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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 13 avril 2026 30 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeEurope & internationalTravail & emploiInstitutions & élections

Travail le 1er-mai : Les syndicats vent debout

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:58OuverteRéponse directe

    Comment vous accueillez ce résultat, cette large défaite de Victor Orban ?

  • 7:17OuverteRéponse directe

    L'Europe, qu'est-ce que ça va changer, selon vous, dans les relations entre Bruxelles et Budapest et entre Paris et Budapest ?

  • 17:39OuverteRéponse partielle

    Que va devenir le texte sur le travail le 1er mai ?

  • 22:16RelanceÉludée

    Mais il doit convoquer cette fameuse CMP, réunion de députés et sénateurs, pour tomber d'accord ?

  • 23:34OuverteRéponse directe

    Comment la droite et le centre vont se sortir de cette situation pour la présidentielle 2027 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:06Locuteur non identifiéFait
    « En 2016 que la pénalisation des clients a été votée par le Parlement. »
  • 1:19Locuteur non identifiéChiffre
    « C'est seulement 11 500 clients verbalisés, faute de véritable volonté politique sur le plan pénal, selon une association citée dans le Républicain Lorrain. »
  • 18:12InvitéFait
    « Ce passage en force avec ce tour de passe-passe parlementaire qui a été organisé par Gabriel Attal en alliance avec la droite et l'extrême droite pour nous voler le 1er mai est inacceptable. »
  • 19:21PrésentateurChiffre
    « Une majorité de Français écrasante est pour qu'on puisse travailler le 1er mai, à condition que ce soit majoré, sur la base du volontariat. »
  • 19:32PrésentateurFait
    « Ce ne sont pas les Français qui décident, en l'occurrence Sébastien Lecornu il veille sur le Parlement comme le lait sur le feu. »
  • 24:00InvitéFait
    « J'entends des gens dire qu'il faut un candidat unique de Bruno Retailleau à Gabriel Attal. »
  • 24:07InvitéFait
    « Pourquoi le candidat unique n'y a-t-il pas d'Édouard Philippe, par exemple ? »
  • 24:23InvitéFait
    « La ligne politique de Bruno Retailleau n'est pas la ligne politique que nous défendons chez Renaissance avec Gabriel Attal. »

Temps de parole

  • Présentateur30 %
  • Invité24 %
  • Locuteur non identifié22 %
  • Locuteur non identifié 212 %
  • Invité 24 %
  • Invité 34 %
  • Invité 43 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:05
Invité

On va continuer à parler de justice avec la presse régionale et le Dauphiné Libéré qui titrent ce matin sur la lutte contre le narcotrafic.

0:19
Locuteur non identifié

Voilà, exactement, avec ce titre narcotrafic, la justice tape au portefeuille. C'est ce que dit ce matin le journal de Grenoble. Les parquets misent sur les captations des biens mal acquis pour lutter contre la criminalité organisée. Avec l'exemple du procureur de Grenoble, on lit dans le journal ainsi qu'il n'y a plus seulement la réflexion autour de l'emprisonnement des dealers mais l'idée de toucher, je cite, le vrai moteur des groupes criminels qui est l'accumulation des biens et du capital divers. C'est ce qu'explique Étienne Manteau, le procureur de la République de Grenoble.

0:51
Invité

Autre dossier justice à la une de la presse régionale, c'est le bilan de la loi pénalisant les clients prostitution.

0:56
Locuteur non identifié

Oui, c'est en 2016 que la pénalisation des clients a été votée par le Parlement. On lit dans le Républicain Lorrain, le journal de Metz, que les associations et travailleuses du sexe dénoncent un dispositif inefficace qui aurait accru la précarité, les risques et l'isolement des personnes concernées. Dans les pages intérieures, on lit ainsi que le bilan en disant, c'est seulement 11 500 clients verbalisés, faute de véritable volonté politique sur le plan pénal, selon une association citée dans le Républicain Lorrain.

1:26
Invité

On passe au une politique. Que va devenir le macronisme ? C'est à la une ce matin de La Dépêche.

1:30
Locuteur non identifié

Voilà, vous en parliez avec Marlène Schiappa en avril 2016. Emmanuel Macron qui lançait La République en mars. Dix ans plus tard, le mouvement traverse une crise identitaire profonde, selon le journal de Toulouse, entre héritage à assumer, division interne et absence de successeurs naturels. Le macronisme qui s'interroge sur sa capacité à durer et à survivre sans son fondateur. Dans les pages intérieures, on se demande ainsi, anniversaire ou enterrement ? Il faut dire qu'au débat, au-delà du jeu politique, il y a le bilan, je cite, des promesses trahies, dépassements, bienveillance, horizontalité qui n'ont pas été au rendez-vous lors des deux mandats d'Emmanuel Macron.

2:09
Invité

Et on continue avec de la politique. À un an de la présidentielle, le Télégramme, lui, s'interroge. Le RN est-il sur côté ?

2:15
Locuteur non identifié

Les candidats du RN, que ce soit dans un an, Jordan Bardella ou Marine Le Pen, ils font la course en tête dans les sondages. Mais cet avantage tiendra-t-il dans le temps ? C'est la question, effectivement, à la Une Journal de Brest. Dans les pages intérieures, on lit que cet avantage est beaucoup lié à la bousculade des prétendants. Pour l'heure, le paysage politique semble très fragmenté. Ce qui avantage les candidats d'extrême droite. Mais l'électorat est encore très indécis, rappelle le journal, qui dit que ce sont moins de 70% des électeurs qui ont exprimé une intention de vote aujourd'hui.

2:50
Invité

Alors, une histoire qui vous a beaucoup plu. Un enfant de deux ans retrouvé en pleine nature, c'est la une du progrès.

2:55
Locuteur non identifié

Voilà, il avait disparu dans les monts du Lyonnais. On voit en une des équipes cynotechniques qui avaient été déployées. L'enfant avait disparu d'une maison où la famille était rassemblée. Le petit a été retrouvé, sain et sauf, à deux kilomètres de là où il avait disparu. Notamment grâce au chien des gendarmes, un chien dénommé Draco, qui fait la fierté des équipes de gendarmes ce matin.

3:19
Invité

Allez, on termine avec une course mythique, le Paris-Roubaix. C'était hier une course folle, une foule aux anges.

3:23
Locuteur non identifié

Voilà, ce fut un enfer du Nord, un rebondissement pour le plus grand bonheur des fans, dit ce matin la Voix du Nord. De très belles photos dans le journal. Je vous conseille d'ouvrir le journal. Il est très beau ce matin. Le belge Wout van Aert, qui a réalisé le rêve d'une vie en remportant cette 123ème édition complètement folle, devançant au sprint Tadej Pogacar, qui a encore échoué à gagner l'enfer du Nord.

3:48
Invité

Il va falloir recommencer effectivement un titre qui manque à son palmarès. Merci beaucoup, merci Quentin pour cette revue de presse. Et on va tout de suite dans le club avec nos éditorialistes. Revenir sur l'information de cette nuit. Victor Orban, qui a largement perdu les législatives. C'est un tournant en Hongrie et peut-être aussi un tournant pour l'Europe. On va en parler avec nos éditorialistes. Mais d'abord, récit de ces dernières heures avec Jérôme Rabier. La Hongrie tourne la page après 16 ans avec Victor Orban comme Premier ministre. L'homme fort du pays a reconnu sa défaite au législatif tôt dans la soirée de dimanche, face à des résultats sans appel.

4:26
Locuteur 3

Pour nous, ils sont douloureux mais sans ambiguïté. Nous n'avons pas reçu la responsabilité ni la possibilité de gouverner. J'ai félicité le parti vainqueur.

4:36
Invité

Victor Orban a été battu par Peter Maguiar, qui était pourtant un ancien membre de son parti, le Fides. En 2024, il a bruyamment claqué la porte en dénonçant les dérives autoritaires des dirigeants hongrois, a créé son parti pour finalement l'emporter largement.

4:56
Locuteur non identifié

Ensemble, nous avons fait tomber le régime Orban. Ensemble, nous avons libéré la Hongrie. Nous avons repris notre patrie. Merci, merci à vous.

5:06
Invité

Avec la défaite de Victor Orban, la Russie perd son principal allié au sein de l'UE, Peter Maguiar promettant une nouvelle ligne politique.

5:16
Locuteur non identifié

La Hongrie sera de nouveau un allié solide au sein de l'Union Européenne et de l'OTAN.

5:22
Invité

Fort d'une large majorité supérieure à deux tiers des sièges au Parlement, Peter Maguiar veut désormais réformer un système façonné patiemment par Victor Orban pour être un outil de son pouvoir. Le nouveau Premier ministre a déjà réclamé la démission des dirigeants de la Cour suprême, du parquet général et des autorités de tutelle des médias et de la concurrence, promettant le retour à un fonctionnement démocratique normal du pays. Et avant d'en parler avec nos éditorialistes, nous sommes avec Claude Kern. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, sénateur unioncentriste du Barin. Vous présidez ici au Sénat le groupe d'amitié France-Hongrie.

Claude Kern, comment vous accueillez ce résultat, cette large défaite de Victor Orban ? Avec beaucoup de bonheur. Il faut dire qu'on s'y attendait un peu. J'aurais d'ailleurs dû être à la mission d'observation de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, donc mission d'observation des élections. Malheureusement, il y a une règle qui dit que si on est président d'un groupe d'amitié concerné, on ne peut pas y assister pour cause de conflits d'intérêts. Mais c'est effectivement un bonheur pour moi de voir cette victoire du TISA, le parti de Peter Magyar.

Alors, large victoire, est-ce que selon vous, il pourra opérer rapidement des changements en Hongrie, un parti qui est largement urbanisé et Victor Orban avait mis sous sa coupe l'administration, la justice, les médias. Il va pouvoir désurbaniser ce pays ? Je pense qu'il aura beaucoup de travail, effectivement, pour connaître assez bien ce pays. Les gens sont très résilients. Donc, la victoire de Peter Magyar sera très bien accueillie. Également, je pense, par l'administration, qu'il faut réformer naturellement. Mais c'est une belle victoire et c'est une belle victoire pour l'Europe.

Justement, l'Europe, qu'est-ce que ça va changer, selon vous, dans les relations entre Bruxelles et Budapest et entre Paris et Budapest ? Je pense que les liens vont se resserrer. Nous avons un Peter Magyar qui est très européen et qui va ouvrir la porte à nouveau des discussions, des négociations. Et notamment, en ce qui concerne les fameux blocages qui ont été opérés par Victor Orban, ils seront levés très rapidement, je pense. – Merci, Claude Kern. Merci beaucoup d'avoir été avec nous, président du groupe d'amitié France-Hongrie, ici au Sénat. Et on va revenir sur ce résultat avec vous, Elisabeth Martichoux. Bonjour, merci d'être avec nous. Et Yves Tréa, bonjour, Yves.

Merci également d'être avec nous. Alors, on le disait, c'est un écart très large. Alors, les sondages donnés ces derniers temps, Peter Magyar vainqueur. Mais quand même, qu'est-ce qu'on retient de ce résultat ? Est-ce que c'est un vote anti-Orban ou est-ce que c'est au-delà, Elisabeth ?

8:19
Présentateur

– C'est l'usure du pouvoir d'abord qui est sanctionnée. 16 ans au pouvoir pour Orban, c'est beaucoup. Un de mes amis qui était en Hongrie il y a quelques jours, me disait d'abord à quel point, quand même… Alors, il n'était pas allé dans les régions reculées de la Hongrie, mais à Budapest en tout cas, on était pro-européens. On avait envie de revenir dans un giron anti-russe, si on peut dire, anti-Poutine. Et par ailleurs, ce qui avait beaucoup frappé, ce que je trouvais intéressant, c'est que la visite du vice-président américain, J.D. Evans, avait été un flop quand même assez… pas impressionnant, mais il attendait Trump, Orban, pour peut-être lui donner un petit peu d'élan.

Alors, l'écart est important. Il y avait quand même une envie de passer à autre chose, relatif l'autre chose, parce qu'il est conservateur. Mais sur le plan européen, sur le plan de la corruption et de l'État de droit, ce sont les points sur lesquels, effectivement, les Hongrois avaient envie de passer à autre chose, oui, à une alternative. Mais ça n'est pas une révolution. La Hongrie ne bascule pas. Elle change de prisme en ce qui concerne l'Ukraine, ça c'est vrai, et elle en avait assez, me disait-on, de la corruption. Et enfin, l'attirance d'Orban pour Trump a aussi été sanctionnée, je pense.

9:50
Invité

Et effectivement, est-ce qu'on va vers un vrai tournant ? Peter Maguire, il vient du Fidesz, le parti de Viktor Orban. Est-ce qu'il va opérer vraiment un virage à 180 degrés ?

10:01
Locuteur non identifié

On va voir. Il ne faut pas oublier, effectivement, qu'il a ce passé-là. Qu'il y a 2-3 ans, il était encore assez proche de Viktor Orban. Alors, moi, ce qui m'intéresse dans cette histoire, est-ce que c'est un premier revers ou le signe d'un recul du populisme ? Viktor Orban, Donald Trump, qui n'est pas non plus dans une situation très confortable aujourd'hui, si j'en crois les sondages, aux États-Unis. Est-ce que cette période-là, qui a été quand même, ces dernières années, avec un populisme triomphant ici et là, est-ce que ce n'est pas le début d'un tournant ? On va voir, je n'ai absolument pas…

10:40
Invité

– Donc, avec des conséquences dans d'autres pays de l'Union européenne, à commencer par la France, est-ce que c'est aussi une mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen et Jordan Bardella ou pas ?

10:47
Locuteur non identifié

Chaque pays a sa particularité, sa singularité. Je ne dirais pas ça. Mais je m'aperçois aussi que Mme Mélanie, elle a aussi quelques petits problèmes. Enfin bon, c'est intéressant de voir qu'on est peut-être dans une nouvelle phase. Je ne sais pas. On verra ça. Pour la Hongrie, ce qui est important, c'est que la Hongrie, M. Maguiar l'a dit, il veut vraiment la marée à l'Europe. Je crois qu'elle va recevoir les milliards qui sont bloqués et que M. Orban, par sa politique, ne peut pas recevoir. – Il y a 10 milliards de prêts européens qui sont bloqués. – Oui, de prêts européens. Ça va peut-être changer aussi le quotidien des Hongrois, on va voir.

Il faut qu'ils fassent ça aussi avec habileté et doigté pour pas qu'on ait le sentiment d'une chasse aux sorcières dans les administrations et qu'il y ait un esprit de purge. Ça serait, je pense, assez maladroit.

11:42
Présentateur

– Ce qui est intéressant, c'est qu'effectivement, le courant populiste n'est pas une vague irréversible, irréductible, inévitable. contrairement à ce que G. Devens à Munich est venu plaider. Le populisme, quand il est au pouvoir, et c'est le cas d'Orban, le cas de Mélanie que vous citiez, il est sanctionné. – Voilà. – Comme d'autres le sont, évidemment, et d'autres au courant politique. Donc non, il n'y a pas, je dirais, une aspiration totalement déconnectée de l'épreuve du pouvoir, du populisme. Ce n'est pas une idéologie qui s'imprime et qui s'impose comme ça, ex-Nilo, non, lorsqu'elle ne fait pas ses preuves, lorsqu'elle est usée.

Parce que c'est vrai que la lecture quand même de l'échec d'Orban, il est beaucoup lié quand même. En fait, il a passé 16 ans à la tête de la Hongrie, n'importe quel pouvoir, évidemment…

12:38
Invité

– Oui, et puis avec un bilan à la fin, notamment sur le plan économique,

12:41
Présentateur

qui était aussi difficile à vivre pour les Hongrois. – Bien sûr, et effectivement, de ce point de vue-là, c'est un chemin difficile pour le nouveau Premier ministre, le futur Premier ministre hongrois. Parce qu'il va falloir… Alors, il va récupérer la manne européenne, qui était bloquée par Ursula von der Leyen.

13:01
Locuteur non identifié

– Ça, ça va quand même être important pour le pays.

13:03
Présentateur

– Ça va être important pour lui, effectivement, économiquement, pour revitaliser l'économie hongroise. Ça fait aussi partie des promesses qu'il avait faites.

13:13
Invité

– Alors, non mais justement, Ursula von der Leyen, c'est une des premières à se féliciter de la victoire de Peter Magyar. Emmanuel Macron, d'autres leaders européens l'ont félicité. Mais est-ce qu'il faut vraiment s'attendre à un vrai tournant de la part de Peter Magyar, alors qu'il est certes plus pro-européen que Viktor Orban, mais sur l'Ukraine, par exemple, il est moins pro-russe, mais il a aussi quelques réserves sur l'envoi d'armes, sur l'envoi de troupes. Est-ce que l'Europe n'attend pas trop de ce changement ?

13:41
Locuteur non identifié

– Non, on n'attend. Ce n'est pas l'Europe qui attend trop, c'est Zelensky qui souhaite effectivement que les flux d'aide soient plus pratiques et plus constants.

13:52
Invité

– Parce qu'il y avait un veto d'Orban aux dernières aides de 1984.

13:57
Locuteur non identifié

– Sur le veto d'Orban, ça change quand même pas mal de choses, on va voir, mais ce qui est important de savoir, c'est comment vous changez l'état d'esprit d'une administration, d'un état profond qui, quand même, au bout de 16 ans, avait pour beaucoup adopté les réflexes d'Orban et était complètement à la main d'Orban. Et il faut savoir si vous arrivez à changer ça rapidement. Je ne crois pas. Je crois que ça va être compliqué. Je crois que M. Maguiar va avoir beaucoup de travail et ça va être assez difficile pour lui de changer les mentalités.

14:31
Présentateur

– Par exemple, pour Zelensky, c'est mieux que si c'était pire. Et au moins les 90 milliards, ils vont pouvoir être fléchés vers l'Ukraine, alors que l'administration américaine, on le sait, a serré les cordons de la bourse. Donc oui, tout n'est pas gagné, de toute façon. De toute façon, on est dans un contexte où rien n'est acquis, tout est incertain, on ne sait pas où on va. Mais quand même, voilà, c'est quand même un verrou qui saute.

14:54
Invité

– Est-ce que c'est une mauvaise nouvelle pour Donald Trump ? C'est aussi une mauvaise nouvelle pour Vladimir Poutine ? Victor Orban, c'était un peu la courroie de transmission de Vladimir Poutine au sein de l'Union européenne ?

15:03
Locuteur non identifié

– Oui, certes, mais bon, il faut quand même relativiser ça, vous savez. La grande chose qu'on oublie, c'est que Vladimir Poutine, il a le temps avec lui. Il est au pouvoir normalement jusqu'en 2035, il ne peut pas le déloger. Contrairement à d'autres pays qui sont des démocraties, lui, il n'est pas usé par le temps, puisque les Russes ne contestent pas son leadership. Et c'est vrai que sur le terrain, on oublie un peu de le dire, mais les Russes, actuellement, avancent moins. Déjà, ils n'avançaient pas beaucoup, mais avancent moins qu'ils n'avançaient par le passé.

On va voir, mais c'est vrai, on est rentré dans une guerre qui est une guerre longue et ça ne va pas changer du jour au lendemain, je ne crois pas. Donc, on va voir, surtout que l'attention est beaucoup portée sur d'autres fronts, comme vous le savez. Est-ce que les Européens vont tenir leur promesse de soutien à Zelensky ? C'est une chose qu'il faut regarder de près.

16:09
Invité

– Est-ce que Vladimir Poutine a perdu un peu son atout maître au sein de l'Union européenne, Elisabeth ? – On a toujours sous-estimé Vladimir Poutine.

16:18
Présentateur

Au début de la guerre, je me rappelle certains qui disaient qu'il était plus près de la porte que de la promotion. Non, mais c'est exactement ça, c'est la profondeur stratégique de la Russie, le fait qu'il ait effectivement du temps. On voit bien qu'avec la crise sur les hydrocarbures, il peut récupérer aussi une partie de la manne. Donc, rien n'est… On voit bien aujourd'hui que ce qui était défavorable hier le devient aujourd'hui parce qu'il y a des crises multipolaires et que donc Vladimir Poutine, il est d'une habileté redoutable, il a des alliés considérables, il la joue assez habilement avec Washington, avec Donald Trump. Donc, Vladimir Poutine, il peut espérer…

Je pense qu'il n'arrivera jamais à Kiev. – Non. – Il faudrait… Ce n'est pas possible, il n'est pas arrivé au début, il n'y arrivera pas aujourd'hui. Maintenant, récupérer les terres qu'il occupe depuis presque le début de la guerre, c'est une aspiration qu'il a et dont on ne sait pas s'il aboutira. Mais le temps joue pour lui, comme on le dit, et c'est vrai.

17:31
Invité

– Et on suivra effectivement les pommets pas de Peter Maggiar, le nouveau leader de la Hongrie. On va passer à l'actualité nationale. Et c'est un texte qui suscite les crispations, texte d'origine sénatoriale, désormais défendu par Gabriel Attal, qui veut autoriser les salariés qui le souhaitent à travailler le 1er mai. Ça ne plaît pas du tout au syndicat, Sébastien Lecornu a demandé aux ministres du Travail de les recevoir cet après-midi à 18h. On va écouter ce matin la leader de la CGT, Sophie Binet. – Ce passage en force avec ce tour de passe-passe parlementaire qui a été organisé par Gabriel Attal en alliance avec la droite et l'extrême droite pour nous voler le 1er mai est inacceptable.

Et donc ce soir, il faut des actes très forts et très clairs. Il faut… L'acte, c'est ne pas convoquer la commission mixte paritaire et s'en remettre à la démocratie sociale parce qu'on ne peut pas s'attaquer à une question comme celle du 1er mai en passant en force de cette manière. – Une demande, encore une fois, c'est une demande du terrain. Les fleuristes, moi à chaque fois je rencontre des fleuristes partout, pas uniquement à Paris, nous disent mais vous vous rendez compte, c'est un non-sens.

Le jour où on peut ouvrir, apporter du dynamisme dans les centres-villes, faire vivre les commerces, dynamiser les petites villes, les villes moyennes, où on peut faire travailler des gens qui ont envie de travailler, ce ne serait pas une obligation, mais il y a des gens qui ont envie de travailler un jour férié, un 1er mai, pour vendre du muguet, pour vendre des bouquets, pour vendre des plantes, on ne va pas leur interdire cela, ça me semble vraiment absurde.

– Voilà, on est sur deux conceptions et Sébastien Lecornu qui se retrouve donc au cœur d'une bataille entre les syndicats qui défendent le fait de ne pas travailler le 1er mai, c'est un acquis social, et qui dénoncent aussi la méthode parce qu'il n'y a pas eu de débat vendredi à l'Assemblée, le texte a été rejeté pour accélérer, et puis Marlène Schiappa qui dit nous on fait remonter ce que nous demande le terrain.

19:11
Présentateur

– Oui, franchement cette manœuvre parlementaire n'est pas très heureuse, alors évidemment une majorité de Français écrasante est pour qu'on puisse travailler le 1er mai, à condition que ce soit majoré, sur la base du volontariat, travailler plus pour gagner plus, c'est un slogan qui continue de prospérer, 78% je crois des Français, donc à la limite on pourrait se dire, il n'y a pas de débat, mais enfin ce ne sont pas les Français qui décident, en l'occurrence Sébastien Lecornu il veille sur le Parlement comme le lait sur le feu, il a un budget à faire passer, il a peut-être des ambitions qu'il ne dit pas, mais pour l'instant il a besoin de garder cette espèce de consensus auquel il était arrivé relativement pour le budget, donc il voit cette manœuvre de Gabriel Attal qui consiste à faire rejeter le texte pour mieux le transférer à la commission mixte paritaire pour que les 7 sénateurs et 7 députés puissent entendre sur le 1er mai, dire les syndicats ne sont pas d'accord, ah quelle surprise, toute la gauche se met ensemble évidemment et envisage une motion de censure, dans le contexte parlementaire, franchement je trouve qu'il y a un jeu de posture, le 1er mai, même si la majorité des Français sont favorables à ce que les boulangeries et les fleuristes ouvrent, il faut faire un peu attention, voilà, c'est un petit symbole, un jour il sera détrôné, moi je ne sais pas si je serai encore là, mais un jour on travaillera le 1er mai, ça c'est sûr, ça va dans le sens de l'histoire, mais dans le contexte, il fallait faire attention, je trouve que la manœuvre est un peu grossière, et Sébastien Lecornu il essaye de ne pas tout fracturer, maintenant il n'a pas besoin d'être censuré.

20:44
Invité

Il a mal joué politiquement Gabriel Attal ?

20:47
Locuteur non identifié

Oui, c'est sûr que c'est peut-être pas très habile, mais c'est un combat d'un autre siècle, enfin je veux dire, c'est hallucinant qu'on en soit encore là, et c'est pour cette raison que la France ne décolle pas, c'est tragique, c'est tragique quand on écoute Mme Binet, mais on a l'impression, c'est tragique quoi, c'est tragique.

21:07
Invité

Mais ça peut aboutir à une colère sociale, à des manifestations,

21:09
Locuteur non identifié

le 1er mai et au-delà ? Non, parce que finalement vous apercevez que tout est parti d'une amende qui a été infligée à quelques commerçants, des amendes importantes, il y en a un, il y a un commerçant, je crois qu'il a dû régler 750 000 euros parce qu'il avait plusieurs boutiques et il était ouvert, je crois que c'était un boulanger, c'est hallucinant, mais c'est proprement révoltant, c'est révoltant.

21:35
Présentateur

Oui, mais la réalité, c'est qu'il faut que ça passe par le Parlement pour l'instant, et qu'au Parlement ça bloque, et donc ce type d'opération, encore une fois, essayer de passer en force, ça n'a pas...

21:47
Locuteur non identifié

Ça ne sera pas la première fois.

21:48
Présentateur

Non, mais ça n'a pas de sens, aujourd'hui, ça n'a pas de sens. Je veux dire, 78% des Français sont favorables, de façon cadrée quand même. En plus, ce n'est pas obligatoire. Et ce n'est pas obligatoire. Alors bien sûr, les syndicats vont dire, oui, mais ça veut dire obligation, on peut tordre la main. Bon, il faut encadrer, c'est ce que Sébastien Lecornu dit à Jean-Paul Farandou, son ministre du Travail, essayer de trouver une voie d'accès, pas de dérogation, seulement deux professions, vraiment dans un contexte très encadré.

22:16
Invité

– Mais il doit convoquer cette fameuse CMP, réunion de députés et sénateurs, pour tomber d'accord, parce que là, il y a un...

22:22
Locuteur non identifié

– Mais c'est ça qui est contesté. – Oui, mais voilà, mais est-ce que politiquement... – La convocation de la CMP, c'est justement contourner le débat. C'est ça qui est contesté.

22:30
Invité

– Mais est-ce que politiquement, il doit la convoquer dès demain ? C'est ce que demandent Gabriel Attal, Hervé Marseille, c'est ce que demande son camp. Ou est-ce que, comme le disent les syndicats, il ne doit pas la convoquer ?

22:37
Locuteur non identifié

– Sur le fond, il faudrait se débarrasser de cette histoire assez rapidement, et puis qu'on autorise le travail pour ceux qui le veulent. Voilà, c'est ça la vérité. C'est ce que pense Hervé Marseille, c'est ce que pense Gabriel Attal. Après, bon, il y a un jeu qui est entretenu par la gauche qui est malsain, me semble-t-il, et c'est pour ça que la France en est là aujourd'hui. Voilà.

23:01
Invité

– Et il peut, parce que Sébastien Lecornu... – J'ai l'impression qu'à chaque sujet,

23:04
Locuteur non identifié

on parle de la ligne de crête de Sébastien Lecornu,

23:06
Présentateur

comment il s'en sort ? – Exactement, mais il ne va pas se sacrifier, pardon, pour le 1er mai. Il faut le dire les choses. Voilà, je suis sûr qu'il est complètement d'accord. Je n'en ai pas parlé avec lui, franchement. Mais évidemment qu'il est d'accord.

23:17
Locuteur non identifié

– Il ne va pas se mettre ça sur le dos.

23:18
Présentateur

– Mais il ne va pas se mettre ça sur le dos maintenant. Donc, c'est mort. Il y a un jeu de posture pré-présidentiel de la part de Renaissance, c'est évident, même si sur le fond, les convictions sont sincères. Mais tout le monde est d'accord pour ne pas le faire maintenant. Simplement, on veut montrer que si on pouvait, on le ferait.

23:34
Invité

– Allez, dernier thème plus politique, puisqu'on l'a compris, la bataille pour 2027 est lancée samedi. Les militants républicains vaut sont prononcés sur la méthode de désignation de leurs candidats. Et on va écouter Marlène Schiappas ce matin qui dit que ce serait pas mal d'avoir un candidat qui va de Raphaël Glucksmann jusqu'à Bruno Retailleau. – Pourquoi les bornes seraient-elles mises sur la droite et le sang ? J'entends des gens dire qu'il faut un candidat unique de Bruno Retailleau à Gabriel Attal. Mais pourquoi le candidat unique n'y a-t-il pas d'Edouard Philippe, par exemple, à Raphaël Glucksmann ? C'est une question qu'on peut se poser.

– Il y en a qui disent d'Edouard Philippe à Sarah Knauf aussi ? – Oui, vous aurez compris que c'est pas ma tasse de thé. – Donc vous vous dites qu'il faut que ça aille de Raphaël Glucksmann à Bruno Retailleau ? – Non, la ligne politique de Bruno Retailleau n'est pas la ligne politique que nous défendons chez Renaissance avec Gabriel Attal et avec tous ceux qui se sont engagés pour Emmanuel Macron depuis 2017. – Comment la droite et le sang vont se sortir de cette situation ? Il y a 50 nuances d'opinion. Chacun est à peu près d'accord pour dire qu'il faut un candidat unique, mais personne n'est d'accord pour dire comment et jusqu'où.

24:40
Locuteur non identifié

– Oui, bien sûr, mais ça, ça va durer encore quelques temps. Je pense que jusqu'au jour où le départage se fera par l'instrument de mesure qui est celui des sondages. et quand vous aurez un candidat qui potentiellement peut atteindre 15 ou 16% et puis un autre qui ne pourra pas décoller et dépasser les 10%, si la raison l'emporte sur l'émotion et sur la déraison, normalement celui qui n'arrive pas à décoller doit se retirer. Bon, c'est ce que tout le monde espère d'ailleurs. Enfin, ceux qui sont favorables à cette voie-là. Mais on va voir. Cela dit, c'est vrai que dans l'absolu, Marlène Schiappa, elle n'a pas complètement tort.

C'est-à-dire que si vous avez, et admettons, un candidat social-démocrate, centre-gauche, et un candidat de la droite et du centre, c'est-à-dire centre-droit face à Mélenchon et à Bardella Le Pen, je ne suis pas sûr que ces deux candidats de l'axe central puissent tirer leur épingle du jeu et être au deuxième tour. Je pense qu'il ne leur faudra sans doute qu'un seul.

25:54
Invité

Donc un seul de Glucksmann, un...

25:56
Locuteur non identifié

Oui, même si effectivement le champ idéologique est quand même assez large, mais je ne suis pas sûr qu'il y ait de la place pour beaucoup de monde.

26:04
Présentateur

Le problème, c'est que comme le seuil de qualification dans ce contexte de 3-2-3-2 est assez bas, s'il y en a deux qui se retrouvent autour de 12, 14, 15, ils vont vouloir jouer leur carte jusqu'au bout. Et donc ça va aller à décembre, janvier, février. Vous savez que la volatilité des électeurs, je veux dire, ça va se canaliser, ou plutôt cristalliser, très tard. Et donc on aura deux candidats solidement campés et dynamiques dans leur campagne depuis des semaines. Et au milieu, le départage, entre guillemets, ne sera fait qu'à la fin. C'est un risque considérable quand même, pour que vraiment à l'ultime moment, celui qui est juste devant puisse s'imposer avec ses idées.

Ce camp-là aura peut-être été extrêmement usé, abîmé par cette incertitude. Vous voyez bien que Gabriel Attal, lui, regarde à gauche. Édouard Philippe regarde plus à droite. On ne peut pas gagner, comme vous le disiez, sans cette partie droite, ce centre, et sans cette partie gauche non plus. Donc, bon, si c'est trop tard, ça sera tard de toute façon, mais si c'est trop tard, eh bien le match se fera sans eux. Voilà. Donc, les sondages, c'est même pas sûr que ça puisse vraiment être l'arbitre décisif et surtout sûr pour ce socle commun.

27:31
Locuteur non identifié

C'est une élection très particulière. Certains disent que, finalement, vous savez, on élimine au premier tour, et on choisit au deuxième tour. Là, c'est le contraire. Peut-être qu'on va choisir au premier tour, choisir au premier tour celui qui pourra éliminer, pour ceux qui sont hostiles au Rassemblement national, qui pourra éliminer ou Jean-Anne Bardella ou Mme Le Pen.

28:00
Invité

– Alors, on va terminer avec l'histoire du jour. Est-ce que vous avez déjà goûté du vin sans alcool ?

28:05
Locuteur non identifié

– Non, pour ce qui me concerne, non.

28:06
Invité

– Non, j'ai eu plein d'échos. Un vin sans alcool, c'est pas du vin. – Ah, voilà. Alors, justement, l'histoire se passe au château Clos-de-Board. C'est du Saint-Emilion. L'histoire, elle parle de vin, de panne de voiture et de joueur du PSG. Là, vous vous dites que j'ai bu, mais pas du tout. Alors, on est en 2019. La fille du propriétaire du château Angélus tombe en panne de voiture entre Bordeaux et Libourne, et le garagiste qui la dépanne est connecté à des clients du PSG. Quinze jours après, il leur annonce que le PSG souhaite une cuvée désalcoolisée pour les loges et les repas d'affaires. 35 000 bouteilles, quand même, on ne fait pas dans la demi-mesure.

Deux ans et demi plus tard, sortie de la cuvée Prince Oscar avec un logo co-designé par un graphiste du PSG. Alors, comme vous, Elisabeth, elle a eu du mal, la fille du propriétaire, à faire accepter le concept de vin sans alcool. On lui disait que ce n'était pas du vin. À sa famille, justement, qui parlait d'outrage aux traditions et de perte de valeur, mais finalement, c'est l'engouement des consommateurs qui l'a emporté. Et ils ont fini par admettre l'importance économique. Un vin désalcoolisé, c'est un vin fermenté dont on a retiré l'alcool. Il est ramassé et vinifié de la même façon que le vin normal. Et après, il est désalcoolisé. Et aujourd'hui, ça représente 30% du volume annuel.

Et contrairement à la consommation de vin traditionnel qui est en baisse, la consommation du sans alcool a vocation augmentée. Peut-être qu'il faudra qu'on s'y met. Oui, mais elle l'appelait autrement. Voilà, alors il faut réfléchir à ce concept, comment on appelle du vin sans alcool. Merci beaucoup, Elisabeth. Merci. Merci à tous de nous avoir suivi. On se trouve devant.

29:43
Présentateur

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