🔴Nouveau gouvernement: suivez l'annonce des ministres en direct
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Pourquoi ça a été si long ? 26 jours, on n'a jamais vu ça après l'élection.
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Mais comment ça se passe quand on compose un gouvernement ? On appelle et alors tout peut changer au dernier moment.
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Il faut expliquer. Ah oui. Il ne veut surtout pas rater l'entrée en liste d'Alexis Colère. Parce qu'on le sait, il n'est pas très fan de cet exercice secrétaire.
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Ce qu'on a appris dans la journée et qui est quasiment certain, on verra. Attendons. Quasiment certain. 99%.
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Deuxième nom qui est sorti un peu de nulle part aujourd'hui. On verra.
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On est avec une techno, là.
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« Ça a été très long parce que ça convenait à Emmanuel Macron, qui était assez content de faire pour la campagne des législatives ce qu'il a fait avec succès pour la campagne de la présidentielle, c'est-à-dire la raccourcir dans le temps le plus possible, éviter de désigner des ministres à la vindicte des oppositions, puisqu'on est en campagne législative, un ministre inconnu, ministre protégé. »
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« Il y a eu aussi, d'après ce qu'on en sait, des hésitations sur l'identité des futurs dominés. »
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« Il y a des ministres qui ont failli apprendre leur nomination en direct à la télévision et qui ont reçu un coup de chille juste quelques minutes avant. »
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« Ça, c'est vu. Ce n'est pas forcément un signe d'une grande préparation dans la composition du gouvernement. »
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« Mais ça a existé historiquement ces dernières années. Oui, on reçoit un coup de chille. Mais ce qu'on attend de ce gouvernement, parce que Judith a évidemment raison, c'est quand même qu'il nous donne éventuellement un début de souffle, d'élan pour ce nouvel exécutif. »
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« Pour ce quinquennat, évidemment. »
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« Il y a quand même une campagne législative. Donc on attend de ce gouvernement. Est-ce qu'il affiche des priorités, des grandes priorités de politique publique ? »
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« Est-ce qu'il y a un équilibre politique qu'on va pouvoir essayer de commenter en voyant l'équilibre entre des personnalités venant de la gauche ou venant de la droite ? »
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« Est-ce qu'il y a des nouvelles personnalités ? Est-ce que ces nouvelles personnalités ont un impact possible sur l'opinion, sur les électeurs ? »
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« Ce qu'on a appris dans la journée et qui est quasiment certain, on verra. Attendons. Quasiment certain. 99%. »
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« Pour Gabriel Attal, par exemple, il est très exposé. C'est un poste où on nous voit, Judith. »
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« Olivia Grégoire, c'est une femme de gauche qui a été proche de Manuel Valls. »
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« Donc, il représente cette sensibilité laïque et républicaine à gauche. »
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« En termes d'autorité aussi, elle s'est distinguée par des positions qui n'ont rien d'angélique. »
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« Et femme de gauche, c'est important parce que... »
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« le bon élève du gouvernement récompensé avec le ministère de l'Agriculture qui est un poste le plus exposé »
- 40:30InvitéFait
« avec les difficultés liées à la crise ukrainienne et les conséquences alimentaires »
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« avec potentiellement des crises sociales ou économiques liées à l'agriculture sur lesquelles il serait obligé d'intervenir »
- 40:51InvitéFait
« C'est un monde qu'il connaît extrêmement bien »
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« son petit handicap aussi c'est que son prédécesseur a été extrêmement apprécié »
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« aux agriculteurs c'est un ministre formidable jamais aucun n'a fait autant »
- 41:20InvitéFait
« C'est aussi un des rares ministres modem sauf erreur de ma part »
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« Il a été au manette du parti de François Bayrou très longtemps »
- 42:10InvitéFait
« Elle a un profil de gauche Elle était proche de Manuel Valls »
- 42:18InvitéFait
« On sait que Manuel Valls a obtenu une investiture dans la circonscription des Français de l'étranger En Espagne, Portugal, Andorre et Manapur »
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« Bon, c'est un signe de plus que Manuel Valls et ce qu'il représente sont vraiment rentrés en grâce aux yeux d'Emmanuel Macron auprès d'Emmanuel Macron »
- 43:14InvitéFait
« le ministère des solidarités de Damien Abbas a vocation à devenir très visible si c'est bien lui qui mène la réforme des retraites en lien avec Matignon »
- 43:26PrésentateurFait
« La justice un homme mais plutôt de gauche »
- 43:42InvitéFait
« un homme qui vient de la gauche universitaire pour pas dire de la gauche diversitaire »
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Figaro Live, 16h09. Oui, bonjour, bienvenue. Nous sommes en direct pour découvrir ensemble le casting du nouveau blockbuster Macron 2. Et oui, parce que c'est imminent, dans quelques minutes, nous connaîtrons la composition du gouvernement. J'ai envie de dire enfin, Judith Ventreau, bonjour.
Bonjour, oui, ça a été un peu long.
Grand reporter au Figaro Magazine. J'accueille également Philippe Guibert, essayiste, fin connaisseur de la politique française. Alors, dans un instant, nous serons à l'Élysée. On attend Alexis Collère, qui est le secrétaire général de l'Élysée. Il va venir sur le perron et annoncer un gouvernement. Pourquoi ça a été si long ? 26 jours, on n'a jamais vu ça après l'élection. 26 jours après l'élection, on n'a jamais vu ça, Judith.
Oui, ça a été très long parce que ça convenait à Emmanuel Macron, qui était assez content de faire pour la campagne des législatives ce qu'il a fait avec succès pour la campagne de la présidentielle, c'est-à-dire la raccourcir dans le temps le plus possible, éviter de désigner des ministres à la vindicte des oppositions, puisqu'on est en campagne législative, un ministre inconnu, ministre protégé. Donc tout plaidait pour qu'il retarde au maximum la nomination du gouvernement. Il aurait presque pu la retarder encore davantage, mais peut-être que ça serait vu. Et puis, il ne faut pas oublier qu'un casting, c'est toujours compliqué. Donc tout n'est pas de son fait.
Il y a eu aussi, d'après ce qu'on en sait, des hésitations sur l'identité des futurs dominés.
Oui, alors en attendant cette annonce, on va essayer, Philippe, de se projeter, de savoir les premières infos, les premières erreurs. Mais comment ça se passe quand on compose un gouvernement ? On appelle et alors tout peut changer au dernier moment. Il n'y a plus que dans la dernière heure.
Il y a des ministres qui ont failli apprendre leur nomination en direct à la télévision et qui ont reçu un coup de chille juste quelques minutes avant. Ça, c'est vu. Ce n'est pas forcément un signe d'une grande préparation dans la composition du gouvernement. Mais ça a existé historiquement ces dernières années. Oui, on reçoit un coup de chille. Mais ce qu'on attend de ce gouvernement, parce que Judith a évidemment raison, c'est quand même qu'il nous donne éventuellement un début de souffle, d'élan pour ce nouvel exécutif.
Pour ce quinquennat, évidemment.
Pour ce quinquennat qui fait du surplace. On a l'impression qu'on est dans le prolongement du premier quinquennat et que le deuxième quinquennat ne va jamais commencer. Il y a quand même une campagne législative. Donc on attend de ce gouvernement. Est-ce qu'il affiche des priorités, des grandes priorités de politique publique ? Est-ce qu'il y a un équilibre politique qu'on va pouvoir essayer de commenter en voyant l'équilibre entre des personnalités venant de la gauche ou venant de la droite ? Est-ce qu'il y a des nouvelles personnalités ? Est-ce que ces nouvelles personnalités ont un impact possible sur l'opinion, sur les électeurs ?
Alors Philippe, je vous coupe. Regardez. Les premières images de l'Elysée. Coupez-moi. Si c'est pour le gouvernement, coupez-moi. Il faut expliquer. Ah oui. Il ne veut surtout pas rater l'entrée en liste d'Alexis Colère. Parce qu'on le sait, il n'est pas très fan de cet exercice secrétaire.
Non, ça n'est pas son exercice préféré.
Oui, ce qui paraît, il n'aime pas beaucoup. Il est scruté. On regarde ce qu'il fait. Alors, on essaye de se projeter. On a des premières pistes. Ce qu'on a appris dans la journée et qui est quasiment certain, on verra. Attendons. Quasiment certain. 99%. Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement. Qui est Olivia Grégoire ? C'est assez intéressant, le porte-parole du gouvernement, parce qu'il n'a pas forcément de portefeuille, surtout depuis quelques temps. Sous Macron, il n'y a pas de portefeuille. Pour Gabriel Attal, par exemple, il est très exposé. C'est un poste où on nous voit, Judith.
Oui, c'est un poste où on vous voit. C'est extrêmement risqué. Olivia Grégoire, c'est une femme de gauche qui a été proche de Manuel Valls. Donc, il représente cette sensibilité laïque et républicaine à gauche. En termes d'autorité aussi, elle s'est distinguée par des positions qui n'ont rien d'angélique. Et femme de gauche, c'est important parce que...
Elle était quand même ancienne conseillère, je précise, de Raffarin quand il était Premier ministre et de Xavier Bertrand quand il était à la Santé. Donc, voilà, elle a été conseillère. Après, ça ne fait pas de vous. Forcément, ça ne donne pas forcément une tendance politique, mais quand même, elle peut jouer sur les deux tableaux. Ça marche bien pour Macron, ça.
Elle a été conseillère technique. Ce n'était pas une conseillère politique. Quand vous épluchez les CV, vous tombez sur ce genre de carrière. Mais c'est vrai qu'en tout cas, elle ne pouvait pas être mélenchoniste, par exemple. Non, non, non. Ça, c'est sûr. Mais vous avez raison, c'est un poste important, le porte-parole-là. Et surtout, Gabriel Attal, quoi qu'on pense de la politique du gouvernement précédent, a quand même marqué ce poste, alors que sa prédécesseur n'avait pas forcément marqué toujours positivement.
C'est un poste extrêmement difficile parce qu'il faut que vous sortiez des éléments techniques que vous donnent les conseillers techniques pour donner un peu de sens politique à l'action du gouvernement. Et de ce point de vue-là, c'est une des députés, quand même, de la majorité sortante qui a quand même un peu émergé et qui a réussi à prendre des positions dans la majorité sortante de députés LERM, sans leur faire injure. Il n'y avait pas toujours des personnalités qui ont réussi à percer, notamment médiatiquement. Donc Olivier Grégoire a quand même réussi ça. Et donc, c'est peut-être une des rares parlementaires sortantes qui va entrer au gouvernement, si ça se confie.
Et puis, attention, elle était secrétaire d'État, quand même, à l'économie solidaire. Vous avez raison. Quand même, 43 ans. Je corrige mon propos. On l'a vu dans les médias lorsqu'elle était enceinte l'année dernière et qu'Olivier Véran lui a fait lui-même le vaccin. C'était pour promouvoir le vaccin pour les femmes enceintes. Deuxième nom qui est sorti un peu de nulle part aujourd'hui. On verra. Vous voyez ces images si vous nous rejoignez. Et puis, vous pouvez réagir sur lefigaro.fr, sur YouTube, sur Twitch. Je prends vos questions. Je les transmets à nos deux experts. Deuxième nom, donc, Catherine Colonna. Catherine Colonna qui pourrait arriver aux affaires étrangères.
Qui est Catherine Colonna, je vous dis ?
Alors ça, c'est une chiracienne pur sucre qui est de formation diplomate, ce qui justifie, en tout cas, ces attributions ministérielles. Si elles se confirment, restons prudents, on n'est jamais à l'abri. Il doit y avoir un changement.
Non, non, non, je ne veux pas qu'on nous accuse après d'avoir de propager de fausses informations.
C'est une énarque. Elle a une caractéristique. On parlait des difficultés du poste de porte-parole. Elle a le record de longévité à ce poste. Elle l'a fait 9 ans de 1995.
C'est un poste qui n'existe plus, un porte-parole du président de la République.
Il n'y en a plus, aujourd'hui. Normalement, non, il est confondu avec d'autres fonctions. Mais en tout cas, c'est une belle preuve de solidité. Parce que rester 9 ans, donc 95-2002, sous Jacques Chirac, à ce poste très exposé, ça veut dire qu'on est très costauds.
Alors elle a été porte-parole et puis elle a été ministre ensuite. Les affaires européennes, c'est ça ? Exactement. Ministre déléguée aux affaires européennes. Et puis elle a été aussi deux fois ambassadrice. Ambassadrice de France. Elle est actuellement ambassadrice de France au Royaume-Uni. Elle est ambassadrice de France en Italie. Et alors, je ne savais pas ça. C'est une grande professionnelle. Elle a été nommée, élevée à la dignité d'ambassadrice de France. Il y a seulement trois femmes qui sont dans cette situation. C'était une décision du Conseil de ministres en 2020. C'est un nom qui sort un peu du chapeau. On est avec une techno, là.
C'est une grande professionnelle de la diplomatie. Parce que vous venez de retracer sa carrière. Et tout à fait remarquable. Donc qu'elle apparaisse... Un poste qui est toujours un petit peu ingrat, le poste de ministre des Affaires étrangères, parce que c'est le président de la République qui est le chef de la diplomatie. Donc il faut être en proximité très forte avec le président de la République. Sans quoi le ministre des Affaires étrangères est un peu en suspension, dans l'air plus ou moins libre. Et donc Catherine Conard, c'est une grande professionnelle. C'est une technicienne. C'est le summum de la haute fonction publique, on peut dire.
Ce n'est pas une politique, même si elle a beaucoup travaillé avec Jacques Chirac et que c'est une Chiracienne. Donc c'est une forte personnalité, très professionnelle. qui paraît presque taillée pour la fonction de ministre des Affaires étrangères. Mais elle sera tout de suite dans le bain.
Vous le dites d'habitude, il n'y a forcément un temps d'adaptation. Là, on rappelle le contexte. Guerre en Ukraine, vous dites. Bien entendu.
D'une part, guerre en Ukraine. Mais ça, et là vous avez raison de le souligner, tout président de la République, en cas de conflit, est en première ligne. Et en plus, la façon dont Emmanuel Macron gère la guerre en Ukraine de France, avec ce contact qu'il entretient, d'une part avec Vladimir Poutine et d'autre part avec Zelensky, fait que ce n'est pas sur ce terrain-là qu'elle prendra les décisions ou qu'elle sera le plus en vue. En revanche, il y a un dossier très difficile sur lequel elle va débarquer et qu'elle va devoir résoudre.
En fait, elle débarque, si elle débarque, dans un climat de révolte puisque la suppression du corps diplomatique a été annoncée, le corps diplomatique auquel elle appartient. Donc c'est une des leurs. Et c'est peut-être pour ça aussi... Ah, vous voulez dire qu'Emmanuel Macron essaie d'arrondir les angles. Exactement. Ça peut rassurer... Quelqu'un de la maison qui va être chargé, à moins que le président abandonne cette idée de réforme, qui va être chargé de cette mise au pas de tout ce qui faisait la spécificité du corps diplomatique. Vous avez raison. C'est extrêmement important. Ça a fait beaucoup de bruit dans le corps diplomatique et au-delà de ça, dans la haute fonction publique.
Et donc Catherine Colonna, de ce point de vue-là, qu'on ait un pur produit et un produit émérite, peut rassurer peut-être un certain nombre de hauts fonctionnaires qui peuvent être inquiets par l'évolution, qui peuvent avoir été inquiétés par l'évolution de la haute fonction publique. Donc ça, c'est très important.
Je salue tous ceux qui nous rejoignent. Nathan sur lefigaro.fr. Je vois qui nous rejoint. Kadja qui est là. Magali également. Marc Carin qui nous dit quel suspense. Oui, oui, du suspense. On revient. On va rester maintenant avec ces images en direct depuis l'Élysée, parce qu'Alexis Collère devrait apparaître d'une minute à l'autre. On nous a dit 16h15. On sait qu'en Macronie, c'est pas forcément toujours gage de... Il va y avoir un peu de décalage horaire. On est d'accord.
Alors, je précise aussi qu'un nom remonte, et remonte pas vraiment, puisqu'il est déjà au gouvernement, mais qu'il devrait y rester à un poste un peu supérieur, puisqu'il est actuellement secrétaire d'État aux Affaires européennes. Clément Bonne devrait devenir ministre des Affaires européennes. Voilà, dans la lignée de ce qu'on vient de dire à propos de Catherine Colonna. Il y a deux personnalités très fortes qui devraient rester, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. Ça, Philippe, ce sont les cadres, finalement, d'Emmanuel Macron.
Oui, et c'est très important, parce que ça peut donner une coloration à ce gouvernement, à la fois politique, mais aussi en termes de continuité. C'est-à-dire que s'il se confirme que Bruno Le Maire reste à l'économie et que Gérald Darmanin reste à l'intérieur, ce sont deux postes politiques très exposés médiatiquement, notamment le ministre de l'Intérieur. Et donc, ça donnerait un parfum de continuité à ce gouvernement, puisque, à ce stade, on va peut-être avoir des surprises. C'est tout l'intérêt de suivre la composition.
On n'a pas de très fortes personnalités, marquées à gauche ou à droite, avec une très forte notoriété, un très fort enseignement politique, qui ont l'air, je reste prudent, qui ont l'air d'entrer dans ce gouvernement. Peut-être, Damien Abad, on le verra. Mais en tout cas, ça donne à ce gouvernement un air de continuité qui était déjà un peu sensible avec la nomination d'Elisabeth Borne, qui était une ministre sortante. Donc, ça donne à ce gouvernement un côté, on prend les mêmes, et on ne refait pas tout à fait la même chose, mais on est dans la continuité de l'action menée à la fin du premier quinquennat.
Judith, je vous redonne la parole sur ces deux cadres. Je demande à Riyad Becker, qui est en régie avec nous et qui orchestre cette émission, qu'on reste maintenant en direct sur ces images à l'Elysée, parce qu'on attend d'un instant à l'autre le secrétaire général, qui doit annoncer la liste de ce gouvernement. Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, il ne peut plus s'en passer, Emmanuel Macron.
En tout cas, à ses yeux, ils n'ont pas démérité. Ils ont été, l'un et l'autre, en première ligne absolument tout le temps. Gérald Darmanin a en plus eu des épreuves personnelles, s'est démêlé avec la justice pour une affaire de mœurs. La justice qui a finalement dit qu'il était absolument innocent, – À plusieurs reprises. – Ça a beaucoup secoué. Des néo-féministes réclamaient sa démission au cours de manifestations régulières. Donc ça veut dire que vraiment, c'est de la part d'Emmanuel Macron, la reconnaissance de la solidité et du travail accompli.
Même chose pour Bruno Le Maire, qui lui n'a eu aucun dévélé avec la justice, qui disait avant la présidentielle qu'il se voyait bien rester à son poste, ayant compris d'ailleurs qu'il avait fort peu de chances d'être nommé à Matignon.
– Oui, parce qu'en fait, ce sont des cadres, mais Emmanuel Macron ne voulait pas des personnalités politiques trop fortes qui pourraient avoir une ambition. Ces deux-là, on le sait, ils ont des ambitions présidentielles à terme.
– À terme, oui, mais seulement à terme.
– À terme, à l'origine de 2027 maintenant. – Oui, oui, oui.
– Dans l'état actuel de ce qu'on suppose sur ce gouvernement, c'est quand même la continuité qui prévaut avec le maintien de le maire d'Armanin. C'est extrêmement important. Pourtant, on sait en revanche, en espérant ne pas être démenti dans deux minutes, qu'un autre poids lourd, Jean-Michel Blanquer, devrait quitter l'éducation. – Oui, on va parler de ceux qui partent. – Lui aussi rêvait de Matignon et pas seulement en se rasant, mais il a arrêté de se raser. – Oui, c'est vrai. – Il a arrêté de rêver. Mais c'est quand même un des piliers qui part. Il y a une grande inconnue, en tout cas moi je n'ai pas eu d'informations fiables à ce stade, c'est quitte d'Olivier Véran.
– Ah, alors vraie incertitude sur le ministère de la Santé.
– Voilà, un ministère primordial, primordial quoi qu'il arrive, primordial pendant la crise sanitaire et primordial parce qu'il y a une crise de la santé en général, une crise hospitalière en particulier, qui est en train d'éclater en ce moment. Donc vraiment… – Les urgences. – Voilà. – Avec une délégation supplémentaire. – Pas simplement les urgences. – C'est une crise généralisée avec des problèmes de recrutement énormes. – Énormes. Avec une spécificité qui est le découpage ministériel. C'est-à-dire, est-ce que le ou la future ministre de la Santé aura aussi des affaires sociales ?
– Alors oui, parce qu'on rappelle… – Ou est-ce que c'est le ministère du Travailleur ? – Le titre est « Ministère de la Santé et des Solidarités ». Et il se dit qu'Olivier Véran ne serait que santé, lui qui est médecin. – Alors c'est un vieux débat.
– Le volet solidarité. – C'est un vieux débat du gouvernemental parce que le ministère de la Santé est en fait un secteur énorme et qui est lourd à gérer, même en dehors des pandémies, a fortiori pendant les pandémies. Et que les affaires sociales, dans les affaires sociales et dans les solidarités, il y a un petit sujet qui s'appelle les retraites. – Ah oui. – Sur lesquelles le président réélu a fait de petites annonces. – Et donc, savoir quel est le ministre, le ou la ministre qui va être chef de projet sur la réforme des retraites qui a été annoncée, réannoncée, même si on ne connaît pas bien toutes les dimensions. – C'est au moins qu'on puisse dire, oui.
– C'est au moins qu'on puisse dire. Le flou, sortir de l'ambiguïté, serait peut-être dangereux à ce stade. Mais de savoir quel est le ou la ministre qui sera en charge de suivre, de piloter ce projet est quand même extrêmement important sur le plan politique. Donc ça peut être le ministre ou la ministre de la Santé et de la Solidarité. Ça peut être aussi le ministre du Travail puisque le sujet retraite a un petit rapport avec le travail. Donc ça, c'est un point que j'attends particulièrement.
– Et je rajoute aussi qu'il avait été mis en place un ministère des retraites, souvenez-vous, avec Laurent Pietraszewski qui avait pris ce point. dans ce poste-là. Donc cette possibilité est ouverte également. J. Cole qui nous dit sur YouTube, bonjour à tous, hâte de voir le casting. Oui, on attend d'un instant à l'autre. Alexis Collaire, KSL, le niveau d'anglais de Catherine Colonna. Alors on l'imagine très bon puisqu'elle est actuellement ambassadrice française de la France au Royaume-Uni.
– Oui, oui, elle parle très bien.
– Bon, voilà, ça c'est une bonne nouvelle si elle doit parler notamment avec les différents dirigeants étrangers. On parle de ceux qui s'en vont. On a des noms, on est sûr qu'ils ne seront plus là dans 10 minutes.
– On a dit Blanquer, ça c'est important, parce que la relation des professeurs avec Jean-Michel Blanquer était devenue totalement détestable, à tort ou à raison, je ne prononce pas sur le fond, mais les relations entre Blanquer et son administration et ses fonctionnaires étaient devenues parfaitement détestables.
Et c'est un enjeu là aussi politique non négligeable de savoir qui sera le futur ministre de l'Éducation nationale, parce que c'est un secteur qui a quand même beaucoup protesté contre la politique de Jean-Michel Blanquer, dont le vote a été peut-être plus orienté vers Jean-Luc Mélenchon ou présidentiel, du fait notamment de ce mécontentement à l'égard de Jean-Michel Blanquer, et donc la dimension politique du personnage qui sera nommé tout à...
– J'ai l'impression que tout le monde veut ce ministère alors qu'il est difficile, on a entendu le nom de Jean Castex, bon, évidemment ce ne sera pas lui, on a entendu Gabriel Attal, Julien de Normandie, Bruno Le Maire, Marlène Schiappa, j'ai l'impression qu'ils le voulaient tous, ce ministère de l'Éducation nationale, alors c'est le plus gros budget, on le sait, mais c'est difficile, je vous dis, d'être ministre de l'Éducation nationale, enfin difficile, en tout cas il faut savoir prendre des coups.
– En gros, quand on veut cela couler douce, on n'essaie pas d'être ministre dans une situation dans laquelle la France en ce moment, on va faire autre chose. – Non, effectivement, c'est un ministère où il y a beaucoup de coups à prendre et Jean-Michel Blanquer en sait quelque chose.
Lui, il est plutôt proche de la droite, on sait que vraiment c'est un pur produit du système Éducation nationale, il avait suscité énormément d'espoir, notamment dans l'électorat de droite et dans notre lectorat au moment de sa nomination, parce qu'il disait des choses qu'on rêvait d'entendre sur le retour aux apprentissages fondamentaux, lire, écrire, compter et réintroduire la notion de respect dans les classes. Il était également très engagé sur le front de la laïcité.
Je rappelle que c'est lui qui avait dit que le voile islamique n'était pas souhaitable dans la société française, qu'il a guéroyé contre certaines dérives syndicales, je pense à Sud Éducation en Seine-Sandie, notamment quand ils avaient imaginé de faire leur atelier en non-mixité de genre et de race, mais peut-être que je me trompe, il y avait une histoire. En tout cas, c'était l'anti-walk incarné.
Il avait même organisé, vous savez, des colocs à la Sorbonne, il me semble, qui avait parlé, il était très engagé sur cette question.
Très engagé.
Et ça n'a pas suffi à convaincre Emmanuel Macron pour le garder.
Non, parce que par ailleurs, comme vous disiez, relations détestables...
Alors que je vous coupe, on écoute Alexis Colère, évidemment, qui annonce le gouvernement.
...écologique et énergétique. Le président de la République a nommé M. Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. M. Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur. Mme Catherine Colonna, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. M. Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, ministre de la Justice. Mme Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires. M. Pape Ndiaye, ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse. M. Sébastien Lecornu, ministre des Armées. Mme Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé et de la Prévention. M.
Olivier Dussopt, ministre du Travail, du Plein-Emploi et de l'Insertion. M. Damien Abad, ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées. Mme Sylvie Retailleau, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. M. Marc Fénaud, ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. M. Stanislas Guérini, ministre de la Transformation et de la Fonction publique. Mme Yaël Brown-Pivé, ministre des Outre-mer. Mme Rima Abdul-Malak, ministre de la Culture. Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique. Mme Amélie Oudea-Castera, ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques. M.
Olivier Véran, chargé des relations avec le Parlement et de la vie démocratique. Mme Isabelle Rome, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances. Auprès du ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, M. Gabriel Attal, chargé des Comptes publics. Auprès du ministre de l'Intérieur et de la ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires, M. Christophe Béchut, chargé des Collectivités territoriales. Auprès de la ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, M. Franck Riester, chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. M. Clément Beaune, chargé de l'Europe.
Son nommé secrétaire d'État. Auprès de la Première ministre, Mme Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement. Mme Justine Bénin, chargée de la maire. Mme Charlotte Cobell, chargée de l'enfance. Auprès de la ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Mme Crisoula Zakharopoulou, chargée du développement, de la francophonie et des partenariats internationaux. Le président de la République réunira le Conseil des ministres avec l'ensemble des membres du gouvernement lundi 23 mai à 10h. Je vous remercie. M. Et bien dites-moi, Dupont-Mauriti qui reste à la justice.
M. Et voilà, vous avez entendu Philippe Guiver en étant direct. Mais c'est vrai, c'est ça la première information. Ça y est, on a le gouvernement. J'ai l'impression que c'est un gouvernement resserre. On n'a pas le temps de compter. Mais je crois que par rapport à tout ce que j'ai noté, j'avais mis des petites cases sur mes feuilles pour remplir petit à petit. J'ai beaucoup de vide pour l'instant. Oui, la grande information, Eric Dupont-Mauriti, qu'on croyait sortant, reste ministre de la justice. C'est l'information, il me semble, de cette annonce d'Alexis Collère.
Et c'est une information vraiment surprenante, enfin à mes yeux, dans la mesure où on n'en avait pas parlé auparavant, mais il lui-même était en grand conflit. C'est un euphémisme avec le corps des magistrats. Plus en délicatesse avec la justice. Et accessoirement en délicatesse avec la justice, puisque mise en examen. Et donc ça, c'est une vraie surprise qui renforce quand même l'impression de continuité dont on parlait tout à l'heure, puisque non seulement il y a des ministres qui restent en poste, Dupont-Mauriti, mais c'est le cas de Darmanin, c'est le cas évidemment de Lemaire, mais il y a aussi des ministres du gouvernement sortant qui changent de fonction.
Donc il y a un turnover, mais au sein d'une équipe où les nouveaux entrants ne sont pas si nombreux que ça.
Oui, c'est vrai qu'il y a, je me souviens, 4 ou 3 mois, on entendait qu'Emmanuel Macron ne voulait garder que 4 ou 5 ministres. Ça, c'est pas du tout le cas. Il y en a beaucoup qui restent. Certains restent à leur poste. Beaucoup changent de poste. C'est ça.
Oui, absolument.
Sur quoi vous voulez réagir là ? Tout de suite, qu'est-ce qui vous parle ?
Pour tout vous dire, à part évidemment la grosse surprise du maintien d'Éric Dupont-Mauriti, ce qui m'étonne beaucoup, c'est l'identité du nouveau ministre de l'Éducation. J'avais parlé de l'engagement de Jean-Michel Blanquer pour la laïcité, avec Papendiaï. On est complètement dans l'autre champ. Il s'est notamment illustré par un rapport sur la diversité à l'opéra.
Alors dites-nous qu'il y a Papendiaï. Pour tout vous dire, je le découvre, on l'ajouvre, sa page Wikipédia.
C'est un historien spécialiste des minorités qui a passé une partie de sa carrière aux États-Unis.
Oui, je vois ça, historien spécialiste de l'histoire sociale des États-Unis.
Voilà, et qui est complètement imprégné de décolonialisme, qui pratique... Ah oui, pardon, qui... complètement... Qui pratique l'assignation à résidence identitaire dans le rapport sur l'opéra dont je vous parlais, rapport sur la diversité, dont la conclusion était qu'il n'y en avait pas. Il comptait les personnes en situation de non-blanchité, et c'était écrit « non-blanchité » dans le rapport, et les autres. Alors donc c'est ça qui vous étonne,
ce revirement, pas du tout de continuité entre Jean-Michel Blanquer et Papendiaï ?
C'est une voile de face totale, une voile de face totale. Alors, je ne connais pas toutes les œuvres de Papendiaï, mais en tout cas, celles que je connais montrent un changement absolument radical et un changement, pour moi, dans le mauvais sens.
D'accord. Et vous, Philippe, ça vous surprend, ça ?
Oui, oui, c'est une surprise, parce que d'abord, c'est une vraie personnalité du monde intellectuel et de la société civile, comme on disait jadis. Donc il n'est pas du tout du serail politique, même si, comme le disait Judith, il a eu des prises de position et des engagements. Et donc c'est une vraie surprise, parce qu'il ne me semble pas qu'on, si on me permettait l'expression familière, qu'on l'avait vu venir à ce poste. Et donc c'est une des vraies surprises de nouvel entrant dans ce gouvernement. C'est un spécialiste de la condition noire aux États-Unis qui a beaucoup écrit sur la situation française.
Il faudra vérifier si, en tant que ministre, et en tant que ministre de l'Éducation nationale, quelle sera la tonalité de son discours, puisqu'il arrive que, quand on passe d'une position d'intellectuel et d'analyste, et quand on rentre dans un gouvernement et qu'on s'engage dans une politique, il arrive que les positions ne soient pas exactement les mêmes. Et qu'il me semble qu'il devra tenir compte du contexte politique dans lequel il est. La deuxième surprise qui n'en est qu'une...
Alors attendez, je précise, avant que vous partiez sur votre deuxième surprise, pour expliquer aux gens qui nous rejoignent, Papendia a donc été nommé ministre de l'Éducation nationale. Il a 56 ans. Il est actuellement le directeur général du Palais de la Porte Dorée. Et il dirige le musée de l'histoire de l'immigration. C'est un historien spécialiste des minorités. Voilà, votre deuxième surprise. Allons-y.
Alors c'est Damien Abad. Parce que ce n'est pas une surprise en soi.
Est-ce que vous voulez quand même, pour ceux qui nous rejoignent, que je fasse un petit point là ? Vous voyez défiler ces noms en bas. Vous allez les voir défiler. Les nouveaux ministres, mais comme ça, ceux qui nous rejoignent peuvent avoir une idée, en tout cas des ministères importants. Ministère de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Ministère des Armées, Sébastien Lecornu. Ministère des Affaires étrangères, Catherine Colonna. Planification territoriale, c'est Amélie de Montchalin. Et planification énergétique, c'est Agnès Pannier-Runacher. Donc ça, c'est un duo pour l'écologie. Ces deux femmes qui seront aux côtés d'Elisabeth Borne. Bruno Le Maire reste ministre de l'Économie et des Finances.
Au premier rang.
Au premier rang, absolument. Ça, c'est très important. L'ordre protocolaire du gouvernement, juste devant Gérald Darmanin. C'est ça l'ordre. Bruno Le Maire, Gérald Darmanin. Éric Dupond-Moretti reste ministre de la Justice. Pas à peine d'y aille donc à l'éducation. Et puis je descends. Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé. Marc Fénaud à l'agriculture. Olivier Dussopt au travail. Porte-parole Olivia Grégoire. Et donc, vous vouliez me parler des solidarités d'Amiens Abad qui, hier encore, a été député LR, patron des LR à l'Assemblée.
Voilà. Donc c'est la prise politique, si on peut dire. Le terme prise n'est pas très élégant pour une personne. Mais c'est le grand élu des Républicains qui entre au gouvernement, un de plus, et qui entre sur une fonction dont on parlait tout à l'heure juste avant la nomination, qui est la fonction ministère des Solidarités puisque Emmanuel Macron et Elisabeth Borne ont pris la décision de scinder le ministère de la Santé et des Affaires Sociales pour en faire un ministère de la Santé et un ministère des Solidarités qui revient donc à Demiens Abad. Et j'en profite
pour ceux qui nous rejoignent aussi. Hop, je glisse. Olivier Véran reste au gouvernement pour les ministres délégués aux relations avec le Parlement. Voilà. Comme ça, c'est dit, plus ministre de la Santé.
Alors, deux choses quand même. Demi à Abad.
Oui, on vous a coupé, Philippe.
Pardon. Non, juste pour finir d'une phrase. A priori, dans ce que je lis de la composition du gouvernement, il sera donc, il serait donc, on va mettre du conditionnel, le chef de projet sur une éventuelle réforme des retraites. ce qui me semble politiquement tout à fait significatif, puisque c'est un ministre qui vient des Républicains sur un sujet qui est sensible pour l'électorat de droite et notamment l'électorat de droite âgée qui est très favorable à une réforme des retraites et qui a rejoint Emmanuel Macron sur pas mal de critères, mais notamment aussi sur la perspective de cette réforme avec la retraite à 65 ans.
Et donc, on ne sait pas encore quelle sera la nature de cette réforme, mais en tout cas, c'est lui qui en sera potentiellement chargé sur un des dossiers sociaux les plus sensibles de la rentrée prochaine si cette réforme est lancée à la rentrée prochaine. Donc politiquement, ça, ça me paraît très important. On oppose un grand élu des Républicains à une éventuelle contestation sociale sur la réforme des retraites.
Juste avant de vous relancer, Judith, je réponds à Dominique Stahl sur YouTube qui nous demande qui est ministre de la Santé, c'est Brigitte Bourguignon qui prend donc ce poste. Allez-y.
Brigitte Bourguignon, femme de gauche. Oui, Damien Abad, il s'est illustré en refusant jusqu'au dernier moment de lâcher la proie pour l'ombre parce que Christian Jacob a dû taper du poids sur la table pour qu'il abandonne ses fonctions à la tête du groupe Les Républicains à l'Assemblée. Dans sa carrière, il avait été repéré par Hervé Morin qui était patron des centristes. Hervé Morin avait assez mal vécu déjà ce que lui considérait comme une trahison quand Damien Abad était parti pour les Républicains. Là, il s'éloigne encore un peu plus après avoir dit pique-pendre de la gestion d'Emmanuel Macron. Mais vous me direz comme Éric Wörth. C'est le jeu.
Et comme Édouard Philippe. Souvenez-vous qu'il était même le Premier ministre alors qu'il avait fait la campagne à droite pendant la présidentielle de 2017.
Une remarque d'ordre général si vous permettez et de sémantique. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais dans l'intitulé des ministères revient à plusieurs reprises le mot souveraineté. Et c'est tout à fait nouveau. Vous avez Bruno Le Maire économie-finance chargé de la souveraineté industrielle et numérique de la France. Vous avez Marc Fénaud à l'agriculture chargé de la souveraineté alimentaire de la France. Les crises sont passées par là d'une part et d'autre part la montée de la sensibilité chevénementiste souverainiste précisément anti-européenne ou en tout cas pour une autre Europe dans le pays. Les résultats de la présidentielle sont pris en compte.
La qualification de Marine Le Pen au deuxième tour et le très bon score de Jean-Luc Mélenchon. Excusez-moi. La crise sanitaire est également passée par là. On sent que les débats qui nous ont agités sur l'extrême dépendance de la France à l'Asie notamment et à la Chine en particulier débat qui ont rebondi actuellement puisque le pouvoir d'achat est gravement affecté par des pénuries de produits précisément qui viennent de Chine.
donc la souveraineté est au cœur du débat politique elle l'est depuis le Covid elle l'est aujourd'hui à propos du pouvoir d'achat et de nos difficultés économiques et de l'inflation évidemment et ça c'est un signal très clair envoyé par Emmanuel Macron qui donc ajoute un mot à son vocabulaire. Alors c'est pas tout à fait nouveau puisque au moment des européennes déjà il parlait de souveraineté européenne mais c'est nouveau que ça apparaisse dans l'intitulé
des ministères. On continue à analyser Oui alors s'il vous plaît Philippe parce que déjà on nous rejoigne beaucoup de monde nous rejoint sur Youtube sur lefiguro.fr sur Twitch je voudrais qu'on refasse un petit point complet quand même des ministères et puis on ira sur ce qui vous surprend alors dans l'ordre vous l'avez dit le premier ministre à avoir été nommé c'est Bruno Le Maire ministre de l'économie des finances et de la souveraineté numérique c'est bien ça Gérald Darmanin reste ministre de l'intérieur aux armées
Voilà pour être très précis
Sébastien Lecornu est aux armées lui qui est un des proches il était aux Outre-mer pourtant c'est une récompense et c'est presque étonnant on va aussi en parler parce que les Outre-mer ont voté massivement pour Marine Le Pen donc ne sont pas forcément très contents pour Jean-Luc Mélenchon d'abord puis pour Marine Le Pen au second tour pas forcément très contents de la politique menée par Emmanuel Macron et ses équipes et pourtant on récompense Sébastien Lecornu Aux affaires étrangères la nouvelle on va beaucoup en parler j'imagine Catherine Colonna la planification territoriale Samélie de Montchalin la planification énergétique c'est Agnès Pannier-Runacher ça c'est pour le duo du pôle écolo finalement Grande priorité du quinquennat
Je vous laisse finir la liste
Oui je finis parce que ce nom qui nous surprend tous Eric Dupond-Moretti reste donc ministre de la justice et puis je note grosse surprise c'est Zao 130 sur Youtube qui nous dit Pappendiaï grosse surprise on va en reparler c'est le premier nom que vous voulez soulever tout à l'heure allez-y jeudi
Non juste une remarque sur Amélie de Montchalin qui est une des découvertes je trouve du quinquennat qui s'est achevée qui est une femme, une jeune femme dont les origines politiques sont plutôt de droite Juppéiste je crois Juppéiste oui alors ça c'est un moderne un peu le qualificatif de droite disons qu'elle ne vient pas de la gauche et ce qui est surtout très important c'est que c'est pas une figure de l'écologie or elle sera chargée d'assumer la transition et là on sent qu'Emmanuel Macron
Et Amélie Espagne-Runacher pas vraiment non plus alors allez sur le pôle énergétique c'est peut-être un peu différent on va parler du nucléaire etc mais c'est pas les figures
La transition écologique ça sera quand même plutôt Amélie de Montchalin et ça c'est à mon avis Emmanuel Macron qui ayant chèrement payé d'avoir choisi une figure symbolique comme Nicolas Hulot à la transition écologique
Oui parce qu'on a parlé de M. Canfin notamment qui aurait été une figure au lieu de l'écologie C'est une des déceptions pour lui
Qui était une source d'enquittement assurée parce que quand vous prenez quelqu'un issu de la mouvance des militants écolos vous êtes sûr que ça va se finir comme Nicolas Hulot finalement j'ai bien réfléchi Regardez Barbara Pompili ça s'est bien passé Qu'est-ce qu'elle a fait ?
Oui c'est vrai qu'elle a été une loi Oui puis c'est vrai qu'elle est tombée à des périodes un peu particulières
C'est un changement à noter Donc c'est quelqu'un de techniquement extrêmement compétent idéologiquement pas marqué écolo qui va prendre en charge la transition écologique et c'est un virage dans l'appréhension de ses problèmes C'est vrai et ça veut peut-être d'autant plus dire qu'Elisabeth Borne Première ministre excusez-moi va être la vraie patronne de la politique écologique de la France c'est-à-dire que de ce point de vue-là si je comprends la logique de la composition de ce gouvernement deux très fortes techniciennes des personnalités très compétentes qui accompagnent Elisabeth Borne donc ça veut dire que politiquement c'est Elisabeth Borne qui va porter beaucoup la politique écologique Moi j'avais juste une petite surprise dans les sortants parce qu'on ne parle pas des sortants Marlène Schiappa n'est plus ministre
Oui alors qu'elle était très appréciée notamment de Brigitte Macron qui poussait pour qu'elle reste et Marlène Schiappa aurait énervé à force c'est ce qu'il se dit en...
C'est pas impossible elle a une personnalité...
Alors des sortants mais on va quand même faire la liste de ceux qui restent Gabriel Attal on en parlait il a plutôt convaincu dans son rôle de porte-parole il est au budget Ce qui est un rôle beaucoup plus sobre
et beaucoup plus ingrat
Oui alors... Excusez-moi Et beaucoup moins exposé Oui beaucoup moins exposé mais très technique où il faut discuter beaucoup avec l'Assemblée nationale le Sénat etc. Olivier Véran lui aussi il reste aux relations avec le Parlement Commerce extérieur Franck Reister Un autre Je crois qu'il y est
Alors ça c'est assez amusant quand même relation avec le Parlement pour Olivier Véran parce qu'on se souvient pendant la crise sanitaire il avait piqué des colères de Méric où il était même allé jusqu'à dire sortez si vous n'êtes pas d'accord aux députés alors que lui était ministre et que les députés étaient chez eux à l'Assemblée nationale en plein hémicycle tout simplement parce qu'il contestait certains aspects de la réaction Il va falloir qu'il fasse preuve de plus de diplomatie et plus d'empathie avec la fonction parlementaire je pense et il passe d'un poste hyper exposé à un poste qui médiatiquement l'est très peu et c'est un poste politiquement important les relations avec le Parlement parce que vous êtes en relation constante avec la majorité les groupes à l'Assemblée donc vous avec le président du groupe du futur groupe majoritaire si Emmanuel Macron obtient bien une majorité des parties des personnages qui organisent le travail du Parlement en lien avec le travail gouvernemental mais c'est un poste qui médiatiquement est beaucoup moins Marc Fénaud qui est le ministre sortant et qui est un type tout à fait apprécié tout à fait compétent Oui alors bon élève à ce qui se dit le bon élève du gouvernement récompensé avec le ministère de l'Agriculture qui est un poste le plus exposé parce que dans le contexte que nous connaissons avec les difficultés liées à la crise ukrainienne et les conséquences alimentaires et la situation dans laquelle se trouve l'agriculture française c'est un poste qui peut être pour lui beaucoup plus exposé avec potentiellement des crises sociales ou économiques liées à l'agriculture sur lesquelles il serait obligé d'intervenir sur sa fonction C'est un monde qu'il connaît extrêmement bien Extrêmement bien l'HR Qu'il a beaucoup travaillé Alors son petit handicap aussi c'est que son prédécesseur a été extrêmement apprécié
Julien de Normandie Et d'ailleurs
vous en parlez aux agriculteurs c'est un ministre formidable jamais aucun n'a fait autant
Petite précision Julien de Normandie un proche d'Emmanuel Macron qui n'est pas dans ce gouvernement Je vous laisse continuer sur Marc Fainaut
C'est aussi un des rares ministres modem sauf erreur de ma part C'était lui qui au gouvernement représentait le modem et qui était dans les discussions les négociations pour les investitures notamment Judith vous confirmez Il a été au manette du parti de François Bayrou très longtemps Absolument Donc c'est lui un peu le représentant de François Bayrou au sein du gouvernement et je ne vois pas d'autre dans le précédent quinquennat il y avait Jacqueline Gouraud il y avait d'autres ministres Il y a eu Sylvie Goulard qui n'est pas resté longtemps
Il y a eu François Bayrou qui n'est pas resté longtemps également C'est aussi ça le problème pour le modem Je vous coupe un instant parce que je voudrais quand même parler si vous voulez bien avec Judith d'Olivia Grégoire porte-parole du gouvernement Elle, elle va être très exposée On va la voir C'est la première qu'on va voir lundi à la sortie du premier conseil des ministres
Oui Elle a un profil de gauche Elle était proche de Manuel Valls On sait que Manuel Valls a obtenu une investiture dans la circonscription des Français de l'étranger En Espagne, Portugal, Andorre et Manapur Voilà Bon, c'est un signe de plus que Manuel Valls et ce qu'il représente sont vraiment rentrés en grâce aux yeux d'Emmanuel Macron auprès d'Emmanuel Macron Est-ce que ça satisfera l'électorat de gauche ? Je ne suis pas sûre mais je ne suis pas sûre non plus que ce soit fait pour Non, parce que quand on regarde l'équilibre plus général du gouvernement je tente de réfléchir Est-ce qu'il est équilibré ?
Les ministres les plus visibles les ministres hormis la première ministre Elisabeth Borne qui vient de la gauche effectivement enfin qui est depuis 5 ans ministre
Alors quels sont dites-moi les 5 plus grands ministères les plus visibles ? Intérieur ? Intérieur et économie
Donc deux hommes de droite Deux hommes de droite Je pense que le ministère des solidarités de Damien Abbas a vocation à devenir très visible si c'est bien lui qui mène la réforme des retraites en lien avec Matignon
La justice un homme mais plutôt de gauche
Plutôt de gauche Plutôt Complètement de gauche On peut discuter enfin après tout dépend de la définition qu'on donne de la gauche Et donc ça penche à l'éducation Clairement un homme qui vient de la gauche universitaire pour pas dire de la gauche diversitaire et donc effectivement l'équilibre politique on a le sentiment que sur les fonctions les plus Le régalien est à droite Le régalien est à droite et même une partie du social avec Damien Abbas sur les retraites L'économie est à droite L'économie est à droite L'éducation est à gauche Oui Et peut-être un peu le ministère de la justice pour Mais cette nomination d'Éric Dupond-Moritti est quand même extrêmement Je me maintiens On y revient par contre Je suis désolé de y revenir
Vous avez totalement raison On a balayé si vous nous rejoignez l'ensemble des ministères je vous referai un petit point et puis vous voyez cette liste qui défile en bas Vous pouvez aussi retrouver sur le figaro.fr la liste complète de tous les ministres mais il y a ce nom et tout de suite Philippe vous m'avez dit quand on a repris l'antenne quelle surprise et on a tous fait tous les trois
C'est un côté un peu provocation à l'égard du corps des magistrats C'est-à-dire qu'un ministre de la justice qui a été en conflit qui est mis en examen comme l'a appelé Judith qui n'a pas vraiment convaincu je ne trouve pas par rapport au sujet d'insécurité de critique de la justice qui électoralement s'est complètement planté qui électoralement s'est complètement planté au régional ou départemental ou départemental dans le Nord il voulait chasser le rassemblement national de ses terres plutôt lui qui a été chassé plutôt lui qui a été chassé Tout ça fait quand même un bilan de ministre qui n'était pas tout à fait évident On sait d'ailleurs que les personnalités qui viennent de la société civile leur acclimatation dans l'univers politique et gouvernemental n'est pas toujours évident et il y reconduit C'est un petit côté provocation et fait du prince quand même de la part d'Emmanuel Macron
Alors on avait l'impression aussi qu'il était obligé auprès de lui parce que j'imagine qu'Arigue Dupont-Améretti lui fait une sorte de cadeau en donnant son nom il y a deux ans et là le lâchéant je me mets dans la tête d'Emmanuel Macron lâcher Éric Dupont-Améretti en pleine nature avec une mise en examen sans circonscription pour redevenir avocat ce qui paraît difficile enfin ce qui peut paraître difficile c'est peut-être un cadeau qu'il fait cette fois Éric Dupont-Améretti Judith ?
Je suis peut-être cynique mais j'ai du mal à croire que les impératifs humains prévalent sur les impératifs Ah ça, ça compte pas
quand on crée un gouvernement ?
Il est tellement important politiquement d'avoir un minimum de confiance on a remarqué déjà qu'Emmanuel Macron n'avait pas d'état de grâce que seule une courte très courte majorité de Français selon les divers sondages qui ont été réalisés approuvent et font confiance la nomination d'Elisabeth Borne à Matignon et lui font confiance on ne peut pas dire que l'an 2 enfin le quinquennat 2 d'Emmanuel Macron s'ouvre dans la tranquillité et avec l'adhésion massive des Français donc je ne pense pas qu'étant donné cette situation extrêmement délicate et complexe dans un contexte en plus de crise économique et d'inflation bientôt galopante sa préoccupation ne soit de ne pas faire de peine à monsieur Dupond-Moretti
débat sur Dupond-Moretti débat aussi sur notre chat YouTube Ranger Power qui nous dit encore un gouvernement fragile ça ne vaudra jamais un gouvernement à la De Gaulle et puis Random Random qui nous dit c'est très solide quand même il répond à Ranger Power c'est très solide quand même on a pas mal de personnes passées par les grandes écoles sauf à la santé et aux armées et à l'éducation nationale où c'est dépassé
par la filière littéraire
de Normale Sup j'en ai pas parlé encore de la santé parce que non l'épidémie n'est pas finie ou en tout cas l'annonce n'a pas été faite officiellement par le gouvernement d'une épidémie terminée Brigitte Bourignon elle était déjà dans le gouvernement Brigitte Bourignon déléguée chargée de l'autonomie elle a les compétences d'où elle vient qu'est-ce qu'elle va faire qu'est-ce qu'elle peut faire
alors elle est socialiste elle était elle était socialiste
elle a été élue dans le Pas-de-Calais sous les couleurs socialistes en 2012
elle était extrêmement importante à l'Assemblée nationale c'est une bûcheuse elle a beaucoup oeuvré et notamment sur la santé elle n'a pas sa langue dans sa poche elle a un langage pas du tout
ah donc elle vous convainc pas forcément politiquement mais en tout cas sur la personne et sa personnalité
qui a dit qu'elle me convainquait pas politiquement vous m'avez dit
qu'elle était plutôt à gauche et du parti socialiste ça c'est pas forcément ce qui vous plaît
Brigitte Bourguignon non c'est pas ce que j'ai dit
bon alors
c'est une vraie femme de gauche qui n'a pas sa langue dans sa poche qui est parfaitement consciente des enjeux sanitaires dans ce pays et y compris de la crise de la santé et de la crise hospitalière en particulier qui en a beaucoup parlé qui a beaucoup travaillé dessus donc c'est quand même un signe que avec elle en tout cas Emmanuel Macron ne pourra pas se contenter de ce paradrap comme le séguerre de la santé si vous permettez ce mauvais jeu de mots
on va sûrement avoir à la découvrir Brigitte Bourguignon quels sont les Philippe si vous deviez donner quelques noms les 3-4 noms qu'on va surveiller dans les jours à venir leur premier pas Brigitte Bourguignon on l'imagine parce qu'on la connaît pas
oui mais Papemdaï il me paraît
autrement allez je note Papemdaï oui oui ça on attend je vois passer
je vois passer qu'il avait donné une interview au Monde ce qui a fait rejoindre le propos de Julie sur l'existence d'un racisme structurel en France c'est une thèse qui peut racisme structurel qui est du racisme tout le monde est d'accord structurel c'est la thèse du racisme systémique au sein de la société française et on suivra c'est la thèse des indigénistes
on suivra très attentivement la passation de pouvoir entre Jean-Michel Blanquer et Papemdaï ça ça va être très intéressant les deux discours Papemdaï
on le suit on le suit Dupond-Moretti forcément aussi puisque c'est un personnage qui n'a pas toujours sa langue dans sa poche et moi je suivrai fortement le nouveau ministre c'est des solidarités l'intitulé oui c'est ça
Damien Abad
je le suivrai fortement pour avoir confirmation du fait qu'il serait le chef de projet de la réforme des retraites je me répète un peu pardon mais je trouve que c'est un des enjeux politiques majeurs de ce début de quinquennat
ministre des solidarités de l'autonomie et des personnes handicapées Damien Abad Judith vous vous suivez qui ? 3 personnes 3 personnalités que vous voulez particulièrement scruter dans les jours qui viennent
vous n'avez pas demandé d'en prendre des différentes juste pour le plaisir de les distinguer vous n'êtes pas obligé parce qu'effectivement vous n'êtes pas obligé ça c'est la grande surprise vu l'état de l'éducation nationale vu ses prises de position indigéno-compatibles et vu le virage que ça représente par rapport à ce qu'incarnait Michel Blanquer en termes de défense de la laïcité pardon il me paraît extrêmement important à suivre évidemment aussi Damien Abad s'il est chargé du dossier des retraites je rappelle qu'en fait là pour l'instant on est aux annonces démenties suivies d'annonces suivies de démenties on a entendu successivement que finalement en 65 ans ça pouvait se discuter ça pouvait être 64 Emmanuel Macron lui-même n'a pas écarté l'idée d'un référendum pour savoir si on l'a fait ou non cette fichue réforme des retraites on est dans le bleu le plus total et d'ailleurs de ce point de vue là par rapport à ce qu'on disait ou ce qu'on espérait avant que l'annonce du nouveau gouvernement soit faite je trouve que le message politique en termes d'intention qui s'en dégage est tout sauf clair absolument je suis entièrement d'accord avec vous à cause de ces personnalités parce qu'on n'a pas quelqu'un qui soit identifié à un projet qu'on connaît on est dans le bleu comme on l'était avant sur les intentions d'Emmanuel Macron c'est donc un gouvernement parfaitement macronien où on pourra trouver à peu près tous les signaux
en même temps parfait
on s'en rapproche je ne sais pas on n'atteint jamais à la perfection mais on s'en rapproche parce qu'envoyer le signal papemdiaye à la gauche voire à la population immigrée en France n'insultez pas la gauche à la partie de la gauche qui s'est sous vous je serai mal placé pour insulter la gauche mais c'est un message en tout cas c'est un signal fort un message envoyé à l'électorat de droite notamment âgé sur les retraites avec l'entrée de ce nouvel élu de droite qui rejoint le macronisme donc on a des signaux un peu dans tous les sens sur l'écologie à noter qu'on n'a pas un signal militant écologiste vous l'avez déjà souligné ce que vous dites avec deux techniciennes deux techniciennes de haut vol auprès d'une grande techno de haut vol qui est Elisabeth Borne mais qui ne sont pas des personnalités politiquement très enracinées donc ils ne sont pas des idéologues ce qui est quand même une bonne nouvelle alors ça peut être une bonne nouvelle mais quand il va falloir négocier des choses très concrètes sur l'écologie qui change la vie quotidienne des gens de faire un peu de politique ne sera peut-être pas inutile
allez on achève ce live quand même je lis Chris Cross parce qu'il nous dit sur le figaro.fr je lui dis t'as raison on n'y comprend rien donc il vous donne rien
mais c'est pas faux on est surpris
oui on va attendre premier conseil des ministres c'est lundi quand même un dernier mot parce qu'on a commencé avec elle Catherine Colonna aux affaires étrangères c'est confirmé pour ceux qui nous rejoignent qui est-elle parce qu'elle sera aussi tout de suite dans le vif du sujet avec la situation en Ukraine là pour le coup c'est une décision
moins surprenante parce que c'est une grande professionnelle
moins surprenante en termes de qualité de profil mais je veux dire Catherine Colonna elle avait disparu de la vie politique vous avez raison elle était entrée
dans la carrière diplomatique mais c'est une grande professionnelle certainement un des grands professionnels sur la place pour mener la diplomatie française il faut noter au passage qu'elle remplace qu'elle succède à Jean-Yves Laudriand qui était ministre depuis 10 ans puisqu'il avait été 5 ans ministre de la défense sous François Hollande et 5 ans ministre des affaires étrangères sous Emmanuel Macron rendons-lui hommage au passage parce que tout le monde n'a pas été ministre 10 ans d'une part puis rappelons-nous qu'en fait il avait été écarté de la défense et mis aux affaires étrangères certes parce qu'il savait il avait tout à fait les compétences pour ce nouveau ministère mais aussi parce qu'à Bercy au budget on se plaignait du caractère du côté très très dur en affaires de Jean-Yves Laudriand du temps où il était à la défense et on voulait quelqu'un qui soit quand même et Florence Parlier de ce point de vue-là a été peut-être plus compréhensif pour les mécanismes pour les contraintes budgétaires les contraintes budgétaires qu'elle connaît très très bien il était trop bon Jean-Yves Laudriand Florence Parlier oui il était très bon dans ce rôle Florence Parlier sort du gouvernement aussi après 5 ans
elle l'avait annoncé d'ailleurs dans les colonnes du Figaro on voyait une photo avec les cartons derrière elle elle avait envie de partir
être ministre de la Grande Maître n'est pas forcément toujours une fonction facile épanouissante et on n'en sort pas avec beaucoup de glorioles sauf qu'on a géré une guerre ça n'a pas été le cas de Florence Parlier mais elle a eu à gérer la sortie du Mali qui se fait difficilement c'est un euphémisme
allez on fait le point pour achever ce live si vous nous rejoignez comme ça vous avez la liste complète tenez-vous prêt je commence Bruno Le Maire premier ministre non pas premier ministre attention le premier dénommé par Alexis Coler tout à l'heure sur le terrain de l'Élysée au premier rang
du protocole ministériel ce qui est extrêmement important
et vous notez qu'il n'est pas ministre d'État non il n'y a pas de ministre d'État apparemment non il n'y en a pas donc Bruno Le Maire ministre de l'économie des finances de la souveraineté industrielle et numérique vous étiez attaché à ce mot à ce mot souveraineté je vous dis vous avez noté qu'il était plusieurs fois et on va le rentendre plusieurs fois ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Catherine Colonna garde des Sceaux ministre de la Justice Eric Dupont-Moretti ministre des Armées Sébastien Lecornu qui passe donc de l'Outre-mer aux armées en remplacement de Florence Parly ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires c'est Amélie de Montchalin qui sera donc sous juste sous Elisabeth Borne qui elle est en charge de l'écologie en plus de son poste de premier ministre ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse et ça c'est une surprise Pape Ndiaye qui vient de la gauche c'est un historien il a 56 ans un historien des minorités pas vraiment dans la veine de Jean-Michel Blanquer mais c'est bien lui qui lui succède au ministère de l'Éducation nationale ministre de la Santé et de la Prévention Brigitte Bourguignon qui était jusqu'ici ministre déléguée il me semble à l'Autonomie ministre du Travail du Plein Emploi et de l'Insertion c'est Olivier Dussopt ministre des Solidarités de l'Autonomie et des Personnes Handicapées Damien Abad voilà pour les principaux ministres ensuite
il n'y a pas la culture ?
non alors la culture elle a été nommée mais c'est vrai qu'elle alors on ne l'a pas entendue vous avez raison Rima Abdoulmalak c'est vrai qu'on va se pencher sur la question de la culture parce que si si si je t'ai cru l'entendre qu'elle a été nommée c'est-tu la conseillère de culture d'Emmanuel Macron absolument c'est ça Rima Abdoulmalak qui est l'ancienne conseillère de culture d'Emmanuel Macron dans les autres ministres parce que je vous les donne quand même on a aussi ministre déléguée aux relations avec le Parlement Olivier Véran qui reste donc au gouvernement ministre déléguée à l'égalité femmes, hommes et à la diversité Isabelle Lonvissrom on verra on va découvrir qui elle est ministre déléguée chargée des comptes publics Gabriel Attal qui reste donc au gouvernement ministre déléguée chargée des collectivités territoriales Christophe Béchut ministre déléguée chargée de l'attractivité du commerce extérieur Franck Riester qui reste également au gouvernement ministre déléguée chargée de l'Europe il était secrétaire d'état aux affaires européennes Clément Bonne qui reste donc la porte-parole du gouvernement c'est Olivia Grégoire chargée de la maire secrétaire d'état Justine Bénin chargée de l'enfance Charlotte Cobell chargée du développement de la francophonie des partenariats internationaux Crisula Zakoropoulou alors je ne la connais pas on va la découvrir ensemble et puis je note aussi Oudea Castéa c'est ça au sport Amélie Oudea Castéa qui est la patronne de Roland-Garros il me semble Donc pas Carlelé Non non non La transition est difficile Je rectifie elle est directrice de la fédération française de tennis Voilà Vous avez 23 noms c'est un peu long mais 23 c'est moins que que le gouvernement sortant
on avait près de 40 ministres Absolument et ce qui est intéressant c'est qu'on nous avait annoncé une première salve de nomination sur les ministères d'une quinzaine d'une quinzaine sur les ministères un peu structurants or on constate que le couple exécutif président et premier ministre sont allés un petit peu plus loin on nous annonçait des ministres délégués des secrétaires d'état pour un peu plus tard ici une dizaine de jours et finalement on en a quelques-uns mais on n'en a pas beaucoup Oui parce que je n'en ai pas on ne sait pas Tourisme on n'a pas les PME on n'a pas
Loge on n'a pas La mémoire on n'a pas Citoyenneté le poste de Marlène Chapa le poste de Marlène Chapa a disparu la ville on n'a pas La ville on n'a pas vous avez raison Ça en fait quelques-uns le numérique tiens si c'est Bruno Le Maire C'est dans le portefeuille de Bruno Le Maire On imagine qu'il y aura un secrétaire d'état Donc on peut quand même
attendre une deuxième vague de secrétariat d'état ou de ministres délégués dans les semaines qui viennent mais ils ont quand même tenu à afficher un certain nombre de secrétaires d'état et de ministres délégués dès cette nomination ce vendredi après une semaine de suspense à le temps
Voilà ce qu'on pouvait dire sur la nomination Ça y est ce gouvernement 26 jours après après la réélection d'Emmanuel Macron c'est un record ça n'avait jamais été vu dans l'histoire de la 5ème République mais ça n'avait jamais aussi été vu qu'un président soit réélu hors période de cohabitation Merci à tous les deux Merci beaucoup Judith Ventrop grand reporter au Figaro Magazine C'était un plaisir Philippe Guibert essayez si vous revenez quand vous voulez Merci à vous Avec plaisir Ah bah oui c'est bien Bon nous aussi ça nous a plu Merci pour vos analyses On se retrouve très vite parce qu'on va suivre les passations de pouvoir Il y en a qui nous intéressent tout particulièrement On suit celles à l'éducation nationale notamment Et puis il y aura des endroits où non on rempile Pas de passations On pense à la justice On pense à l'intérieur On pense à l'économie A bientôt On se retrouve très vite sur Figaro Live Vous restez sur le figaro.fr Il y a toutes les informations Au revoir Sous-titrage ST' 501