Corinne Bourcier - QAG : situation de la psychiatrie et de la santé mentale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Monsieur le ministre, la psychiatrie va mal. Qu'a-t-il été fait concrètement en faveur de la psychiatrie et pour la santé mentale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« Au CHU Danger, certains malades, y compris se présentant des idées suicidaires, restent parfois plus d'une semaine au service d'accueil des urgences dans l'attente d'une place en psychiatrie. »
- 0:30Chiffre
« L'établissement a déjà vu son nombre de passages en psychiatrie augmenter de plus de 30 % l'année dernière. »
- 0:45Chiffre
« Prèsdanger, le centre de santé mentale quant à lui a enregistré un taux d'occupation de plus de 101 % en 2024. »
- 1:00Chiffre
« Il fonctionne en sous-effectif car 18 % des postes de psychiatre sont vacants. »
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« L'hôpital de Cholet est lui aussi en grande difficulté avec seulement cinq psychiatres en exercice à temps partiel. »
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« La consommation de psychotropes chez les plus jeunes est particulièrement préoccupante. En 2023, ce sont 936000 des 18-25 ans qui ont bénéficié du remboursement d'au moins un psychotrope, soit 18 % de plus qu'en 2019. »
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« 40 % de rentrer dans la maladie se fait par le mode des urgences. »
- 7:30Fait
« La santé mentale est la grande cause nationale 2025 et nous souhaitons tous que ça ne reste pas qu'un slogan. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci madame la présidente. Monsieur le ministre, la psychiatrie va mal. Dans le menéoir comme dans beaucoup d'autres départements, la situation est extrêmement difficile.
Les services d'urgence sont saturés et ne sont plus en mesure d'assurer la prise en charge dont les patients ont besoin. Au CHU Danger, certains malades, y compris se présentant des idées suicidaires, restent parfois plus d'une semaine au service d'accueil des urgences dans l'attente d'une place en psychiatrie. est inacceptable pour eux mais aussi pour le personnel soignant pourtant très dévoué.
L'établissement a déjà vu son nombre de passages en psychiatrie augmenter de plus de 30 % l'année dernière. Prèsdanger, le centre de santé mentale quant à lui a enregistré un taux d'occupation de plus de 101 % en 2024. Il fonctionne en sous-effectif car 18 % des postes de psychiatre sont vacants.
L'hôpital de Cholet est lui aussi en grande difficulté avec seulement cinq psychiatres en exercice à temps partiel. La pénurie de médecins généraliste dans ce territoire a aggravé la pression déjà très importante sur les urgences. L'établissement a dû fermer ses urgences psychiatriques en 2023 à cause du départ de plusieurs psychiatres.
Le service s'organise pour faire beaucoup avec peu. À cela s'ajoute la pénurie de plusieurs psychotropes indispensable à l'équilibre de nombreux patients. La consommation de psychotropes chez les plus jeunes est particulièrement préoccupante.
En 2023, ce sont 936000 des 18 25 ans qui ont bénéficié du remboursement d'au moins un psychotrope, soit 18 % de plus qu'en 2019. Monsieur le ministre, nous sommes aujourd'hui le 4 juin alors que la santé mentale a été déclarée grande cause national en 2025, qu'a-t-il été fait concrètement en faveur de la psychiatrie et pour la santé mentale ? Et quelles actions prévoyez-vous ?
Je vous remercie. Pour vous répondre, monsieur Yannick Neuder, ministre chargé de la santé et de l'accès aux soins. Madame la présidente, madames et messieurs les sénateurs, madame la sénatrice, la santé mentale est la grande cause nationale 2025 et nous souhaitons tous que ça ne reste pas qu'un slogan.
Donc maintenant, il nous faut agir et c'est tout le sens de l'action que je compte mener. Je crois qu'il y a une première phase qui a été la digmatisation et qui est en train d'être réussie grâce notamment à le coming out de certains personnalités sur le fait effectivement de révéler leur bipolarité ou autres. Maintenant, il y a maintenant il faut agir.
Le 11 juin prochain, je pourrais décliner la feuille de l'ensemble des mesures que je compte mettre en place pour pouvoir justement porter amélioration sur la santé mentale en France. Je vais pas vous délivrer le plan aujourd'hui, mais je peux vous délivrer déjà un certain nombre d'actions, notamment avec Ellisabeth Borne. Au niveau de la santé scolaire, il y a d'une grosse phasage de dépistage et de pouvoir mettre une fois que les pathologies sont dépistées dans des parcours de soins.
Il y a naturellement, et vous l'avez évoqué la prise en charge au niveau des urgences puisque 40 % de rentrer dans la maladie se fait par le mode des urgences. Donc c'est extrêmement important. Pour cela, il y a besoin de plus de professionnels de santé d'ouverture de lit.
Donc, il y aura un plan de ressources humaines accompagné. Concernant la pénurie de médicaments, ça sera l'objet euh d'une intervention que je ferai au Luxembourg le proch le le mois prochain lors du Conseil des ministres européens sur le paquet pharmaceutique qui est au-delà de la gestion de pénurie que nous avons à faire face et qui est dramatique, une question de souveraineté sanitaire et de production de principes actifs dans notre pays. Et enfin, un dernier point concernant la consommation de psychotropes.
Vous m'avez accompagné lors de ma visite au CHU Danger. Vous avez vu que les équipes étaient particulièrement mobilisées avec notamment des applications numériques envers le jeune public et avec la ministre des sport, nous sommes rendus dans une maison sport santé à Clamar qui est adossée à un hôpital psychiatrique et on a vu comment la pratique du sport pouvait faire aussi diminuer de façon significative la consommation de psychotrope. Rendez-vous le 11 juin.
Corinne Bourcier