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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 20 mai 2025 12 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiInstitutions & élections

Macron a-t-il raison de dire que "La France n'avancera que par le mérite et le travail" ?(Punchline)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Comment va notre économie française ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Les grands investissements masquent-ils des problèmes structurels ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Faut-il nationaliser pour sauver l'économie ?

  • 3:30RelanceRéponse directe

    Arnaud Montbourg a-t-il raison sur les nationalisations ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Les commissions parlementaires sont-elles utiles ?

  • 7:30FerméeRéponse directe

    Le budget 2025 va-t-il droit dans le mur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Nicolas BouzouFait
    « Nos dirigeants d'entreprise n'en peuvent plus de la complexité n'en peuvent plus de l'incertitude fiscale. »
  • 1:50Nicolas BouzouFait
    « Si on levait toutes ces contraintes normatives, on en peut plus, si on avait une fiscalité un peu plus normale pour les gens qui réussissent et cetera mais la France mais vous avez des énergies qui seraient débridé. »
  • 3:00Arnaud MontbourgFait
    « Tous les pays nationalisent. Obama a nationalisé l'industrie automobile pendant la crise. »
  • 4:30Nicolas BouzouFait
    « Obama n'a pas nationalisé le secteur automobile en difficulté. Il y a une loi aux États-Unis qui s'appelle le chapter 11. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

l'économie, comment elle va notre économie française Nicolas Bouu ? À part ça, il y a eu des grand sommet chose France, des milliards qui pleuvent. Ça donne quoi en terme d'emploi réel ?

Non mais choose friend c'est bien franchement c'est très bien que la France il y ait beaucoup de de grands investissements et cetera mais quand j'ai regardé Chose Friends hier et là encore je fais pas de mauvais esprit c'est bien la France reste attractive mais je trouve que ça masque un peu quand même quelque chose qui devient un sujet mais quasiment prérévolutionnaire c'est le fait que nos dirigeants d'entreprise n'en peuvent plus de la complexité n'en peuvent plus de l'incertitude fiscale. Alors, c'est très bien d'avoir ces grandes entreprises qui viennent en France parce que elles de toute façon elles sont quand même relativement bien équipées pour faire face à cette inflation normative et cetera. Mais vous avez aujourd'hui mais la honnêtement la quasi totalité des chefs d'entreprise qui disent "On n'en peuvent plus" et ils en pleuvent d'autant moins que dans le même temps à l'Assemblée nationale on fait une loi à simplification qui était pas mal faite quand le gouvernement l'avait faite mais qui est détricotée par les parlementaires parce que évidemment il y a toujours de bonnes raisons.

Ah oui mais on va finalement peut-être pas enlever ça parce que il y a une bonne raison de protéger telle chose et puis tel conseil qui s'occupe des corau en mer. Bah oui, mais en fait les couros en mer, la mer c'est quand même important, ça intéresse tout le monde, donc on va le garder et cetera. Et donc vous voyez cet écart euh entre ce qui est annoncé et l'image qu'on veut renvoyer et et la réalité, je pense que c'est quelque chose qui est tout à fait désespérant et c'est dommage parce que si on levait, moi c'est vraiment, je le dis pas par bien pensance mais si on levait toutes ces contraintes normatives, on en peut plus, si on avait une fiscalité un peu plus normale pour les gens qui réussissent et cetera mais la France mais vous avez des énergies qui seraient débridé.

C'est un peu ce qu'on a vu l'année dernière avec Notredame, les J et cetera. De toute façon, je vais vous dire maintenant en France, c'est simple hein, il se passe la même chose à Mayotte. Quand on veut aller vite, être efficace, on fait une loi d'exception qui vous dit "Je vais être vulgaire, pardonnez-moi, tout ce qui vous emmerde tout au long de l'année, là ça s'applique pas." Voilà.

Ça ça devrait quand même on devrait quand même réfon tout le temps. Ça devrait tout le temps. Non non mais enfin oui je veux dire on devrait quand même alors j'ai pas complètement répondu à votre question sur est-ce que l'économie française elle va si si je pense qu'on a compris qu'elle allait pas très très bien été écrasée par les surnormes et l'administration mais elle pourrait aller beaucoup mieux.

Bon est-ce qu'il faut nationaliser ? Écoutons juste R Mondbourg. Oui on va vous lever les yeux au ciel pour le libéral que vous êtes.

Je m'en doutais un tout petit peu. Écoutons l'ancien ministre de l'économie dont Eric Revel m'a dit qu'il était assez trouvé mais lumineux brécout. sur les nationalisation.

Non mais attends, il était à l'Assemblée nationale. La crainte idéologique de la nationalisation d'abord est je crois une une grave erreur d'abord parce que tous les pays nationalisent. Obama a nationalisé l'industrie automobile pendant la crise.

Ça n'a pas fait de lui un communiste avec le couteau entre les dents. Les Japonais ont nationalisé leur industrie de semi-conducteur quand il le fallait. Les Indonésiens, tout tous les pays nationalistes, je vous parle pas des Chinois où tout est nationalisé. nos concurrents, ce sont des boîtes publiques.

Donc nous ne menons pas la course avec les moyens qu'il conviendrait. Voilà Arnaud Montebour dans la commission d'enquête de l'Assemblée nationale. Alors vous dites non évidemment.

Oui non évidemment c'était pas cette intervention que j'avais vu que j'avais qualifié de brillant. D'accord. OK ça marche.

Nicolas Bouzou Nicolas Bou en fait. Non mais ce que je vais faire m'v parce qu' il est pas là donc bon peux pas faire de débat mais en fait aujourd'hui c'est vrai qu'il y a des entreprises qui sont en difficulté il a les secteurs qui sont en difficulté tout ça est vrai mais ils sont en difficulté pour l'essentiel en raison de la compétition chinoise et puis en raison aussi d'un manque de débouché. Vous nationalisez les entreprises, ça ne change absolument rien.

Je suis pas opposé sur le plan théorique, je suis pas fan, mais je suis pas opposé à des nationalisations quand vous avez de très belles entreprises qui ont du mal à trouver un repreneur pour x ou x raison parce que c'est trop cher, parce que l'État veut tel type de repreneur et cetera que là éventuellement il puisse mettre de l'argent transitoirement, c'est pas quelque chose qui qui doit être tabou. Mais les problèmes de l'économie française franchement sont pas dans le manque d'entreprise publique. D'accord.

Oui. Non, vous avez raison Éric Revel c'est plutôt dans le niveau de la fiscalité. Mais pardon, deux choses.

Bah oui, mais pardon deux choses. Je pense que Arnaud Mondbourg avec tout le respect qu'on doit à l'ancien ministre, il commet une énorme erreur. Obama n'a pas nationalisé le secteur automobile en difficulté.

Il y a une loi aux États-Unis qui s'appelle le chapter 11 que le chapitre 11 qui permet en fait de geler les dettes d'une entreprise en difficulté en attendant qu'on qu'elle se rétablisse. Alors on peut trouver ça très illibéral pour un pays qui prône le libéralisme, c'est vrai, mais c'est pas une nationalisation. Et puis ayons un petit souvenir Laurence en tête, il y a un président de la République qui en 1981 a nationalisé.

H alors euh vous vous souvenez une partie des banques et cetera et alors ça a été formidable parce qu'au bout d'un an et demi c'est évidemment il s'est aperçu que la France allait dans le mur. Donc il a fait la fortune des banques d'affaires à l'allée pour nationaliser et au retour pour les privatiser. Voyez donc sous François Mitteran les nationalisations ont é un fiasco et surtout ça a permis aux banques d'affaires de prendre des fils colossaux pour nationaliser puis privatiser.

On a déjà essayé monsieur Montbourg de nationaliser. apparten à cette tendance on a connu le plus brillant monour sur il a été il a été plus brillant sur la question du made in France sur le fait de sauver parce qu'on a quelques fleurons de l'industrie française qui sont passés de façon scandaleuse d'ailleurs dans des périodes assez récentes et avec un ministre de l'économie qui est aujourd'hui à l'Élysée sous tutel étrangère donc vendu je veux dire donc Montbourg a raison quand il dit qu'il faut en effet sauver nos fleurons. la nationalisation, on sait bien ce que ça ça débouche en général sur des fiascos.

L'administration française ne sait pas gérer une entreprise et en plus gou en nationalisant qu'on en effet on trouve un marché des débouchés. Ça a toujours été une catastrophe absolue et nos quelques grandes entreprises en corps public je ne sache pas que ce soit un exemple de gestion et d'efficacité. Non.

Et puis à la limite, il y avait eu ce débat là pendant le la loi le le le débat budgétaire pour le budget 2025 qui avait été lancé notamment par Gérald Darmanin que je trouvais pour le coup un très bon débat à l'inverse qui était de dire bah on peut même peut-être penser à ce que l'État cède un certain nombre de participations dans les entreprises publiques. Alors évidemment, c'est pas ça qui va rétablir nos grands équilibres budgétaires, mais enfin à court terme, ça peut nous aider et je suis d'accord avec ça. Quand vous voyez que l'État est encore dans le capital par exemple de nos industries automobiles, entreprises automobiles, enfin franchement je dis mais pourquoi enfin non mais c'est surtout c'est qu'en plus personne ne parle de de l'Europe mais il y a des directives à appliquer européenne.

La France est très en retard et ça va pas du tout dans le sens de la nationalisation. Donc j'ai l'impression que là on est plus dans un un truc de coup de communication parce que c'est complètement hors sol. Oui, de moi je enfin je rejoins ce que disait Nicolas Bouzou.

On est en fait on est beaucoup trop rigide. Il y a un débat maniquéen en France. Vous avez d'un côté les libéraux qui disent bon bah il faut plus d'état.

Et de l'autre côté vous avez ceux qui disent il faut de l'État absolument partout. Et je regrette qu'on ne réussisse pas à trouver parfois des compromis. Je pense que certaines entreprises par exemple pour passer des coups durs ont parfois besoin d'être un peu aidé.

D'ailleurs, ça a été le cas pendant le Covid. des grandes entreprises qui ont besoin d'être soutenu mais ça ne veut pas dire pour autant que l'État devient propriétaire de l'entreprise. Et de la même manière, je trouve que dans certains secteurs, on devrait pouvoir déréglementer un certain nombre de choses sans déréglementer toute la profession.

Le la difficulté c'est qu'à chaque fois que vous essayez de faire un peu du cous humain, du surmesure sur ces sujets-là, c'est absolument impossible parce qu'en France, on a aucune culture du pragmatisme par rapport à la gestion des entreprises. Et je termine simplement d'un mot, moi ce qui m'a sidéré ces dernièr ces derniers mois, vous savez, il y a la folie des commissions d'enquête parlementaire. ou Arnaud Monbour répondait à une commission d'enquête parlementaire et le niveau des parlementaires qui posent des questions.

Non mais ils ont en phase de si vous voulez des gens qui sont à la tête d'entreprise qui pèsent des dizaines de milliards d'euros de dollars. Ils ont des centaines de milliers d'employés et vous avez soit des questions complètement stupides soit des questions stupides et empreinte d'une idéologie mais totalement incroyable. Et moi je trouve que on est sur une pente glissante.

Je termine simplement d'un mot cher Françoise. On est sur une pente glissante parce que je trouve qu'il y a une dérive avec ces commissions où l'objectif des parlementaires n'est plus de s'informer à la limite s'il vous voulez s'imprégner de de réalité d'entreprise, c'est très sain. Ils sont là uniquement, ils se prennent pour un jury populaire.

L'entreprise c'est mal et il cible et il donnent des cartes à tous les grandus. Ah oui, alors 1000 fois d'accord avec Louis sur les deux aspects de sa remarque, c'est-à-dire la folie déjà des commissions parlementaires. Je peux vous en parler parce qu'il m'arrive assez régulièrement d'y être d'y être convoqué puisque c'est le terme voilà vous aussi.

Oui. Oui, exactement. Mais sur des sujets qui sont des sujets pas inintéressants mais qui ne méritent en aucun cas une commission parlementaire.

L'autre jour, je m'exprimais devant les les parlementaires sur les aides aux entreprises. Les aides aux entreprises, c'est un sujet qui est très légitime et cetera, mais il y a vraiment enfin il y a pas de quoi en faire une commission d'enquête parlementaire. Et ensuite, alors ça n'était pas le cas dans la commission à laquelle je participais, mais Louis a raison.

On voit parfois en effet des parlementaires qui sont plutôt d'ailleurs les députés parce que je trouve que les sénateurs font un travail plus sérieux mais qui sont complètement à côté du sujet avec des dirigeants d'entreprise qui n'en peuvent plus mais qui souvent pour le coup s'expriment de façon c'est bien de mês très très bien face à la médiologie oui oui mais parce que de toute façon il traite aussi avec les syndicats et cetera mais juste si vous me permetez un tout petit exemple très concret pour bien faire comprendre ce que je voulais dire tout à l'heure sur la ça va me permettre de lier les entreprises la nationalisation d'entreprises et la complexité des normes. EDF est une entreprise qui est dans le capital est à 100 % public. Le président de la République a annoncé il y a maintenant de ou 3 ans six nouvelles centrales nucléaires des EPR2.

Et bien l'État n'a toujours pas passé les contrats à EDF. Et moi je vois les sous-traitants qui me disent "Mais on a recruté, on a investi, on est en ordre de bataille. C'est le président de la République, il a pas de contrat.

Les contrats n'ont pas été passés. Non, pour des raisons réglementaires normatives parce que c'est long, parce qu'il faut faire le financement bref parce que l'État est trop lente. Donc c'est pas une question de nationaliser les entreprises.

Là, c'est l'État. Les industriels de l'armement me disent même chose pour l'armement où on nous dit on augmente les dépenses et cetera, on attend encore les contrats. On va pas fabriquer des avions sans avoir quand même signé un contrat.

Ça me paraît logique. ERC Revre, le dernier mot. Juste juste dire un mot un mot juste dire un mot avec tout le monde.

Non, allez-y madame la bord juste dire un mot à propos des commissions d'enquête parlementaire, il y a eu un un juriste qui a fait un papier formidable dans le Dallos pour pour souligner l'absurdité des commissions d'enquadre parlementaire qui sont d'abord qui ne respectent pas le droit puisque normalement quand il y a quand il y a une un procès en cours, une commission d'enquête parlementaire ne devrait pas exister. C'était inscrit dans les textes et deuxièmement que aucun des droits ni de la défense ni des pièces ni de rien, aucune aucun élément de procédure n'est respecter. Donc j'espère que demain ça sera fini.

Il reste vraiment peu encore le chapitre sur les nationalisations parce que je suis un peu taquin. J'aurais quand même faire remarquer à monsieur Montbourg euh ministre socialiste que le premier ministre qui a le plus privatisé sous la 5e, c'est Lionel Jospin privatisé qui était donc un socialiste. C'est lui qui a ouvert le plus de le le capital d'entreprise publique.

Je crois que ça avait récupéré entre 97 et 2002 40 milliards d'euros. Donc monsieur Jospin était pour la privatisation et monsieur Montbourg qui fait jamais rien comme tout le monde, lui il est pour la nationalisation. Dernier mot Nicolas Bouzou est-ce qu'on va droit dans le mur sur le budget ou pas en 30 second ou non mais oui oui parce que revenir là-dessus mais le gouvernement a pas le début d'une idée de la façon dont on va réduire la dépense publique et donc je crains un débat fiscal qui va être pire que l'année dernière si jamais vous me faites l'honneur de de m'inviter pour parler avec grand plaisir parce que ça je le vois venir mais gros communaison donc ça va être la catastrophe Super.