Indépendance de la presse : on en est où ? - Avec Sophie Taillé-Polian
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
cette émission a été rendue possible par le CNC et par la Commission nationale du débat public donc à suivre rodolp Saad c'est un nom que vous entendrez puisqu'on va parler maintenant du sujet de l'indépendance des médias je vous demande un d'applaudissement pour notre invité de cette partie l'invité actu c'est Sophie ta [Musique] po bonsoir sopie bonsoir merci d'avoir accepté notre invitation vous êtes vous siégez au sein du groupe écologiste vous êtes députés génération si je dis pas de bêtises et et vous venez du valde Marne absolument merci d'être avec nous vous êtes une députée en pointe sur les combats qui concernent justement l'indépendance des médias vous déposez une proposition de loi qui s'appelle protéger la liberté éditoriale des médias qui sollicite des aides de l'État qui est passé en commission c'était hier et qui sera en séance publique le 4 avril prochain c'est quoi votre combat bah le combat globalement c'est d'avoir un espace médiatique plus démocratique en fait où le débat puisse avoir lieu où on puisse retrouver une confiance entre les citoyens citoyennes et et les médias en général donc ça passe par pas mal de choses parce que la situation elle s'est beaucoup détériorée et notamment du fait de la concentration hein ça a été ditction la concentration c'est le fait que finalement il y a une grande majorité des médias environ 80 % d'entre eux qui sont possédés par une poignée de personnes qui ont beaucoup de moyens et qui ont des intérêts bien particuliers et donc quels sont les dangers de la concentration bah il y a deux dangers majeurs c'est d'abord de mettre les médias au service de ses intérêts économiques et puis ça peut être aussi et on le voit beaucoup avec Boloré de mettre ses médias au service de ses intérêts politiques et donc de rompre avec la notion d'indépendance des médias des journalistes l'honnêteté journalistiqu qui sont pourtant des principes constitutionnels je précise que vous avez participé aux auditions de des de la commission d'enquête sur les attributions de fréquence de la TNT à la télévision on va en parler vous êtes également la coautrice de la pétition pour le non renouvellement de la fréquence de C et celle de Sen Sacha tu voulais nous faire un peu de pédagogie sur cette proposition de loi euh oui oui oui moi j'étais journaliste au JD l'année dernière donc donc voilà et nous quand on a fait la grève au JDD il y a eu beaucoup de commentaires qui étaient pas forcément méchants entre guillemets qui nous ont dit mais on comprend pas vous avez un actionnaire pourquoi vous nêtes enfin pourquoi comme dans une entreprise classique entre guillemets vous ne suivez pas soit les décisions de votre actionnaire soit vous démissionnez et en fait est-ce que vous pouvez nous expliquer en quoi avec vos mots en quoi l'information plutôt que les mots d'un journaliste ou d'une journaliste en quoi l'information c'est pas un service comme un autre en fait et que et qu'on peut pas être dépendant de des décisions d'un actionnaire justement sur le plan éditorial B en fait le l'information c'est pas un bien comme un autre et donc les entreprises de presse c'est pas des entreprises comme les autres parce que elles ont un rôle social un rôle démocratique essentiel il y a pas de démocratie sans une presse libre donc il y a besoin d'argent public notamment pour faire un service public de l'audiovisuel mais si on veut toute la diversité toute la richesse des opinions il faut qu'il ait le privé c'est sûr c'est c'est c'est certain mais par contre si on veut qu'il y ait une qualité d'information et une qualité de débat il faut que les journalistes qui travaillent dans différents organes de presse qui puissent représenter les différents courants de pensée il nous assurent d'une chose c'est qu'il bosse dans un état d'esprit de bah de de précision le respect de la déontologie et donc on sait quand on ouvre le Figaro que voilà on va lire un journal de droite on le sait on sait que quand on ouvrait le JDD jusqu'à présent on était pas non plus sur un brûlot gauchiste mais on savait que bonant Malan il y avait des informations recoupé vérifi et que donc même si bah la ligne éditoriale elle convient pas à tout le monde c'était quand même la qualité du journalisme et en fait c'est ça le problème c'est d'avoir une garantie que quand on ouvre un média et ben on on sait qu'on a une information recoupée vérifiée et traité d'une manière honnête honnête intellectuellement l'honnêteté intellectuelle bon c'est vrai que c'est un concept qui est à mon avis un petit peu éloigné maintenant des pratiques du nouveau JDD on parle beaucoup de neutralité en fait et d'objectivité en fait ça n'existe pas on parle enfin le vrai terme c'est l'honnêteté intellectuelle du journaliste pour le coup d'accord avec vous comment ça vous est venu à vous en tant que député C ces sujets là vous étiez journaliste vous aviez un lien avec les médias ou pas non moi je suis une simple citoyenne et je m'informe et je trouve que on a besoin de de sources où on peut se dire bon là euh on arrive à décrypter peut-être la ligne éditoriale le point de vue du du journal et cetera mais on on sait que quand même ce qu'on va lire c'est c'est du sur niveau fait après les analyses on peut toujours les remettre en cause et cetera mais en fait ce mandat parlementaire il s'est ouvert sur une décision hallucinante brutale impréparée de d'Emmanuel Macron une des seules mesures qu'il avait annoncé pendant sa campagne d'ailleurs la c'est la fin de la redevance de l'audiovisuel public oui ah oui ce qui garantit que l'audiovisuel public n'est pas un média d'État c'est pas le président qui téléphone au président de média pour lui dire maintenant faut dire ça ça et ça l'ORTF quoi selon notre histoire française mais c'est un service public de l'audiovisuel donc des garanties d'indépendance et les garanties de son indépendance c'était un financement ce qu'on appelle affecté c'est dire que dans les impôts sur le revenu on payait ont payé la redevance et on savait que ces 4 milliards d'euros à peu près il pouvait pas aller à autre chose qu'à l'audiovisuel publique donc avec la suppression de cette redevance bah finalement chaque année les députés enfin le gouvernement parce que là en ce moment c'est plutôt 493 et compagnie euh ils peuvent décider de de faire varier le montant du budget donc évidemment bah les journalistes les rédactions le service public pe se dire bon je vais peut-être être gentil avec le pouvoir pour pas que mon budget baisse l'année prochaine donc ça c'est le le le mandat c'est s ouvert là-dessus sur ce gros gros cette grosse décision euh et donc après bah finalement moi je me suis saisie du du du sujet et puis après je l'ai plus lâché parce que parce que c'est fondamental pour notre démocratie on parle souvent de nos institutions qui vont mal et c'est vrai de la place du citoyen de la citoyenne dans le cœur des décisions mais l'information c'est essentiel pour pouvoir agir est-ce qu'elle a des chances de passer votre proposition de loi bah oui oui elle a des chances de passer une chance d'avoir une majorité de main qui se lève pour la voter bah moi je me dis avec des gens qui se disent libéraux euh parce que sur le plan économique mais sur le plan politique aussi ce serait la base qu'elle passe je crois que je crois qu'Emmanuel Macron ne souhaite pas se fâcher avec certains grands actionnaires c'est vrai mais peut-être que on peut on peut se dire qu'il y a des parlementaire qui qui qui leur mission démocratique leur tiendrait à cœur non mais trêve de plaisanterie je pense que c'est pas impossible pourquoi parce qu' il y a beaucoup de députés qui y compris sont membres de la majorité qui ont signé cette proposition de loi quand je l'ai dép au moment du JDD euh alors maintenant ils subissent des pressions hein ça c'est sûr euh pour ne pas ne pas la voter ne pas la défendre mais je crois qu'il y en a quand même un nombre bah que je sais pas encore définir précisément on verra jeudi qui qui savent quand même que il y a qu'il y a quand même besoin de de rééquilibrer un un peu entre le pouvoir des actionnaires et le pouvoir des rédactions c'est pas une mesure enfin d'ailleurs c'est c'est pas du tout une mesure qui suffit à elle seule hein c'est vraiment une mesure d'urgence mais il y a des journaux où ça existe et où ça marche et c'est pas que des journaux très marqués il y a la croix il y a mdiapart il y a le monde il y a les échos où ce dispositif il est déjà en place depuis des années ça fonctionne les investisseurs sont pas partis les journaux en question ont pas arrêté de publier se sont pas effondrés et cetera pas du tout c'est quelque chose de d'opérationnel et on a on a le le le feedback parce que c'est déjà en place depuis pas de temps dans dans plusieurs titres votre proposition de loi vise à mettre en place dans les journaux un mécanisme qui permet aux journalistes d'avoir leur mots à dire sur leur dirigeants un vote un vote un vote d'agrément c'est si le directeur de la rédaction qui est le directeur de la rédaction c'est celui qui est le responsable hiérarchique des journalistes mais il fait interface aussi avec le directeur de la publication qui lui gère aussi les pubs qui gère aussi les liens avec les actionnaires donc il fait un peu pivot entre les journalistes et l'actionnaire l'éditeur et donc lui avec cette ce vote il sera euh quelque part légitimé par la rédaction donc il aura plus de force aussi pour au cas en cas où l'actionnaire voudrait intervenir lui dire non ça va pas être possible et puis euh ça permet donc à chaque renouvellement que la rédaction donne son avis c'est un droit collectif aujourd'hui les journalistes ils ont quand même des droits particuliers dans notre pays et c'est très bien c'est des droits individuels notamment la clause de conscience mais c'est le droit de prendre la porte en vrai oui oui c'est ça c'est le droit de prendre la porte en étant mieux si juste on démissionne de son job parce qu'on trouve que ça va pas donc c'est des conditions favorables et c'est très très bien c'est des garantie d'indépendance mais qui sont pas suffisantes donc il faut rajouter un droit collectif parce que un journal on le fait à plusieurs et moi après ma philosophie politique elle me fait dire que bah plus on donne de pouvoir au salariés dans une entreprise mieux c'est parce que au fond c'est quand même eux qui fabriquent le produit et le produit là il est encore plus précieux que n'importe lequel dans notre société sach alors là je vais un peu me faire l'avocat du diable les journalistes n'aiment pas que l'actionnaire voilà a une action sur sur l'éditorial tout comme on naime pas que les politiques et une action sur l'éditorial comment quelle ligne rouge vous allez dessiner voilà pour garantir au journalistes que ça n'ira pas plus loin en terme d'action politique sur l'aspect éditorial que enfin à partir d'où on met le curseur comment comment on fait bah je pense que c'est la c'est la l'indépendance euh des des rédactions elle doit être améliorée de diverses manières euh d'abord que on impose aux actionnaires d'être plus transparent parce que des fois on sait pas trop les montages de possession des des journaux et puis aussi le fait de de donner une place au conseil d'administration enfin il y a plein de propositions qui qui sont sur la table celles que j'ai déposé dans le cadre de la Journée d'initiative parlementaire vous savez les niches les groupes d'opposition on a très peu de temps donc on est obligé vraiment d'être sur des mesures assez symboliques là elle est pas que symbolique cette mesure elle est aussi opérationnelle après pour les politiques ah bah les politiques déjà il faut sauvegarder l'audiovisuel public et son indépendance avec avec la la la un financement sécurisé et puis il faut aussi donner au la possibilité aux journalistes de dire non et pour ça il leur faut des droits individuels des droit collectif he j'y reviens est-ce que vous pouvez nous dire ce que vous pensé des auditions de la commission d'enquête qui ont été mené la commission d'enquête sur sur l'attribution des canaux TNT se pose la question du renouvellement du des canaux de TNT de C8 et C news euh ont été auditionnés des journalistes Cyril Hanouna Vincent Boloré quel a été votre sentiment vous qui avez participé à ces auditions bah moi je je je sais enfin c'est très intéressant dans le sens où quand on fait des auditions des heures des heures on se plonge dans le sujet donc c'est passionnant après les limites d'une commission d'enquête à la française c'est pas une commission d'enquête à l'américaine avec des questions on a tout le temps et cetera et on est quasiment juge quoi minutes pour poser vos questions des fois c'est un peu il suffit de faire un petit numéro de claquette et Monsieur Boloré sait très bien faire ça et on s'en tire très bien donc ça c'est sûr que c'est le la limite des commissions d'enquête à la française donc bon cela dit on a quand même appris des choses quand on voit Boloré qui dit mes médias chez moi on voit bien que là il y a un rapport très personnel àz ces médias là et donc l'indépendance et l'étanchéité qui devrait y avoir qui je le répète est garantie par la Constitution on parle pas d'un petit truc elle est pas là et que donc monsieur Boloré il utilise ses chaînes non seulement pour se faire de l'argent mais en plus aussi pour promouvoir son projet politique et c'est la raison pour laquelle j'ai posé je sais que ça fait débat une pétition pour que le renouvellement de C8 et ces news ne soit pas accordé par l'arcom et je voudrais quand même revenir là-dessus parce que j'ai entendu énormément alors je préciseté d'expr jeoudrais quand même qu'on parle l'arcom c'est l'autorité de régulation de la communication c'est le nouveau nom de ce qu'on appelait avant le CSA et l'arcom a un milliard de rôles dont un rôle quand même assez important c'est celui d'attribuer des canaux de TNT à des entreprises qui veulent et qui proposent d'en faire des chaînes euh en l'occurrence le quand quand quand l'arcom attribue une chaîne à une entreprise il y a une convention qui est passée où ils se mettent d'accord sur un certain nombre de principes sur un certain nombre de choses que va être obligé de faire la chaîne la convention entre l'arcom et les chaînes du groupe Boloré bah est dénoncée par une tribune notamment que vous avez que vous avez initié et qui propose de retirer au groupe Boloré ces chaînes TNT de pas les renouveler parce que là on renouvelle 15 chaîne donc c'est l'occasion bon d'une part quelqu'un qui respecte pas la convention je sais pas si enfin en général quand on bosse avec quelqu'un et qui respecte pas son devis sa convention je sais pas quoi après la fois d'après on travaille plus avec lui enfin c'est ce serait logique donc l'arc ayant sanctionné à plusieurs reprises mis en demeure des dizaines de fois ces deux chaînesl ce serait logique qu'elle qu'elle les renouvelle pas tout simplement mais après en fait le problème et ça rejoint la question de tout à l'heure sur est-ce que les politiques doivent influer sur la ligne éditoriale et finalement est-ce que les politiques doivent dire bah moi je veux pas de C8 ou je veux pas de C news parce que c'est pas ma ligne et que c'est finalement l'extrême droite le problème c'est que toutes les lignes éditorial on droit de doivent avoir le droit de citer dans l'espace médiatique global mais les chaînes de télé c'est pas la même chose c'est pas la même chose parce que c'est une ressource rare c'est en fait c'est comme un espace public on le confie à des gens et donc ils ont un devoir c'est de permettre à toutes les les courants de pensées de pouvoir s'y exprimer mais alors vous avez C8 ous ces news il pleurent dis ah mais oui mais vous venez pas sur notre plateau d'accord on vient pas sur leur plateau bien sûr on y vient plus pourquoi on y vient plus mais parce qu'on y est pas respecté c'està-dire que on y va en sert de punching ball donc c'est pas ça la liberté d'expression c'est pas de faire venir les gens avec lesquels on n'est pas d'accord pour leur taper sur la gueule c'est de les laisser s'exprimer d'être dans le contradictoire de pouvoir respecter tout le monde ce que c8c news ne font pas ne font pas donc c'est la raison pour laquelle sur une chaîne de de télé il y en a pas beaucoup donc les chaînes de télé elles doivent respecter ce qu'on appelle le pluralisme interne c'est pas le cas ici et et vous avez tout à fait le droit de choisir vos invités de pas faire le pluralisme interne parce que n'importe qui peut sur twitch sur YouTube sur tout un tas d'autres médias créer des médias qui qui répondront à ses ses problématiques ses visions et cetera c'est pour ça qu'il n'y aura jamais de mesure du temps de parole sur Internet exactement ne faut pas et qu'il ne faut pas comme il ne faut pas qu'il y ait non plus dans les dans les kiosques parce qu'on peut on va dans un C il y a des règles tous les journaux doivent être affichés on doit pouvoir trouver les journaux d'extrême droite les journaux d'extrême gauche et toute la palette entre les deux mais sur une le nombre de chaînes de télé ne permet pas ça les canaux hertiens ils sont limités le leur nom c'est une ressource rare donc ça revient d' un service d'intérêt général c'est la raison pour laquelle quand on confie à une boîte privée elle doit s'engager à faire respecter le pluralisme ça veut pas dire pas avoir de lignes éditoriales hein mais ça veut dire faire de de enfin honnêteté intellectuelle journalistique et puis respect des différentes opinions Malec euh madame député moi j'ai été chroniqueur 3 ans chez cyil Anouna sur C8 donc je parle avec un passé qui qui est lour passé qui donc j'ai une belle expérience alors et si je parle juste de de de de mon unique expérience moi en tout cas on ne m'a on ne m'a jamais dans mon expression j'ai peut-être servi de de punching B là à certains contradicteurs mais mais mais en tout cas on m'a toujours laissé ce que je voulais dire dire ce que je voulais dire madame la députée est-ce que vous êtes contente de cette de cette de cette de ces auditions là est-ce que vous avez pas l'impression que ça a été un petit peu le le théâtre pour que pour que chacun fasse son petit cinéma pour que Xavier Niel qui est un peu frustré parce qu'il avait son projet de chaîne qui qu'il a été empêché dans dans ce projet là est venu mettre des taquet à d'autres Vincent Boloré est venu tirer sur d'autres ara aprikan a donc qui est aujourd'hui patron de de chez TF1 patron des programmes chez TF1 à de la ranqueur contre le groupe Canal il est venu aussi balancer ses scudes chacun en fait est venu un petit peu régler ses comptes et en réalité est-ce que vous n'avez pas peut-être que c n'était pas votre ambition de de départ mais est-ce que ça n'a pas permis notamment à Cyril Anouna Pascal pro à T toutes ces personnes qui ont été auditionnées d'avoir un petit regain de sympathie en réalité vu qu'ils ont été confrontter comme ça pendant pendant de longues heures sur ces auditions je complète juste avec ce qu'il dit excuse-moi il y a aussi des députés qui ont réglé leur compte j'ai vuine Lom où les députés du RN face à quotidien notamment ça faisait un peu ouais réglement compte Coral de manière générale Sophie poon bon alors moi moi je suis membre de cette commission parce que dans toutes les commissions dans ou les mission d'information chaque groupe a droit à des places pour respecter la PL le pluralisme bon donc j'ai été désigné par mon groupe estce que c'est moi qui m'occupe des médias pour le groupe écolo donc après je je participe à l'organisation des auditions au choix et cetera ça revient au président qui est de renaissance et au rapporteur Aurélien saintou qui est de LFI donc bon pour moi c'est difficile de de de de juger tout ça parce que je suis pas dans le cœur de cette machine là je j'ai la liste des auditions je viens j'ai la possibilité de poser des questions ce que je fais parce que c'est quand même rare de pouvoir de pouvoir de pouvoir le faire après moi je trouve que on on n pas beaucoup de en tant que député on n pas beaucoup de d'outils parlementaires à notre disposition donc euh bon faut bien choisir les outils euh l'initiative parlementaire on a donc ça veut dire déposer des propositions de loi on a euh une journée par an donc voilà euh et euh et sinon les amendements enfin tous les 493 souvent on peut pas les débattre enfin donc faut faut faut bien imaginer faut bien imaginer ça après moi je trouve que c'est toujours bien que le débat ait lieu et ce que je trouve bien je pense que la pétition que j'ai lancé ça participe à ça ça participe de ça c'est que là il y a 15 chaînes qui sont renouvelées et il y a un débat public il y a un débat public parce que sinon c'était l'arcom qui est une autorité indépendante qui fait son travail comme elle le juge bon BF après chacun peut avoir sa vision mais c'est une autorité indépendante moi en tant que politique je je je souhaite pas que ce soit renouvelé mais je laiss et c'est normal mais en tout cas il feraient ça ils feraient leur boulot dans leur dans leur bureau quoi et personne ne serait au courant euh grâce à cette commission d'enquête grâce à la pétition que j'ai initié grâce au travail de plein d'Assos sur la question parce que il y la liste est longue en fait ce sujet il est sur la table et on se pose la question est-ce que c'est normal qu'on entende à la télévision euh des propos racistes est-ce que c'est normal qu'on entende est d'acc à la télévision non mais ouais mais on est d'accord mais en fait on est chacun aujourd'hui des auditions est-ce que vous est-ce que vous estimez avoir appris des choses est-ce que ça vous a aidé dans cette mission là moi j'ai appris des choses ouis bien sûr et puis me retrouver en face de Boloré pour lui dire mais comment vous expliquez vous dites que c'est pas votre souci mais en fait vous dites ma chaîne dites chez moi et cetera donc bon il était un petit peu quand même embêté quoi et puis monsieur Hanouna aussi quand je lui ai d'ailleurs il m'en a beaucoup voulu donc voilà et et et donc bah quand même ils ont fallu qu' a fallu qu'il se justifie et moi la leçon que j'en tire c'est que ils ont eu des sanctions la dernière 3 million d'euros et cetera mais pour eux c'est pas grave c'est pas de leur faute enin je veux dire donc ça ça montre bien que et ben le dispositif actuel ça marche pas il se disent c'est pas grave on prend le fric enfin toute façon ils sont tellement riches enfin Monsieur Boloré que il peut payer tout ça donc c'est pas un souci donc la le caractère dissuasif des sanctions ne marche pas donc il faut arrêter de leur confier ses chaînes parce que pour eux c'est injuste c'est pas de leur faute et il faut les laisser continuer non non et non çaf ouais moi j'ai l'impression qu'en fait le caractère dissuasif c'est surtout parce qu'en fait c'est pécunier c'est des amendes et qu'on fait face à des actionnaires qui sont quasiment millionnaires enfin qui sont millionnaires mais ils sont quasiment milliardaires qu'en fait tant qu'on enfin moi j'ai l'impression qu'on est aussi dans un système où l'actionnariat pose problème ça c'est dit maintenant la spécificité de C8 et C news j'ai l'impression vous m'excuserez madame la députée qu'elle est pas totalement dite et assise bien que qu'elle apparaît quand même dans dans la pétition c'est quand même l'incitation à la haine raciale c'est quand même l'incitation à la haine et c'est ce qui spécifie en fait cela des des autres chaînes et moi je enfin moi en tant que jeune je je je me sens à chaque fois j'ai l'impression qu'on me crache dessus j'ai l'impression qu'on crache sur mes parents sur mes grands-parents sur mon histoire sur mon quartier c'est extrêmement violent parce qu'en fait lorsque les gens regardent ces chaînesl ça les pousse à des radicalisations à des passages à l'acte et est-ce qu'il serait pas temps aussi bah d'avoir une une sanction claire en fait quand on a des débats qui peuvent agiter le racisme l'antisémitisme le sexisme et que ça doit être ça la ligne rouge parce que parfois il y a des sanctions moi je me pose toujours la question de est-ce que ça pourrait impacter je sais pas moi un média de gauche ou un média d'extrême gauche parce que c'est toujours la pseudo neutralité le machin mais moi j'ai l'impression que ce qui permet en fait de distinguer et de sanctionner c'est en fait quand au bout d'un moment il y a eu 36000 signalements pour racisme pour sexisme pour et antisémitisme et qu'en fait il y a rien qui n'est fait est-ce que ça c'est apparu en fait dans la commission d'enquête ces débatl ben oui finalement c'est on a sorti la liste moi je l'ai sortie je leur ai dit alors j'ai dit j'en ai fait une mais j'avais pas le temps en 3 minutes de dire toutes les sanctions et qu'est-ce qui se passe rien il continue et il continue pas en fait ils vont de plus en plus justifier en disant à chaque fois on réfléchit comment faire comment même pas mais même pas on leur pose la question c'est ça qui est intéressant dans dans ces auditions qui ont apporté en fait on pouvait se dire bon bah en fait c'est un dérapage là ils il y a il y a quelqu'un qui a merder ou on fera mieux la prochaine mais même pas en fait ils ne mettent rien en place derrière rien monsieur Hanouna il dit juste ah ouais mais vous comprenez je fais x heur de direct par jour donc c'est normal que des fois ça dérape et ben non c'est pas normal donc soit il en fait moins soit il s'organise différemment c'est pas grave mais euh mais le le donc ça a bien pointé le fait que ces sanctions elles sont pas dissuasive et moi je suis d'accord euh en tant que vieille en tant que femme en tant que citoyenne j'en ai marre de voir ces trucs-là c'est insupportable et donc il faut passer de l'indignation qu'on enfin on est nombreuse et nombreux à ressentir régulièrement euh à l'indignation individuelle à des actions collectives et je je trouve moi que cette cette commission elle a eu cette vertu de bien démontrer que c'est pas parce qu'on leur met des sanctions des mises en demeure des machins des trucs des courriers ils s'en foutent et on le sait pourquoi parce que Vincent Boloré utilise les médias au sens très large pour fabriquer l'opinion au service de son projet politique et quand je dis les médias je parle de la publicité je parle évidemment de télé de radio de journaux des éditions maintenant deition exactement de maison d'édition il y a un projet politique derrière il faut que ça s'arrête on peut plus juste dire ah oui mais c'est compliqué non c'est pas compliqué il faut que ça s'arrête et je pense que on a suffisamment de choses dans ce qui a été dans leur bilan pour montrer que ils ont passé la ligne à de multiples reprises et cette commission d'enquête elle vient démontrer qu'il n'en tire aucune leçon donc il y a pourquoi on leur redonnerait à nouveau ces ces canaux qui sont une fois de plus je le dis hein un bien public euh l'état entretient ses canaux ça coûte cher là on a refait des investissement pour qu'il soit au top en terme de technique donc à un moment donné ça va quoi il y a d'autres gens qui peuvent qui peuvent je j'en suis sûr prendre le relais et alors je dis pas que les chaînes qui remplaceraient seraient extraordinaire j'en sais rien mais en tout cas respecter le minimum qui est demandé pluralisme interne respect de la dignité humaine pardon on a l'air de dire que c'est incroyable mais moi je c'était fou pardon je termine avec ça mais hier il y a eu l'audition d'an bartes il commence par dire bon benah moi après on pense qu'on veut de ses émissions et je lui je crois poser une question qui montrait que je suis un peu dbitative en tout cas il a dit moi les valeurs c'est humanisme et antiracisme donc je j'ai salué qu' disent ça j'ai dit voilis c'est bien je suis d'accord avec vous moi aussi je suis et et et là les les députés arr ils ont dit ah conivance bah ouais conivance en fait voilà con senti raciste merci beaucoup Sacha Sophie Sophie tapant député du valde [Musique] mar
Sophie Taillé-Polian