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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 22 janvier 2026 28 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesDéfenseInstitutions & élections

Trump-Macron : le bras de fer continue

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut qualifier le recul de Trump comme ça ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le discours de Macron a eu un impact sur Trump ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Macron est-il la cible favorite de Trump ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Faut-il continuer à discuter avec Trump ou instaurer un rapport de force ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous du Sénat après l'audition de Chine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Donald TrumpFait
    « Par rapport à la rencontre que j'ai eu avec Marc R Cruteux, nous avons posé le cadre d'un futur accord dans le respect du Groenland et de la région Arctique. »
  • 2:30Donald TrumpFait
    « Cette solution sera la meilleure pour les États-Unis et pour tous les pays de l'OTAN. »
  • 3:00Donald TrumpFait
    « Un projet d'accord, mais rien de concret pour rassurer Copenhague par rapport à ses craintes sur sa souveraineté au Groenland. »
  • 3:30Donald TrumpFait
    « J'ai regardé Emmanuel Macron avec ses magnifiques lunettes de soleil, mais je l'ai vu jouer le dur à cuire. »
  • 4:00Donald TrumpFait
    « J'aime l'Europe et je veux qu'elle aille bien, mais elle n'est pas dirigée dans la bonne direction. »
  • 5:00Donald TrumpFait
    « Il a dit qu'il n'utiliserait pas effectivement la force pour prendre le Groenland jusqu'à ce qu'il dise le contraire. »
  • 8:00Roland LescureFait
    « Il y a eu une réaction très forte de l'Europe d'abord, de la France, de l'Allemagne et de quelques autres, du Canada. »
  • 14:00Yan RivilantChiffre
    « Chine vend à peine pour 2000 € par jour au BHV alors que normalement le chiffre d'affaires du BHV par jour c'est 1 million d'euros. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et si l'invasion du Groenland par l'armée américaine n'avait pas lieu, c'est la tournure que semble prendre les événements sur ce dossier qui oppose les États-Unis à l'Union européenne sur fond de guerre commerciale. Après une rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN en marge du forum de Davos, Donald Trump s'est fendu d'une publication sur les réseaux sociaux. Par rapport à la rencontre que j'ai eu avec Marc R Cruteux, nous avons posé le cadre d'un futur accord dans le respect du Groenland et de la région Arctique.

Cette solution sera la meilleure pour les États-Unis et pour tous les pays de l'OTAN. À partir de là, je n'imposerai pas les tarifs doués qui devaient entrer en vigueur le 1er février. Un projet d'accord, mais rien de concret pour rassurer Copenhague par rapport à ses craintes sur sa souveraineté au Groenland.

Un sujet qui n'a d'ailleurs pas été abordé. Cette problématique n'a pas été évoquée dans ma conversation avec le président. C'était vraiment focalisé sur ce que nous devons faire pour être sûr que nous protégerons la région de l'Arctique où les Russes et les Chinois sont de plus en plus présents.

L'apaisement du soir tranche avec la violence de Donald Trump l'après-midi dans son discours contre l'Union européenne et sa nouvelle cible préférée, Emmanuel Macron. J'aime l'Europe et je veux qu'elle aille bien, mais elle n'est pas dirigée dans la bonne direction. J'ai regardé Emmanuel Macron avec ses magnifiques lunettes de soleil, mais je l'ai vu jouer le dur à cuire.

En attendant, les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi à Bruxelles pour un sommet européen extraordinaire à propos du Groenland. On va en parler avec vous. Bonjour Michel Darmond, merci beaucoup d'être avec nous comme tous les jeudis et bonjour Pablo Pivien.

On est ravi de vous retrouver Pablo, rédacteur en chef de la revue Regard. Alors, on a vu hier épisode de la tension entre Donald Trump et l'Union européenne, mais Donald Trump dans la soirée a semblé amorcer une forme de recul. Est-ce qu'on peut le qualifier comme ça, Michaell ?

Ah bah oui, clairement. Oui, c'est un c'est un c'est un recul. On a on connaît maintenant la méthode Trump, c'estàd c'est premier épisode, c'est le mat à mort.

Il vient, il il promet le pire. Il va donc expliquer qu'il va vraiment euh créer le chaos et puis ensuite euh quelque part il il recule. En tout cas, il il abaisse le le ton et il baisse le ton et puis là tout d'un coup ses interlocuteurs sont soulagés en disant "C'est formidable finalement il a pas cassé la vaisselle, il a juste renversé la table et donc on est très très content et en fait on a gagné.

Ça c'est au fond à la fois euh euh c'est c'est en la limite du personnage et le piège qu'il tend en même temps euh avec euh avec cette méthode. Donc bien évidemment hier, il a bien sûr reculé en en annonçant qu'il n'y aurait pas de de voilà de de recours à la force alors qu'il avait il avait menacé cela, qu'il avait d'emblé il il levait la menace aussi sur les droits douanes supplémentaires alors qu'il avait annoncé là aussi le le déluge de feu sur en particulier sur les aussi sur les produits les produits français. Il faut voir quand même que les marchés américain avait quand même envoyé des signaux extrêmement sévères.

Le Congrès ne suit pas le président américain dans ce projet et également le le monde économique ne suit pas le président américain. Donc il a aussi quand même capté capté l'ambiance. Il faut quand même prendre avec des pincettes ce revirement léger, hein.

Il a dit qu'il n'utiliserait pas effectivement la force pour prendre le Groenland jusqu'à ce qu'il dise le contraire, jusqu'à ce que il décide effectivement d'aller prendre par la force cette île, ce bout de glace comme il l'a appelé aussi hier parce que il serait le seul à pouvoir le protéger. quand il dit le seul, quand il dit "Je suis le seul", en fait, il parle des États-Unis, mais bon, il a l'air de totalement incarner son pays. Il a il a que faire et de la population américaine et de de ces différentes institutions à l'intérieur de de son pays.

Donc, il faut quand même faire un peu voilà, je prendre avec des pincettes, voilà ce que dit Donald Trump. Après effectivement les discours Michaell a parlé de ce qui se passe à l'intérieur du du pays, c'est-à-dire un la réaction des marchés de la réaction des politiques et y compris de son propre parti politique he des Républicains États-uniens qui commençaient un peu à dire "Mais qu'est-ce qu'on va aller faire au Groenland ?" Hein ? vous avez des des élus, des cadres du parti qui se sont exprimés publiquement pour dire que là peut-être que Donald Trump allait un peu loin.

Il y a eu aussi la réaction de d'autres chefs d'état étrangers qui commencent à proposer un espèce de front pas très uni mais en tout cas assez offensif. Ça va de certains pays asiatiques jusqu'au Premier ministre canadien en passant bien évidemment par le président français Emmanuel Macron qui avec ses lunettes a tenu un discours non mais punchy à la à la à la tribune de Davos. Et donc en fait, il voit aussi tout ça, il voit cet arc se former. il voit que ben là où peut-être il y a quelques mois euh il pouvait rentrer comme dans du beurre, là tout d'un coup, il commence à avoir non pas une coalition parce que tous ces gens sont pas très encore ordonnés mais il commencent à avoir des gens qui disent "Bah en fait non, en fait là au bout d'un moment stop, on est peut-être moins fort mais déjà tous ensemble ça peut commencer enfin l'union fait la force comme dirait l'autre et voilà je pense que il va commencer à y avoir un bouger au niveau de la toutepuissance de Donald Trump. au bout d'un moment va atteindre ses limites si tout le monde se met contre lui.

Mais sur le Groenland, il peut y avoir un bouger au point de l'empêcher de s'emparer du Groenland ou on peut juste au mieux éviter qu'il ne s'en empare par la force ? On peut éviter qu' manifestement tous les efforts sont faits pour que la force soit ne soit pas ne soit pas utilisée. Mais à côté de ça, on voit bien que les discussions continuent.

Euh on on voit bien qu'il y a une forme de projet de euh de condominium de de de comme ça de d'accord qui permettrait aux États-Unis de pouvoir au fond avoir un je un primat sur la sécurité donc du territoire et qui permettrait aussi tout en permettant au aux populations locales d'avoir une autonomie politique. C'est c'est en tout cas le dans les dans les dans les grands lit puisquon en sait pas grand-chose mais en tout cas ce qu'il a l'air d'émerger de la part des des experts quand on entend un petit peu ce qui est dit autour de de l'OTAN depuis depuis hier soir et vraisemblablement le le le pistes d'un accord qui n'est loin d' loin d'être établi mais qui pourrait donc être finalement abouti. Il faut pas oublier non plus qu'il y a des des négociations et et toute une une armature de d'accord depuis déjà des années qui qui permettent aux Américain d'être extrêmement déjà présents au Groenland.

Et donc le président américain, lui veut il veut pousser le curseur, il veut il veut lui donner encore un cadre politique plus puissant, mais il y a déjà une une forme de de de de rapport de force, de présence donc américaine qui permet de pouvoir organiser quelque chose. On verra dans dans quelle mesure ça sera ça sera cadré tel que c'est tel qu'on l'entend. Mais pour l'instant euh effectivement euh on est dans la partie euh dans la partie finalement euh chaude et froide et on sait pas avec Trump dans 10 minutes, on peut être absolument démenti de tout ce qu'on vient de me dire.

Est-ce que le discours d'Emmanuel Macron et ces prises de position ont tu un un impact sur Donald Trump ? Oui, si on en croit le ministre de l'économie Roland l'escure. On l'écoute ce matin.

Il y a eu une réaction très forte de l'Europe d'abord, de la France, de l'Allemagne et de quelques autres, du Canada. François Langlais en parlait, le premier ministre canadien a été très ferme et je pense que cette fermeté a commencé à convaincre le président américain qu'il fallait trouver d'autres voies et moyens que la force. Il a dit qu'onutiliserait pas la force et que les tarifs commerciaux.

Il a dit, voyons si ça se confirme. C'est un premier bon signe qui va dans la bonne direction. C'est au fond ce qu'on cherchait.

Il y a le le mot magique des 48 dernières heures, c'était la désescalade. Bon ben là, on désescalade. Il un impact, il a eu un impact Emmanuel Macron dans le le revirement de Donald Trump.

Moi, je pense que c'est plutôt une histoire internationale. Enfin, je veux dire, c'est il il voit comme je disais tout à l'heure qu'il y a qu' a un front. Après, il y a une autre chose dont je trouve parle pas assis, c'est que on parle de qu'est-ce que ça voudrait dire ?

Tout à l'heure Michael, on parle un peu quand même mais genre qu'est-ce que ça voudrait dire genre prendre par la force le Groenland ? Je rappelle que le Groenland c'est une île qui est grand comme cinq fois la France qui est peuplé de 56000 habitants, c'est-à-dire très très très peu d'habitants au mètre carré et que on va il va pas c'est pas une une Donald Trump n'entend pas faire de cette île un une colonie de peuplement. il va pas envoyer des dizaines de milliers ou des centaines de milliers d'Américains peuplés le Grand England.

L'idée en fait qui pourrait mettre un drapeau américain au milieu de la capitale qui compte quelques milliers d'âmes. Bon, est-ce que c'est ça qui fait du grand une entité américaine ? ce dont il a besoin, c'est de la reconnaissance des autres pays.

C'est ça en fait qui va donner de la légitimité à au fait que il aurait conquis le Grenland. Il a publié sur son réseau social des des vidéos où on voit une photo d'une banquise, lui à côté puis un petit panneau avec écrit Grand en Lland established, c'està-dire conquis en gros en 2026 par lui-même. C'est ça qu'il veut qu'on reconnaisse.

Mais pour ça, il a besoin de la reconnaissance des autres états. Je fais une toute petite parenthèse mais à l'Assemblée nationale il y a un ambassade l'ambassadeur argentin qui était auditionné en commission des affaires étrangère cette semaine et il s'est trouvé devant une carte et derrière lui il a pesté publiquement derrière lui donc sur cette carte les îles étaient considérés comme britanniques. Or l'Argentine les reconnaît comme faisant partie de son territoire et donc il s'en est plein publiquement. il a dit que genre c'était un affront à à à à l'intégrité de de son pays.

Qu'est-ce que ça dit ça ? Ça dit que la question de la reconnaissance par les autres pays, de la souveraineté que l'Argentine ou que le Royaume-Uni a sur les îles manuines que le Danemark, les Groenlandais ou les États-Unis ont sur l'île du Groenlande, c'est c'est des je dis pas que c'est symbolique, mais c'est des questions de reconnaissance. c'est qui te reconnaît comme propriétaire, comme souverain en fait sur un territoire et sur le Groenland, c'est particulièrement important puisque il y a très très peu d'habitants.

Donc genre la question qui se pose pour Donald Trump, c'est juste combien de pays vont me reconnaître comme et combien d'institutions vont me vont reconnaître les États-Unis comme souverain sur le Grand England ? Et là, Emmanuel Macron, le Premier ministre, le Premier ministre, oui canadien et d'autres ont été ferme et ont dit que ben non, il ne reconnaîtrait pas la souveraineté américaine sur le Groenland. Et c'est peut-être ça effectivement qui a fait reculer Donald Trump dans sa dans sa volonté de prendre le pays ou ou plutôt il s'est dit va falloir que je sois un peu plus malin si je veux récupérer cette île.

Vous êtes d'accord Michel ? Oui, bien sûr. Et puis il y a il y a c'est toute la fond la notion du rapport de force qu'il faut organiser, scénographier et et assumer face euh face à Donald Trump qui au fond euh n'attend et ne jauge que ces interlocuteurs qui leur capacité de pouvoir recréer, réagir au rapport de force qu'il impose et voir et et comment eux réagissent.

C'est si il voi de la faiblesse à ce moment-là, il continuent à à à avancer et et à battre ces ces menaces. Donc là, il voit une forme d'effectivement de de de réaction. Une fois de plus, je pense que certes les les Américains, le président avec son look habituel ou en tout cas actuel a pu impressionner ont pu impressionner.

Mais je crois que il a aussi beaucoup regardé des éléments très prosaïques comme on évoquait tout à l'heure, c'estàdire les marchés. C'est quand même l'alpha et l'oméga pour pour quelqu'un comme Trin on le sait hein. C'est c'est pas tant la considération qu'il peut avoir vis-à-vis de son interlocuteur mais c'est aussi des conditions extrêmement prosaïques. c'est le voilà les marchés, le monde économique, le la la salle qui a qui a écouté le discours de Donald Trump où il y avait également des chefs d'entreprise américains, des évidemment des visiteurs étrangers euh était quand même très très froide hein.

Et même Emmanuel Macron et d'autres responsables européens ont ont bien ont bien fait attention à ne pas assister au discours. Donc de so il eu beaucoup de messages assez assez hostiles qui sont passés et lui il capte énormément aussi ce genre de de d'ambiance et juste Donald Trump après on va on va revenir sur sur le rapport de force on va écouter Gabriel Atal qui en parle mais Donald Trump hier et depuis plusieurs jours, il a quand même ciblé particulièrement Emmanuel Macron et il s'est encore moqué de ses lunettes d'aviateur comme vous dites Pablo. Pourquoi Emmanuel Macron il est la cible favorite de de Donald Trump en ce moment ?

Mais parce que Emmanuel Macron est aussi un des plus offensifs dans la réponse à toutes les action, les discours de Donald Trump, Emmanuel Macron, il rêve d'être et dans une certaine mesure, il faut rendre à César ce qui est à César, hein. Il l'incarne aussi, il incarne ce front aujourd'hui, je dirais pas anti Trump, mais ce front d'opposition à la politique de Donald Trump. il essaie de d'incarner euh en gros euh une position européenne en fait qui n'existe pas hein.

Enfin parce qu'on voit bien euh dans l'Union européenne chacun euh genre voit midi euh à sa porte. Euh je je voyais encore le chancelier euh allemand Fredrich Schmerz qui a décidé lui de rencontrer tout seul euh Donald Trump. Je l'avais entendu parce que c'est des choses qui passent un peu sous les radars en France.

Mais moi je lis la presse allemande et je vois que il y a il y a quelques mois, il disait à Donald Trump : "Écoutez, si donc Friedrich Mertz, le chancelier allemand qui dit à à Donald Trump, écoutez, si vous êtes si vous vous n'arrivez pas à parler avec l'Europe, si ça vous embête de parler avec l'Europe, vous savez, on peut discuter en one to one directement en bilatéral Allemagne États-Unis." Je me dis mais donc il fait exactement comme Georgia Méloni hein, même s'ils sont pas du même du même parti mais ils ne jouent pas collectif face aux agressions américaines de l'administration trumpiste. Donc Emmanuel Macron, lui il essae en fait de dire bah non, il y a une autre voix qui est possible et qui vient du vieux continent.

Donc forcément, Donald Trump, il a identifié que c'était lui qui parlait le plus fort, que c'était lui qui avait le moins peur en fait de l'affronter au moins sur le terrain euh des discours. Et donc bon bah il y a il y a un jeu de meilleurs ennemis où ils passent leur temps en fait à s'envoyer à la fois des pics et aussi à faire des propositions de construction du monde qui sont radicalement différentes et et aussi à s'échanger alors ce que les califi par exemple Donald Trump ces derniers jour il disait qu'Emmanuel Macron avait augmenté le prix des médicaments en France. On va le voir l'Élysée qui a qui a publié ce tweet sur son compte.

Il paraît que le président Emmanuel Macron ont augmenté les prix des médicaments. Ils ne fixent pas leurs prix. Ceux-ci sont encadrés par la sécurité sociale.

Ils sont d'ailleurs restés stable. Tous ceux qui sont entrés dans une pharmacie française le savent avec cette photo de Donald Trump écrit fake news. Oui.

Oui. Un très bon conseiller en communication pour le président de la République. Le président Trump, il le fait exister.

Effectivement, Pablo a raison. la la créer la scénographie de de de du du de de la rivalité quasi directe entre Macron et Trump. D'ailleurs, c'est un peu d'ailleurs la ce qu'il joue depuis que leur première premier de main il y a déjà maintenant quelques années continue à à installer un président français qui par le ferme, par le haut, par le fort euh mais qui tente de faire oublier que sur le terrain intérieur il ne parle pas fort et il ne parle pas ferme et il est faible.

Donc de ce point de vue-là, le le jeu est absolument connu et et ce que vient dire Pablo sur le l'attitude du chancelier allemand est très importante parce que c'est ce qui mettra à mal le dispositif ou la mise en place du dispositif anticoerciition qui juste après avoir été prononcé a été euh euh perçu comme étant déjà appliqué. Or, c'est un processus extrêmement long qui d'abord nécessite le sentiment voilà de de beaucoup de pays qui pour l'instant ne sont pas prêts à le faire et en particulier l'Allemagne l'a déjà dit. Et puis ensuite, figurez-vous qu'il nécessite une fois qu'on se met d'accord, si on se met d'accord, une enquête enquête qui va durer long qui va durer quelques mois pour bien vérifier s'il y a effectivement coercition.

Vous voyez le temps euh le et ça Trump connaît parfaitement la temporalité. du tout. Donc on est dans dans la temporelle médiatique, on parle du bazooka.

Donc tout le monde répète le bazooka, mais en réalité le bazooka il est loin, fabriqué et il est encore bien bien loin dans la remise. Et faut-il continuer à discuter avec Donald Trump ou faut-il que l'Union européenne instaure un rapport de force ? Ça c'est ce que souhaite notamment Gabriel Atal en l'écoute.

Un signe que quand l'Europe cesse d'être un géant qui s'ignore et que quand l'Europe parle le langage de la force, ce pourquoi je plaide, on arrive à faire reculer un certain nombre de véléités. Et moi je plaide, vous le savez depuis un certain temps maintenant, pour qu'on assume aujourd'hui le fait d'être dans un monde de rapport de force, qu'on cesse d'être entre guillemets les dindons de la farce. On assume que l'Europe, elle sait être puissante quand elle est unie, quand elle assume euh un certain nombre de langages de fermeté.

C'est peut-être la démonstration euh euh d'aujourd'hui. Faut arrêter d'être les dendons de la part. Je comprends euh ce qu'essaie de dire euh Gabriel Atal.

J'entends beaucoup de gens non mais tenir ce discours de la gauche encore Jean-Luc Mélenchon qui était sur France 2 il y a quelques jours tenait à peu près le même discours he enfin donc jusqu'au macroniste et parfois OLR. Le seul problème c'est qu'il seurent à une réalité c'est l'absence d'unité en Europe. Enfin je je le rappelle et je trouve que c'est une question qui est trop souvent mise sous le sous le tapis.

La question en fait du que ben en Europe ben oui, il y a l'Italie qui est dirigée par l'extrême droite, il y a la Hongrie qui est dirigée par Victor Orban, il y a des conservateurs, il y a des néoconservateurs, il y a des gens qui sont un peu plus socialistes. Enfin, je veux dire et le le la question du projet européen, de quel projet en fait on porte ensemble, cette question n'est jamais mise sur la table. Donc évidemment, c'est c'est je je comprends, on pèse plus, mais qu'est-ce qui qu'est-ce qui pèse plus ?

Le fait que nous serions 450 millions et que nous serions à gros marché, OK, c'est super mais genre le problème c'est que si on va pas tous dans le même sens, ça n'a absolument aucun intérêt. Et aujourd'hui, c'est pour ça je reviens sur la la le rapport de force en fait entre Emmanuel Macron et Donald Trump, il faut quand même avoir une chose en tête, c'est que la France est beaucoup plus faible sur à peu près tous les tous les paramètres que l'on peut prendre que les États-Unis. Donc seul Emmanuel Macron, il aura beau faire comme ça avec sa main en serrant la main à Donald Trump et essayer de faire les gros bras, ça ne marchera pas.

Ce qu'il faut, c'est une coalition. Est-ce que la coalition est allée chercher du côté de l'Union européenne ? Je l'espère.

Mais pour ça, il faut refonder le projet européen qui en ce moment est un peu en Lambau. Ou bien il est allé chercher à d'autres dans d'autres endroits du monde, hein. Enfin, je veux dire ce ce qu'on appelle le sud ou les Sud, il y a plein de pays en fait qui sont demandeurs de d'alliance, de réflexion sur comment est-ce qu'on fait un monde plus stable, plus pacifié, plus égalitaire.

Ça va du Brésil à l'Afrique du Sud en passant par beaucoup de pays d'Asie du d'Asie du Sud-Est. Et mais ceux-là, on a l'impression que genre non, on leur parle pas, on a l'impression qu'ils existent pas parce qu'ils sont plutôt du côté de la Chine. Mais ils sont plutôt du côté de la Chine.

Il suffit d'aller leur d'aller discuter. Loua Loua. Est-ce qu'il est du côté de la Chine ?

Loua, il est du côté de euh ceux qui veulent bien en fait discuter avec lui. Il s'avère qu'aujourd'hui bah c'est il a vu l'agression des États-Unis, il se tourne du côté effectivement des des Chinois. Mais ça pourrait très bien être l'Union européenne mais on ne le fait pas.

Ah non, ça c'est sûr que ça sera qu'on qu'on ne le fait pas et une fois de plus effectivement les propos de Gabriel Atal qui tente de construire une candidature à élection présidentielle. Bon, il se il se pay de mot en plus c'est toujours intéressant dire de d'entendre précisément ce qui est dit. Voilà, un rapport de force pour faire reculer des véléités.

Bon, une véléité c'est une c'est une c'est une volonté très très faible. Donc de ce point de vue-là, on quelque part l'inconscient peut parler et on va terminer sur les conséquences sur le plan national de cette situation internationale. Par exemple, la situation internationale, elle est l'argument brandie hier par Laurent Voquier pour ne pas voter la censure du gouvernement le Cornu. va l'écouter dans le contexte international de danger qui est celui de la France et de menace d'une guerre commerciale, il ne serait pas sérieux de faire tomber un gouvernement et de laisser la France en budget.

Et notre conviction profonde, c'est que dans cette période de menage géopolitique, la France ne peut pas être un bateau ivre sans gouvernement et sans budget. Et donc nous en tirons les conséquences sur nos votes de vendredi. Il est entendable cet argument de la part DLR.

Il est drôle. [rires] Non, c'est c'est vachement bien joué. C'est toujours impressionnant de voir à quel point il y a une capacité de de de d'incarner, de mettre plein de convictions dans un propos qui était d'une mécanique voilà qui a été trouvée en disant formidable, on a on a le prétexte.

Donc bon, franchement ça ne trompe personne. Je je suis assez d'accord avec Miguel. Même si j'entends en fait cet argument qui revient souvent, honnêtement, c'était le même argument qui avait été porté par Emmanuel Macron pendant la campagne de 2022 pour dire "Écoutez, j'ai pas le temps de faire des débats parce que il y a la guerre en Ukraine.

Donc désolé pour la démocratie française et nos mécaniques institutionnelles. Genre, on ira directement au vote." Et c'est d'ailleurs ce qui lui a permis cette position de chef de guerre, c'est ce qui lui a permis aussi d'être d'être réélu président de la République.

Là, si on suit le renvoquer, pas besoin d'élection l'année prochaine non plus. Ça ira peut-être pas très bien d'élection présidentielle he j'entends çaa peut-être à mon avis ça n'ira pas nuit en 2027 donc finalement est-ce qu'on peut pas tout sauter ? Est-ce qu'on peut pas faire sauter genre toutes les genre le les les mécaniques démocratiques qui existent dans notre pays ?

Le problème de le problème de de de leur envoqué, c'est que et c'est et c'est un vrai sujet, c'est que aujourd'hui vous avez les partis qui sont le plus en prise avec ce qui se passe à l'Assemblée nationale et les négociations sur le budget, c'est ceux que l'on entend le moins en fait sur tous ces désordres du monde qui sont quand même cataclysmiques et on est dans une crise majeure. Et est-ce que vous avez entendu, vous connaissez la position du PS sur ce qui se passe dans le monde ? Rien du tout.

On les entend pas. Eux, ils sont en train de négocier le budget avec Sébastien Lecornu. D'ailleurs, Sébastien Lecnu lui-même qui est quand même notre premier ministre, on l'entend pas beaucoup en fait sur cette situation euh apocalyptique au niveau mondial et les LR de même.

C'est-àdire que ceux qui parlent, c'est de l'autre côté du champ politique, c'est que vous avez la France insoumise et le Rassemblement national. Eux, ils disent des choses parce que genre ils ont le temps, ils sont débarrassés de ces questions de budget et cetera. et euh aussi des personnalités.

Bon, l'ancien président de la République François Hollande ou Raphaël Buxman qui eux ont le temps en fait de de ou euh l'ancien premier ministre de eux ils ont le temps en fait de développer des pensées sur le sujet donc et je trouve que c'est des sujets importants. Donc et le PS et LR devraient s'intéresser à ça. Allez, on va revenir.

Pardon Michael mais le temps filet et vous savez on a on a eu un petit problème il y a quelques minutes. [rires] Petit problème technique, on vous retrouve Yanne Rivilant. Merci beaucoup.

Merci d'avoir patienté. euh président de la Fédération française euh du prêt à porter féminin. On va revenir sur ce qui s'est passé hier au Sénat avec vous, cette audition et de Chine-Fance et euh du patron euh du BHV, on le disait.

Euh vous y avez euh vous étiez là, qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous en avez retenu vous ? Un premier point, c'est très bien avec Merlin, on doit avouer que Chine au BHV, ça ne marchait pas. On a vu dans la presse, Chine vend à peine pour 2000 € par jour au BHV alors que normalement le chiffre d'affaires du BHV par jour c'est 1 million d'euros.

Donc on voit c'est totalement risible, c'est un échec phénoménal. Deuxième point, c'est que ça a été des mensonges, mensonge après mensonge et enfin des insultes vis-à-vis des marques françaises puisque Quentin Rufa, le porte-parole de Chine, a osé dire que les marques françaises n'étaient pas de bonnes sur le digital et que heureusement que Chine était présente parce que grâce à Chine, les marques françaises allaient pouvoir vendre à l'international. Donc c'était un festival d'hypocrisie, de mensonge et à la fin carrément d'insulte.

Je on on a entendu les insultes, mais enfin on a entendu on a entendu ce que vous vous qualifiez d'insulte. On a compris ce que vous qualifiez d'insulte. Mais les les mensonges, c'était quoi les mensonges de la part de Chine ?

On prend un premier mensonge assez clair, c'est que Quentin Rufa nous explique, regardez, on fait des audits qui sont très précis, on connaît tous nos fournisseurs, on a une assurance que la qualité de nos produits est claire. Et par la suite, il dit "Nous ne sommes pas responsables des tout pépédocriminel, nous ne sommes pas responsables des arbres ou encore des médicaments qui sont vendus sur la plateforme." Donc il faudrait savoir soit en effet il contrôle tous les flux, il contrôle tous les produits ou à l'inverse il ne contrôle rien.

Le résultat est en fait assez simple, c'est que volontairement ils ont mis cette poupée, ses armes ou encore ses médicaments parce que Chine s'octroit le droit de pouvoir vendre tout et n'importe quoi. Et quand ils sont pris la main dans le sac, bah ils se défaussent. Et de l'autre côté, ils nous font croire qu'ils maîtrisent tout alors que en fin de compte, ils ne font que exploiter les travailleurs qui fabriquent leurs vêtements, des vêtements de mauvaise qualité qui sont même dangereuses pour la santé.

Qu'est-ce que vous attendez désormais du Sénat après cette audition ? Je pense que le Sénat a commis justement un acte important parce que à travers tous les sénateurs, on voyait très bien dans les déclarations par exemple de Janck Jadu qu'il y avait une demande de clarté de la part de Chine. On demandait par exemple quel était le niveau des marges, quel était le chiffre d'affaires de Chine.

Et là, on voit que Chine n'a absolument rien répondu sur toutes ces questions relativement précises sur lequel on demandait au moins des indications fermes. Et donc je pense que le Sénat doit désormais être ferme en montrant que cette commission n'a pas pu avoir les réponses qu'elle demandait au regard de toutes les indications que Chine et le BHV devaiit donner. Merci beaucoup.

Merci Yan Riviland. Merci d'avoir été avec nous président de la Fédération française du prêt à porter féminin. Merci infiniment.

On termine par l'histoire du jour. L'histoire du jour c'est cette info. Figurez-vous Pablo et Michel que le Cornu est candidat au municipal dans l'ordre.

Mais le cornu peut en cacher un autre. C'est pas Sébastien, c'est Marc le Cornu à Rouérou, le premier adjoint de la ville, Marc le Cornu qui a donc annoncé se présenter pour les municipales et avec la fin du panachage et la parité, il n'a pas encore bouclé sa liste. Il promet une forme de continuité avec le maire sorton qui lui a décidé de ne pas se représenter et boucler sa liste, c'est peut-être plus facile pour un le cornu que de boucler un budget.

Mais c'est un cousin Sébastien ? Ah sa pas, pas du tout. Il [rires] peut-être beaucoup de corn.

On verra, on suivra sa campagne du coup. Merci [rires] à tous les deux. Merci beaucoup Pablo.

Merci beaucoup Michaell d'avoir été avec nous. Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain. [musique]