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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 17 octobre 2024 68 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesNumériqueEurope & international

La bifurcation énergétique : un changement de société | #AMFIS2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Fait
    « depuis les années 70 et la parution du rapport midos les limites à la croissance nous savons que la croissance prédatrice du capital ne pourra être infinie »
  • 4:00Fait
    « Macron le coupable clim d'inaction climatique dont le retard sur le déploiement des énergies renouvelables a même été condamné par l'Union européenne à 500 millions d'euros d'amende »
  • 9:00Chiffre
    « le premier descile consomme deux fois plus d'énergie que le décile le plus pauvre enfin le descide le plus riche 10 fois plus que le décide le plus pauvre »
  • 19:00Chiffre
    « 80 % des panneaux solaires sont installés sont fabriqués en Chine »
  • 21:00Chiffre
    « il faut multiplier par 2,2 les investissements dans la transition d'ici 2030 »
  • 22:00Chiffre
    « il faut baisser de 28 % la production d'énergie fossile d'ici 2030 »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à toutes et tous al je vous propose qu'on qu'on commence les retardataires nous nous rejoindront déjà ben vous remercier d'être venus nombreus et nombreux assister à cette dernière conférence des amphis 2024 même si c'est pas terminé puisque la soirée s'annonce riche et qu'il y a encore le meeting le meeting demain mais merci d'être venu à cette conférence bifurcation énergétique un changement de société alors depuis les années 70 et la parution du rapport midos les limites à la croissance nous savons que la croissance prédatrice du capital ne pourra être infinie parmi ces nombreuses limites les ressources planétaires qui sont chaque année un peu plus consommés d'innombrables sommets internationaux ont ont vu le jour depuis la convention des parties que vous connaissez sous le nom des cops anime bienannuellement les débats plus ou moins écologiques entre les chefs d'État mais forcé de constater que les générations de gouvernants n'ont pas réussi à inverser la tendance pire chaque année le jour de dépassement avance c'est le jour à partir duquel l'humanité consomme plus que ce que la nature est capable de régénérer en 1971 ce jour était le 25 décembre il a été cette année le 1er août chaque année nous produisons nous consommons nous détruisons un peu plus chaque année nous polluons les terres l'eau l'atmosphère chaque année nous mettons un peu plus à l'épreuve les écosystèmes le climat et les êtres humains qui le subissent l'ours polaire sur la banquis qui font les Mara noir qui nent les mers nous ont tous marqué au début du siècle et quelle réponse les dirigeants des pays les plus pollueurs ont apporté rien aucune comme d'habitude qui ne s'éloigne du modèle capitaliste c'est l'essence même de ce modèle qui est la cause de la crise climatique et écologique la transition douce n'aura pas lieu avec eux de même que la gauche ne peut pas porter docilement les mesures d'atténuation du capitalisme alors aujourd'hui reste la rupture reste la bifurcation reste la planification la planification écologique telle que nous la concevons à la France insoumise repose sur une grande bifurcation des pratiques actuelles il faut rendre nos vies soutenables pour les écosystèmes dans lesquels nous vivons ce qui permettent la vie les politiques des dernières décennies n'ont pas été je le disais à la hauteur du chantier et je tiens aujourd'hui à remercier une nouvelle fois Martine Billard qui dès 2009 avait proposé une proposition de loi sur la planification écologique et nous un nous l'avons repris dès 2012 mais cette planification nous a été volée on entend souvent parler d'Emmanuel Macron de planification mais malheureusement les actes ne vont pas trop avec sa sémantique Macron la des financiers qui enchaîne les cadeaux fiscaux plus gros pollueurs Macron le coupable clim d'inaction climatique dont le retard sur le déploiement des énergies renouvelables a même été condamné par l'Union européenne à 500 millions d'euros d'amende ce monsieur a décidément la désobéissance variable mais aujourd'hui une éclairci traverse les nuages en France celle de l'arrivée au pouvoir du nouveau front populaire malgré ce qu'on peut entendre depuis hier mais soyez certain qu'on ne lâchera pas pour que le nouveau front populaire arrive au au pouvoir et une éclairci car nous portons dans le programme et vous le savez certainement une grande loi énergie climat pour un État fort et dès les premiers dès les 100 premiers jours d'application et et d'arriver au gouvernement nous avons trois objectifs premièrement nous chiffrerons les besoin en énergie les économieses permet la sobriété telle qu'on la conçoit que ce soit dans les transports dans l'alimentation dans les logements par exemple nous fixerons les échéances temporelles précises quant au besoins de production d'énergie renouvelable chose que Macron n'a toujours parfait en 7 ans et nous romprons avec la main invisible du libéralisme qui a montré une efficacité à bifurquer efficacement elle n'a fait qu'aggraver le problème alors nous le savons il faut une réelle urcation écologique avec les pratiques actuelles la conférence d'aujourd'hui vise à esquisser l'idéal de notre société entamant une bifurcation par le prisme de l'énergie la production d'énergie on pourrait aussi parler d'utilisation ou de transformation de l'énergie et le cheval de guerre de cette bifurcation énergétique la surconsommation des énergies fossiles est à l'origine du changement climatique causé par l'homme et en même temps nos sociétés en restent extrêmement dépendantes pour garantir un même niveau de vie que nous possédons actuellement du moins que veulent nous faire croire tous ceux qui ont intérêt à la croissance des grands énergéticiens pétroliers à charbon et au gaz mais une autre production d'énergie est possible une réelle bifurcation est possible une réelle planification écologique portée par un État fort et profondément et profondément pardon démocratique est possible alors aujourd'hui pour cette conférence nous avons la chance d'accueillir de expert de la bifurcation énergétique parmi nous Luce Pinon qui était fondatrice et directrice de rclim finance qui s'attaque principalement au financier des énergies fossiles et promo un autre modèle financier servant la transition énergétique ton travail précieux est essentiel pour permettre la transparence d'un modèle opaque pour le grand public au cours de tes études tu participes notamment à l'organisation de contreommet du G8 et du G20 puis tu travailles aux Amis de la Terre de 2013 13 à 2017 en tant que chargé de campagne finance privée et cible le charbon première source d'émission de gaz à effet de serre tu es une des principales artisanes du name and shame qui expose au grand public les mauvaises pratiques des grosses entreprises en intégrant leur assemblé général en 2020 tu fondes l'ONG reclim finance qui je sais pas si j'ai le bon accent anglais tu l'auras mieux que moi sûrement qui cible les financements du charbon du gaz et du Pétrole notamment par les banques pour ton œuvre tu reçois la même année le Prix Goman pour l'environnement équivalent au prix Nobel pour l'écologie pour ton action en faveur de la fin du financement du charbon par les grandes banques société d'assurance et d'investissement nous recevons également Jean-Baptiste grenier qui est ingénieur centralien spécialisé en énergie tu es passé par la ville de trappe où tu pilotais la stratégie de planification écologique d'une ville populaire de 30000 habitants depuis 2 ans tu coordonnes ces thématique au sein du département planification écologique de l'Institut labo ici tu as aussi travaillé sur le chiffrage du programme on en parlait un petit peu tout à l'heure notamment sur le volet écologique de l'avenir en commun récemment tu as coécrit un article la planification écologique impliquet-elle une dictature verte pour le média le vin se lève média auquel tu contribues depuis plusieurs années sur les questions écologiques excellent article que je vous invite d'ailleurs toutes et tous à lire sur le pilotage efficace de la planification écologique par un État fort mais profondément démocratique alors Jean-Baptiste pour te laisser la parole pour débuter peux-tu nous expliquer pourquoi la question énergétique nous intéresse tant à la gauche de rupture que nous sommes et quelle solution disposons-nous pour faire face au système actuel donc bonjour à tous euh merci déjà beaucoup merci à Lain suaboi et à Sylvain pour pour l'invitation et et l'animation de la conférence eu dans les quelques minutes là qui vont suivre je vais essayer de princi principalement parler des travaux menés sur les questions énergétiques et climatiques au sein du département planification écologique de l'Institut laboessir et je vais essayer de me faire le porte-voie des différents travaux qui ont pu être menés avec des camarades experts fonctionnaires ou militants qui travaillent sur ces questionsl euh au sein de l'Institut la boci pourquoi est-ce que la question énergique nous intéresse je pense qu'il y a il y a trois éléments assez important qu'il faut avoir en tête donc ce que tu disais Sylvain sur le fait le rôle que joueénergie dans dans notre société toute not civisation matériel repose sur une énergie abondante abordable et et disponible tout le temps partout et au tris/4 notamment d'énergie fossile cette consommation énergétique elle a multiplié d'un facteur 20 au cours des deux derniers siècles l'utilisation massive d'énergie fossile c'est aussi elle évidemment comme vous le savez tous qui est la principale responsable à 80 % du du dérèglement climatique que nous que nous suivons et a aussi des impacts évidemment sur l'état de santé de nos écosystèmes mais dans le cadre aussi de de de l'analyse plus globale que porte notre famille politique sur l'analyse critique du capitalisme c'est important aussi de de comprendre que le système énergétique actuel il a tous les caractéristiques d'une infrastructure clé de la société capitaliste et donc d'une infrastructure au même titre que l'infrastructure par exemple bancaire et monétaire on en parlera qu'il faut faire bifurquer qu'il faut modifier en profondeur pour acter marquer et rendre possible la rupture avec la société capitaliste dans sa version néolibérale que nous que nous subissons actuellement il y a tout un un corpus de la de la pensée critique qui qui qui regarde les liens entre logique capitaliste et emplo massif d'énergie fossile qui par exemple je cite les travaux de Andreas mal vous l'avez peut-être déjà vu des conférences donc qui est intervenu pour notamment invité par l'Institut la boique lors des conférences qui montre que si évidemment le le mécanisme premier du capitalisme c'est l'exploitation du du travail du travail humain au sein de la société par le par le capital les les les les la nature et les ressources qu'elle qu'elle fournit notamment l'énergie en fait sont le corps du capitalisme sans l'exploitation de la nature mais aussi d'autres formes de travail gratuit comme celui de l'exation du travail des femmes ou des animaux le le le le capitalisme ne survivrait pas et c'est des condition indispensable à sa reproduction et donc nous sans la nature les énergies et les ressources nécessaires à la mise en valeur du capital tous les processus d'accumulation seraient bien plus difficiles donc nous ce que ce que le 4 dans la crise dans laquelle s'incrit cette réflexion c'est que l'énergie l'énergie abondante c'est en fait c'est elle qui permet en permanence de nourrir la frénésie d'accumulation et d'expansion du des logiques capitalistes notamment permettant de repousser les frexplloitation ça veut dire aller voir aller chercher de nouveaux marchés aller chercher de nouvelles ressources accélérer la circulation de marchandis et donc de valeur et donc de et donc de profit et aussi conquérir des nouveaux marchés augmenter les dépouchés donc vraiment l'énergie joue joue un rôle clé et donc c'est je pense la première conclusion aussi qu'on sur laquelle on peut s'accorder c'est que une rupture comme la le prô l'avenir en commun dans notre mode collectif d'organisation nécessitera aussi forcément une refonte profonde de l'organation du système énergétique qui est donc comme je disais une des infrastructures énergétiques stratégiques à faire bufurquer comme par exemple le le fonctionnement du monde agricole ou le système bancaire bon là pour l'instant c'était beaucoup coup un peu un peu de théorie pour remettre le contexte mais on va essayer de voir un à peu près concrètement ce que ça veut dire avec un gouvernement NFP au programme au pouvoir excusez-moi on a toute une série de travaux qui sont qui ont été réalisés ou qui sont en cours de en cours de réalisation pour l'institut laab et notamment une une importante note là qui qui qui est prête ou quasi prête à 99 % notamment pour préparer une future loi de programmation énergie climat qui vise à regarder très concrètement ça veut dire quoi la bifurcation énergétique pour notre famille politique euh il y a deux problèmes quand on parle d'énergie qui doivent être traités conjointement euh tout d'abord la question de l'évaluation collectif des besoins de quoi on a besoin pour faire fonctionner notre société faire fonctionner le services publics pouvoir aller travailler euh produire ce dont on a besoin euh nourrir loger de quoi on a besoin pour faire tout ça ça c'est la première question qu'on doit se poser et la deuxième question c'est euh une fois qu'on a regardé au niveau ce qu'on a besoin de consommer euh comment est-ce qu'on le produit donc analyser finement les conditions de production et c'est là que il y a deux deux grilles de lecture qui sont absolument indispensables à regarder quand on regarde la question énergétique il y a une analyse déjà fine par technologie euh et par et par mesure qu'on promeut euh par exemple je sais pas on veut prendre on veut faire du on Prom l'éolien ou le ou le photovoltaïque ou les pompes à chaleur regarder par technologie donc ces impact est-ce que ça permet de répondre aux besoins énergétiques est-ce que ça a un impact sur les inégalités est-ce que le choix de ce de ce de cette énergie ou de cette organisation spécifique facilite ou non la rupture avec le système capitaliste ou au contraire le renforce-t-il ça c'est des questions importantes qu'on doit se poser quels sont les impacts sur les limites planétaires est-ce que ça a un impact positif négatif sur la biodiversité sur le cycle de l'eau sur un certain nombre de limites sur l'emploi ça c'est la première chose c'est souvent ce qu'on fait quand on regarde une technologie parle il y a un débat je pas sur la méthanisation on va regarder quel est l'impact sur sur le sur sur sur le modèle agricole euh quel est l'impact sur la capacité à répondre à un certain nombre de besoins énergétiques mais il y a aussi une analyse du bouclage global ce qu'il faut c'est que la somme de toutes les les les capacités de production qu'on met en œuvre doit pouvoir permettre de répondre au bouclag global de notre société donc oui on gouverne par les besoins et derrière en face on met les moyens de production euh à la France insoumise on a donc une une méthode sur la question énergétique c'est de de gouverner et de planifier le système énergétique par les besoin c'est comme pour tout le reste il y a pas de miracle pas de surprise on regarde ce dont on a besoin on regarde quels sont les contrats notamment les contrôles planétaires pour respecter la règle verte respecter les les les limites planétaires et derrière en matière énergétique on se repose assez classiquement sur ce qu'on appelle le TripTic sobriété efficacité et énergie renouvelable on reviendra dessus un peu plus tard et toute la question en matière énergétique c'est de trouver le le bon équilibre entre à la fois les leviers humains donc quelle organisation on est prêt à mettre en place à quoi on est prêt à renoncer jusqu'où on peut faire de la sobriété et les levers technologiques quelle technologie on est prêt à promouvoir euh quelles sont nos lignes rouges euh quel quels sont nos points d'attention et dans la suite de ma présentation je vais essayer un peu de revenir sur deux sujets particuliers en côté consommation la question de la sobriété de sa mise en œuvre et côté production quelle est notre stratégie de développement des renouvelables et concrètement qu'est-ce que ça veut dire et on va regarder ensemble quelques caractéristiques de cette bifurcation énergétique [Applaudissements] merci Jean-Baptiste pour cette première intervention et justement tu parlais de règles vertes de sobriété est-ce que tu peux nous nous dire un peu plus quel changement profond sur la société implique une sobriété planifiée on sait aujourd'hui que la France en plus de ces 3 millions de de millionnaires compte 10 millions de personnes pauvres qui n'ont pas forcément le pouvoir de changer leurs habitudes et d'être plus sobre dans leur dans leur quotidien ce qui est paradox paradoxal d'ailleurs avec le fait de changer leur niveau de vie puisque les pauvres sont souvent ceux qui sont le plus écolos dans leurs usages mais du coup est-ce que tu peux nous dire comment rendre cette cette sobriété populaire et vectrice de progrès social h donc effectivement donc la la question de la de la sobriété c'est une des questions clés qu'on a traité dans le cadre de nos travaux euh l'enjeu c'est de remplacer on sait qu'on va devoir remplacer euh euh euh toutes les énergies fossiles qu'on a mais qu'on pourra on n'a pas les capacités de production euh pour remplacer tout le fossile un pour un par des énergies renouvelables ou par du nucléaire ou par ce que vous voulez euh on sait qu'on va devoir structurellement diminuer notre consommation énergétique ça c'est vraiment ça c'est quelque chose qui est admis par l'ensemble des scientifiques qui travaillent sur ces questions et on a deux leviers pour faire ça on a la sobriété donc comme tu disis sivin donc c'est-à-dire des choix délibérés collectifs démocratiques de de renoncement à certains usages consommateur d'énergie donc qui correspond plutôt à des leviers humains et organisationnels et on a aussi des leviers d'efficacité énergétique donc qui consiste à baisser la consommation d'énergie à service et confort constant donc par exemple on isole la maison mais on garde la même température alors que la sobriété c'est baissé de 21 à 19°gr par exemple la sobriété nous le le pourquoi la question la sobriété intéressante parce que pour nous la sobriété elle s'oppose à la pénuriie la pénuriie c'est une des marques de fabrique du capitalisme on pense à la aux nombreuses crises la crise électrique de l'hiver 2022 2023 où on a dû tous réduire nos consommations euh des médicaments la crise des médicaments les Rupt d'approvisionnement des matières premières il y en a même parmi nous qui ont dû manquer de moutarde récemment je sais pas si c'est quelque chose qui vous est arrivé mais c'est des choses qui arrivent et la question au contraire la sobriété c'est des choix collectifs choisis et c'est comment on organise la répartition de des ressources des matières premières dans un monde où il y a quand même une contrainte matérielle qui existe nous à court terme évidemment le premier levier qu'on compte activer et qui est pour le coup on discute souvent c'est euh la régulation et le contrôle fort des ce qu'on appelle les consommations ostentatoires les consommations ostentatoires c'est tout ce qu'on va appeler les consommations énergiques qui sont en trop c'est le le le jet de Bernard Arnaud l'hélicoptère de Boloré c'est les Yach c'est la publicité entreau c'est c'est c'est toute une série de choses qui sont évidentes et sur lequel on va taper sur ceux qui consomment vraiment trop par exemple en France le premier descile consomme deux fois plus d'énergie que le décile le plus pauvre enfin le descide le plus riche 10 fois plus que le décide le plus pauvre euh ça correspond aussi à un moratoire sur certaines technologies très énergivor donc a une débat sur les packb géants les avions de luxe sur sur la 6G est-ce qu'on pourrait pas par aussi couper ces news ça fera peut-être un peu moins d'énergie à consommer euh mais ce qu'on sait c'est que une fois qu'on fait tout ça ça suffit pas une fois qu'on a appliqué toutes les régulations fortte des consommations exantatoires on natteint pas les niveaux de sobriété qui sont nécessaires donc la question à moyen terme c'est comment est-ce qu'on organise collectivement la sobriété et à quel levier ça correspond il y a toute un une série de travaux très intéressants donc qui ont commencé par les travaux de negawat et qui ont été poursuis de manière assez approfondie par par l'ADEM tout récemment euh travaux ça s'appelle transition 2050 qui analyse les différentses leviers de sobriété euh qui sont nécessaires pour réduire structurellement notre consommation et c'est là que ça devient intéressant et c'est vraiment là qu'on revient au titre de la conférence en quoi la sobriété c'est ça ça contribue au changement de société parce qu'en fait on s'attaque à des leviers vraiment structurels comme les levers structurels c'est la baisse de la construction neuve par exemple on sait qu'en 2050 il va falloir diminuer entre 60 et 90 % la construction neuve donc les leviers qu'on active derrière c'est oui on va on va aller sur les résons secondaires mais déjà c'est un peu plus que d'aller juste sur les 1 % les plus riches on va un peu plus loin oui sur les logements vacants mais ensuite il va aussi falloir réfléchir comment est-ce qu'on on adress on s'occupe de la question de l'habitat pavillonnaire qui est très énergivore structurellement euh c'est la limitation du habitat par personne en moyenne c'est la diminuion du nombre de kilomè parcourus parment en transport on sait que dans les scénaros de transition les plus ambitieux il y a entre moins on va on est on pourrait être amené à réduire entre - 17 et - 32 % les kilomètres qu'on parcourt chaque année donc oui une fois qu'on a supprimé les les voyages en jet de la classe d'affaires et un certain nombre de choses absurdes qu'on a mis des trains partout et cetera il y a une organisation collective de la sobriété à mettre en place qui soit choisie qui soit démo ratiquement choisi et qui soit pas imposé uniquement aux classes populaires qui qui subirait ces choix comme un certain n de politique comme les DFE par les zbution ont tendance à le à le faire c'est aussi une mise en re d'une sociéé de la réparation du réemplat du recylage donc ça vous connaissez tous ça c'est c'est des choses assez classiques mais qui structurement un impact parce que par exemple les besoins industriels on nous parle tout le temps il nous faut plus plus d'énergie plus d'électricité pour l'industrie mais c cette industrie en France l'énergie elle sert à faire quoi elle sert à faire à constire une nouvelle maison euh à euh créer des biens manufacturés euh si qui sont pas forcément tous utiles euh on pourrait euh euh ça c'est vraiment des choses structurelles sur lesquelles on peut agir euh au même titre que donc une baisse globale de la demande de bien manufacturer euh un der un des derniers levier important pour réduire la consommation énergétique et aussi les émissions de CO2 c'est évidemment c'est la consommation de viande et là on voit bien qu'on qu'on qu'on va un peu plus loin que la sobriété va un peu plus loin que des mesures qui ciblent les 1 ou les 5 % les plus riches on est vraiment sur des mesures structurelles qui s'adressent fondamental à nos modes de vie et qui sont pas encore euh où il faut creuser collectivement démocratiquement regarder qu'est-ce que ça veut dire et comment est-ce qu'on s'assure qu'il soit pas qu'il soit pas structure qui soit pas qui soit pas générateur d'inégalité les outils de la sobriété c'est tout ce qu'on appelle les tarifications progressives c'est la mise en place de quotas donc par exemple pour revenir à la moutarde je sais pas vous mais peut-être qu'il faut un pou de moutarde par famille par mois ça c'est ce qu'on va ce qu'on va définir collectivement comme quota et tout ce qui est auudessus ben en fait on n'est pas en capacité de le produire euh donc là il faudra définir collectivement ce qu'il nous faut interdire lesénnergétiqu excessif et une des propositions qu'on fait dans la note qui est en cours c'est d'ouvrir pour chaque restriction qu'on imposerait aussi un nouveau troit pour que la sité soit juste et aussi universelle je prends un exemple on sait que structurellement là il va falloir limiter le trafic aérien le trafic aérien il croit une vitesse trop rapide et on n pas les solutions de décarbonation qui sont suffisante pour décarboner et le rendre compatible avec les limit planétaire nous ce qu'on dit c'est que ok peut-être qu'il faut limiter avec des quotas ou des tarriifications progressives mais en contrepartie on pourrait aussi offrir à chaque Français il y a un Français sur deux qui a jamais voyagé dans sa vie qui a jamais pris l'avion est-ce qu'on offrirait pas à chaque Français un nombre minimal de voyage au cours de sa vie par exemple trois ou quatre qui permettrai à 18 ans d'aller voyager d'aller découvrir une nouvelle culture parce qu'évidemment ça c'est aussi des choses qui sont importantes euh et qui permettent de R de rendre la transission compatible donc ça c'est vraiment les choses importantes ouvrir pour chaque nouveau droit euh en face de chaque restriction mettre un nouveau droit et c'est vraiment quelque chose qui nous semble creusé pour rendre la sobriété acceptable et aussi créer des droits universels derrière donc euh de manière intermédiaire on peut dire donc la sobriété c'est une clé c'est vraiment une clé de vous des stratéie de transition et qui qui a un levier indispensable c'est le premier levier qu'il faut activer euh pour permettre de répondre euh au défi énergétique à la à la bifurcation énergétique et cette sobriété elle pourra pas faire l'impasse euh pour la massifier euh que de aussi de s'attaquer à un certain nombre de symboles culturels comme la consommation massive de viande les Gémin de la voiture individuelle du de l'habitat pavilonnaire ou le rène du tout jeetable c'est vraiment des choses structurelles auxquell on va devoir aussi apporter une réponse et voir comment on rend ça acceptable merci oui tu parlais des des AFE et ça a été vraiment un gros travail justement dans dans le mandat précédent des 2 ans puisque c'est comment on arrive à limiter l'accès aux voitures mais en proposant des alternatives et c'est souvent pas le cas donc ça a été ça a été un gros travail et c'est justement cette écologie cette planification populaire que qu'on a qu'on a évoqué un petit peu maintenant est-ce que tu peux nous nous parler peut-être comment on arrive à maîtriser cette cette planification comment on hiérarchise les actions à mener laquelle aurait le plus d'impact maintenant mais comment on fait dans les dans les semaines et dans les mois à venir une fois que qu'on sera au gouvernement et pour faire face à à à tout ça quelle énergie renouvelable on pourrait développer parce qu'on entend souvent et je pense que vous êtes nombreus et nombreux ici euh ben sur les marchés sur les portes- à pores euh où on nous dit oui mais le nucléaire est est indispensable et c'est vrai que voilà comment on arrive à dire ben nous on a des solutions autres avec les énergies renouvelables et savoir comment on peut développer ça dans les dans les semaines et les mois à venir donc effectivement donc côté la question maintenant on a on a regardé déjà on a on a déterminé collectivement le besoin on a on met en place la sobriété les les d'efficacité aussi euh maintenant il y a encore quelques énergies fossiles qui restent et qu'il faut substituer il faut sortir du pétrole il faut sortir du gaz du charbon et la question c'est par quelles énergies on substitue tout ça euh à gros sm déjà ce qu'on peut dire c'est que tout ça il va falloir remplacer par les énergies qui sont qui sont B carbon le le choix collectif pour l'instant à la France insoumise c'est celui du 100 % renouvelable et donc du développement et du déploiement massif d'énergie renouvelable mais la question c'est à quoi ça correspond euh en gros l'énergie bon on fait deux choses on chauffe des choses et on fait tourner des trucs simplifier un peu euh et en gros à grosse maille à l'horizon 2050 on va avoir et c'est déjà le cas en fait actuellement 50 % d'énergie renouvelable thermique euh donc ça veut dire pour tout ce qui est le chauffage les besoins de chaleur pour l'industrie prix et 50 % d'énergie renouvlable électrique euh donc d'énergie renouvable électrique pour euh tous les appareils qu'on connaît dans nos logements dans nos dans nos entreprises et cetera dans le dans les bâtiments excusez-moi il y a un peu de vent euh côté renouvelable thermique on a c'est donc c'est vocation 50 % du mix énergétique renouvelable qu'on mettra en œuvre et donc les les les technologies vous connaissez qui va falloir déployer massivement dans des proportions qu'on a jamais vu c'est les pompes à chaleur les réseaux de chaleur euh le PV thermique la géothermie de surface et en profondeur la biomasse le biogaz et pareil pour les besoins haute température donc ça veut dire à 80 100 200°gr les besoins notamment pour l'industrie de biomasse d'hydrogène qu'on produa à partir d'électricité ça c'est côté énergie renouvelable thermique et ensuite côté énergie renouvelable et électrique ça c'est vraiment les les deux dimensions à avoir en tête côté énergie renouable électrique on sait qu'on va avoir alors là je je vais un peu approfondir parce que c'est la question qu'on nous pose souvent sur comment ça marche 100 % nouvelable est-ce que ce Pass nucléaire c'est possible quelle est la situation actuelle can analy on peut en faire on sait qu'il va y avoir une Haus une hausse importante des besoins électriques d'ici 2050 qui est entre entre entre 15 et 40 % sonelon les différents scénarios prospectifs qui existent notamment lié à la fois l'électrification du parc automobile de l'industrie nom d'usage euh notamment dans les transports et dans l'industrie on sait déjà qu' à court terme dans les 15 prochaines années il y aura pas de nouveau réacteur nucléaair qui sera mis en surfice parce que même si le le GO est donné là par le président Macron il sortira pas avant 15 ans au minimum donc à court terme seul le développement massif des énergies renouvelables est en mesure de répondre à cette hausse et aussi au au déclassement progressifs des réacteurs qui deviennent les plus anciens qui vont bien P être fermé que ce soit à 40 à 40 excusez-moi c'est bon que ce soit à 40 50 ou 60 ans donc on va devoir multiplier de manière massive la production renouvelable euh dans des proportions qu'on a qu'on a rarement vu en France et c'est vraiment un élément sur lequel je voudrais vraiment appuyer aujourd'hui c'est que si on défend la S nucléaire euh il va falloir mettre le allall in sur le renouvelable dans des proportions euh assez importantes euh par exemple dans avec pour chaque technologie des renouvelable va être multiplié dans des dans des proportions 5 à 10 la production d'énergie renouvelable électrique donc ça veut dire qu'il va falloir mettre et il va falloir s'appuyer la deux élément sur lequel je voudrais attirer votre attention euh s'appuyz massivement sur le tripticque euh éolien terrestre éolien marin photovoltaïque c'est vraiment les trois énergies renouvelables qui sont matures actuellement et sur lequel dans les 15 prochaines années il faut s'appuyer ça veut dire que c'est trois technologies que nous on doit collectivement encourager euh parce qu'on doit les multiper par un facteur 6 par exemple pour le photovoltaïque d'ici 2050 et qu'on doit qu'on doit promouvoir et ensuite évidemment il y aura marginalement on peut un peu augmenter la les capacités des barrages mais elles sont déjà très très fortement exploitées et pour ce qui concerne les les énergies marines adapté des contexes spécifiques comme les hydroliennes la forceomotrice c'est des choses qui peuvent être utilisées localement de manière ponctuelle mais qui n pas la capacité à répondre à grande échelle aux besoins énergétiques euh donc voilà et à qui à ce ce nous à la France insoumise donc on défend la sortie la sortie nucléaire mais la question c'est qu'est-ce que ça implique un mix 100 % électrique on a regardé un peu les différentes technologies qui permettent d'y répondre donc le TripTic alors les barrages plus le TripTic éolien en mer et auien terrestre photovoltaïque euh ce qu'on sait c'est que le 100 % électrique c'est quand même une solution qui a été étudiée au même titre que les différents scénarios avec du nucléaire par un nombre de de travaux très sérieux notamment les travaux de RTE donc du du de de l'opérateur qui s qui assure le transport d'électricité en France dans leur études futur énergétiqu et en gros eux ils nous disent qu'est-ce qu'ils nous disent ils nous disent le 100 % renouvlable électrique c'est possible sur le papier à l'horizon 2050 mais au même titre que les autres choix énergétiques ça impose des des conditions de possibilités qui sont fortes les conditions de possibilités c'est lesquelles c'est tout d'abord donc je le disais des rythmes de développement très important des renouvelables comme on a jamais vu qui atteint des niveaux des niveaux assez importants et qui impliquent donc un volontarisme politique très fort une planification accrue notamment sur lesoliens en mer mais aussi sur le PV et sur leséolien terrestres et aussi des nouveaux moyens de planification de supervision d'études donc un renforcement de la puissance de l'État et et des collectivités ça nécessite aussi comme vous le savez on vous dit souvent bon uneolenne elle tourbe pas tout le temps il fait pas toujours soleil donc le PV ça marche pas tout le temps ça implique un certain nombre de solutions de ce qu'on appelle des solutions de flexibilité donc qui permett d'assurer que à chaque instant la production électrique permette de répondre au besoin de consommation parce qu'à chaque instant il faut que ça ça soit égal donc la question c'est et ça c'est peut-être en porte à porte c'est un é assez important c'est à quoi ça correspond cette flexibilité comment on assure cette comment on gère l'intermittence de certaines énergies renouvable euh ça nécessite donc la mise en place de ce qu'on appelle un pool euh donc un panel de de solution de flexibilité tout d'abord des des capacités pilotables c'est les barrages électriques c'est ce qu'on appelle les steps les stations de transfert d'énergie par pompage c'est des centrales thermiques décarbonées donc par exemple soit hydrogène mais ça c'est c'est c'est pas optimal ou méthane euh ça peut être le nucléaire jusqu'ici jusqu'en 2050 on aura forcément même si on sort à l'horizon 2050 nucléaire jusqu'en 2050 on aura du nucléaire qui peut nous permettre d'assurer euh l'intermittence euh ça peut être un centrale biomasse c'est aussi le stockage de l'énergie mais qui est possible qui est possible uniquement dans les condition limitées notamment par les batteries par aussi le déploiement des véhicules électriques qui doit permettre de de de servir de batteries quand ils sont pas utilisés euh pour réinjecter ensuite le réseau l'électricité plus tard sur le réseau et aussi l'adaptation de la consommation donc ça on connaît déjà c'est je sais plus c'est quoi le proverbe de EDF euh euh adapter le programme décaler les consommations et cetera tarif heure bleu he verte et cetera euh c'est aussi la recharge intelligente des vcul électriques euh le décalage des usages des appareils électriques et les différentes capacités d'effacement ça veut dire que quand il y a il y a un pic ça ça existe déjà certains industriels ou certains usages sont sont déterminés sont sont effacésà dire qu'on les stoppe en échange d'une rémunération et aussi dernier élément donc on a dit euh mise en place d'un Pol de flexibilité rythme de déploiement des énergies renouvelables très renforcé et aussi un renforcement massif du réseau donc pour assurer l'intermittence et renforcer le réseau donc des investissements à hauteur de de plusieurs millions d'euros milliards d'euros par an dans le réseau pour assurer cette flexibilité donc là c'est vraiment ce ce tripticque là qu'il faut qu'on réussiss à mettre en place qui est possible sur le papier mais qui devra aussi s'adapter au fur et à mesure des conditions le le programme comp porte en 2017 et en 2022 euh en matière électrique il devrait être adapté en 2027 bah ça dépendra de l'état dans lequel on récupérera le pays et que nous et que nous laissera Macron Macron il est en retard son gouvernement et en retard sur les génér renouvelable en retard sur la sobriété en retard sur la planification on manque de moyens pour instruire les différents dossiers la loi de programmation énergie climé on l'attend depuis 2 ans la stratégie nationale B carbone n'est pas publiée de et devait être publiée depuis plusieurs mois au même titre que la programmation plénergie donc le pays le pays et les acteurs industriels et euh et du privé aussi manque de visibilité donc vraiment ça c'est ça c'est la question clé et pour pour conclure un peu donc on a vu de deux points importants la question de la sobriété et la question des énergies renouvelables on a essayé de dessiner aussi quelques grandes caractéristiques de la manière dont nous on pourrait opérer la bifuration du système énergétique donc avant de se poser la question du du comment on produit on appuie donc déjà sur la détermination collective des besoins énergétiques et du niveau de sorié socialement acceptable ça c'est la première étape avec une volonté chez nous d'activer un premier des leviers de sobriété des leviers collectifs avant d'aller appliquer des leviers technologiques trop importants ou trop risqués euh ça et ça ça implique avoir bien conscience donc une réelle bifurcation des modes de vie pour les déplacements les stratégies d'habitat et d'urbanisme euh côté production donc côté production pas de miracle on s'appuie sur les technologies qui existent on va pas en inviter à inventer des solution miracle dans les 10 15 20 prochaines années euh on s'appuie sur les énergies qu'on maîtrise qui existent et qui qu'il faut déployer massivement avec des paris quand même importants sur la flexibilité et la capacité à répondre la demande et dernier élément important c'est la volonté de ne de ne pas confier à la main invisible du marché la bifcation énergétique avec donc une stratégie la la planification démocratique du système énergétique qui passe donc par des signaux clair envoyé aux acteurs via les lois voté les documents planificateurs via un renforcement des moyens public pour accélérer le développement de la transition le renforcement des capacités de planification euh et même la maîtrise d'ouvrage public sur les plus grosses installations c'est absurde que en fait le privé vienne faireme de l'OL en mer alors que c'est l'État qui qui fait tout qui choisit l'endroit qui fait les études qui fait qui identifie la zone qui fait toutes les autorisations les démarches réglementaires et à la fin on dit un opérateur privé tu peux t'installer là mais pourquoi on dirait pas EDF dans le cadre d'unô public d'énergie d'y aller et de faire son parquet au lien et enfin de renforcer les financement publics et privé mais je pense qu'on en parlera après et de bâtir aussi la souveraineté dernier point la souveraineté Industri sur les technologies clé de la bifurcation énergétique euh on sait que par exemple 80 % des panneaux solaires sont installés sont fabriqués en Chine euh il y a un vrai enjeu de regarder sur les technologies dont on a besoin d'identifier comment est-ce que dans quel état sont les filières comment est-ce qu'on s'assure qu'elles soit fait dans des conditions environnementalement intéressante et comment est-ce qu'on s'assure que l'État ait un certain contrôle à la fois sur les mouvements de capitaux euh des entreprises clés pour qu'elle passe pas pas viu en étranger par exemple on pensait au aux turbines pour les pour les centrales nucléaaires qui avaient été vendu américains pendant quelques euh pendant quelques quelques années et enfin ce qu'on peut dire c'est qu'on on nous on suppose que toutes ces logiques là qu' qu'on a identifié de planification de de sobriété de gouvernement par les besoins semble contribuer donc à l'objectif numéro 1 qui est quand même la bifurcation d'une infrastructure clé du système capitaliste euh par le gouvernement par les besoins on fait l'inverse de ce que fait le capitalisme qui comme vous le savez produit avant de réfléchir euh à la finalité de ces produ et ensuite on a la mise en place de la sobriété aussi qui va donc à l'encontre des logiques d'accumulation de prédention et d'expansion du capitalisme et enfin la logique de planification qui s'oppose radicalement à l'organation de la société par le libre marché donc on a on a toutes ces logiques là qui on pense contribu à une bifurcation énergétique réelle du système même si on pourrait détailler technologie par technologie choix par choix la manière très concrète dont on dont on r opérationnel dans les prochaines les prochains mois si jamais on était au pouvoir voilà merci beaucoup merci Jean-Baptiste pour cette présentation claire et très complète Lucy on va te laisser la parole maintenant je le disais dans dans la présentation tu as notamment beaucoup travaillé sur la sur la finance peux-tu nous expliquer aujourd'hui pour toi les besoins et le rôle de la finance justement pour réussir à sortir de ces énergies fossiles qu'on qu'on discute depuis depuis quelques minutes merci beaucoup et déjà merci pour pour l'invitation je suis ravie vraiment d'être d'être là euh avant de parler de la finance je vais revenir sur quelques chiffres sur l'état des lieux énergétiques au niveau mondial parce qu'on a beaucoup parler là de la euh du contexte français et c'est extrêmement important puisque la bifurcation énergétique c'est pas seulement lutter contre le dérèglement climatique c'est assurer un des meilleures conditions de vie pour l'ensemble de la population française et notamment les plus les plus précaires cependant il y a un enjeu à ce que la France aussi se positionne sur les questions internationales puisque le réchauffement climatique euh il a pour principe d'impacter tout le monde quel que soit le lieu où sont émises les les émissions de de Gaz à Effet ser alors les bonnes nouvelles parce qu'il y en a c'est qu'on a une explosion des énergies renouvelables quand je parle d'énergies renouvelables je parle notamment de l'éolien et du solaire hein qui sont vraiment les deux sources qui tirent l'augmentation de la production d'énergie Renou elable au niveau international on a une multiplication par 7 du solaire par 8 de l'éolien entre 2010- 2022 une augmentation de plus de 74 % de leur production donc ça c'est une très bonne nouvelle on est sur un bon rythme malheureusement il va falloir le maintenir voir l'accélérer aujourd'hui d'après l'Agence internationale de l'énergie il faut multiplier par 2,2 les investissements dans la transition d'ici 2030 quand je dis transition ça va être les usages l'efficacité énergétique mais ça va être aussi la production d'électricité qui elle doit être multipliée par plus de deux d'ici 2030 ça se développe on va dans le bon sens malheureusement ces énergies renouvelables elles ne se sub elles ne euh remplace pas du tout les énergies fossiles malheureusement elle complète les énergies fossiles qui ell continuent également de croîre leur production ne cesse d'augmenter depuis 2010 on a augmenté de 14 % leur production entre 2010 et 2022 ce qui est bien entendu aux antipodes de ce qu'il faudrait faire toujours d'après la même agence internationale de l'énergie qui est un peu le saap sur les questions énergétiques pour tous les acteurs que ce soit des décideurs économiques financiers et politique il faut baisser de 28 % la production d'énergie fossile d'ici 2030 et pas seulement du charbon mais également du pétrole et du gaz de 21 % pour le pétrole et de 18 % pour le gaz la très très mauvaise nouvelle c'est que quand la part du pétrole et du charbon diminue dans le mix la part du gaz elle continue d'augmenter donc on a une augmentation en absolu mais on a aussi une augmentation en relatif de la production gazière que beaucoup de décideurs économique politiqu mais également financiers souhaitent promouvoir en tant qu'énergie de transition alors qu'il faut rappeler que c'est une énergie fossile qui a un impact tout aussi désastreux que les deux autres sur sur le climat et sur la santé de la population puisque les deux sont extrêmement extrêmement liés donc cette situation et ben il faut le rappeler c'est notamment la responsabilité du secteur financier parce que le monde qui nous entoure aujourd'hui il est le résultat des décisions qui ont été prises hier par les grandes banques les grandes sociétés d'assurance les grandes sociétés d'investissement et il faut être très clair il y aura pas de transition il y aura pas de bifurcation énergétique il y aura pas de Green Deal sans une mobilisation du secteur financier on peut faire exploser si on a le pouvoir les règles de mastrich pour mobiliser la finance publique mais dans tous les cas il va falloir mobiliser la finance privée aujourd'hui d'après les études que ce soit au niveau national européen ou international c'est 80 % des financements pour la transition qui doivent venir du secteur du secteur du secteur privé donc il va falloir changer la manière dont nos grande société financièrees opère et dans le reste de mon intervention je vais surtout parler des banques notamment parce qu'il faut comprendre que la situation tout ce que je vais dire c'est un peu près pareil pour les sociétés d'investissement ou d'assurance mais par contre c'est important de savoir que il y a pas que les banques qui comme acteurs financiers les assureurs jouent un rôle critique dans le développement du monde qui nous entoure en vérité un grand projet d'infrastructure ou un projet d'énergie renouvelable avant même de d'aller chercher des financements il doit trouver un assureur cet événement il a lieu parce que il y a une des sociétés d'assurance une je pense c'est pas non plus des des des je sais pas combien ça chiffre en terme de coût mais je pense qu'une seule suffit par contre les grands projets d'énergie fossile dont on parle c'est plusieurs sociétés d'assurance qui vont se mobiliser pour euh assurer les risques liés à leur développement puis à leur opération et c'est ce qui permet ensuite aux entreprises d'aller chercher les financements les permis autorisation publique et cetera donc quand on va parler de changer la finance on va parler de changer ces trois acteurs privés banqu assureur investisseurs et bien entendu ces trois ces trois acteurs privés n'évoluent pas dans un vaste clos ils sont aussi le résultat leurs comportements sont influencés par des institution de softlow ou de Hard low de Hard low la réglementation les gouvernements donc c'est extrêmement important de se soucier de la position du gouvernement français de ce qu'il fait au national mais aussi de ce qu'il porte et notamment de ce qu'il porte au niveau européen on y revient endra malheureusement c'est pas très bon euh et il est également important de se soucier bah des autres acteurs dans l'écosystèmes public les banques centrales par exemple les agences de régulation et encore de tous les autres acteurs de l'écosystème financier les acteurs cachés de la finance comme je les appelle les agences de notation les fournisseurs d'indices et cetera il y a tout un écosystème financier qui doit être transformé si on veut réallouer les financements des problèmes vers vers les solutions et ce c'est ce à quoi travaille tous les jours l'équipe de de reclim finance un dernier mot juste sur l'importance de la finance c'est pas l'importance de la finance mais c'est l'importance de se mobiliser en France sur la finance on l'oublie souvent mais on a en France un des secteurs financiers les plus importants au monde on a le 4e secteur bancaire le plus important au monde BNP paribba crédit agricool sont parmi les 10 premières banques financières au monde donc quand on change le comportement de BNP de crédit agcole on change pas seulement les pratiques économiques et en France on change on a des impacts en Asie en Amérique latine en Afrique en Amérique du Nord et cetera on a aussi AXA qui est un des plus gros assureurs corporés donc des multinationales au niveau au niveau mondial et on a des gestionnaires d'actifs qui pèsent beaucoup on connaît tous Black Rock mais vous connaissez peut-être maintenant Amundi qui est la première société de gestion d'actifs européenne qui est la seule parmi les gestionnaires d'actifs européenes qui pèsent dans la cour des grands qui joue avec les Américains en terme de taille bon bien entendu les Black Rock sont déjà quatre fois au moins plus grands que Amundi mais Amundi c'est le top 10 des plus gros gestionnaires d'actifs au niveau international et là on a eu une annonce récente BNP pariba veut racheter AXA XM donc on a un deuxème géant qui arrive dans le top 5 européen sachant qu'on avait déjà Natixis im qui est la la branche d'investissement de Banque Populaire Caisse d'Épargne donc agir sur la finance c'est extrêmement important pour la bifurcation en France mais également au niveau international et il faut comprendre que bien entendu on fait partie de l'Union européenne et que il y a des discussions au niveau de l'Union européenne sur la réglementation financière et que à travers ce cette échelle là on peut également impacter les activités des grands acteurs financiers européens qui qui et par ailleurs en terme de réglementation tout ce qui est fait en Europe influence souvent ce qui va être fait ensuite à l'étranger notamment au Canada il regardent beaucoup les textes européens et là pourquoi j'en parle j'en parle parce que le pays qui bloque systématiquement toutes les avancées en matière de réglementation financière au niveau européenne bah c'est la France parce que la France a un gros secteur financier donc il protège son secteur et est une force conservatrice au niveau de l'Union européenne donc il y a vraiment un gros enjeu à ce queon se réapproprie cette question financière pour remettre l'économie à l'endroit merci pour cette première partie donc tu tu nous parles là d'un d'un système qui est quand même très cadenacé euh est-ce que pour toi tu peux nous dire quel serait l'idéal d'un modèle de financement euh efficace pour la bifurcation énergétique et et nous dire même si tu viens de l'évoquer un petit peu mais est-ce que les banques et notamment les banques françaises sont ou peuvent jouer un rôle essentiel dans cette bifurcation énergétique alors ce qu'il faut c'est assez simple c'est arrêter de financer ce qui ne va pas dans la bonne direction financer ce qui va dans la bonne direction donc ça veut dire on arrête de financer tous les nouveaux projets globalement d'énergie fossile peut-être pas encore toutes les centrales à gaz dans certains pays peut-être que dans certaines conditions de nouvelles centrales à gaz peuvent être encore utile mais globalement en Europe c'est nietet et sinon tous les autres projets d'extraction de pétrole de gaz de charbon ou les grands projets d'infrastructure comme les terminaux de gaz naturel liquefié vous avez tous entendu parler du terminal méthaniier au Havre bon bah ça construire ces nouveaux projets là c'est pas du tout bon pour la planète chacun d'entre eux est incompatible avec une trajectoire qui vise à contenir le réchauffement sous la des 1,5 degr la bonne nouvelle la très très bonne nouvelle c'est que l'Agence internationale de l'énergie qui est pas du tout une agence de protection de l'environnement elle a fait l'apologie et la défense des énergies fossiles pendant des années et j'en reviens toujours pas de me lever tous les matins en ayant l'Agence internationale de l'énergie de mon côté dans ce combat pour la fin des financements aux énergies fossiles elle est catégorique il est possible de ne plus construire de nouveaux projets d'énergie fossile et pourtant de répondre aux besoins énergétiqu au niveau international c'est tout à fait c'est tout à fait jouable quoi qu'on dise Patrick pouyané de total de totale énergie donc ça il faut il faut arrêter et à l'inverse il faut que les banques prennent des engagements de d'augmenter leur financement aux solutions et notamment aux énergies soutenables à la production d'électricité soutenable donc l'Agence internationale de l'énergie nous fournit aussi une feuille de route à ce niveau-là puisque elle a indique que en 2030 dès lors qu'on mettra un dollar dans les énergies fossiles il en faudra 6 dans la production d'électricité soutenable et 10 globalement dans la transition ça c'est ce qu'il faut faire ce qui me permet de vous dire ça semble hyper facile sur le papier on identifie les bonnes activités les mauvaises activités on arrête d'en financer certaines et on finance les autres c'est hyper facile si les flux financiers étaient directement dirigés d'un acteur financier vers un actif isolé ce qui n'est pas le cas la réalité des flux financiers des flux bancaires je vais parler des banques comme je vous le disais plus de 90 % des financements sont pas orientés vers des projets mais sont orientés vers des entreprises et là ça se complique parce que vous avez des entreprises qui font plein de choses très très bien mais qui continuent de faire des choses très très mauvaises pour la planète et donc il y a un enjeu aussi à ce qu'on puisse identifier quels sont les entrepris pris qui dès maintenant doivent être exclus de tout soutien financier parce que clairement elle joue pas collectif et elle continue d'aggraver le réchauffement de la planète en développant des nouveaux projets d'énergie fossile quelles sont les entreprises qui opèrent des énergie fossile mais qui potentiellement n'en développent plus et peuvent être du coup accompagnés et poussés petit à petit à fermer leurs infrastructure fossile en opération il y en a des milliers on arrive pas en France à fermer deux pauvres centrales à char il y en a plus de 6600 unités de de production de d'électricité de charbon dans le monde donc le le défi de la fermeture des actifs fossiles est un enjeu énorme et ça va avoir besoin de financement donc il faut voir les entreprises comment on les pousse à fermer ses actifs là et à développer au contraire de nouvelles activités et puis a les entreprises qui sont déjà vertueuses qui ell c'est open bar servez-vous je vous finance globalement c'est ce qu'il faudrait faire où est-ce qu'on en est aujourd'hui bah malheureusement on en est très très très loin concernant les financements des grandes banques françaises aux énergies renouvelables on estime que lorsqu'elles mettent un dollar dans les énergies fossiles elles en mettent 1 à 1,5 dans la production d'électricité renouvelable alors vous allez me dire bon bah 1 1,5 on est très loin des 6 mais en même temps le 6 c'est un montant à à atteindre en 2030 donc elles ont le temps de de progresser et d'augmenter leur financement aux énergies renouvelables et c'est pour ça qu'on parle aussi de planification le problème c'est qu'il faut prendre des engagements de financement et que aujourd'hui les banques internationales comme les banques françaises à une exception n'ont pas d'objectif de financement euh au à la production d'électricité soutenable à 2030 BNP en a en a un et BNP publie déjà des ratios de financement de combien finance les versus les énergies renouvelables mais ça je le mentionne non pas pour applaudir BNP mais juste pour rappeler que quoi qu'on fasse et qu'on fera sur la finance en terme de réglementation il faut toujours assurer un contrôle une vérification des engagements de l'intégrité des engagements est-ce queil y a du greenwing est-ce que il mentent ou quiim pas et une vérification de l'application des désengagements et je le ne là parce que les banques qu'elles soient françaises ou internationales elles ont une fâcheuse tendance très surprenante que lorsqu'ell publie et qu'elles communiqu sur leur financement au fossiles versus leur financement au renouvelable elles ont tendance à avoir des méthodologies de calcul qui diminuent leur financement au fossiles et qui augmentent leur financement aux énergies renouvelables c'est très étrange mais voilà tout ça pour dire que il y a bien entendu un enjeu à ce que ce soit encadré que ce soit au niveau national européen ou ou international donc ça c'est ce qu'on où on en est concernant les financements à la transition des grandes banques françaises je l'ai pas dit mais quand je dis les grandes banques françaises je parle des celles qui pèse réellement donc BNP Paribas Crédit Agricole société général les Banques Populaires Quaisse d'épargne les autres on pourra en parler c'est un elles sont importantes notamment pour la le financement de la transition en France cependant elles pèse beaucoup moins au niveau international voir pas du tout donc ça c'est pour les financements à la transition concernant les financements aux énergies et bien on a collecté à travers notre travail entre 2021 et 2023 67 milliards de dollars de financement de la part des grandes banques françaises au développement des énergies fossiles depuis 2021 depuis 2021 alors que c'est cette anné là en 2021 que l'Agence internationale de l'énergie nous dit stop il n'en faut plus et on ne doit plus en si on veut contenir le réchauffement 1,5°gr et c'est également la même année que toutes les banques françaises ainsi que pas mal d'autres banques ont pris un engagement à aligner leurs portefeuille et leurs activités sur ce fameux objectif de 1,5°gr donc on voit là qu'il y a des engagements qui du coup ne sont ne sont absolument pas reflétés dans les pratiques des grandes banques françaises et vous allez me dire mais je comprends pas parce que on entend à longueur de journée quand je vais chez mon banquier que ils sont très engagés sur la question climatique il y a des photos de renouvelaable partout tout le monde nous dit que la France c'est avec Paris la capital de la finance verte bah comme tout boniment c'est un petit peu vrai c'est un petit peu vrai au sens où les banques françaises et les acteurs financiers français ont fait le taf globalement sur le secteur du charbon par contre sur le secteur du pétrole et du gaz tout quasiment reste à faire puisque au niveau des projets on a certaines banques qui continuent de financer C un projet notamment tous les terminaux de gaz naturel li liquefié globalement tout le travail reste à faire et au niveau de l'extraction on a un dernier mauvaise élève au niveau des financements de projets c'est Banque Populaire Caisse d'épargne qui aujourd'hui peut encore financer de nouveaux champs gaziers ça c'est au niveau des projets au niveau des entreprises globalement les banques françaises peuvent toujours continuer par certains moyens mais alors là à des échelles assez différentes de financer des entreprises qui développent de nouveaux projet d'énergie fossile et là on rentre dans le côté bonne nouvelle parce que cette année on a réussi à pousser BNP parib bas puis Crédit Agricole à faire deux annonces la même annonce à savoir ne plus participer à l'émission d'obligations ça veut dire les obligations c'est des titres de dette c'est la même chose qu'un crédit sauf que c'est auprès des investisseurs grâce à l'intermédiaire des banques c'est pas directement à rembourser auprès des banques donc c titres de de dettte là qui fournissent de plus en plus d'argent frais au secteur énergétique les deux banques françaises ont annoncé qu'elle ne participe plus à ses émissions d'obligation pour l'industrie pétrolière et gazière autrement dit on a BNP pariba Crédit Agricole le premier et le deuxième financeur de Total énergie qui ne veulent plus donner d'argent frais à Total énergie à travers ce mécanisme financier ça c'est colossal c'est colossal d'autant plus que il faut rappeler que BNP pariba son président siège au conseil d'administration de Total ennergie et que lui il a pas encore avalé la pilule et continue de défendre total énergie publiquement mais globalement lorsque vous écoutez il y a une commission d'enquête au Sénat sur les moyens d'action qu'a l'État pour agir sur total énergie benenp pariba reconnaît que total c'est pas le monde de demain c'est fini ni on veut plus les financer pour leurs activités pétrolières et et gazières donc ça reste à prolonger il faut aller chercher les autres acteur financiers mais on voit qu'on peut faire bouger les choses dans dans la bonne direction alors avant de vous laisser la parole si vous avez des questions peut-être revenir tu tu parlais tout à l'heure du niveau réglementaire euh ben peut-être revenir sur cet aspect là comment comment on agit comment comment on peut agir et savoir si tu peux nous dire si nous le faisons actuellement et toi quel regard tu as sur l'aspect règlementaire actuel alors en effet puisque ça avance mais ça avance clairement pas assez vite he moi les campagnes que j'ai pu mener sur le charbon j'ai commencé en 2013 et globalement je considère bon déjà qu'on a pas totalement fini le travail mais on a vraiment eu satisfaction de se dire là on a vraiment des banques arrêtent de financer développement qu' on des plans de sortie qui poussent les entreprises à fermer leurs central à charbon et compagnie c'était en à partir de 2019 vraiment 2020 donc on a mis 7 ans sur le pétrole et le gaz là on a une victoire mais concrètement ça va prendre aussi très très longtemps or on n pas ce temps-là puisqu'il nous faut réduire de 50 % nos émissions de gaz à effet de serre d'ici d'ici 2030 donc il nous faut de la réglementation malheureusement on part pas euh avec une bonne dynamique puisque au contraire on a 20 ans de renoncement politique sur la question de la réglementation financière puisque l'approche qui domine et qui domine depuis très longtemps en France avec une première loi NRE en 2001 c'est le reporting extrafinancier globalement c'est se dire que on va pousser les acteurs financiers à faire du reporting sur l'impact du climat sur leur activité et à reporter voilà des informations environnementales social et gouvernance qui sont lié à leur activit ça ça part aussi du principe que améliorer la transparence et pas seulement du coup le demander au aux acteurs financiers mais le demander à tous les acteurs économiqu toutes les entreprises on part du principe que puisque toutes les entreprises publieront ces informations les acteurs financiers étant rationnel bien entendu ils vont réallouer leur financement vers les activités et les entreprises au comportement vertueux et arrêter de financer le reste ça c'est aussi dans une logique qu'ils veulent se protéger des risques financier lié au climat demain mais ce se mett complètement le doigt dans l'œil l'information n'a jamais fait l'action on parle souvent des majeurs pétrolières qui sont au courant de l'impact des gaz à effet de serre sur le climat depuis les années 70 bon bah les acteurs financiers c'est pareil le premier rapport d'un réassureur les réassureurs c'est les assureurs des assureurs parce que le monde est bien fait les assureurs prendent tellement de risque en assurant des projets pourris que du coup ils ont besoin de réassureurs pour leurs activités on a un réassureur France qui s'appelle score qui est le 4e plus gros au monde et donc euh ce réassureur là un des plus gros municré en 73 il publie un rapport en disant attention risque climatique risque climatique sauf que la son son idée de génie c'est pas de se dire je vais arrêter de mettre des pièces dans la machine du dérèglement climatique euh parce que la meilleure protection contre les risque financiers l au climat bah c'est de stopper le dérèglement climatique il va dire non moi avec mes modèles je sais éviter d'être impacté par le risque lié au climat donc soit je vais augmenter mes primes soit je vais arrêter d'assurer certains comportements et voilà la gestion du risque me permet pour l'instant de garder mais ma capacité à générer du du profit donc l'information n'a jamais fait l'action et malheureusement globalement au niveau réglementaire c'est surtout des textes euh sur qui augmente la transparence et le reporting qui sont mis en place alors je dis pas qu'il faut pas en faire au contraire AC finance on adore la donnée donc plus d'information on sera heureux par contre ça risque quand même au niveau financi pur d'augmenter la taille des rapports à papier glacé des banques les rapports RSE mais ça risque pas d'entraîner une réallocation des des flux financiers donc ce vers quoi il faut aller c'est plutôt un triptip réglementaire contraindre inciter et facilité donc je jette pas avec facilité c'est bien de l'information et donc il faut pas non plus tout arrêté contraindre c'està dire reprendre le pouvoir tout simplement le contrôle des institutions financières en adoptant de la réglementation normative qui impose certains comportements et interdisent certains comportements on le fait bien avec les moteurs thermiques on va interdire en 2035 la vente des moteurs des moteurs thermiques on peut aussi arrêter le financement de certaines pratiques qui n'ont aucun sens d'un point de vue climatique il y a eu des tentatives dernièrement par une une députée des veres cyririel châelin qui a demandé à l'arrêt des financements aux énergies fossiles comme toutes les propositions qui ont été mises en place C 7p dernières années elles ont été opposé bien entendu par la majorité ou les majorités en place qu'il y a eu la bonne nouvelle c'est que et c'est hyper important qu'on lorsqu'on parle de planification c'est qu'au niveau européen he il y a une directive qui est passée qui demande aux entreprises et aussi aux acteurs financiers d'avoir un plan de transition donc un plan de transition c'est ce qui va permettre aux acteurs financiers qui sont des acteurs qui raisonnent sur le court terme un acteur financier il va regarder sa rentabilité à très très court terme les prêts ils peuvent être remboursés sur 4 ans quand on a de la chance mais beaucoup d'acteurs financiers regardent leur résultats financiers sur une une échéance un horizon de temps encore plus courte le plan de transition c'est un outil réglementaire qui permet de pousser les acteurs financiers à se projeter sur le long terme et à prendre des engagements de financement de certaines pratiques et de renoncement d'autres pratiques de décarbonation de leur portefeuille et cetera donc ça c'est passé grâce à la mobilisation qu'il y a eu notamment en France malheureusement la bataille n'est pas finie parce que comme vous le savez le diable se cache souvent dans les détail donc encore faut-il regarder ce que les acteurs financiers vont être requis de mettre dans ses plans de transition et bien entendu il va falloir que les autorités de régulation comme la MF a les moyens de contrôler la qualité de ses plans et leur leur mise en leur mise en place et ça aujourd'hui c'est absolument pas prévu mais voilà un type de mesure normative réglementaire pour tordre le bras contraindre le comportement de certains acteurs financiers il y a beaucoup de mesures qui visent à jouer sur le couple incitation dissuasion vous avez par exemple aujourd'hui des banques centrales qui peuvent rendre plus cher le financement des énergies fossiles et rendre moins cher le financement par exemple des énergies renouvelables ou de la rénovation thermique des bâtiment en mettant en place des taux différenciés ou en jouant sur les outils de leur politiques monétaire et prudentiell en deux mots c'est juste vraiment comment on s'assure que les banques doivent payer plus cher doivent mettre plus d'argent de côté dès lors qu'elles vont financer des activités nocive pour la planète et au à l'inverse elles sont elles ont moins de contraintte si elles finan des bonnes activités donc ça c'est une des mesures phares aujourd'hui qui est porté et qui a à défendre au niveau de l'Union européenne mais qu'on pourra pas gagner sans mobilisation française une autre mesure ça va être aussi au niveau de l'épargne mais j'y reviens dans mon 3ème point vu que je pense qu'il faut raccourcir le temps qui est les mesures de facilité facilitation aider aussi par exemple les épargnants à s'y retrouver pour mettre leur argent au bon endroit aujourd'hui en France on a un rapport vous le connaissez peut-être le rapport Pisani ferry mazouf qui dit qu'il nous faut trouver 66 milliards d'euros supplémentaires chaque année pour financer la transition 66 milliards l'épin des Français c'est 6000 milliards donc activer l'épargne est un levier extrêmement intéressant or aujourd'hui on a des produits d'épargne qui globalement ne sont pas fléchés et s'ils ne sont pas fléchés ça veut dire que c'est soitdisant dans la neutralité du marché la neutralité du marché c'est le statut quo c'est la poursuite des mêmes logiques des mêmes dynamiques passées et donc ça aller droit dans le mur c'est continuer c'est perpétuer un modèle de production fondé sur la consommation d'énergie d'énergie fossile donc là il est possible de mieux indiquer aux épargnants à travers un écoscore comme le nutriscore ce qui se trouve dans leur produits d'épargne pour les aider à choisir les produits d'épargne qui sont bons pour la planète et très souvent et je finis là il faut jouer sur ces trois niveaux même au niveau de l'épargne au niveau de l'épargne vous pouvez contraindre déjà les activités des acteurs financiers on a gagn une grosse bataille contre Bery contre Total et contre Amundi l'année dernière en faisant sortir total et les énergies fossiles d'un produit d'investissement qui s'appelle l'investissement socialement responsable mais qui portait ce nom-là mais c'était juste le nom parce que dedans il y avait du fossil de l'armement des entreprises comme Amazon ou autres qu' rapport très approximatif au aux droits humains et on a réussi à faire sortir les énergies fossiles de ce label là qui pèse quand même 800 milliards donc ça on a gagné ça et aujourd'hui on peut étendre ça à ce que tous les produits qui sont dit Planète Durable transition n'ai plus d'énergie fossile ça c'est la contrainte on incite on disuide et bien aujourd'hui on a des des processus de défiscalisation de l'épargne si vous avez une assurance vie vous vous bénéficiez de défiscalisation c'est absurde l'assurance vie 70 % des des des fonds même lorsqu'ils sont dit durbl finance des énergies F donc ça il faut arrêter il faut conditionner la défiscalisation à ce que l'argent aille au bon endroit sinon c'est de l'autoabordage des dépenses publiques puisque l'État perd de l'argent via de la défiscalisation produit des produits d'épargne qui vont à l'encontre des objectifs climatiques nationaux et enfin facilité c'est le fameux écoscore et donc voilà pour chaque mesure réglementaire il y en a plein à disposition on va souvent devoir activer les trois les trois niveaux merci à toi Lucy merci à tous les deux pour votre expertise on va laisser la la parole mais juste juste avant effectivement tu le tu le disais remercier aussi l'Institut labo ici qui fait ce travail de fond toute l'année avec les les différentes les différentes formations et aussi remercier et saluer quand même deux collègues à moi qui travaille sur ces questions énergétiques très régulièrement Maxime léné Mathias Tavel qui sont vraiment de député de notre groupe qui travaille beaucoup sur ces ces questions d'énergie et donc donc voilà c'était c'était aussi important de les citer