Gérard Larcher : "Nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'était votre rendez-vous avec Adajio. Adadio, numéro 1 des appart hôtel en Europe. C'était votre rendez-vous BFM Première avec la Skoda Octavia, partenaire de vos journées bien remplies.
Pour la voiture, il y a rien à faire. Rien à faire. Et oui, Wigo pour vendre ou acheter sa voiture facilement.
Pas mal. C'était votre programme avec IGO. [musique] Il est 8h28 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV.
Bonjour Gérard Larchet. Bonjour. Merci d'être à mon micro pour répondre à mes questions ce matin.
Vous êtes bien sûr le président du Sénat, vous êtes vous-même sénateur les républicains des Yvelines. Vous êtes le deuxième personnage de de l'État. Une question évidemment d'abord sur les conséquences ici de la guerre, ces aides qui ont été annoncées, qui ont fini par être annoncé hier sur le péron de Matignon, ces aides, ce sera notamment 20 centimes par litre pour ceux qui roulent plus de 30 km par jour et qui gagnent moins de 17000 €.
Est-ce que vous considérez que c'est à la hauteur ? Écoutez, il faut d'abord regarder la situation financière de notre pays. Situation financière de notre pays avec un endettement extrêmement élevé, aucune capacité d'amortir les crises et la nécessité, on l'a vu hier, de réduire le budget de 6 milliards, 4 milliards pour l'État, 2 milliards pour la sécurité sociale avant d'aborder quelconque politique de soutien face à la crise.
Pourquoi ? Parce que cette crise, elle a des conséquences sur la croissance. Déjà, on a perdu 01 points de croissance.
Ça peut apparaître techno ce chiffre. Ça serait 3 milliard 3 milliards déjà. C'est l'augmentation des taux d'intérêt.
Nous n'avons cessé de dire qu'on ne pouvait plus continuer à endetter ce pays. Ça fait aujourd'hui un coup de 3 milliards 6 l'augmentation des taux d'intérêt depuis le début de l'année. Et puis il y a naturellement l'accompagnement des moyens militaires, c'est 1 milliard. cette réalité-là et bien elle ne donne pas au gouvernement d'autres marges de manœuvre euh que de faire ce qu'il est possible de faire en direction de certaines catégories.
Mais bien sûr, mais nous le disons depuis longtemps, nous n'avons pas les moyens. Nous n'avons pas les moyens et nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà et surendetté et surfiscalisé. C'est ça la réalité de notre pays et c'est sûr sur quoi d'ailleurs nous devrons avoir l'an prochain un débat.
Comment ordrait ce pays ? Enfin, c'est quand même très décourageant ce que vous dites. C'est pas décourageant.
Je crois qu'il faut dire la vérité aux Français et aux Français. On ne peut pas faire comme si il ne se passait rien. Comme si nous n'avions pas un budget totalement déséquilibre, comme si pas déficit de 5%.
On paye aujourd'hui les choix ou les non choix qui ont été faits au moment du budget. On on paye aujourd'ui les noncho depuis 10 ans. Hm.
On paye le quoi qu'il en coûte. On paye euh un ensemble d'engagements où on n' pas réduit la dépense publique, on n' pas réformé l'État. Pardonnez-moi, c'est quelque part le bilan de deux quinquen d'Emmanuel Macron.
Je suis en train de vous décider. Vous êtes en train de me dire que les deux quinquenas d'Emmanuel Macron ont laissé la France exangler. Elle laisse la France dans tous les cas euh en hypoxie comme diraient les vétérinaires, on manque d'oxygène.
Je rappelle évidemment que vous êtes vétérinaire. Euh Gérard Larchet, le problème c'est que ça c'est du point de vue de l'État et effectivement des finances publiques. Quand vous prenez le point de vue de ceux qui aujourd'hui et j'ai eu plusieurs témoignages sur RMC ce matin euh d'une notamment d'une personne qui travaille dans l'immobilier dans la région de 3 dans l'aube, elle elle dit "Moi, je roule 100 km par jour, sauf que voilà, j'ai deux enfants que finalement on gagne notre vie." Donc on est au-dessus des 17000 € par an, mais pas suffisamment pour être aidé et le sentiment toujours que les aides c'est pour les autres.
Écoutez, les aides qui ont été décidées sont pour un certain nombre de catégories qui contribuent à la production dans ce pays. Euh les agriculteurs, les pêcheurs, les ceux qui sont transporteurs, euh ceux qui assurent, j'allais dire le covoiturage, que ça soit taxi ou Uber et puis les 3 millions notamment de ceux qui ont des revenus à la fois modestes mais qui sont particulièrement utiles. Je pense parle beaucoup d'autonomie, toutes les aides à domicile, tout ceci.
Alors bien sûr euh pour les classes moyennes, ça n'est pas, j'allais dire une bonne nouvelle, mais elles sont aussi celles qui contribuent à la fiscalité. Elle se rend bien compte qu'on ne peut pas aller qu'on ne peut pas aller vers plus de fiscalité. Donc justement, ils ont le sentiment de donner beaucoup et de recevoir très peu.
Oui. Euh voilà pourquoi il faudrait bien qu'il se pose la question demain est-ce qu'on peut continuer dans l'augmentation de la dépense. Ce que vous voulez dire, c'est qu'ils devront attirer les conséquences dans leur vote au fond.
Gérard Larchet, pourquoi les gens ne sont pas dans la rue ? Je vous pose la question parce que au fond, lorsque l'on regarde ce qui s'est passé au moment des gilets jaunes, les gilets jaunes, c'était un problème de carburant, c'est ce qui les a poussé sur les ronds-points. Comment est-ce que vous jugez le climat social aujourd'hui en France ?
Je juge le climat social à l'ône du climat international. Il y a beaucoup d'angoisse, d'interrogation face à ce qui se passe aux Moyennes et au Prochrient. Euh, on en parle peu, il reste, j'allais dire, la réalité de ce qui se passe en Ukraine avec l'incroyable résilience des Ukrainiens face à l'agression russe.
Tout ceci angoisse euh les Françaises et les Françaises. Je le vois dans les messages que je reçois, vous l'entendez sur l'antenne, mais moi je reçois dans les lettres, dans les mails, dans les appels qui me sont fait. Qu'est-ce qu'on va devenir ?
Quelle perspective voyez-vous ? et ça cette incertitude quelque part elle est un peu paralysante. Ça veut dire que aujourd'hui vous estimez que les Français sont dans une forme de résignation, d'attente en tous les cas de d'attente inquiète.
D'attente inquiète. Gérard Larch dans ce contexte là vous le disiez, il va falloir trouver 6 milliards d'euros 4 milliards qui sont demandés aux différents ministères deux à la sécurité sociale et on est déjà dans les débuts des préparatifs pour le budget de 2027. Dans ce contexte là, honnêtement, qu'est-ce qui peut en sortir ?
D'abord, il y aura un autre rendez-vous en juin du comité d'alerte des finances publiques, qu'elle soit sociale ou qu'elle soit projet de loi de finance. Et nous verrons en fonction de l'évolution internationale s'il n'y a pas d'autres nécessités de gel et de surgel. Vous anticipez déjà que les similiens son passés.
Écoutez, nous au Sénat, en tous les cas, nous suivons ça avec beaucoup d'attention. Nous avions mis en garde le gouvernement. Vous savez que nous avions fait des propositions budgétaires qui allaient beaucoup plus loin dans la réduction des dépenses.
Euh mais aujourd'hui, j'allais dire on essaie de se sortir ensemble de cette difficulté. La préparation budgétaire 2027, nous l'avons déjà entamé. Euh et nous présenterons une proposition au gouvernement, les rapporteurs généraux, les présidents de commission euh ou à la fin du mois de juin avec les trois hypothèses.
Il y a un accord politique et ça permet d'avoir un budget. On sait qu'en 2027, après l'élection présidentielle et l'élection législative qui suivra, il y aura sans doute un projet de loi de finance rectificative. Mais comment on fait pour cette période pour faire face aussi à nos engagements à nos engagements aussi militaires qui deviennent une priorité vous estimez qu'il faut absolum pas touché c'est indispensable.
La deuxième des choses si nous n'arrivons pas à un accord politique est-ce qu'on passe par une loi spéciale et des services votés mais qui eux j'allais dire n'ouvre pas de nouvelles capacités budgétaires, notamment je reviens à la défense mais il y a d'autres aspects aussi. Est-ce qu'il y a un trème scénario ? Et le trème scénario, ce serait de passer par ordonnance.
Je vous rappelle, le gouvernement peut dans l'impossibilité après 70 jours d'examen décider que c'est pas ordonnance. Pas mal si je vous entends sur la base, c'est sur la base du budget initial. Il faut regarder ces trois hypothèses.
En tout cas, vous n'en excluez aucune. Je n'en exclus aucune. Nous nous préparons aux trois hypothèses.
Notre objectif au Sénat, c'est d'être utile au pays, d'apporter aux Françaises et aux Français un certain nombre de réponses, de perspectives et d'essayer quelque part de réduire leur inquiétude pour qu'ils y voient au moins pour l'année prochaine un peu plus clair et qu'ensuite ils fassent leur choix. Je je suis quand même frappé Garch dans ce que vous avez dit notamment sur euh euh les fameux 6 milliards. Vous laissez entendre qu'en réalité ces 6 milliards.
Alors bien sûr maintenant on nous dit que c'est parce qu'il y a la guerre euh et que il y a un impact. Mais je vois votre sourire et je le précise pour ceux qui nous écoutent à la radio et qui n'ont pas euh effectivement l'image en plus du son. Au fond, même s'il n'y avait pas eu la guerre, vous vous laissez entendre que il manquait de toute façon des miniards, il aurait manqué des miniards, il manquait de réduction de la dépense publique.
En effet, il faut que une insincérité, pardon. Non mais mais non parce que ou un un optimisme exagéré. Alors, je vais vous dire la chose dans l'autre sens.
Est-ce qu'il y avait pas une sorte d'optimisme naïf ? pas d'optimisme d'optimisme d'opportunités pour tenter d'avoir un accord avec le parti socialiste. Mais on n' pas dit totalement la vérité aux français.
On n' pas dit la vérité aux français. Totalement. On a eu des débats, nous l'avons dit.
Euh est-ce que ça veut dire que les 6 miniards qui sont aujourd'hui justifiés par la guerre, écoutez, on réécrit pas l'histoire. Nous avions proposé d'avoir une trajectoire qui nous amène non pas à 5 mais à 48. Regardez où sont les différences.
Ouais. Voilà. Voilà, du déficit.
Donc en fait, c'était écrit pour nous. C'est en tous les cas euh au-delà des événements euh une trajectoire qui va falloir reprendre en 2027. Je vous rappelle qu'on s'est engagé au plan européen à être à 3 % de déficit en 2029.
C'est quasiment intenable si on ne fait pas des efforts colossaux. Diminution de la dépense publique. Je reviens là-dessus.
On a plus de levier de fiscalité. On est déjà médaille d'or. Les le RN demande notamment une un projet de loi rectificatif.
Alors notamment pour pouvoir faire baisser la la TVA sur les carburants. Mais est-ce qu'une un projet de loi rectificatif doit faire preuve de responsabilité baisser la TVA la passée de 20 à 55 comme ils le disent. Allez c'est entre 12 et 17 milliards de conséquences budgétaires.
Voyez on en est. Rien que ça. Quand j'entends aussi les filles me parler de blocage, ben là c'est la garantie de la pénurie et des kilomètres de kilomè de queue pour aller à la station service.
Non, il faut être responsable. Responsable, il faut qu'on réfléchisse et à mon avis un travail de four à engager à nouveau vraiment sur la place, pardonnez-moi, de l'électricité par rapport aux énergies fossiles et au gaz. cette planification et et cette planification mais aussi qu'est-ce qu'on fait des certificats d'économie d'énergie mais ça nécessite une réflexion faut pas le faire ça c'est ce que demandent les distributeurs.
Les distributeurs demandent à repousser ce moment où ils doivent ça mérite un débat. Oui, c'est un décret euh mais ça mérite un débat sur l'économie tiens. Vous trouvez que le RN vous venez de dire je les appelle à la à la responsabilité le fait qu'ils aient eu ces échanges avec le MDEF.
Vous trouvez que c'est bien, c'est pas bien c'est normal. C'est une formation politique. Ils ont des parlementaires, ils dialoguent avec les acteurs économiques.
J'espère que ils ont un côté pile et un côté face. Ils ont un côté pile où ils disent "Ben, on est pour la libre entreprise." Et le côté face, ils nous ont mis 30 milliards de taxes en proposition l'an dernier en plus.
Et ils ont soutenu la suspension de la réforme des retraites avec les conséquences financières qu'on connaît. Philippe Juvin qui est rapporteur du budget évoque lui 15 une quinzaine de milliards d'euros à trouver. Est-ce que vous pensez que c'est à peu près ça ?
En tous les cas, c'est un dialogue qui est entamé entre nos deux rapporteurs généraux. Euh il est le rapporteur général de l'Assemblée nationale. Euh Jean-François Husson est le rapporteur général euh [raclement de gorge] du budget euh du financement de l'État de projet voie de finance au Sénat.
Euh ce sera dans ce dialogue là, il nous faut rechercher les formes d'optimisation budgétaire. la voix de la France dans le monde dans ce contexte avec des négociations à venir notamment euh Liban, Israël et peut-être effectivement puisque l'ultimatum a été repoussé mais le blocus maintenu euh à nouveau entre les États-Unis euh et l'Iran, est-ce que vous estimez que la France est à la juste place ? Non, nous n'existons pas aujourd'hui, notamment dans le conflit du Moyen-Orient.
En fait, il y a deux acteurs, les États-Unis et Israël. un acteur un peu lointain à la Chine et puis il y a les pays du golf qui subissent et et qui se défendent. On a la particularité en plus d'un blocus, c'est un cas unique dans l'histoire des blocus maritimes.
Il y a deux pays qui se font en face et qui font blocus tous les deux. Je le dis presque avec un point d'exclamation mais notre place au Proche-Orient m'a paraît essentielle. Nous avons perdu une partie de notre place.
Nous devons la retrouver. Nous devons la retrouver. J'ai d'abord une pensée parce que il y a un homme qui est mort euh le sergent chef Montorio la semaine dernière pour défendre la paix.
Il appartenait à nos forces armées. Je veux vraiment avoir une pensée parce que c'est l'engagement de la France et demain pour le Liban, nous devons continuer à être présents pour soutenir l'armée libanaise parce qu'à la fin de l'année, il n'y aura plus de dispositif nul et il faut mettre en place un autre dispositif à la frontière Israël. Liban et la France doit être présente.
On doit rester présent. On doit être C'est indispensable présent. Nous avons la chance d'avoir un président de la République libanaise et un premier ministre libanais, deux hommes d'exception.
Et je dois dire que plus que jamais, c'est notre devoir. Il se trouve qu'Israël ne veut pas nous voir sur cette scène et sur pour la première fois depuis 1993, nous ne serons pas dans les discussions en Washington, notamment entre Israël et le Liban. Ça me pose problème, mais il faut pas baisser les bras vis-à-vis de Liban.
C'est vraiment, j'allais dire euh quelque part, on a une fraternité, c'est un moment où l'on doit être à leur côté. Oui. Euh Gérard Archer, je ne sais plus euh comment distinguer les uns les autres à droite.
Euh il y a de plus en plus de candidats. Alors, il y en a un officiel désormais, c'est Bruno Rotaillot. Mais quand on regarde, il y a David Lissar qui a dit qu'il y allait.
Il y a Michel Marnier qui il y a 3 jours disait "Bon, en gros, je suis prêt, vous rajoutez à ça Gabriel Atal, François Hollande, euh je ne sais plus m'y retrouver. Lequel est votre candidat ? Est-ce que Bruno Retaillot aujourd'hui c'est officiel est pour vous le candidat de la droite ?
Il est le candidat des républicains. Il a été choisi très clairement euh avec 74 % de l'expression des adhérents. J'ai fait partie du groupe de travail qui a fait la proposition des alternatives à la désignation.
Il est donc notre candidat et je souhaite qu'il soit demain le candidat de la droite et du centre avec devant Édouard Philippe. Écoutez, chacun va tracer sa route et puis nous verrons à l'automne en fonction des projets. Aujourd'hui, Bruno Rotaillot, il doit présenter son projet, il doit je dire quelque part faire mouvement.
Et maintenant, ça veut dire quoi faire mouvement ? Ben faire mouvement, c'est de se faire connaître des Françaises et des Français encore plus, faire connaître son projet et puis nous verrons la famille. Mais vous y croyez, c'est vous vous dites euh c'est c'est un bon candidat pour nous, pour la famille de la droite.
C'est mon candidat. C'est votre candidat ? Mais bien sûr.
C'est mon candidat parce que en plus il a été choisi. Il a été choisi conformément à nos statut par nos adhérents. Il avait déjà été choisi comme président du parti.
Mais là honnêtement, on peut pas non plus dire qu'il y avait une élection hyper ouverte avec plein de candidats. Mais non, mais chacun a pu se présenter. Nous avons auditionné tout le monde qui l'a qu'avait souhaité et donc en auditionnant tout le monde et il y avait un choix et et dans ce choix ce qui le choix a été des adhérents très largement le choix de faire que le président soit le candidat qui n C'est quoi aujourd'hui votre droite ?
Ah, ma droite, c'est une droite très claire. Elle va du centre à la droite républicaine. Elle exclut tous les extrêmes.
Elle exclut l'extrême gauche et la gauche. C'est cela euh et c'est là où le gaolisme que je demeure euh se retrouve. Euh Gérard Larcheter, le Sénat, il est très largement indexé aussi sur les élections municipales puisque ce sont les grands électeurs, c'est-àdire ceux qui sortent notamment de de ces élections-là qui sont ensuite euh ceux qui choisissent les les sénateurs au moment du renouvelement. [raclement de gorge] Quel regard vous avez porté sur ces élections euh municipales ?
Nous les avons, j'allais dire la droite et le centre remporté. On s'est plutôt conforté, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas ici ou là quelques avancées notamment sur la droite extrême et ses alliés. Nous devrions avoir une stabilité dans la perspective du prochainement du renouvellement du de la fin septembre prochain qui sera un élément de stabilité.
Nous sommes aujourd'hui à peu près la seule institution stable dans notre pays. C'est quelque chose d'essentiel. Donc voilà.
Mais ça veut dire que vous anticipez de maintenir une majorité de droite au Sénat. De centre et de droite. Oui, parce que c'est ça la particularité.
Ce que Michel Barnier appelé le socle communue à exister au Sénat. Est-ce que vous considérez que vous pouvez continuer à travailler avec le Parti socialiste ? Est-ce que est-ce qu'il y a une sorte vous parlez d'un socle commun, est-ce qu'il y a une sorte de majorité centrale commune qui pourrait être renouvelée ?
Le Parti socialiste appartient à l'opposition au Sénat. C'est vrai qu'on dialogue. Nous ne sommes pas dans une réguliè d'avoir un dialogue constructive plus respectueux mais il y a une majorité sénatoriale et cette majorité sénatoriale elle est claire.
Je crois qu'on a besoin de clarté politique et que la clarté politique, c'est sans doute la demande essentielle pour qu'en 2027 nous opérions une forme de rupture. On a cru en même temps. Ben non, je vous dis on revient aujourd'hui faut revenir à la clarté politique pour que nos compatriotes puissent choisir.
Merci beaucoup Gérard Larchet d'avoir répondu à mes questions ce matin. Vous êtes le président du Sénat. Il est 8h46 sur RMC et BFMTB.
Euh Gérard qui a bien expliqué effectivement que nous subissions de plein fouet euh la crise au Moyen-Orient. Gérard qui est aussi revenu sur euh les déficit semble-t-il. Toute la vérité ne nous a pas été dite.
Nous n'avons pas les moyens. Nous n'avons pas les moyens et nous n'avons pas les moyens d'amortir les crises et de faire face dans un pays qui est déjà et surendetté et surfiscalisé. On paye aujourd'hui les non choix depuis 10 ans.
On paye le co qu'il en coûte. On paye un ensemble d'engagement où on n' pas réduit la dépense publique, on n' pas réformé l'État. Emmanuel le Chypre, il a raison Gérard Larch quand il dit qu'on a pas les moyens d'amortir cette crise aujourd'hui.
Bah il a raison sur le fond vu notre niveau de dette et notre niveau de déficit qui est deux fois plus élevé par exemple que celui des Espagnols ou des Italiens qui ont pris des mesures. Mais il y a un moment où les urgences doivent peut-être chasser les priorités. Voilà.
Okay.
Gérard Larcher