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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 3 avril 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsNumériqueEurope & internationalSolidarités & famille

Le Sénat vote l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Vous jouez dangereusement avec des allumettes et ça c'est irresponsable. Plus de 3000 amendements.

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'en rejetant sans même l'examiner cette réforme constitutionnelle, l'Assemblée nationale à Paris a laissé tomber les Calédoniens ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'il y a pas un problème de méthode d'une réforme un peu imposée de Paris aux Calédoniens ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cet accord de Bougival est mort ou concrètement si une consultation citoyenne est organisée en Nouvelle-Calédonie ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que leur interdire cet accès ce n'est pas contre-intuitif ? Est-ce qu'ils ne vont pas contourner cette interdiction ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette interdiction est nécessaire pour protéger les enfants des dangers des réseaux sociaux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:00Pierre OusouiaFait
    « Les plateformes ne sont pas responsables des contenus qu'elles diffusent. »
  • 26:00Sylvain BerriosFait
    « Les sites pornographiques aujourd'hui, vous avez bien une limite à 18 ans et il faut prouver son âge et on ne pourrait pas le faire pour les réseaux sociaux. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de Parlement hebbo, l'émission qui revient sur les temps forts de la semaine au Parlement. Et comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur. Aujourd'hui, nous accueillons Sylvain Berrios.

Bonjour, député du Val de Marne et vice-président du groupe Horizon à l'Assemblée nationale et indépendant. Face à vous, Pierre Ousouia, vice-président du Sénat. Bonjour, vous êtes sénateur des Hautes Scèes et membre du groupe communiste au Sénat dans lequel siège, précisons-le, un indépendantiste Canac.

Cela a son importance pour notre débat ? [musique] Oui, car on parlera cette semaine de la Nouvelle-Calédonie alors que l'Assemblée nationale a rejeté ce jeudi la réforme constitutionnelle sur l'avenir de l'Archipel. Et puis le Sénat a voté l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans.

Les sénateurs sont favorables à une liste noire des réseaux sociaux qui seraient dangereux pour les enfants. Mais d'abord le débat sur la nouvelle Calédonie qui a tourné court à l'Assemblée nationale Stéphanie Despierres. Vous jouez dangereusement avec des allumettes et ça c'est irresponsable.

Plus de 3000 amendements. 3000 amendements qui ne seront pas débattus car la discussion a tourné courte. Le gouvernement tente pourtant de défendre sa réforme constitutionnelle qui transcrit l'accord de Bougival dans la constitution.

Négocié après les émeutes de 2024, il prévoit la création d'un état de Nouvelle-Calédonie, d'une nationalité calédonienne et le transfert de compétences régaliennes. C'est un processus d'autodétermination renouvelé, inédit, qui rond avec le face-àface pour proposer de construire des majorités élargies. Ce sont des avancées majeures.

C'est le paris de la confiance entre les communautés. Pour le député indépendantiste Canac Emmanuel Djibaou, l'accord de Bougival est tous auun avancé. Tout cela reste bien symbolique.

En droit international, un état souverain ne peut exister à l'intérieur d'un autre. Il s'agit d'un modèle d'autonomie interne, non d'une décolonisation externe. C'est une manière d'ignorer que dans ce pays, il y a un peuple qui existe depuis plus de 3000 ans et qui a été colonisé par la France à partir du 24 septembre 1853.

Son groupe, la gauche démocrate et républicaine, a donc déposé une motion pour rejeter le texte du gouvernement. Pour des raisons diamétralement opposé, le RN aussi est contre le projet de loi. Ce texte, nous le rejetons car il nous apparaît dangereux pour l'unité nationale et qu'il entrave les efforts pour redresser économiquement l'île.

En réalité, l'urgence institutionnelle n'existe pas. Le RN joint ses voies à la gauche. La motion de rejet est donc largement adoptée. 190 pour, 107 contre.

Sébastien Lecnu promet pourtant qu'il n'y aura ni immobilisme ni passage en force. Il réunira la semaine prochaine les signataires de l'accord de Bougival. Sylvain Berriot, c'est un nouveau revers pour le gouvernement sur cette réforme constitutionnelle qui ne fait pas consensus puisque les indépendantistes du FLNKS, ils sont opposés.

Alors, je crois que c'est surtout un revers moi pour la Nouvelle-Calédonie. Hier, on a abandonné la Nouvelle-Calédonie. Bien sûr, cet accord de Bougival euh posait un certain nombre de problèmes où en tout cas le FLNKS après l'avoir signé parce que 19 organisations l'ont signé dont le FNKS après l'avoir signé a souhaité retirer ses signatures.

Il a parfaitement le droit et c'est parfaitement légitime. Pour autant, il avait bien été signé par les FNKS et 18 autres donc partenaires. ce qui signifie qu'il y avait quand même un chemin difficile mais qui avait été finalement accepté par tous et qui mettait et qui engageait un pas de plus vers ce que souhaitaaient et ce que souhaitent les néeddoniens, c'est-à-dire l'indépendance.

Et donc je trouve que là on a surtout hier euh laissé tomber les nouveaux caédoniens et moi je regrette que encore une fois leur Assemblée national et LFI se rassemblent pour voter ensemble pour des raisons différentes mais l'un et l'autre ont laissé tomber la nouvelle qu'elle est donnée. Pierrezou, est-ce qu'en rejetant sans même l'examiner cette réforme constitutionnelle, l'Assemblée nationale à Paris a laissé tomber euh les Calédoniens en tout cas bloquer une sortie de crise sur cet avenir institutionnel ? Je crois que le Parlement a dit euh clairement à l'exécutif que la façon dont il avait géré euh le dossier euh néoalédonien était mauvaise.

Voilà. Euh il y a eu euh malheureusement euh plusieurs passages en force et Emmanuel Macron euh a pensé qu'il pouvait agir sur le caillou comme il le fait en France en imposant des choix. Euh en Nouvelle Calédonis, ce qui a toujours prévalu depuis les accords de Matignon et ensuite les accords de Numéa, c'est la discussion.

Et pour pourtant beaucoup d'acteurs Calédonis ont signé cet accord de Bougival. Oui, sauf que euh on va pas reprocher au FLNKS d'être démocratique et de consulter sa base sur un accord. C'est la base du FNKs qui a refusé l'accord.

Il faut retourner à la table de négociation. Je regrette je regrette que le président de la République a décidé l'éviction de Manuel Vals parce que Manuel Valrem il aurait pu il aurait pu obtenir un accord beaucoup plus global s'il si le président lui avait laissé quelques mois de plus. Sylvain Ber vous entendez les arguments du sénateur ?

Est-ce qu'il y a pas un problème de méthode de d'une réforme un peu imposée de Paris au Calédonien, là où on aurait plutôt choisi dans d'autres temps de de de d'imposer le dialogue, enfin de régler cette crise par le dialogue. Est-ce qu'il y a pas Est-ce qu'il y a eu assez dialogue ? Euh je crois pas qu'il y a eu de la brutalité ni un refus de dialogue.

Je vous rappelle que les accords de Wouival interviennent après des moments extrêmement violents en Nouvelle-Calédonie. qui ont fait 14. Absolument et qui ont conduit d'ailleurs euh des forces vives euh de la Nouvelle Accédie à quitter la Nouvelle Acadie.

Aujourd'hui, vous avez près de 30 % de la population qui a quitté la Nouvelle Acadie. Euh et à la suite de il y a eu d'abord un premier accord qui n'a pas trouvé de majorité. Euh mais à la suite de cet accord qui n'a pas trouvé de majorité, on a commencé à à comprendre et à voir que le dialogue néanmoins existait. et ensuite et les uns les autres ont été réunis à Bougival.

Moi, je ne conteste pas du tout le fait que la FNKS rentrant en Nouvelle-Calédenie euh a choisi de retirer sa signature. Ce que je regrette simplement, c'est que dès lors que nous avions 19 organisations autour de la table, euh on éétait pas euh obligé hier, en tout cas la gauche et l'extrême gauche et l'extrême droite n'était pas obligé hier de claquer la porte au nez au nouveau Caédonien en refusant la discussion parce que la discussion aurait pu avoir lieu. Il y avait 3200 amendements déposés.

C'était des amendements ont été d'obstruction qui empêchaient infiné d'examiner le texte. Moi, je pense que l'Assemblée nationale, puis après euh le Sénat aurait pu euh de façon fort utile débattre euh du sujet pas fait et elle ne l'a pas fait en rejetant et encore une fois Extrême gauche et droite et extrême droite ont voté ensemble pour claquer la portez à tout dialogue et c'est dommage. Pierre Rosouia, est-ce que cet accord de Bougival il est morné ou concrètement si une consultation citoyenne est organisée en Nouvelle-Calédonie et que les Calédoniens disent oui à cet accord de Bougival, est-ce que cela peut le relégitimer ? et donc relancer le débat au Parlement à Paris.

Ce qui ce qui fonctionne, ce qui a toujours fonctionné en Nouvelle-Calédonie, c'est d'abord un accord avec tous les protagonistes locaux quel qu'ils soit. C'est ce qui s'est passé pour Matignon, c'est ce qui s'est passé pour Numéa et ensuite seulement ensuite une ratification par le Parlement français. Et je comprends que les Canaques qui aujourd'hui réclament leur indépendance estiment que c'est pas au Parlement, que c'est pas à Paris de décider quel sera l'avenir vers l'indépendance parce qu'elle est inéluctable l'avenir vers l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie.

Donc il faut changer la réforme, il faut trouver d'abord un accord avec tous les accords avec tous les acteurs locaux et ensuite le faire ratifier par le parlement. Pas l'inverse, ça ne fonctionne pas. Vous entendez que il y a bien un problème de de méthode puisque'il y a pas eu tous les acteurs autour de la table FLNKS ayant refusé de de signer cet accord.

Excusez-moi, Bougival, tous les acteurs étaient autour de la table. Les 19 acteurs autour de la table. Indépendantiste, non indépendantiste.

Historique ou pas, tout le monde 19 acteurs ont signé et le FNKS a signé. Donc on peut pas dire que l'Assemblée a précédé l'accord de Bugival. C'est inexact.

L'accord de Boujival, c'était il y a plus d'un an. Non, mais au final la base du FLKS est contre cet accord. Non, mais d'accord, mais on peut pas dire que il n'y a pas eu un dialogue et que les 19 organisations ont été réunies et elles ont toutes signé.

Moi je encore une fois, est-ce que le texte est parfait, imparfait ? Je pense que tout dialogue de cette nature comment donne naissance finalement à un accord qui est forcément parfait et qui nécessite ensuite des ajustements. Moi ce que je regrette simplement, c'est qu'on n pas eu la possibilité d'en discuter et il faut faire attention.

L'indépendance est-ce qu'elle était dédu ? Je pense qu'elle l' et d'ailleurs, c'est le chemin qui a été ceux des accords de Numéa de Matignon, c'est le chemin vers mais mesurons aujourd'hui ce qui se passe en Nouvelle-Calédonie. Prenons le cas des je sais pas des eaux territoriales.

Aujourd'hui, on voit et on sait quels sont les bateaux qui qui viennent pêcher à la limite des eaux territoriales. Demain, en cas d'indépendance immédiate, qui permettra de faire respecter les eaux territoriales néocalédoniennes ? Qui ?

Si la France n'est pas là. Donc, il faut faire attention. Moi je pense qu'on a besoin Nouvelle Calédonie non pas d'une rupture brutale mais d'un accompagnement vers l'indépendance qui est celle depuis maintenant les accords de Numia de Bino de Num.

Et puis il y a un point de crispation dans cette négociation et il concerne le corps électoral en Nouvelle-Calédonie qui est gelé depuis 1998 et les accords de Numéa et cet accord de Bougival et bien il prévoyait un dégel du corps électoral à tous les habitants installés depuis au moins à 15 ans en Nouvelle Calidonie. indgel et puis ensuite le report des élections provin provinciales à la fin de l'année. Alors que ces élections elles sont normalement prévues en juin prochain.

Ce que refuse la gauche qui demande des élections en juin prochain. Mais est-ce qu'on peut refaire des élections en Nouvelle-Calédonie avec ce corps électoral gelé ? Pierreou, on on parlait de la radicalité du FLNKS, mais vous avez une radicalité dite loyaliste qui est tout aussi importante et qui considère que comme toute façon les trois référendum d'autodétermination ont abouti par la victoire du nom, il faudrait remettre en question la totalité des accords de Numéa.

C'estd que considérer que définitivement la Nouvelle-Calédonie serait française au cœur de la République. C'est le discours de madame Le Pen. Ça c'est un discours d'obstruction, de négation de la réalité, du fait colonial qu'a subi la Nouvelle-Calédonie et qui va au chaos, on le sait très bien.

Voilà donc la la radicalité dans les et dans les deux camps. Ce qu'a défini les accords de Numéa, c'est un statut particulier de la Nouvelle-Calédonie dans lequel bien évidemment l'assiette électorale est une partie essentielle. Voilà parce que c'est démocratique d'interdire à des habitants qui vivent depuis 20 ans Nouvelle-Calédonie de voter.

Ce qui est ce qui est démocratique, c'est d'avoir accordé à la Nouvelle-Calédonie, au sein de la Constitution française un régime particulier parce que c'est la base des accords de NMA. On peut pas revenir là-dessus. Si on revient là-dessus, on remet en question toute la logique des accords de Numéa.

Ne faut pas dégeler le corps électoral, il faut renégocier à partir de Bougival, faire évoluer Numa pour aller plus loin. Mais tout ça c'est des choses qui doivent être négociées, qui peuvent pas être imposées. Et ce que j'entends l'extrême droite, c'est le refus de toute négociation.

C'est vous êtes dans la République et vous y resterez à jamais. Ça c'est pas entendable. Comment on fait Sylvin Brios pour sortir de l'impasse ?

Est-ce que maintenir des élections provines provinciales pardon en juin peut apaiser les choses ou pas ? Les élections provinciales devront se tenir donc alors après ce qu' doit avoir eu mo la question c'est avec quel corps électoral ? Oui.

Et la question du corps électoral et de d'un d'une citoyenneté euh à deux niveaux est quand même euh, reconnaissons-le, euh choquante d'un point de vue démocratique. Rappelons, et c'est ce que je viens de rappeler le sénateur Ozulias qui est très juste, euh la le un statut particulier dans la Constitution. C'est exactement les accords de Bougival.

Les accords de bougie bal reconnaissent aussi au peuple premier que sont les CAC des droits et notamment le fait d'avoir une identité et une citoyenneté néocalédonienne, ce qui est important. Donc à partir de là, moi je pense qu'il y a quand même un chemin utile parce que que n'ont pas obtenu que n'a pas obtenu le FNKS en réalité ? Qu'est-ce qu'il n'a pas obtenu avec les accords de Bougival ?

Qu'est-ce qu'il n'a pas obtenu ? Et si et si on n'est pas capable de dire ce qui n' il demande une indépendance sèche hors de la résion. Mais ça personne aujourd'hui personne ne veut une abondance sèche demain.

Non, personne. En fait cette question là est un est simplement un alibi. C'est inexact.

Et que ça soit sur le rocher en Cédis ou en France dans les deux cas, personne ne demande aujourd'hui une indépendance sèche. Personne ne veut une indépendance. Non, en tout cas progressive dans les prochaines années.

Depuis depuis Thibaou, le FLKS a toujours dit que bien évidemment il souhaiterait discuter d'égal égal avec la France les compétences partagées et il admet sur la monnaie, sur la diplomatie, sur l'armée que l'État Canac indépendant puisse demander dans le cadre d'une association avec la France de continuer à gérer avec lui mais en toute indépendance. C'estàd que ce sont des compétences partagées mais décidées par un état indépendant. Voilà.

Donc c'est jamais une indépendance sèche. Les Canac savent très bien que sur un certain nombre de domaines aujourd'hui il ne pourrai pas s'en sortir sans l'aide de la France. Indépendance mais quand même un lien avec l'État français.

La France doit doit doit aujourd'hui leur apporter une aide au nom au nom de tout ce que la colonalisation leur a fait subir. On peut pas partir comme ça en les laissant demain livrer à leur sort. Alors, on va parler de la protection de l'enfance face aux dérives des réseaux sociaux.

Alors que le Sénat a voté la proposition de loi venue du bloc central qui interdit l'accès aux réseaux sociaux au mineurs de moins de 15 ans, ce serait une première en Europe. Céline Schmid. Mieux protéger les mineurs face au danger des réseaux sociaux, c'est la volonté partagée par le gouvernement et les deux assemblées.

Sont notamment visés les célèbres Facebook, Instagram, Snapchat ou encore TikTok. Mais c'est sur la méthode que les institutions se sont confrontées cette semaine. Mesdames et messieurs les sénateurs, le temps n'est plus à se demander si les réseaux sociaux sont dangereux ni de les hiérarchiser.

Tous les modèles de réseaux sociaux sont dangereux pour nos enfants. D'un côté, l'Assemblée nationale et le gouvernement prennent une interdiction sans distinction. De l'autre, le Sénat propose un dispositif à deux étages.

Pour certaines plateformes, l'interdiction devrait être totale après avis de l'ARCOM et la promulgation d'un décret en conseil des ministres. Pour d'autres, en revanche, l'accès pour les mineurs devrait être soumis à une autorisation parentale. Une méthode censée protéger le texte d'une possible censure du Conseil constitutionnel.

D'une certaine manière, on a sauvé le texte. Il y a un principe constitutionnel de la liberté d'expression, de communication, y compris pour les plus jeunes dans notre pays et que euh le Conseil d'État le Conseil d'État dans son rapport très circonstancié a alerté sur cette très grande fragilité des arguments que rejette en bloc la ministre. Le Conseil d'État ne pointe pas de risque de constitutionnalité de l'écriture sortie de l'Assemblée nationale.

En cas de risque majeur, le Conseil d'État aurait disjoint son avis, ce qu'il n'a pas fait. Si Emmanuel Macron souhaitait une application dès le 1er septembre, il est certain que les divergences entre les deux chambres devraient rendre ce calendrier impossible à tenir. Sylvain Berrios, parlons d'abord du principe de cette interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans.

Ce sont des jeunes qui sont nés avec le numérique, qui ont grandi avec les réseaux sociaux. Est-ce que leur interdire cet accès ce n'est pas contreintuitif ? Est-ce que de toute manière ils ne vont pas contourner cette interdiction comme c'est le cas en Australie qui est le premier pays au monde à avoir voté cette interdiction ? et il y a des contournements.

On peut toujours considérer que on va pouvoir contourner, qu'il va y avoir des des façons de faire pour contourner. Moi ce que j'observe simplement, c'est qu'il y a factuellement un sujet avec les écrans avec les réseaux sociaux. L'exposition aux écrans on n revient pas.

Tous les pédopsycretes d'ailleurs pourraient être bien plus compétents sur le sujet pour dire qu'il y a quand même un sujet. Et les réseaux sociaux, chacun sait que ils sont à partir d'un certain âge, mais je dirais à t à tous les âges, mais surtout aux âges les comment les plus jeunes des éit danger avec des situations et des applications ou même parfois des vidéos qui appellent à la scarification et qui expliquent comment on fait pour se donner la mort, pour enfin, il faut quand même mesurer ce que l'on peut voir sur les réseaux sociaux et exposer ça à des jeunes qui sont exactement au moment de leur vie euh où ils vont s'affranchir euh des parents pour se diriger dans la vie, euh c'est leur donner finalement le la voix la pire pour se construire. Donc si soit on considère que ce que je viens de dire est faux, à ce moment la loi vous la jetez.

Soit on considère que ce que je viens de dire est juste et alors il faut se réunir pour avoir pour avoir une loi. Et vous parlez de l'Australie mais il faut surtout regarder tous ceux autour de nous qui commencent à avancer avec succès sur cette voie là. Pierre Ozouia, est-ce que cette interdiction est nécessaire pour protéger les enfants des dangers que représentent les réseaux sociaux ?

Alors moi je suis sénateur depuis 2017 et je crois que on a voté au Sénat tous les ans. Tous les ans. Un texte sur pour combattre la nocivité des réseaux sociaux et c'est jamais suffisant.

Et c'est jamais suffisant parce qu'on s'aperçoit que ça fonctionne pas pour un principe évident, c'est que malheureusement les plateformes ne sont pas responsables des contenus qu'elles diffusent. Voilà. Et tant qu'on s'attaquera pas à ce problème, on n'y arrivera pas. la presse, vous-même vous êtes responsable de l'information que vous diffusez, pas les réseaux sociaux, ils considèrent qu'ils sont simplement là comme des entremetteurs entre des personnes qui produisent des contenus et d'autres qui les lisent.

C'est ça qu'il faut changer. Or, on sait très bien, on sait très bien que par les algorithmes, par un certain nombre de choses, ils agissent de façon extrêmement forte sur la publicité qui donne au contenu les plus violents parce que ce qui recherche, c'est l'économie de l'attention. Donc ce qu'il faut changer, c'est ça.

Or, on ne le prend pas parce que nous sommes pris dans euh des règlements européens qui nous contraignent à agir, comme on le fait au Sénat, l'Assemblée euh nationale sur des choses qui sont un petit peu à côté, contourner la réglementation pour intervenir. Donc, il faut là une prise de conscience de l'Europe, une prise de conscience européenne et de la Commission pour changer les choses au niveau européen, au niveau national, on n'y arrive pas. On a essayé cette loi elle a des avantages de défauts mais je crains qu'elle soit comme toutes les autres complètement inutiles.

Sylvin Briot, c'est une loi inutile si on ne légifère pas au niveau européen pour vraiment réguler ces plateformes numériques. Écoutez et moi honnêtement je suis assez furieux de ce qui s'est passé parce que entre l'Assemblée nationale et le Sénat, chacun veut apporter une pierre qui n'est pas la même pour un objectif qui lui est même et honnêtement pour des pour des pour des mauvaises raisons. le Sénat qui défend une liste noire de certains réseaux sociaux qui seraient noifou ou oui en fait on a repris et là je partage parfaitement l' vie de du sénateur Rous Gas euh en 2023 le Sénat et l'Assemblée nationale ont voté communément une loi qui était la loi Marcangji qui fixait une majorité numérique à 15 ans et qui obligeait avant euh à avoir l'autorisation parentale pour accéder aux réseaux sociaux. la loi, il y avait une unanimité Sénat assemblée et il était possible de le faire aujourd'hui ?

On m'explique "Ah ben non, c'est pas possible." Les sites pornographiques aujourd'hui, vous avez bien une limite à 18 ans et il faut prouver son âge et on ne pourrait pas le faire pour les réseaux sociaux. C'est une blague.

Alors à l'époque en 2023, nous avions un sujet qui était un sujet européen mais la la réglementation européenne a évolué. Donc en réalité la loi Marcangélie de 2023 si nous l'avions repris en fait elle était applicable mais non on a préféré entre l'Assemblée et le Sénat chacun y mettre un grain de sel reposer un projet de loi comme vous venez de le dire et finalement on se retrouve dans l'impass et chacun sait que le 1er septembre en réalité il y aura pas de loi Pierre Ouia c'est la Commission européenne qui a compétence pour réguler l'accès aux plateformes numériques. Est-ce que cette loi nationale peut-être acceptée par C'est elle qui avait retoqué la loi Marcangel alors que c'était en effet, je suis tout à fait d'accord quelque chose d'intéressant.

Entre-temps, ce qui s'est passé, c'est un changement géostratégique majeur majeur. Et nous savons aujourd'hui que l'administration américaine soutient les plateformes, soutient les gars femmes contre notre indépendance législative et qu'elle cherche à nous imposer des règles que nous n'avons pas décidé nous législateurs. Comment fait ?

Comment on fait ? etth ben, il faut que euh l'Europe n'ait plus peur de son nombre, hein, et euh prenne conscience que face aux États-Unis, face aux Gs femme, nous pouvons opposer ce qui est quelque chose d'essentiel, le droit, l'état de droit, la démocratie. Voilà, je suis pas un fan absolu de l'Europe, mais là je trouve que sur ces questions-là, elle devraient absolument se saisir du dossier et comprendre que nous n'avons rien à attendre, ni des GS femmes, ni de l'administration américaine.

Sylvain Berrios, qu'est-ce que vous pensez de la version de cette proposition de loi qui a été votée par les sénateurs ? Alors, on le rappelle, l'Assemblée nationale a voté une interdiction générale des réseaux sociaux, les sénateurs seulement une liste noire des réseaux qui seraient jugés nocifs. Qu'est-ce que vous pensez de cette version ?

Moi je pense qu'il y a une urgence à agir et que la meilleure façon était de repartir d'un texte qui avait recueilli l'anunanimité des deux chambres. Il existait, c'était la loi Laurent Marangelie de 2023. La législation européenne a changé.

On aurait pu avancer sur ce texte où on était d'accord. On a remis une pièce et on est reparti dans un débat parlementaire qui va qui va s'éterniser. J'ajoute simplement sur l'Europe parce que tout le monde crie généralement en expliquant que c'est l'Europe et qu'on peut pas.

L'Europe, c'est pas quelque chose qui tombe du ciel qui serait incontrôlable. Enfin, la commission, elle n'agit pas si les chefs d'état ne sont pas d'accord. Si Emmanuel Macron et d'ailleurs c'est Emmanuel Macron qui est vraiment à la manette veut une loi au 1er septembre.

Vous avez la loi Laurent Marcangie qui peut être prise en l'état et l'action peut être menée à la Commission européenne donc il faut arrêter de se cacher son petit doigt. En fait, l'affaire est plus grave qu'on l'imagine. Moi, je pense qu'il y a urgence pour protéger nos enfants et je pense que la Mar Angelie porte en elle quelque chose d'important, c'est qu'elle associe les parents et c'est très important que les parents soient associés à cet âge-là.

Alors, après dans la loi qui vient d'être votée, moi il y a quelque chose qui me là pour le coup qui me laisse du bitf, c'est toute la partie lycéenne parce que là, on a des sur le portable. Oui, là on est alors on le rappelle c'est l'interdiction du portable au lycée dans les cours dans les couloirs et dans la cour de récré et là c'est le m du pitatif parce que d'abord en dehors du lycée ils seront toujours leur portable et puis qu'on est sur une autre tranche d'âge. Mais au collège sachant que les parents sont quand même bien contents d'avoir leurs enfants qui ont un portable pour pouvoir rester en lien il y a quelque chose à faire le faisons-le et repartons de quelque chose qui est communément admis.

Une question à vous Pierre Ozouya. Euh le Sénat a voté l'interdiction euh du portable au lycée dans les cours, les couloirs, la récrée. Est-ce que c'est liberticide pour des ados de 16 17 ans ?

Moi, je pense que je suis conseiller départemental pendant très longtemps, le conseil départemental des Hautes SCES financer la tablette pour les collégiens. Bon, euh aujourd'hui, le gain pédagogique n'est pas avéré. n'est pas avéré.

Et je crois qu'il faut se reposer la question de l'accès de toute la population nous-même au numérique. Et je suis désolé, moi je suis un peu conservateur, vieux jeu mais je crois qu'il faut revenir au livres et au papiers et réduire la place du numérique. On finira sur ces mots.

Merci à tous les deux d'avoir participé à ce débat et merci d'avoir suivi cette émission. À la semaine prochaine.