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InterviewRadio Alger Chaîne 3· 26 avril 2026ComplaisantActualité / polémiqueJustice

Entretien avec Maitre Alima Boumediene Thiery

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quel est l'apport des hommes et femmes de loi dans cette aventure humanitaire ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Quelles sont les chances de réussite pour cette flottille humanitaire ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Avant que votre bateau ne quitte le port de Sicile, quel est votre message pour le monde libre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Halima Boumediene ThieryFait
    « Nous sommes dans les eaux internationales et ils n'ont pas le droit de nous arrêter, nous interpeller. Or, ils le font quand même, ce qui montre que c'est un acte de terrorisme, c'est un acte de piraterie de la part d'Israël. »
  • 0:30Halima Boumediene ThieryFait
    « L'essentiel, c'est de participer et de contribuer à faire du bruit, à montrer que l'on veut casser le blocus et surtout que l'on veut casser le silence qui existe aujourd'hui. »
  • 0:50Halima Boumediene ThieryFait
    « Depuis l'agression d'Iran et du Liban, on parle sans arrêt de ces guerres du Moyen-Orient, mais on oublie de parler du génocide à Gaza. »
  • 1:10Halima Boumediene ThieryFait
    « Lorsque les sanctions peuvent avoir lieu, ils ne les respectent pas. Lorsque la Cour internationale a sanctionné pour dire qu'il fallait arrêter la colonisation, ils n'ont pas respecté. »
  • 1:30Halima Boumediene ThieryFait
    « Ils savent qu'ils sont protégés, en particulier par plusieurs pays européens. »
  • 4:10Halima Boumediene ThieryChiffre
    « Les chances de réussite de cette flottille pour Gaza 2026 sont très minimes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Halima Boubedjian Thiry, vous êtes avocate française spécialiste en droit international. Des observateurs dont des avocats et des juristes font partie des bénévoles de cette flottie de la liberté pour Raza. Quel est l'apport de ces hommes et femmes de loi dans cette aventure humanitaire ?

C'est pour être observateur et pouvoir faire une mission d'observation qui nous montre qu'Israël est en violation totale du droit international. Nous sommes dans les eaux internationales et ils n'ont pas le droit de nous arrêter, nous interpeller. Or, ils le font quand même, ce qui montre que c'est un acte de terrorisme, c'est un acte de piraterie de la part d'Israël.

Et il est important qu'un avocat qui est assermenté, qui a prêté serment, puisse venir témoigner après, pourquoi pas, devant la Cour internationale de justice pour montrer qu'Israël se croit au-dessus des lois et continue toujours à vouloir violer le droit international. Le droit international s'impose à tous et doit continuer à s'imposer à tous. Bien sûr, il y a des plaintes.

Malheureusement, nous le savons, il n'y a jamais de sanctions contre cet agresseur. L'israélien est toujours protégé. Historiquement, il est protégé parce que personne ne veut l'attaquer depuis l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.

Mais aujourd'hui, c'est lui qui est l'agresseur, c'est lui qui est génocidaire, c'est lui qui viole le droit. Et malheureusement, même si le droit s'impose, il n'y a pas de sanctions. Lorsque les sanctions peuvent avoir lieu, ils ne les respectent pas.

Lorsque la Cour internationale a sanctionné pour dire qu'il fallait arrêter la colonisation, ils n'ont pas respecté. Et ils continueront à ne pas respecter parce qu'ils savent qu'ils sont protégés, en particulier par plusieurs pays européens. Ce n'est pas là votre première expérience, maître Boumediene ?

Je suis déjà allée directement sur un bateau en 2011. Malheureusement, l'armée israélienne nous avait bloqués et fait faire demi-tour pour repartir sur le port d'Athènes, où nous sommes restés bloqués pendant une quinzaine de jours. Nous avons décidé de ne pas baisser les bras, nous n'avons pas capitulé.

Et donc, nous recommençons depuis plusieurs années. Maintenant, chaque six mois, nous repartons en bateau. À bord de ces bateaux, médicaments, produits de première nécessité et produits sanitaires pour la population palestinienne, quelles sont les chances de réussite pour cette flottille humanitaire ?

Les chances de réussite de cette flottille pour Gaza 2026 sont très minimes. Mais ce n'est pas grave. L'essentiel, c'est d'y être.

L'essentiel, c'est de participer et de contribuer à faire du bruit, à montrer que l'on veut casser le blocus et surtout que l'on veut casser le silence qui existe aujourd'hui. En effet, depuis l'agression d'Iran et du Liban, on parle sans arrêt de ces guerres du Moyen-Orient, mais on oublie de parler du génocide à Gaza. On oublie de parler des bombardements en Palestine occupée, en Cisjordanie.

Donc, il est important aujourd'hui d'être et de continuer d'être présent. Donc, il est important, même si on ne réussit pas, de continuer cet acte, cette initiative, ces actions. Avant que votre bateau ne quitte le port de Sicile, quel est votre message pour le monde libre ?

Alors, rappelez au monde que s'il ne bouge pas aujourd'hui, eh bien demain, ça sera peut-être lui. Et que si on ne bouge pas aujourd'hui, eh bien ça va continuer tout le temps, tout le temps. ils vont continuer à grignoter sur le droit.

Si on ne bouge pas aujourd'hui, eh bien nous le savons, ça va se poursuivre et demain, ça sera leur tour. Alors, mon message, c'est de leur dire surtout, n'oubliez jamais que sans justice, il ne peut pas y avoir de paix. Halima Boumedien-Thiri, vous êtes avocate française, spécialiste en droit international.

Merci d'avoir répondu à nos questions.