Face aux experts du mercredi 8 janvier 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
2026 c'est la fin du mandat de notre invité également marieise Léon qui secrétaire général de la CFDT je demandais à l'instant s prendre les Bleus ça vous intéressait ouais peut-être ouais session de de Didier Deschamps merci d'avoir accepté notre invitation aujourd'hui alors vous étiez hier à Matignon vous avez longement é changé avec François Baayou nous allons y revenir je voudrais tout d'abord savoir avant de nous pencher sur ces échanges comment vous réagissez vous à la disparition de Jean-Marie Le Pen on a vu dans ce journal combien cela était un exercice complexe pour les responsables publics et politiques moi j'ai pas j'ai aucun commentaire à faire si ce n'est que la cvdt est à l'exacte opposé des idées qu'a toujours porté cet homme politique l'exact opposé de la formation politique qu'il a créé et qui continue d'exister qui est le rassemblement national et et donc on n'a jamais eu d'échanges ni débattu lorsqu'il était vivant je ferai aucun commentaire maintenant que ce monsieur est mort maris Léon je disais donc hier vous étiez à à matinon pour rencontrer François Baayou alors il y a une perspective he très importante c'est le discours de politique générale le 14 janvier pourquoi parce qu'il y a possiblement une censure du gouvernement à l'issue de de ce qu'il va annoncer déjà sur l'homme et la méthode dans quel état d'esprit est-ce que vous êtes sorti de cet entretien bah un état d'esprit plutôt constructif en tout cas on a eu un un Premier ministre qui a été beaucoup à l'écoute qui ne veut pas dévoiler véritablement euh ni dans enfin dans le détail ce qu'il a comme intention dans le cas de son discours de politique générale ça peut paraître un peu formel mais alors d'une part on était les premiers à être reçus de et d'autre part il veut pouvoir s'adresser au Parlement et donc dans son discours de politique générale donner les grands axes de sa politique c'est surtout un un rendez-vous utile pour une syndicaliste comme comme moi de pouvoir dire c'est quoi les urgences et c'est quoi quelles sont les urgences sociales donc nos attentes dans son discours de politique général d'avoir des annonces sur les rendez-vous en terme d'emploi la question de l'emploi la question du travail et la question des retraites nous c'est vraiment les trois sujets qu'on a souhaité aborder avec lui que ce soit dans le secteur privé comme pour les fonctionnaires il y a des enjeux autour du travail qui sont majeurs en terme de pouvoir d'achat de conditions de travail et et comment on apporte enfin des réponses concrètes à toutes les toutes les toutes les personnes qu'on représente moi en tant qu'organisation syndicale je me fais le la porte-parole de porter les attentes et questions mais surtout aussi d'apporter des réponses et ça c'est extrêmement important donc pour la CFDT c'est d'avoir des réponse dans ce discours de politique général ça sera extrêmement important et puis ensuite avoir un parlement véritablement qui soit euh sensible et qui soit véritablement moteur pour faire euh reculer ces inégalités sociales alors justement vous avez déjà vécu cette scène vous étiez aller voir Michel Barnier qui est resté un peu plus de 90 jours à Matignon la politique ça joue souvent à des détails dans votre rencontre avec François Barou hier c'est quoi la différence avec votre rendez-vous avec Michel Barnier il y a 3 mois alors la situation a peu évolué d'un point de vue social euh moi je j'ai eu un un un Premier ministre qui qui s'est adressé à la CFDT de faç sonç très franche qui a fait part d'une inquiétude extrêmement vive de la situation démocratique du pays et une volonté affichée de trouver des équilibres politiques donc le message aussi qui a passé la CFDT c'est dire au-delà de l'action gouvernementale il faut pouvoir avoir un parlement que je qualifierais d'union sociale qui puisse véritablement travailler sur des textes notamment dans le casadre du budget du budget de l'État du de la sécurité sociale qui soit porteur de justice sociale c'est vraiment le sujet sur lequel il faut pouvoir se concentrer aujourd'hui juste pour enchaîner pardon François vous avez évoqué la question du financement de la protection sociale vous êtes conscient vous avez signé un document d'alerte avec là il y a 3 semaines dans lequel vous constatez que la situation est pas bonne c'est pas la faute du gouvernement ou c'est c'est la faute la question de la question de de la situation économique est inquiétantepr faut faire des efforts oui oui oui bien sûr mais je vous parle pas de du fait qu'il fa pas faire d'effort je vous dis qu'il faut de la justice sociale c'estd qu'il faut des efforts partagés et qu'aujourd'hui on avait déjà tiré la cette d'alarme sur la question du pouvoir d'achat avec ellisabeth borne en octobre 2023 donc les les politique défile mais on a toujours les mêmes sujets qui restent extrêmement prignants pour les le monde du travail il y a eu un un travail qui a été fait par des économies sur la question des exonérations de cotisation et donc il y a aujourd'hui des solutions pauvrit la protection sociale bah les exonérations de cotisation exonère en fait effectivement des versements au dans le le budget de la Sécurité sociale donc en fait ça fait partie des solutions qu'il faut pouvoir explorer et sur lesquelles il faut avancer résolument nous on est très très demandeur que dans le cadre du budget de la Sécurité sociale il y ait un regard sur les efforts à faire oui mais aussi sur la façon dont les recettes peuvent être augmenté et ça c'est c'est extrêmement important parce qu'en fait aujourd' moi ce que me disent les salariés les agents des fonctions publiques c'est que les problèmes demeurent on a des politiques qui défilent et personne ne s'occupe de nos problèmes concrets retenez votre question s'il vous plaît madame lon restez avec nous on revient en direct pour la suite de cet échange dans quelques secondes à tout de suite 8h42 nous recevons la secrétaire générale CFDT Marie Lise Léon vous étiez donc hier avec François baay Matignon premier syndicat reçu par le par le Premier ministre qu'en est-il de la question de la réforme des retraites François baayerou a refusé de suspendre la réforme qui est entrée en vigueur mais se dit ouvert à toutes les options que vous a-t-il dit à ce sujet et que demandez-vous alors nous on a été extrêmement clair sur la question les retraites c'est une question de travail avant tout donc on ne peut pas parler des retraites si on n pas un travail en amont sur les conditions de travail les questions de santé au travail la prévention et la question don la façon dont les uns et les autres les salariés les les fonctionnaires peuvent évoluer dans leur dans leur travail ça c'est un élément un élément fondamental après parce qu'en fait la retraite c'est une question de comment quel est quel est le reflet à la retraite de ma carrière professionnelle et la façon j'ai pu évoluer et la question de l'âge légal qui est quand même l'éléphant au milieu de au milieu de la pièce c'est comment je fais et moi les salariés me disent comment je fais pour pouvoir travailler jusqu'à 64 ans 1 comment la boîte m'assure qu'elle me garde parce qu'en fait il y a quand même encore et toujours un problème d'emploi des seniors on a travaillé sur des solutions et on a fait on a eu un accord interprofessionnel à la fin de l'année qui doit rentrer en vigueur et donc les employeurs doivent prendre leur part de responsabilité garder les seiors et leur permettre d'évoluer tout au long tout au long de leur carrière et puis le deuxième le deuxème le deuxème sujet c'est la question des la question de des conditions de travail et donc le sujet des retraites est ouvert François Baayou a redit que tous les sujets ét sur la vous dites même c'estff au milieu de la la pièce l'âge mais l'âge c'est c'est le sujet de cris passion de tous les Français l'âge il nous a été Pr présenté comme un un un paramètre d'équilibre budgétaire nous on dit il y a d'autres solutions qui peuvent être regardé en terme de financement donc pour la CDT la question de la pérenité du régime elle passe par un équilibre budgétaire est prê à assumer et que on veut pouvoir avoir un alors attendez juste avant de regarder où vous prenez l'argent sur l'âge de retrait de départ que vous dit le Premier ministre la question il nous dit que la question de l'âge elle est sur la table et que tous les sujets pourront être abordés dont le sujet pH de la CFDT depuis 20 ans qui est la question de la pénibilité alors on parle aujourd'hui d'usure professionnelle prématuré ça c'est exactement ce que veut dire la pénibilité comment on reconnaît le fait qu'il y a aujourd'hui des métiers qui usent prématurément qui sont pénibles et qui font que on ne peut pas aller au travail jusqu'à 64 ans si on doit baisser l'âge de départ à la retraite où est-ce qu'on prend l'argent pour financer les caisses de retraite Pascal nous montit hier le T de remp donc le salaire avec la pension avec laquelle on on part au lendemain de sa retraite bon qui est dégressif 270 les projections c'est 40 % donc c'est une catastrophe pour les salariésors la question de des retraites elle est largement basée sur la question démographique et de la la question de l'emploi si on augmente l'emploi des senors le taux d'emploi des seniors si on l'augmente on augmente les recettes aussi du régime ça ce sont tous les sujets qui étaient censé être sur la table en 2022 et qui ont été complètement balayés parce que le gouvernement de l'époque avait dit ça serait 64 ans et rien d'autre nous on dit il faut que tous les sujets soient sur la table et je redis pour la CFDT il faut que la pénibilité soit enfin traitée ça fait partie des sujets sur lesquels c'est compliqué d'avancer notamment avec le patronat mais c'est un passage obligé pour pour la CFDT madame vous avez évoqué un moment le fait que vous aviez en face de vous un interlocuteur euh constructif vousmême vousêtes vous êtes un syndicat réformiste vous êtes le syndicat d'Edmond maire de Nicole nota et d'autres est-ce que vous avez le sentiment que comme les socio-démocrates aujourd'hui vous êtes l'interlocuteur qui permettrait de faire bouger les choses sans que ce soit tout soit remise en cause on vient de le dire à propos des retraites c'est-à-dire pas uniquement une variableajustement pour pouvoir ne pas avoir la censure mais un partenaire plus constructif qui peut dialoguer avec ce gouvernement bah pour d'autres sujets que la chefdt c'est jamais vécu comme une variable d'ajustement moi j'ai une boussole et j'ai un objectif c'est porter les attentes des salariés des travailleur et obtenir du progrès et et et et continuer de combattre une réforme qui a été profondément contestée socialement par beaucoup beaucoup de de citoyens et de citoyennes qui ont défilé pendant des mois et puis au bout du bout des salariés qui me disent mais je ne peux pas aller jusqu'à 64 ans le taux d'incapacité d'invalidité ce que je voulais diree la reconnaissance qui est des métiers pnibles on nous dit aujourd'hui les gens ont changé de boulot un couvreur un peintre en bâtiment il faut qu'à 45 oui mais c'est ce qu'on me répond aujourd'hui et on nous dit il faut qu'à 45 ans vous changez de boulot et en ce qui concerne les reconversions ben vous vous débrouillez parce qu'en fait il y a pas de dispositif qui y a déjà des carères longes il a la prise en compte non mais la prise en compte de la pénibilité dans certains méti vous comprz and oui mais il y a aussi la pénibilité non non ça se cumule pardon attendez voyez bienope et partout dans le monde les gens travaillent de plus en plus longtemps pour une raison qui est simple d'abord c'est que vous savez quelle est l'indication de l'espérance de vie à 60 ans l'activité c'est l'activité les gens qui sont en activité à 60 ans il faut respecter ceux qui ont des boulots pénibles ont une espérance de vie super mais vous voz bien que partout dans le monde on travaille plus parce que le monde vieillit le monde vieillit mais tout dépend de ce que vous faites tout dépend de l'âgequel vous commencez à bosser donc nous on a aussi été on a été favorable à la réforme Touren qui prévoit une augmentation exactement ça fait partie ça fait partie donc aller au compromis ok mais pas en tant que variable d'ajustement et puis en tant que syndicaliste jeis un parti politique je vais pas rentrer dans les la question des constition gvernement peut remettre en cause la réforme des retraites sachant qu'il a besoin de toutes les voies de droite de la majorité des voies de uche pour ne pas être dissous enfin pardon dissous oui ou pour ne pas être censuré mais c'est bah c'est il y a une fois de passage qui doivent être trouvés ça fait partie du travail du gouvernement et du Premier ministre moi mon boulot c'est de dire voilà les urgences sociales voilà les attentes elles sont énormes et et et et et être aussi en alerte sur le fait que il y a une forme de de désenchantement aussi d'un certain nombre de citoyens et de citoyennes qui attendent beaucoup des responsables politiques dispos comment dire discussion entre appareil qui est-ce qui s'occupe en fin de nous justement la censure elle crée de l'instabilité politique elle crée de l'instabilité économique on ne sait on en parle ici tous les matins est-ce que vous êtes inquiète dans la perspective d'une nouvelle censure qui est qui est plausible aujourd'hui oui parce qu'en fait je je suis inquiète par ce que j'ai comme comme comme retour aussi c'est que il y a il y a une une grande lcitude et une grande inquiétude moi j'ai beaucoup aussi de retours on parlait de la question de l'emploi questions économiques qui sont de plus en plus compliquées on voit alors beaucoup à la Une des dans les dans les journaux des des grands plans de licenciement qui sont annoncés de grands groupe il y a beaucoup aussi de de destruction d'emploi sous les radars dans les petites entreprises donc moi je dis pas je je dis pas il faut censurer pas censurer je dis que il y a une alerte qui est lancée par un ensemble des organisations syndical et patronal et que aujourd'hui moi je suis convaincu que les les citoyens serait irresponsable de faire de la popole de la petite mais oui mais ça c'est enfin c'est c'est valable dans beaucoup de périodes ça l' est d'autant plus aujourd'hui parce que aujourd je pense qu'il y a une majorité de citoyens de citoyennes qui veulent qui veulent de l'apaisement qu'on s'occupe d'eux et qui veulent de la solidarité merci beaucoup marie avec nous ce matin direct sur LC
François Bayrou