoup de priorités nos voisinages ne sont pas là mais on peut pas être fier quand on vient à Nouméa de dire regardez nous sommes une puissance nous sommes là et considérer que ce serait un ailleurs la France est une puissance un dos Pacifique à travers vous et par vous et c'est une fierté et c'est une force nous avons dans cette région très d'un million 500 000 compatriotes plus de 8000 militaires et cette force-là nous l'avons ces dernières années consolides et d'abord diplomatiquement on a réinvesti une stratégie diplomatique que j'ai présenté il y a 5 ans en Inde puis en Australie qu'on a décliné avec tant de nos partenaires d'Indonésie Fidji et que j'irai porter dès demain on va tout puis en Papouasie une Nouvelle Guinée avec d'ailleurs plusieurs élus qui m'accompagneront de nouvelles Calédonie et de Polynésie française cette stratégie c'est celle qui consiste à dire avec vous tous la France a une voix dans le Pacifique et en Océanie cette voie c'est celle de votre histoire ici et qui réconcilie tout à la fois la tradition kanak et la vocation de la République c'est celle de la dignité humaine et de l'universalisme c'est celle de l'ancrage et du respect de culture qui font la force océanienne et d'équilibre qui ne cède à aucune puissance notre stratégie indopacifique elle est simple c'est la liberté de la souveraineté et je le dis aussi ici avec beaucoup de force regardons l'un d'opacifique tel qu'il est ça nous aidera à sortir de nos débats et de nos guerres en quelque sorte intestines parfois les questions d'indépendance sont des questions des décennies passées si l'indépendance c'est choisir demain d'avoir une base chinoise ici ou d'être dépendances d'autres flottes bon courage ça s'appelle pas l'indépendance et la France elle offre à ces territoires en pacifiques la véritable indépendance celle du respect de la République qui respecte les cultures et la diversité qui construit un projet un projet d'avenir universel et la France par sa stratégie indopacifique offre à ses partenaires cette même vocation ne pas céder à des hégémonies et des impérialismes [Applaudissements] et donc quand on vous explique on va se sortir des griffes de la République française en allant trouver des packs ou des alliances avec [Musique] certaines grandes puissances voisines qui nous proposent des grands investissements regardez la région regardez regardez des pays qui étaient indépendants qui sont allés faire des formidables contrats avec des grandes puissances qui ont proposé des formidables investissements comment ils sont en train de se réveiller criblés de dettes ayant perdu leur terre ayant perdu leur souveraineté industrielle minière parce que ces grandes puissances leur ont prises c'est ça la réalité géopolitique de la région et puis entre nous elle est là et donc dans cette réalité la France n'est pas simplement un refuge c'est un avenir parce que nous avons une stratégie alors cette stratégie elle repose sur un investissement diplomatique on bâtit avec des partenaires cette volonté de construire la liberté la souveraineté d'investir à travers la communauté du Pacifique qui a son siège ici que j'avais réuni à 5 ans avec le forum des îles du Pacifique et peut-être avec il nous faut être innovant des organisations régionales a inventé autour de nos territoires certains de l'ont proposés et des associations nouvelles avec certains j'y suis prêt mais nous investissons pour proposer quoi des stratégies des alliances et pour moi cette stratégie Indo-Pacifique qu'offre la France derrière ces valeurs avec vous se construit principalement autour de deux grandes ambitions le climat et la défense c'est simple et ça correspond aux enjeux de la région le climat pourquoi parce que en Nouvelle-Calédonie en Polynésie française à Wallis et Futuna partout dans la région nous vivons les conséquences du dérèglement climatique nous la vulnérabilité climatique c'est pas une théorie et quand j'en parle à beaucoup de mes collègues européens qui pensent que c'est très lointain je leur parle de ce que nous vivons ici je leur parle de ce que vous vivez de ce que tant étant de famille ici présent de communes de territoire vivent ce qu'on a vécu à tout avec la famille d'Ellie et avec plusieurs autres hier des familles qui sont arrachées à leur maison à leurs ancêtres alors mort des tribus des clans qui sont complètement désorganisés désorientés par les conséquences du changement climatique nous avons je crois une voix une réponse importée et cette réponse je crois que ce que nous sommes nous rend encore plus fort pour le faire parce que cette réponse c'est le mariage de la prise en compte de ce que les peuples autochtones connaissent de la nature il y a dans les peuples autochtones un savoir une connaissance de la nature de la terre comme des océans de la biodiversité de la manière de la préserver de répondre aux conséquences de ce changement de le prévenir et de préserver notre biodiversité et puis la France comme grande puissance scientifique a une capacité aussi à comprendre prévenir ces changements et apporter une solution et donc je crois que notre réponse en matière de climat comme puissance indopacifique c'est le mariage justement d'une nation qui s'est réconciliée la voix d'un peuple autochtone et d'une grande puissance scientifique et c'est pourquoi nous avons pris plusieurs initiatives dans la région en ce sens et que nous allons continuer de les développer avec tous les partenaires de la région c'est aussi pourquoi nous allons continuer ici d'investir sur la recherche avec l'IRD avec le Sirin avec Ifremer je tiens d'ores et déjà à vous annoncer la programmation du remplacement du navire de l'Ifremer c'est un investissement de 6 milliards de francs pacifiques je vous le confirme aujourd'hui nous met un restaurant un port d'attache de la flotte océanique française et ceci va nous permettre de continuer à répondre aux besoins de mission en mer pour réaliser des programmes de recherche dans les zones nouvelles Calédonie et de Polynésie d'avoir un outil de rayonnement de la France vers les États insulaires en développement du Pacifique Sud et un vecteur de diplomatie scientifique indopacifique et tout ça va nous permettre quoi de comprendre ce qui est en train de se passer de mesurer les risques de monter des eaux d'anticiper la montée des eaux et les menaces sur nos littoraux de construire des stratégies avec les communes pour mieux protéger nos littoraux de construire tout de suite des stratégies peut-être pour relocaliser certaines familles dans le temps par la science par le respect des cultures autochtones par l'organisation de notre administration et l'investissement cette stratégie pour la Nouvelle-Calédonie c'est celle que nous voulons avoir aussi en adopacifique et vous l'avez compris la stratégie climat et biodiversité elle est au cœur de cette ambition indopacifique elle est une chance pour la Nouvelle Calédonie elle est une chance pour la France elle est une chance pour tous nos partenaires dans la région et à cet égard demain et après-demain j'annoncerai au Vanuatu en Papouasie Nouvelle Guinée des investissements nouveaux l'Agence française de développement va réinvestir dans la région des montants importants aux côtés des îles du Pacifique pour protéger la biodiversité 760 millions de francs sont mobilisés pour cela en Nouvelle-Calédonie mais nous allons investir dans la région et nous investirons aussi dans la protection de la forêt en Papouasie Nouvelle-Guinée cette stratégie elle est large elle est ambitieuse mais elle nous protège parce qu'elle nous permet d'avoir des alliés que nous respectons et que nous aimons et le deuxième axe de cette stratégie de Pacifique aux côtés du climat c'est la défense nos forces armées ici présentes je sais combien vous y êtes attachés elles font partie vous pouvez les applaudir elles sont un socle de notre défense de la protection de notre territoire de nos mères de notre espace aérien elle nous permettent d'agir aux côtés de grands alliés partenaires elles permettent aussi de former notre jeunesse grâce au SMMA qui voient passer tant et tant de jeunes et marquent leur histoire et leur destin je crois très profondément dans le service militaire adapté c'est une fierté et nous continuerons de le développer mais je suis venu ici vous dire que dans le cadre de cette stratégie indopacifique les forces armées de nouvelles Calédonie ont engagé une reconfiguration et que nous allons redoubler d'ambition ici même d'abord depuis 5 ans nous avons commencé à investir le nouveau patrouilleur maritime en atteste qui est en est déjà la trace mais j'ai décidé il y a plusieurs mois puis le ministre avec le chef d'un major des armées ont proposé une loi de programmation militaire elle a été débattue vos députés vs sénateurs qui sont là l'ont défendu elle vient d'être votée j'aurai à la promulguer dans quelques jours cette loi de programmation militaire elle porte pour la Nouvelle-Calédonie des engagements clair et fort plus de 200 militaires en plus et 18 milliards de France sur des investissements directs ici elle montre que notre volonté d'indépendance de souveraineté se joue aussi ici pour la Nouvelle-Calédonie et la France Unis [Applaudissements] et au-delà de ses moyens au-delà des forces armées Nouvelle-Calédonie au-delà de se réinvestissement de ces femmes et ces hommes qui s'engagent chaque jour avec dévouement ce que nous voulons faire c'est rayonner avec des partenaires c'est leur donner confiance et s'engager avec nous c'est ça notre stratégie adopacifique avec l'Australie au premier chef mais avec beaucoup d'autres États de la région c'est la force des exercices que nous avons menées ces derniers mois exercice maritime que vous avez vu déployer peut-être ces derniers mois et puis la mission Pégase 2023 qui a permis à norafal de survoler vos airs ils étaient à nos côtés encore hier [Applaudissements] et donc dans toutes les composantes nous voulons multiplier les partenariats avec tous les voisins de la région pour les aider à mieux se protéger protéger leurs eaux leurs espaces aériens mais aussi les aider à se former c'est pourquoi nous allons bâtir une académie du Pacifique ici même pour former des militaires de toute la région [Applaudissements] nous avons commencé nous irons plus loin parce que par ces forces armées c'est la crédibilité de notre engagement et c'est la possibilité même de ses partenariats nouveaux oui la France est une puissance indopacifique oui la nouvelle qu'elle est donnée est un partenaire puissant pour tous les voisins dans la région [Applaudissements] mes chers compatriotes voilà ce que je suis venu vous dire aujourd'hui en 5 ans nous avons fait beaucoup et nous n'avons pas le droit d'en rester là non pas le droit d'attendre de douter de nous ou de tâtonner nous devons construire aujourd'hui notre avenir pour les plus jeunes qui sont ici et les générations qui nous succéderont alors fort de ces trois référendum fort de ce que nous sommes et des décennies passées ce que je veux avec vous c'est bâtir ce chemin de pardon et ce chemin d'avenir les deux se tresses et sont indissociables [Applaudissements] il y a cinq ans OVA avec plusieurs d'entre vous je plantais un cocotier symbole de paix pour essayer [Musique] de montrer combien nous croyons dans l'avenir je veux ici aujourd'hui sur cette place du même nom scellé avec vous un pacte et impact engage tout le monde impacte qui doit nous conduire à sortir du face à face des uns et des autres impact de respect et d'ambition impact de tradition et d'ambition impact d'enracinement et d'universel ce pacte du pardon et de l'avenir ce pacte de Nouméa que nous cellules aujourd'hui je m'y engagerai comme je me suis engagé à vos côtés il y a 5 ans et donc vous me verrez parfois vous pressez de décider de choisir je sais que parfois cela vient contrarier le besoin de temps que certains expriment je respecterai toujours le temps qu'il faut pour une discussion sincère et loyale mais il nous faut avancer ce pacte c'est celui qui vous donne et vous donnera la stabilité dans la République et la France la stabilité pour l'avenir la force pour demain en respectant chacun et sans rien abandonner ce pacte d'aujourd'hui ce pacte de Nouméa c'est celui qui permet nos rêves respectant la part singulière de chacun ce pacte d'aujourd'hui c'est celui que nous cellons vous pouvez compter sur moi parce que je sais aussi que je pourrais compter sur vous vive la Nouvelle-Calédonie vive la République vive la France [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements]
Emmanuel Macron