À Lisbonne, discours du Président Emmanuel Macron à la Conférence des Nations unies sur les océans.
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« Nous avons choisi en 2015 d'en faire le 14e objectif de développement durable. »
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« 35 acteurs, dont 18 ports internationaux, se sont engagés à décarboner le transport maritime. »
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« D'ici 2028, 500 acteurs ont rejoint l'engagement mondial pour lutter contre la pollution plastique. »
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« Il y a trois jours, à Marseille, 13 armateurs ont été certifiés du label Green Marine Europe, soit plus de 320 navires. »
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« Ces espaces représentent moins de 1% de la surface totale des océans. »
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« Je souhaite que les premiers projets de restauration de notre patrimoine marin, à financer en priorité, puissent être identifiés d'ici la COP 27. »
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« Des travaux pour un traité juridiquement contraignant contre la pollution plastique ont pu, dès après Brest, être lancés à Nairobi, dans la foulée de notre sommet. »
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« Nous nous sommes donnés 2 ans pour y arriver. »
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« Nous avons franchi une étape importante collectivement avec l'adoption du 1er accord contraignant à l'Organisation mondiale du commerce, plus tôt ce mois-ci, contre les subventions à la pêche illicite et en haute mer. »
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« De ce texte, nous discutons depuis 7 ans. »
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« La coalition, lancée avec l'Union européenne lors du sommet de Brest, regroupe à présent 47 membres déterminés à agir vite et bien pour créer ces nouvelles règles dans les zones internationales. »
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« Nous avons désormais une date butoir pour la COP 15, qui se tiendra au mois de décembre. »
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« Cette coalition, nous l'avons lancée avec le Costa Rica. Elle rassemble désormais 102 membres. »
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« Ensemble, nous défendrons le principe d'un cadre qui nous permettra de protéger au moins 30% des terres et des mers de la planète d'ici 2030. »
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Merci beaucoup, M. le Président, M. le Président de l'Assemblée Générale, Nations Unies, Mesdames et Messieurs les chefs d'Etat et de gouvernement, Mesdames et Messieurs les ministres et délégués. Je voulais, M. le Président, être à vos côtés aujourd'hui, comme vous aviez, avec beaucoup d'amitié et d'enthousiasme que nous connaissons, été à mes côtés il y a quelques mois à Brest, parlant avec ardeur de l'océan, de notre attachement commun. Et je voulais être là devant vous aujourd'hui, en effet, pour continuer dans un contexte que nous connaissons tous à avancer sur cet agenda.
En effet, malgré les graves troubles du monde géopolitique, malgré la guerre qui revient sur le sol européen, et j'étais il y a quelques instants avec beaucoup de nos collègues à Madrid pour un sommet de l'OTAN, les Nations Unies ont fort à faire, mais nous ne devons pas détourner notre mission collective quant à l'agenda du développement durable au service des hommes, des femmes, de la terre, de la mer. Et cette ambition commune est si importante à nos yeux que nous avons choisi en 2015 d'en faire le 14e objectif de développement durable. Nous sommes déjà au milieu de l'année 2022, et l'horizon 2030 que nous nous étions alors fixés est déjà en vue si proche.
C'est face à cette urgence que nous avons organisé, je l'évoquais en février dernier à Brest, un One Planet Summit dédié à l'océan, réunissant tous ceux qui veulent agir. Ceux qui veulent agir, ce sont les chefs d'Etat et de gouvernement, mais aussi toutes celles et ceux dont nous avons absolument besoin si nous voulons réussir ce pari du 14e objectif de développement durable. Les scientifiques, la société civile, les philanthropes, les chefs d'entreprise, tant et tant d'organisations non-gouvernementales. Nous nous sommes tous mobilisés, et depuis Brest, avec des engagements et des avancées très concrètes, chacun à notre niveau.
35 acteurs, dont 18 ports internationaux, se sont engagés à décarboner le transport maritime. D'ici 2028, 500 acteurs ont rejoint l'engagement mondial pour lutter contre la pollution plastique. Quelques mois après ces annonces, les résultats sont présents. Il y a trois jours, à Marseille, 13 armateurs ont été certifiés du label Green Marine Europe, soit plus de 320 navires. Ils sont les moteurs de la révolution du transport maritime. Avec à chaque fois une exigence commune, des résultats clairs, précis, démontrables.
Des projets concrets, comme par exemple pour préserver ces écosystèmes exceptionnels que sont les mangroves, les posidonies, les récifs coralliens, aujourd'hui menacés, mais source d'espoir, car nous le savons tous ici. C'est en protégeant le carbone bleu que nous agissons pour notre biodiversité et notre climat. Et nous savons que, par ces objectifs de protection de notre biodiversité marine, nous réconcilions la protection des océans, la lutte contre le dérèglement climatique, la capture du carbone. Ces espaces représentent moins de 1% de la surface totale des océans. Et pourtant, grâce à leur capacité de séquestration du carbone, ils sont les garants de notre survie.
Je souhaite que les premiers projets de restauration de notre patrimoine marin, à financer en priorité, puissent être identifiés d'ici la COP 27. C'est la bonne méthode. Fixer un cap des règles qui nous engagent collectivement au plus haut de nos États et pouvoir avancer de manière mesurable. Ainsi, des travaux pour un traité juridiquement contraignant contre la pollution plastique ont pu, dès après Brest, être lancés à Nairobi, dans la foulée de notre sommet. Nous nous sommes donnés 2 ans pour y arriver. C'est l'engagement de Nairobi.
Et sans attendre, nous allons continuer d'avancer avec tous ceux qui ont des projets pour supprimer les plastiques à usage unique, investir dans le recyclage, nettoyer nos plages, supprimer les décharges. Vous le savez, nous avons pris, au niveau français et européen, des engagements clairs et les travaux ont commencé. C'est cette dynamique qui voit se mobiliser les États en Europe, mais aussi en Atlantique, dans le Pacifique, contre le fléau de la pêche illicite.
Nous en avions parlé il y a plusieurs mois et nous avons franchi une étape importante collectivement avec l'adoption du 1er accord contraignant à l'Organisation mondiale du commerce, plus tôt ce mois-ci, contre les subventions à la pêche illicite et en haute mer. Nous allons continuer. Nous l'avons fait sur le financement. Les opérations que nous avions annoncées à Brest ont aussi commencé.
Et je veux remercier les marines qui, à nos côtés, se sont engagées, la vôtre, président, nos amis espagnols, nos amis italiens, entre autres, car je sais que plusieurs États ici présents, en particulier dans le Golfe de Guinée, attendent que nous intensifions les opérations de lutte contre ces pêches illicites. C'est aussi pour cela que nous voulons aboutir à ce traité sur la haute mer, c'est-à-dire fixer un cadre dans ces espaces de liberté, aujourd'hui menacés par la surpêche et par les pollutions. De ce texte, nous discutons depuis 7 ans. Il est donc désormais temps d'aboutir, vite.
La coalition, lancée avec l'Union européenne lors du sommet de Brest, regroupe à présent 47 membres déterminés à agir vite et bien pour créer ces nouvelles règles dans les zones internationales. Nous savons l'importance des négociations qui se tiendront au milieu de l'été à New York et nous serons tous mobilisés à cet égard. C'est aussi pour cela que ce sommet de Lisbonne est si important pour remobiliser la collectivité, la communauté internationale dans cet objectif. Au-delà des zones internationales, nous devons aussi nous doter d'une ambition collective, État par État, pour notre biodiversité. Nous avons désormais une date butoir pour la COP 15, qui se tiendra au mois de décembre.
Et nous irons à Montréal, portée par l'élan de cette alliance verte et bleue, la coalition pour la haute ambition. Cette coalition, nous l'avons lancée avec le Costa Rica. Elle rassemble désormais 102 membres. Elle doit nous permettre, là aussi, de porter des résultats concrets d'ici à la fin de l'année et donc au mois de décembre de cette année à Montréal pour cette COP 15. Ensemble, nous défendrons le principe d'un cadre qui nous permettra de protéger au moins 30% des terres et des mers de la planète d'ici 2030. Vous le voyez, c'est un cadre concret d'action systématique que nous sommes en train de bâtir. Et notre mobilisation ne doit pas fléchir un seul instant.
Hier, l'Europe a fait un énorme pas en avant pour le climat, avec la mise en oeuvre de ses objectifs climatiques pour 2030 et 2050. L'Europe a su prendre des décisions historiques et passer les textes qui étaient attendus. Parce que le GIEC nous a rappelé au printemps dernier qu'il fallait changer d'échelle dans les politiques climatiques, nous le faisons. Décarbonation du transport aérien et maritime, développement des voitures zéro émission, renforcement du marché du carbone, accompagnement pour les ménages, lutte contre la déforestation apportée. Nous sommes en train de finaliser 14 lois climat qui permettront de tenir nos engagements.
Ce que nous faisons à terre, c'est-à-dire respecter nos objectifs, l'accord de Paris, lutter contre le réchauffement, pour le maintenir, nous devons le faire aussi pour l'avenir de nos océans. Et donc ce que nous sommes en train d'enclencher et l'importance de ce sommet ici des Nations Unies et de votre conférence, chers présidents, chers tous, c'est bien de faire le point sur les avancées concrètes des derniers mois grâce à notre mobilisation, mais de pouvoir scander l'agenda des prochaines semaines et des prochains mois, et de tous nous dire que notre engagement doit être total et collectif.
Tous ensemble, nous devons nous fixer, comme lors des accords de Paris en 2015, des objectifs ambitieux pour la biodiversité et singulièrement pour les océans. Nous avons commencé, c'est ce travail qu'on doit parachever entre le mois d'août et le mois de décembre par le rendez-vous que je viens de rappeler, mais surtout sur lequel nous devons, dans les années qui viennent, rassembler la communauté internationale. C'est à cette fin, et en concluant mon propos, que je veux présenter aujourd'hui, devant vous, la candidature de la France pour accueillir aux côtés du Costa Rica, en 2025, une nouvelle conférence des Nations Unies sur les océans.
Utilisons ce cap pour guider notre action collective et entraîner dans le sillage de notre détermination tous les acteurs dont l'océan a besoin. Je vous remercie. Je remercie le président de la République française. Je remercie. Merci.
Bienvenidos. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.