Aurore Bergé : « Il faut une primaire avant l’automne »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous actez l'importation du conflit au Moyen-Orient sur notre sol ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous en tant que ministre déléguée en charge de la lutte contre les discriminations êtes associée aux réflexions autour de la hausse des prix du carburant ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures allez-vous prendre contre les violences sexuelles dans les transports ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quels sont les premiers retours sur l'engagement avec les applications de rencontres contre les guet-apens homophobes ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour améliorer la parité dans les mairies ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Vous dites vouloir éviter un duel mortifère entre le RN et la LFI. Est-ce que vous serez candidate à une primaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Aurore BergéChiffre
« 70 millions annoncés pour les secteurs en difficulté : les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs. »
- 6:00Aurore BergéChiffre
« En 2024, plus de 3400 victimes dans les transports en Île-de-France. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Aurore Berger, merci beaucoup d'être notre invité ce matin, ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour Stéphane.
Bonjour Auriane, Aurore Berger, Bonjour. On va évidemment parler des questions qui concernent votre ministère, notamment les violences sexuelles et sexistes. Sujet très important, on va parler politique, mais d'abord quelques questions d'actualité.
Cet attentat déjoué ce week-end contre la Banque of Américas à Paris. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunes fait le lien avec le conflit au Moyen-Orient. Est-ce que vous actez l'importation de ce conflit sur notre sol ?
Déjà, je veux saluer évidemment la réactivité absolument exemplaire de nos forces de l'ordre. C'est vrai qu'on communique rarement sur les succès, c'est-à-dire les attentats qui ont réussi à être déjoués, ce qui peut parfois interroger les Français sur quelle est notre action au quotidien. Mais notre action au quotidien, c'est cela.
C'est de garantir la sécurité des Français sur notre sol et garantir aussi la sécurité des Français par l'engagement militaire aussi, évidemment, qui est le nôtre dans des endroits qui sont des endroits stratégiques. Le ministre de l'Intérieur a eu l'occasion de s'exprimer. C'est vrai qu'il y a cette inquiétude renforcée de se dire que la France est prise pour cibles au regard des valeurs que nous portons, au regard des engagements internationaux nécessaires que nous avons et c'est la raison pour laquelle il s'est exprimé dans ce sens-là.
Mais ça acte en importation du conflit ? Non, importation du conflit, vous Vous savez que même avant le conflit au Moyen-Orient, même avant la guerre avec l'Iran, et vous savez la position très claire de la France en la matière, la France est préproportible, et elle a été malheureusement préproportie par le terrorisme islamiste qui a frappé à plusieurs reprises sur notre territoire et qui a emporté la vie de plusieurs français au regard de ce qu'est la france au regard des valeurs que nous portons et donc je pense que là dessus il faut qu'on soit tous extrêmement conscients et vigilants évidemment du niveau de la menace autre sujet d'actualité qui inquiète les français stéphane c'est la hausse des prix du carburant oui est-ce que vous en tant que ministre déléguée en charge de la lutte contre les discriminations vous êtes associés aux réflexions autour de cette hausse des prix puisque ça touche des personnes précaires il ya toute la toute la difficulté aussi entre les urbains et les ruraux est-ce que vous avez votre mot à dire ? L'ensemble du gouvernement est associé et mobilisé évidemment d'ailleurs on aura l'occasion de se retrouver autour du premier ministre l'ensemble du gouvernement mercredi et j'imagine que l'un des sujets bien sûr sera celui-ci parce que c'est une préoccupation qui est la nôtre comment faire face à la question de la hausse des prix alors il n'y a pas une question de risque de pénurie je pense que c'est aussi très important de le dire on n'est pas sur la question de la production aujourd'hui du carburant on est vraiment sur le risque sur les prix et donc évidemment on est tous mobilisés à la fois pour les français dans leur vie quotidienne mais aussi pour ceux qui ont des attentes plus particulières je pense à nos agriculteurs par exemple mais justement besoin que c'est surtout pour eux pour le moment où vous êtes mobilisés 70 millions annoncés pour les secteurs en difficulté les agriculteurs les pêcheurs les transporteurs mais est-ce que le gouvernement peut s'arrêter là est-ce que vous pouvez rester sourd aux difficultés de ces français qui ont de plus en plus de mal à faire le plein on sort de débat budgétaire où la plupart de celles et ceux qui se sont exprimés dans le débat budgétaire ont quand même dit qu'il y avait un enjeu sur la dette un enjeu sur le le déficit public, un enjeu sur le niveau de la dépense publique.
Et donc je pense qu'il faut quand même avoir ça en tête. C'est-à-dire on ne peut pas oublier les débats budgétaires une fois que le projet de loi de finances a été définitivement adopté et validé, pour se dire que dès qu'on est percuté par une crise, eh bien on fait fi des engagements précédents qu'on a pris. Donc c'est pour ça... – Qu'est-ce que font les oppositions ?
Ils oublient l'état de notre dette et d'un déficit ? – Disons que les mêmes qui nous ont dit il y a encore quelques semaines, attention, alerte rouge, dette publics, déficits publics, dépenses publiques, dès qu'il y a un risque d'une crise qui nous percute, d'une difficulté supplémentaire qui nous percute, sont les premiers à dire réactivons de la dépense publique supplémentaire. Est-ce que c'est le seul réflexe qu'on doit avoir ?
Et pour autant, encore une fois, ce que vous avez dit, on n'est pas sourds. Donc ça veut dire qu'on regarde de manière très précise des mesures qui pourraient être prises si elles étaient nécessaires. Il y a des mesures d'urgence qui l'étaient parce qu'il y a des secteurs qui sont immédiatement touchés et impactés, qui correspondent à des enjeux qui qui sont stratégiques aussi dans notre pays, des enjeux de souveraineté quand on parle des transporteurs, quand on parle des pêcheurs, quand on parle des agriculteurs, qui représentent aussi des milliers d'emplois évidemment ensuite derrière, les enjeux des territoires notamment et des territoires euros, donc c'est pour ça que la réflexion elle est en cours et je veux aussi rassurer les Français encore une fois, il n'y a pas un enjeu sur le volume, sur la production il y a un enjeu sur les prix, on en est conscient mais ça veut dire que ça pourrait ne pas s'arrêter là il pourrait y avoir dans les jours qui viennent des mesures pour d'autres catégories de français, pour les particuliers pour les français les plus précaires le gouvernement y réfléchit mais le gouvernement est attentif sur la question encore une fois de la dépense publique parce qu'on n'a pas oublier l'enjeu de Mais les 70 millions, ce n'est pas pour solde de tout compte ?
Ça peut être une première étape ? Ça, c'est en cours de discussion. C'est un travail qui est fait aujourd'hui, évidemment, par l'ensemble des membres du gouvernement, avec le Prémi-ministre, avec le Président de la République.
Donc on verra en fonction de l'évolution aussi évidemment des prix, mais je pense qu'il faut d'abord rassurer les Français sur le fait qu'encore une fois on n'a pas un enjeu sur la production. On a une inquiétude qui est importante sur les prix et j'imagine que beaucoup de ceux qui nous On vous écoute évidemment. Pour certains, on peut-être restreint leur consommation malgré eux.
Donc il faut évidemment être très attentif à ça et très vigilant. On passe au sujet de votre ministère. On commence par les violences sexuelles et sexistes.
Vous serez cet après-midi avec le ministre des Transports. Philippe Tabarro, Gare du Nord sur le thème justement de la lutte contre ces violences dans les transports. Les chiffres sont inquiétants.
En 2024, plus de 3400 victimes dans les transports en Ile-de-France. 7 femmes sur 10 ont déjà été confrontées à des violences dans les transports, quelles mesures vous allez prendre ? Déjà, vous avez rappelé les chiffres.
C'est-à-dire qu'il y a les chiffres déclarés, c'est-à-dire celles qui ont eu le courage et la possibilité de porter plainte. Et puis on estime que sans doute d'autres n'ont pas été jusqu'à un dépôt de plainte. Donc c'est sans doute des chiffres qui sont sous-estimés.
Et quand on parle des violences sexuelles dans les transports, dans 9 cas sur 10, ces violences, elles concernent les femmes. Et donc ça veut dire qu'on a intériorisé ça. Vous comme moi, comme celles qui nous écoutent, qui nous regardent parce qu'on change nos horaires, parce qu'on adapte nos trajets, parce qu'on renonce à prendre certaines lignes de métro, de train, de tram, de bus aussi parfois.
Et donc on renonce à une liberté qui est une liberté fondamentale. En disant, en fait, à tel endroit, ça engendre des dépenses supplémentaires. Pour celles qui le peuvent, je vais prendre un taxi, je vais prendre un VTC parce qu'en fait, à partir d'une cette telle heure, je ne veux pas.
Et puis même en tant que parent, pour nos enfants, nos jeunes filles où il y a quand même une boule au ventre et une inquiétude quand elles doivent prendre un transport en commun, ce qui est le cas de millions de jeunes filles évidemment à travers la France, ne serait-ce que pour aller au collège et au lycée. Donc c'est ça le point de départ et c'est évidemment insupportable de se dire qu qu'on restreint une liberté, qui est une liberté fondamentale et puis qui ensuite en génère d'autres. Liberté de travailler, d'étudier, d'avoir une vie sociale.
Donc ce qu'on fait avec Philippe Tabarro, qui est le ministre des Transports, on avait annoncé qu'on allait agir. Donc voilà, la réponse, elle est aujourd'hui, où on a mis autour de la table l'ensemble des opérateurs, les régions, puisque les régions de France sont évidemment clés dans la question des transports. Une action spécifique sur l'Île-de-France, mais pas que l'Île-de-France.
Donc avec Valérie Pécresse, la la présidente de la région Île-de-France, puisque c'est vraiment l'ensemble de l'association des régions de France qui est engagée, des opérateurs, la RATP et la SNCF. Plusieurs choses. Un, je le rappelle, 31-17.
Numéro aujourd'hui sous-connu, méconnu, 31-17, application, SMS, téléphone pour signaler des violences, soit en tant que victime, soit en tant que témoin sur tout le réseau RATP et SNCF. Donc ça, c'est quelques clics qui permettent immédiatement de se signaler ou de signaler quelque chose qu'on aurait vu et qui se serait passé dans les transports en commun. Donc on va massivement développer la communication pour que ce numéro soit connu.
Formation, comment on forme les agents, celles et ceux qui sont au contact. très directe des voyageurs tout au long de la journée pour garantir qu'ils aient les bons gestes, les bons réflexes sur une situation qu'ils verraient et en fonction de comment agir, comment détecter, comment accompagner les victimes on va revoir aussi la question des aménagements pour ça qu'on le fait avec les opérateurs et que l'arrière atp avec la sncf avec les régions de france parce qu'on sait que en fonction de l'éclairage en fonction des aménagements des gares vous n'avez pas les mêmes réflexes les mêmes possibilités qui peuvent être faites et puis je vous le disais il y a des enjeux spécifiques sur la région Île-de-France au regard du volume de voyageurs chaque jour mais il n'y a pas que la région Île-de-France et donc il y a aussi cette inquiétude en ruralité. Et l'objectif, c'est de généraliser notamment la descente à la demande.
C'est-à-dire qu'on peut garantir en fonction ici d'un bus par exemple, si vous voulez descendre entre deux arrêts parce que ça va vous rapprocher de chez vous, parce que vous avez besoin de changer votre trajet parce que vous avez un doute, eh bien, descente à la demande qu'on veut généraliser. Donc ça, c'est quelques exemples sur la détection, sur l'accompagnement, sur les signalements, sur la formation et sur l'attention qu'on a aussi pour les territoires ruraux qui est de nature, on l'espère, à garantir la liberté de chacune. Tout ça fait l'objet d'une charte d'engagement que vous avez signée cet après-midi.
Il y en a une autre de charte d'engagement que vous avez signée récemment avec 4 applications de rencontres pour lutter contre les les gâtapants homophobes, donc on est dans un autre registre, mais qu'est-ce que ça donne, les premiers retours sur cet engagement ? Pour ceux qui nous regardent, c'est quoi un gâtapant homophobe ? Ça veut dire que vous êtes sur une application de rencontres, comme des millions de personnes à travers le monde, parce que c'est C'est d'abord un outil de liberté, de pouvoir faire confiance, de pouvoir rencontrer quelqu'un.
Et malheureusement, il y a un faux profil qui s'est créé, qui joue justement sur votre confiance, qui va vous donner un rendez-vous. Et puis ce rendez-vous, au moment où vous arrivez, ça se transforme en un guet-apens, c'est-à-dire des Des hommes, parce qu'en général ce sont des hommes, qui vous attendent, qui vont vous tabasser, qui vont vous frapper, qui vont vous menacer, qui vont vous insulter, qui vont vous humilier. A tel point évidemment que vous en sortez avec des séquelles qui sont des séquelles physiques et même des séquelles psychologiques.
Sur les différents guettapens, malheureusement, que notre pays a eu à connaître, certains ont eu comme conséquence que des personnes n'ont pas réussi à se remettre de ce qu'elles avaient vécu et donc ont été jusqu'à mettre fin à leurs jours. Donc on parle de ça. On parle d'homophobie, on parle de transphobie, on parle du fait que au regard de l'orientation sexuelle de l'identité qui est la vôtre ou qui est supposée être, eh bien on vous tend un piège et ça peut malheureusement conduire au pire.
Donc ce qu'on a fait c'est quoi ? C'est agir avec les plateformes. Parce que l'idée, ce n'est pas de restreindre là encore la liberté.
C'est comme sur les transports, on ne veut pas que les gens changent leurs habitudes, restreignent leur liberté. On veut garantir la liberté partout. Sur les transports, vous avez des engagements très précis, très concret, que vous venez de détailler.
Eh bien les plateformes c'est pareil. Par exemple on est uniquement dans l'univers virtuel. On est dans l'univers virtuel mais qui a des conséquences dans la vie réelle et donc il n'y a pas de raison en fait que les règles changent.
Par contre il faut des règles différentes et renforcées parce que ce n'est pas les mêmes outils. Donc deux engagements, la question des faux profils. Eh bien on pourra avoir maintenant des profils vérifiés.
C'est-à-dire que vous allez vous inscrire sous votre réelle identité donc on va vérifier votre identité même si après vous pourrez échanger vers pseudo Évidemment, pour des raisons évidentes, certaines personnes ne veulent pas que leur entourage connaisse leur orientation sexuelle. Donc ils pourront continuer à échanger sous pseudo, mais une identité vérifiée. Et donc ça veut dire que quand vous échangez avec un profil vérifié, vous dites qu'à priori, c'est une personne en qui vous pouvez avoir plus confiance.
Deuxième exemple, sur les guet-apens. Si malheureusement le pire devait arriver, le premier réflexe des personnes qui vous ont tendu un piège, c'est de supprimer le faux profil. Comme ça, on ne pourra pas me retrouver.
Non, les plateformes se sont engagées à à garder les données pour que ces données puissent être utilisées dans le cadre d'une enquête judiciaire et donc que des condamnations puissent avoir lieu. L'idée, c'est vraiment que les auteurs, les agresseurs renoncent en fait à tendre ces pièges, parce qu'il y aurait des conséquences très claires, des conséquences judiciaires, des sanctions, des condamnations qui tomberaient. J'ai une question liée à l'actualité qui n'a rien à voir, mais on a eu le deuxième tour des municipales dimanche dernier.
On peut dresser le le portrait robot des maires aujourd'hui. Donc, on sait qu'il y a à peu près autant de conseillères municipales que de conseillers municipaux grâce à l'extension de la parité. La loi pouvait facilement s'appliquer par rapport aux doutes que certains émettaient.
Alors, c'est vrai. Par contre, par contre, on on a à peine plus de 22 % de femmes mères à l'issue de ce second tour c'est un petit point de plus qu' en 2020 donc c' pas beaucoup et qu'est-ce qu'il faudrait faire, c'est aussi l'engagement des partis politiques. sont des villes où il y a des investitures de partis politiques.
L'ancrage local et territorial qui est le vôtre, la manière avec laquelle vous êtes engagé depuis des années. Vous prenez les deux exemples en effet de Bordeau et Annecy, Thomas Caznave et Antoine Armand. se produise.
Mais après, encore une fois, c'est là où je le soulignais un peu en souriant, mais quand la loi sur la parité a été adoptée, on a entendu compris sur votre plateau, énormément d'hommes venir expliquer que ça serait impossible à appliquer, que ce serait impossible à appliquer, qu'on n'arriverait pas à faire de liste, qu'on allait à la catastrophe, on n'aurait plus de conseillers municipaux, on n'aurait pas de conseils municipaux complets. La vérité, elle est évidemment toute autre. Il n'y a eu que 66 communes qui n'avaient pas de liste.
Mais qui n'étaient pas pour des raisons de parité d C'est un défaut d'engagement et une difficulté d'engagement parce qu'être maire, être conseiller municipal, notamment dans les territoires les plus ruraux, c'est un engagement de tous les instants. Vous êtes maire H24 7 jours sur 7 et donc c'est plutôt un enjeu de comment on renforce l'accompagnement aussi pour les élus locaux et l'accompagnement pour les maires. Mais en tout cas, la parité, elle existe.
Donc aujourd'hui, c'était la première fois, première élection, 100 % paritaire. Je pense que ça, c'est quand même une bonne nouvelle. Ça démontre évidemment que c'était est possible.
Ça montre évidemment que les femmes s'engagent partout et qu'il est donc possible d'avoir ce niveau d'engagement partout en France. Vous êtes aussi chargée de la lutte contre les discriminations hors berger. Quand vous entendez le nouveau maire Alafi de Saint-Denis dire que pour un argent public de sa ville il ne sera pas possible de pouvoir rester en ayant l'ambition de porter une option politique qui a été battue dans les urnes.
Est-ce que vous considérez que c'est de la discrimination en raison d'opinion politique ? Oui mais je considère que surtout c'est une atteinte grave aux principes républicains et normalement évidemment aucun maire ne peut et ne doit se comporter comme ça. D'ailleurs le gouvernement l'a rappelé à l'ordre pour une raison évidente c'est que les agents municipaux qui sont pour un certain nombre contractuels ou fonctionnaires ils sont pas là pour exprimer des idées politiques.
Ils sont là tout simplement pour servir, servir les français, servir les françaises et donc se dire que en fonction d'opinions politiques ils seraient limogés du jour au lendemain parce qu'en fait c'est ça, c'est de se dire qu'on va limogés du jour au lendemain des hommes et des femmes. Pourquoi ? Parce qu'ils auraient servi sous une municipalité précédente, parce qu'il serait devenu du jour au lendemain incompétent.
Qu'il y ait des choix sur un cabinet, c'est-à-dire ceux qui vous entourent pour faire de la politique. Ça c'est est évidemment logique et absolument légitime, et tout le monde le comprend. Mais sur celles et ceux qui servent la République, je crois que là... – Et qu'est-ce que vous allez faire en tant que ministre chargé de la lutte contre les discriminations ? – On l'a rappelé à l'ordre, y compris le ministre de la Fonction publique parce que, de toute façon, ce ne sont pas les règles de notre État de droit.
Ce ne sont pas les règles de la République de limoger quelqu'un à raison de ses opinions politiques alors qu'il sert, que ce soit la République, que ce soit l'État, que ce soit l Hôpital public, que ce soit les collectivités territoriales. Et donc je pense et ça démontre aussi ce qui se passerait si de telles personnes arrivaient à des responsabilités de nature différente. C'est-à-dire que là on parle de municipalité.
Aujourd'hui on a quand même le risque d'en notre pays, d'avoir un second tour qui pourrait se jouer entre le Rassemblement national d'un côté et la France insoumise de l'autre. Est-ce que ce sont ces valeurs qu'on a envie de voir être mises au premier plan dans notre pays ? Je ne crois pas.
Et ça, c'est notre responsabilité aussi de garantir qu'il y a un autre choix pour les Français en 2027, qu'uniquement cette option pèse de tenailles identitaires entre la France insoumise et le Rassemblement national. Ce duel absolument mortifère. Et on a encore le temps d'agir et de nous mobiliser pour garantir qu'une alternative puisse exister.
Il y a eu une poignée de mairies dimanche soir où il y a eu des scènes choquantes de mères battues, conspuées. Ça ne concernait qu'un tout petit nombre de mairies et des débordements qui ont été beaucoup montrés partout. Qu'est-ce que ça nous dit de l'état du pays aujourd'hui ?
Est-ce que le président de la République a eu raison de parler de sédition ? Ce n'est pas un petit peu fort par rapport Moi j'ai réagi immédiatement parce que certaines de ces scènes malheureusement se sont produites dans mon propre département, dans les Yvelines. C'est-à-dire qu'on parle quand même de maires, quelle que soit leur opinion politique, qui ont servi pendant 6 ans, pendant 12 ans, parfois plus.
Ils ont été battus. Ça s'appelle la démocratie. Ils n'ont pas remis en cause le fait d'être battus.
Ils ont annoncé les résultats, ce qui est quand même une épreuve. Vous êtes maire sortant, vous êtes battu. Vous venez pour annoncer les résultats que vous êtes battu.
Ils sont conspués. C'était lamentable. Et là, ils sont conspués.
C'est des traits. C'était lamentable. Ils sont insultés.
Et pour certains, ils ont dû être raccompagnés, protégés par les forces de l'ordre de peur carrément qu'il y ait des atteintes physiques. Donc c'est absolument insupportable. Ça s'est passé dans quelle mairie ?
Ça s'est passé dans les mairies notamment que la France Insoumise a remporté ou avec le soutien de la France Insoumise dans la très grande majorité des cas. Ça concerne tant des maires qui étaient des maires du Parti Socialiste que des maires LR qui ont été en effet remplacés et je pense que oui, je pense que ça devrait choquer l'ensemble des Français et je pense que les Français ont été très choqués par ça, de se dire qu'on a des maires comme ça. Ça concernait vraiment un tout petit nombre de communes et on a l'impression qu'en fait on serait au bord de l'implosion.
Non, on n'est pas heureusement. On est d'accord ? On est d'accord On n'est pas au bord de l'implosion dans notre pays mais on est en risque.
On est en risque politique, on est en risque républicain, on a un risque démocratique en fonction de ce qui se passe. Mais vous ne dites pas comme Gérald Darmanin il y a un sentiment pré-révolutionnaire électoral ? Ça va trop loin.
En tout cas ce que je vois moi, c'est qu'il y a eu une forme de dégagisme qui s'est exprimé dans un certain nombre de communes et que ce dégagisme va parfois jusqu'à des atteintes qui peuvent être des atteintes physiques à l'encontre des dus de la République. Et si là-dessus on n'est pas tous d'accord pour le dénoncer, alors je crois qu il y a un certain nombre en effet de responsables politiques qui se mettent à l'écart de la vie démocratique et républicaine quand ils sont même incapables de dénoncer ces faits qui je crois ont eux choqué les Français. Vous nous disiez, je reprends vos mots, vouloir éviter un duel mortifère entre le Rassemblement national et la France Insoumisi.
Hier, 90 élus de la droite et du centre ont signé une tribune, un appel à l'union de la droite et du centre. Vous ne l'avez pas signée ? Alors c'est d'abord les parlementaires qui ont souhaité signer cette tribune.
Je les en remercie. Oui, Gérald Darmanin, moi-même, Elisabeth Borne, on est un certain nombre à avoir accompagné ce mouvement et pas forcément à avoir signé. En tout cas, ce qui est important c'est que cette tribune soit sortie.
Ce qui est important c'est que les parlementaires ont dit une chose très simple, c'est que si on n'est pas capable de s'entendre, si on n'est pas capable de parler d'une même voix en 2027, alors on sera responsable non pas uniquement de notre élimination et l'élimination de nos idées, on sera responsable d'offrir aux Français, uniquement un choix entre l'ERN et la France insolidisée. Je pense que notre pays mérite mieux que ça, vaut mieux que ça, mais ça suppose un peu de responsabilité, un peu de courage, la capacité qu'on a à faire et à faire ensemble, et les élections municipales, alors je sais que certains ne veulent pas que ce soit le premier tour de la présidentielle, mais les élections municipales, elles disent quand même quelque chose sur l'état du pays et sur le fait qu'en tout cas, à chaque fois qu'on a réussi à être unis, soit on a gagné, soit on était en passe de lettres y compris dans des communes où on ne nous attendait pas du tout, je pense à Clermont-Ferrand par exemple ou même à des surprises qui ont existé à Nantes et là où on a été divisés singulièrement à Paris, il s'est passé quoi ? On a fait réélire les sortants.
Donc il faut absolument qu'on évite ce poison mortifère de la division. Ça, c'est le poison mortifère de la division, ça concerne tout le monde. La gauche, Orélefi, se pose la question, le centre se pose la question, la droite se pose la question, tout le monde dit primaire, pas primaire, on a l depuis des mois, je vois que de plus en plus de voix s'élèvent pour demander que cette primaire puisse exister.
Moi, je trouve qu'on gouverne depuis maintenant 18 mois ensemble. Ensemble, ça veut dire quoi ça veut dire Renaissance, le Bodem, Horizon, l'UDI, les Républicains. Ça fait 18 mois que les Français...
Donc elle s'arrête là ? Vous ne dites pas comme Laurent Wauquiez jusqu'à Sarac-Metro ? Quand on gagne à Bordeaux, quand on gagne à Annecy, quand on gagne à Clermont-Ferrand, c'est comment ?
C'est de cette manière-là. C'est ensemble. Et quand on perd, c'est justement qu'on a eu plusieurs candidatures de premier tour qui ont créé une incapacité ensuite à s'entendre.
Aujourd'hui, mon sujet, ce n'est pas est-ce qu'il y a des gauches irréconciliables, des droites irréconciliaibles ? Le risque, c'est que ce soit le pays qui soit irréconciliable. Le risque, c'est qu'il y ait des fractures telles qu'à la fin, on n'arrive plus à faire et à faire ensemble.
Donc, on doit, et c'est un impératif qui est un impératif politique et qui est presque un impératif moral en fait, assumer cette candidature S'il y a d'autres instruments que ceux de la primaire, s'il y a d'autres possibilités d'union que celles de la primaire, je serai la première à les accompagner et les soutenir. Mais il faut un instrument, vous ne dites pas au vu des sondages, Edouard Philippe pour le moment est le mieux placé, c'est lui notre candidat j'ai vu un sondage en effet où edouard philippe était le mieux placé moi je me base pas uniquement sur les sondages parce que les instituts de sondage eux-mêmes vous disent qu'ils sont des photographies et sont pas des projections sur ce qui pourrait se passer dans un an ou dans 18 mois. Et regardez sur les élections municipales où parfois, y compris 2-3 jours avant l'élection, les sondages nous donnaient des résultats qui étaient largement distanciés ensuite par le vote final des Français.
Donc se dire on On verra bien, se dire écoutez rassurez-vous on se désistera les uns les autres en octobre, en novembre, en décembre, en janvier. Moi j'ai pas envie qu'on attende que ce soit trop tard. C'est quand pas trop tard ?
Il faut une primaire quand du coup ? A l'automne. Une primaire à l'automne ?
A l'automne parce que si c'est trop tard il se passera quoi ? Il se passera qu'on sera responsable encore une fois de l'élection du Rassemblement national dans notre pays et notre pays mérite vraiment mieux que ça. Vous serez candidate à cette primaire ?
Moi je fais déjà en sorte qu'elle existe, je fais les choses dans le bon ordre, je me suis mobilisé pour les élections municipales, je me mobilise en action au sein du gouvernement. On a parlé de sujets qui sont importants, on a parlé de sécurité des personnes, on a parlé de liberté des Français que ce soit dans les transports, que ce soit la lutte contre les violences qui s'exercent contre certains d'entre eux donc moi je suis au travail, et je fais en sorte qu'on puisse avancer sur une candidature unique, parce que je pense qu'elle est vitale pour notre société. La primaire, pas jusqu'à Sarah Knafo.
Je vais vous donner un exemple très concret. Moi j'étais à Berlin la semaine dernière, à Berlin où j'étais avec la ministre de l'éducation nationale au mémorial de la Shoah à Berlin. Je rencontre une enseignante qui me dit vous voyez dans mes élèves, il y en a qui croient même pas, qui croient pas à l'Holocauste.
Pourquoi ? Parce que certains de leurs parents sont engagés à l'AFD. L'AFD, c'est le parti d'extrême droite allemand, le parti partenaire de Serac Nafo et d'Éric Zemmour au Parlement européen.
Ça, c'est très concret. C'est un parti qui nous dit sur la lutte contre l'antisémitisme qu'il faut qu'à un moment, on abandonne un peu la mémoire, qu'on en a trop fait, que ce serait bien qu'on tourne la page, que ce serait bien qu'on passe à autre chose. Quand on voit ce qui se passe dans toutes nos démocraties sur la lutte contre l'antismisme, non, je ne crois pas qu'on n'en fasse trop, je crois qu'on n'en fera jamais assez pour garantir que que cette mémoire soit transmise et garantir que cet enjeu démocratique sur la lutte contre l'antisémitisme soit pris à bras-le-corps.
Donc Sarah Knafo, par principe, elle est totalement à l'épargne de ce genre. C'est clair. Jusqu'à la gauche républicaine ?
C'est ce que dit Gérald Darmanin ? On parle au français. Moi, le sujet, il n'est pas uniquement les parti.
Il est de parler aux Français. Après, je pense qu'il faut de la cohérence aussi sur ce qu'on a à défendre et sur ce qu'on a à dire. Je crois pas que les Français comprendraient une primaire qui irait d'une partie du Parti Socialiste parce qu'en plus, il faudrait choisir au sein du Parti Socialiste jusqu'au républicain.
Je ne crois pas à ça. Je pense qu'il faut une clarté républicaine. Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas s'adresser à tous les électeurs.
Je pense qu'il y a beaucoup des électeurs de gauche, gauche républicaine, laïcs notamment, qui ne se reconnaît pas aujourd'hui dans les options qui sont proposées et présenté et qui peut se reconnaître demain dans une candidature centrale qui serait présentée comme elle s'y est reconnue en début de l'année. Dernier mot, comment vous trouvez un candidat commun avec les LR quand vous avez un Bruno Retailleau, président du parti, qui dit un candidat macroniste ne gagnera jamais la présidentielle. Et moi, j'entends d'autres membres des Républicains, notamment Gérard Larcher, président du Sénat, qui dit d'autres choses et qui dit que justement, dans le cas d'une primaire, c'est aux Français de choisir quelle serait la meilleure option pour eux, pour demain les représenter et nous permettre de gagner parce que cette élection, nous pouvons la gagner mais nous ne pouvons la gagner que si nous sommes unis.
Merci Aurore Berger, merci beaucoup d'avoir été notre invité.
Aurore Bergé