Censure partielle de la loi Duplomb : une décision "positive" sur l'acétamipride
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour David Cormand. Bonjour. Le Conseil constitutionnel a donc censuré hier la disposition de la loi du plomb qui prévoyait la réintroduction sous condition d'un pesticide interdit de la famille des néonicotinoïdes.
La cétamipride, quelle est votre réaction ce matin du soulagement ? Oui, il y a une partie positive évidemment, c'est cette censure de la part la partie de cette loi qui concernait la cet ami pride. Il faut comprendre en même temps que c'était une petite partie de cette loi et qu'il y a beaucoup d'autres articles qui posent problème dans cette loi, notamment la simplification de l'industrialisation de l'élevage qui pose énormément de problèmes en terme de concentration d'animaux he pour la condition animale mais aussi en terme de rejet et surtout ça fait concurrence une concurrence déloyale à un modèle vertueux qui est l'élevage euh avec polyculture qui est le modèle traditionnel plus facilement transmissible. de l'élevage en en France et puis en dans beaucoup de pays d'Europe.
Il y a l'aspect aussi d'autoriser le fait que les conseillers techniques des agriculteurs soient aussi ceux désormais à nouveau, c'est une réintroduction, qui vendent les produits phytosanitaires. Ça c'est un vrai problème d'indépendance et donc on peut craindre du fait qu'on force un peu à la consommation. Et puis surtout cette loi, il y a ce qu'elle ce qui dedans et qui pose problème, il y a tout ce qui manque.
Aujourd'hui, la concurrence des loyales dont souffrent les agriculteurs, c'est que leurs interlocuteurs économiques, ce sont des géants de l'agroalimentaire, de la grande distribution ou de l'agrochimie qui en fait les mettent dans une situation de précarité économique absolue. Or, cette loi, elle ne répond pas à cette problématique là. Et juste quand même pour revenir sur la cet ami Pride parce que je suis un peu étonné par votre réaction parce que peut-être que vous avez eu le temps de la digérer de depuis hier soir.
Je dirais on vous sentit mais mais moyennement. Est-ce que vous pensez pas quand même que cette décision du du Conseil constitutionnel va ouvrir le porte la porte au fait que à l'avenir et ben justement le le Conseil constitutionnel pourrait censurer toutes les lois qui seraient un retour en arrière en matière d'environnement. ce qui serait évidemment important.
Alors, vous avez raison. Euh s'il y a eu cette décision du Conseil constitutionnel, c'est lié à ce qu'on appelle la charte de l'environnement qui avait été voulu d'ailleurs par l'ex-président Jacques Chirac en 2005. Et donc, le Conseil constitutionnel, il rappelle la hiérarchie des normes en disant bah où il y a une charte de l'environnement qui est supérieure à la loi ordinaire.
Et donc sur ce point précis, c'est une forme de protection. Mais ces arguments d'ailleurs, ils avaient été avancés par mes collègues à l'Assemblée nationale et au Sénat. Et donc cette décision du Conseil constitutionnel valide cela.
Pourquoi ma réaction est mesurée ? C'est que cette ligne de défense essentiel qu'il faut continuer de chérir n'empêche pas euh les lois problématiques qui ne seront pas contrées par cette charte dans l'environnement. Et donc il y a beaucoup de domaines.
Par exemple, la Conseil constitutionnelle n'a pu que censurer partiellement dans cette loi l'autorisation des mégabassines parce qu'elle considère que oui, il y a une un problème dans la formulation. Donc en gros le Conseil constitutionnel dit on peut pas s'enturer cet article par contre ne considérez pas que ça voudra dire que c'est open bar si j'ose dire pour construire des nouvelles mécabassines. Mais on voit bien que la pression politique des dirigeants politiques actuels en France mais c'est le cas également dans l'Union européenne c'est au fond de faire porter à l'écologie la responsabilité de la souffrance du monde agricole.
Or, on a un problème, c'est qu'en fait le monde agricole souffre non pas parce qu'il y aurait trop de règles écologiques ou de règles sanitaires, il souffre parce que il y a des contraintes économique qui pèse sur lui auxquelles on ne répond pas. C'est ce que je disais sur les géants de l'agroalimentaire qui ont des quasi monopoles et qui imposent leur prix d'achat aux agricultrices, aux agriculteurs. C'est à ça qu'il faut s'attaquer.
Alors David Cormand, cette censure pose problème à certains agriculteurs, en particulier les producteurs de noisettes, mais aussi les producteurs de betterave parce qu'ailleurs en Europe la cet ami Pride est utilisée. Je vous propose d'écouter Alexis Rtin. Il est vice-président des jeunes agriculteurs et il regrette la décision du Conseil constitutionnel avec l'argument qui est le suivant, c'est que la production des autres pays va venir chez nous et tuer nos agriculteurs.
On l'écoute. On vit dans dans un monde aujourd'hui tous autant qu'on en est qui est mondialisé. En enlevant une partie de ces solutions, on va créer des impasses pour certaines filières et à côté de ça, la population exige qu'on respecte les normes, mais on ouvre grand les frontières à des importations massives qui ne respectent elles aucun contrôle et qui arrivent directement dans nos assiettes.
Est-ce que vous avez l'espoir, David Cormand que la législation européenne change pour que les agriculteurs soient finalement traités, les Français he comme les autres ? Alors, le constat qui vient d'être fait, il est particulièrement juste. C'est pour ça d'ailleurs que les écologistes depuis très longtemps sont opposés à ce qu'on appelle euh les traités dit de libre échange, sur lequel d'ailleurs pèse souvent euh au détriment des agriculteurs européens et notamment euh français parce qu'on a un modèle agricole pour l'instant qui reste globalement vertu.
He, je parlais des exploitations de relative petite taille ou de taille familiale d'ailleurs qui permettent leur transmission. hein. Le problème de l'augmentation de la concentration agricole, ça rend des exploitations agricoles qu'on ne peut plus transmettre parce qu'elles coûtent trop cher et dans d'autres pays du monde, y compris dans certains pays européens, vous avez une logique agricole de très grande surface.
Donc, il faut protéger ce modèle vertueux qui va dans le sens de la ruralité et cetera. Le problème dans le raisonnement euh de certains syndicats agricoles, c'est que j'aimerais bien les avoir à nos côtés pour dire qu'il faut des normes environnement et sanitaire plus puissante au niveau européen. Et moi ce qui me choque, c'est que ce sont les mêmes qui disent on va souffrir d'une d'une concurrence déloyale en France qui se battent pour empêcher les règles plus solides au niveau européen.
Typiquement sur la CTA miipride, il y a un règlement européen qui dit qu'il faut arrêter de l'utiliser dès que possible et c'est fini en 2033. Le problème, c'est qu'il y a des dérogations possibles et les autres pays européens utilisent ces dérogations. Nous, pour ce qui nous concerne, nous avions nous avions souhaité qu'il y ait pas de dérogation possible.
Et quand nous souhaitions qu'il n'y ait pas de dérogation possible, c'est certains mêmes acteurs aujourd'hui qui pleurent sur la situation de la concurrence des loyales qui s'opposaient à ces norme à l'échelle européenne. Donc moi, je suis favorable aux règles les plus euh solides au niveau sanitaire, au niveau de l'Europe et de protéger le marché européen et les agricultures européens effectivement une concurrence déloyal avec le reste du monde. Alors, on va rester justement au niveau européen avec ces règles européennes.
Vous êtes, on l'a dit, député européen. Vous êtes à l'avant-garde de la bataille qui se joue à Strasbourg et et à Bruxelles au Parlement européen et on va dire que depuis un an, peut-être un peu plus, a vu maintenant de nombreux textes du pacte vert européen, le Green Deal en bon français, être vidé substance. J'en citerai juste trois. le règlement européen sur l'usage des pesticides justement, la loi européenne sur la restauration de la nature ou encore le règlement sur la déforestation importé.
Il y a eu des reculs sur ces trois textes. Est-ce que vous ne craignez pas que l'Union européenne ne soit plus comme elle l'était quand même à l'avant-garde sur le climat au niveau mondial ? Oui, il y a un problème de doctrine européenne qui d'ailleurs s'inscrit dans un cadre plus large que ce que vous venez d'évoquer.
En réalité, le recul sur l'ambition écologique de ce qu'on appelait le pacte vert, il a commencé avant les dernières élections européennes quand il y a eu l'agression russe en Ukraine suite au Covid d'ailleurs un peu avant et parce que il y a une forme panique de dire ou là là comme si les règles écologiques ou l'ambition écologique du plan vert se faisait uniquement quand tout va bien, on rajoute ça alors que c'est dans l'autre sens qu'il faut le voir. L'enjeu du pacte vert, c'était de dire on construit une économie de l'Union européenne qui est assise sur un certain nombre de limites planétaire, ce qui était dans l'intérêt aussi de notre économie. C'est qu'il y avait une démarche vertueuse à dire nous allons être mieux disants sur les questions écologiques pour nous préparer face aux enjeux de l'avenir et prescrire ces règles au niveau mondial puisque l'Union européenne est le premier marché du monde.
Nous sommes la première puissance économique du monde. Donc on a une capacité de prescription. Alors là, qu'est-ce qu'on voit ?
On voit une alliance entre la droite européenne dont madame Vanleon est issue et les groupes d'extrême droite au Parlement européen et certains leaders européens qui sont aussi de cette famille politique pour faire porter encore une fois le chapeau des difficultés économiques de l'Union européenne sur l'écologie. Or, c'est l'inverse, c'est l'écologie qui a une valeur ajoutée pour construire une économie européenne qui soit solide, fortement génératrice d'emploi et de pour qui produit des aliments et des produits manufacturers de qualité. Est-ce que vous pensez que les les incendies qu'on peut observer dans l'UDE mais ailleurs aussi en Europe, au sud de l'Europe et et dont nous sommes tous victimes finalement chaque année, ça pourrait faire pression sur les élus de droite et d'extrême droite justement qui s'opposent à tous ces textes ?
Euh, comment vous dire ? J'espère ce qui me désespère dans votre question, c'est que les enfin c'est pas la question qui est désespérante mais c'est les réponses qui sont apportées. C'est que les symptômes des crises structurelles auxquelles nous sommes exposés, elles s'additionnent depuis mais le sommet de Rio en 92 et même avant cela, on a tous les indicateurs qui montrent qu'on est dans un système d'incapacité à pouvoir continuer d'habiter la Terre dans des conditions satisfaisantes et il y a un décrochage entre l'ensemble de ces éléments.
D'ailleurs, moi j'adresse tout mon soutien au aux habitants de l'Aude et notamment cette dame qui est décédée parce qu'elle voulait pas quitter sa maison, parce qu'elle était avec son son chien quoi, son animal de compagnie, elle voulait pas le laisser. Enfin, c'est des situations très concrètes et qui vont se multiplier. Et donc, face à ces symptômes, ces réels symptômes d'une crise, on narrive pas à répondre structurellement à ces crises.
Et donc, j'espère que il y a va y avoir une réaction, mais vous savez, par rapport à ces incidents, ces incendies, euh, il y a la question du dérèglement climatique, les questions de moyens publics, de services publics pour répondre à ces crises et il y a des réponses agricoles. On parlait d'agriculture juste avant. Vous avez un modèle qui s'appelle le silvo pastoralisme qui permet d'avoir une une comment dire une activité d'élevage extensive. c'est les grandes surfaces et qui d'une certaine façon défrichent et entretiennent les forêts et les rendent plus moins vulnérables aux incendies de forêt.
Et ce qu'on fait c'est le contraire, c'est que d'un côté on déplore les effets mais on continue de chérir les causes. Mais euh David Cormand, comment vous, je reviens sur la question de de Benjamin Fontaine, comment vous expliquez ce que vous nous avez très bien dit, c'està-dire qu'en fait par exemple le Covid, la guerre en Ukraine, ça a fait finalement du mal à la lutte contre le réchauffement climatique. Et à l'inverse, ce qui se passe tous les étés et même l'hiver, les inondations et cetera, le le l'Europe est l'un des continents les plus touchés par les effets du réchauffement climatique.
Mais j'ai envie de dire, ça marche que dans un sens, mais ça marche pas dans l'autre. Comment vous expliquez ça ? Mais je suis vraiment la moins personne la moins bien placée pour répondre parce que tout mon engagement politique c'est de dire depuis 25 ans que face il faut faire quelque chose.
Je pense qu'il y a une part d'inertie, il y a une part de l'acheter et il y a aussi le fait de se dire à court terme c'est trop compliqué de dire aux gens qu'il va falloir changer des choses. Et vous avez un élément très important qui sont les acteurs économiques dominants qui ont construit leur viabilité et leur prospérité sur le modèle actuel et qui et face à qui vous n'êtes pas audible visiblement parce que vous dites c'est l'objet de mon engagement depuis des années. C'est difficile de l'être puisque eux leur enjeu c'est de faire des profits à très court terme.
C'est la rémunération des actionnaires. Bref, c'est un modèle économique, on en pense qu'on en veut mais il est ce qu'il est. Mais c'est un c'est un échec.
Vous viez ça comme un échec personnel par exemple. Alors non parce que je pense que enfin ça serait un comple que ça soit sur les écolos que ça retombe. Non, c'est un c'est un échec collectif je pense de la classe de la classe politique qui au fond c'est quoi être un responsable politique c'est faire en sorte d'avoir le contrôle sur ce dont dépend notre subsistance.
Or on a une classe politique qui a complètement lâché la rampe là-dessus. Or la la beauté de la politique quelque part c'est justement d'avoir un action sur le réel. Or, il y a des solutions.
C'est ça moi qui me déprime le plus, c'est qu'on serait dans une situation où il y a pas de solution. Bon bah tant pis euh faisons en sorte. Mais il y a plein de solutions.
Il y a des solutions pour prévenir les risques et il y a des solutions pour y répondre. Donc il faut les mettre en œuvre. David Cormand, vous restez avec nous pour la suite de ce 830.
Dans un instant, on va évoquer le nouveau plan de contrôle envisagé par Benjamin Netanaou pour garder justement le contrôle sur la bande de Gaza et les droits de douanes imposé à l'Europe par les États-Unis. Ce sera après le fil info à 8h45 avec Julien Raymond. L'incendie de l'aude ne sera pas éteint avant plusieurs jours, même s'il est fixé depuis hier soir.
Les pompiers se battent toujours contre les flammes. 17000 hectares de végétation parcouru depuis mardi après-midi. L'objectif du jour, c'est de passer le plus vite possible à une notion de feu maîtrisé, dit ce matin le sous-préfet de l'autre sur France info.
Deuxème vague de chaleur qui démarre aujourd'hui dans le pays. 11 départements sont en vigilance orange à la canicule dans le sud-ouest et en région au Verneur Ronalpe. L'Arménie et l'Azerbaïdjan attendu aujourd'hui à à Washington aux États-Unis pour signer un accord de paix.
Un véritable tournant pour ces deux ex Républiques soviétiques engagé depuis des décennies dans un conflit territorial. Le taux de chômage en France est stable. Il s'établit à 7,5 % au 2e trimestre 2025.
Clincé a publié ses chiffres ce matin. France info le 830 France info François Baudonet Benjamin Fontaine avec David Cormand député européen groupe des verts et président de la délégation Europe écologie. Benjamin Netaniau veut intensifier sa guerre contre le Hamas et on apprend ce matin que l'armée israélienne et bien va prendre le contrôle de toute la bande de Gazas est évidemment un tournant dans cette guerre.
Quelle est votre première réaction à ça ? Bah pour être juste, c'est à la fois un tournant enfin c'est aussi une forme de continuité. Depuis le début de la réponse à l'attaque terroriste du 7 octobre, on a le sentiment que Benjamiaou et le gouvernement israélien a vu dans la réponse à cette agression terroriste une opportunité de mettre en place un projet politique qui est la destruction pure et simple de la Palestine et en l'occurrence également des Palestiniennes et des Palestiniens.
C'est vrai à Gaza, c'est vrai aussi en 6 Jordanie où il y a pas le Hamas où là il y a une politique d'annexion qui avait déjà commencé et qui s'accélère avec là aussi l'exécution de Palestiniens sur leur lieu de vie pour pouvoir annexer leur et prendre possession de leur terre ou de leur de leur maison. Et donc on a là un projet d'une brutalité, d'une violence insensée. Mais vous avez vu aussi qu'il y a 400 responsables de la sécurité d'ex responsables de la sécurité israélienne qui ont communiqué pour dire que cette fuite en avant, cette course en avant du gouvernement israélien était une pure folie.
Donc là, il y a besoin d'une pression internationale. Il est inarrêtable. La pression internationale est la seule façon de le faire arrêter.
Ça sera pas à l'intérieur de cette majorité d'extrême droite israélienne qu'il y aura une limitation puisque quelque part il se ils se soutiennent non seulement mais ils s'entraînent les uns les autres et Netaniaou qui est déjà très à droite et comment dire extrêmement radical par rapport à la Palestine et au Palestiniens est encore plus embarqué dans cette espèce d'opération de mise à mort globale du peuple du peuple malestinien. C'est pour ça d'ailleurs que la Cour de justice parle de risque depuis il y a plusieurs mois de risque de génocide. Vo que ça confirme la seule réponse c'est une réponse internationale.
Oui mais une réponse internationale en fait on pose la question à tous les invités qu'on a depuis le début de la semaine ici avec Benjamin Fontain et évidemment j'ai envie de dire on n pas de réponse parce que le seul qui pourrait arrêter Benjamin Netaniaahou c'est Donald Trump. Or il ne le veut pas. Il est même je dirais son allié.
Euh donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce que par exemple il faudrait que la France prenne des sanctions économiques contre Israël ? Il va falloir devenir adulte.
Hm. Euh d'ailleurs, peut-être qu'on en parlera après avec les questions de de sanction commerciales des USA. Les États-Unis ne sont plus un allié ni de la France ni de l'Union européenne.
Nous sommes rentrés dans un nouveau monde. Non seulement ils ne sont plus un allié, mais ils ont même une une attitude impérialiste, hostile, non seulement par rapport à nos économies, mais par rapport à nos démocraties. On est basculé dans autre chose.
Donc en fait, il va falloir définitivement décider d'arrêter d'attendre de la part des États-Unis le fait qu'ils agissent quelque part à notre place. Vous l'avez dit, Donald Trump n'est aucunement dérangé par cette ce génocide qui est en train d'être fait contre les Palestiniens et les Palestiniens. Aucunement et donc il interviendra pas.
Par contre, l'Europe et la France a des moyens d'action. Le président Macron, il l'a fait tardivement, mais quand il annonce le fait qu'il reconnaîtra la Palestine en septembre, il y a eu un effet diplomatique. Enfin, c'est il a contribu en tout cas avec le Portugal, le Canada qui annoncé la même chose.
C'est pour ça avec les responsables écologistes, on a demandé à ce que la marine nationale française se rapproche des côtes de Gaza pour pouvoir procéder à une aide humanitaire des populations. Mais c'est la solution ça, d'envoyer des militaires sans la une solution. Il y a plusieurs solutions qui permettent de créer un effet d'engagement, d'entraînement pour qu'une réaction internale internationale agisse.
La France, c'est pas tout à fait rien. Notre histoire fait que nous avons une parole internationale qui continue de peser et l'Union européenne doit faire de même. Ursila Vanleon a eu tort depuis le début sur ce dossier et surtout il y a un blocage mais aussi de certains états sur par exemple sortir de l'accord d'association avec Israël.
Il faut le faire maintenant. David, comment vous avez évoqué les droits de douane imposé par les États-Unis à l'Union européenne ? Même s'il y a eu une négociation, on va y venir, mais les vins spiritueux européens, donc français, sont contraints de souvoir appliquer une taxe de 15 % à l'entrée de de chaque produit hein sur le territoire américain contre un taux qui était de zéro sur les spiritu, sur les vin.
C'est une catastrophe pour le secteur, ils le disent. Est-ce qu'on a raté le le tournant de cette négociation justement ? Mais il y a il y a pas eu de négociation.
Quelle négociation ? Il y a pas eu de négociation. Il y a le président Trump, il y a eu des échanges.
Non mais c'est pas une négociation. Il y a Trump qui arrive en Écosse, Grande-Bretagne, qui a quitté l'Union européenne, qui fait des parties de golf sur son golf à lui. Et vous avez la présidente de la première puissance économique du monde qui accepte de venir à cette discussion, mais non seulement, il fallait pas qu'elle vienne parce qu'en fait depuis le début, Donald Trump ne voulait pas lui parler.
Il ne la prenait même pas au téléphone. Dans ces en fait dans le rapport de force que nous avons avec les États-Unis, nous avons intériorisé une trop grande faiblesse. L'Union européenne n'est pas faible, elle est puissante.
Je lu ai dit, nous sommes le premier marché du monde. Et là, ce qu'on a accepté aussi, j'attire votre attention là-dessus, c'est que Trump a dit, il y a un déficit commercial. d'abord le déficit commercial, une unité de calcul qui se discute mais surtout il a exclu les services.
Il y a quoi dans les services les gafes les géants de la tech ? Et donc on a accepté nous l'Union européenne les termes d'un débat d'un débat d'une injonction où uniquement l'avantage de mode de calcul des Américains qui disent il y a pas de problème avec la tech l'Union européenne aurait dû et devrait mettre en place des des marrages de de réponse notamment sur les géants de la tech qui par ailleurs ont des activités hostiles par rapport à nos démocraties. C'est ce que fait Musk avec X quand il essaie d'influencer les élections allemandes.
Il peut pas se laisser faire de cette façonl. Je voudrais revenir quand même sur les vins spiritueux parce que les producteurs de vin et spiritueux qui nous écoutent, ils sont extrêmement inquiets. Euh plus que ça, même, ils sont catastrophés.
Est-ce que vous pensez qu'il pourrait y avoir, j'ai envie de dire, une exemption de dernière minute parce qu'en fait les États-Unis avaient laissé entendre qu'il y aurait une exemption et puis finalement pas. Donc est-ce que ça pourrait repartir ? Il a la version de la France qui dit c'est exempté et là la commission qui dit non euh ça l'est pas.
J'espère que ça le sera. Mais nous sommes dans un problème plus global auquel il faut que l'Union européenne enfin voilà montre ses forces, montre ses muscles et comme je l'ai dit comprenne que nous sommes dans un nouveau monde où le libre échange BA le le le doux commerce se terminé et donc l'Union européenne doit soit appuyer sur ses fortes et nous sommes puissants. Nous avons beaucoup d'universités, nous avons encore beaucoup d'industries, nous avons un marché important, nous avons des services publics qui restent solides.
Il faut s'appuyer sur ces éléments de force. C'est terminé. Et vous l'avez dit, David Cormon, c'est terminé aussi pour ce 830.
David Cormand