Eric Coquerel : « Olivier Faure essaie de se tirer comme il peut d’une ligne catastrophique »
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
Premier enseignement des municipales : la percée de la France insoumise. La stratégie de conflictualisation a-t-elle payé ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Cette campagne a été mouvementée avec des polémiques autour de la prononciation de noms. Ça a participé à la dynamique ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
Où avez-vous remporté des voix : centres-villes ou quartiers ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Le PS a dit ne plus vouloir d'alliance nationale avec LFI. Vous y voyez une erreur historique ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Le Front républicain a fonctionné au premier tour. Pourquoi est-il terminé selon vous ?
- 8:00OuverteRéponse directe
À Marseille, Sébastien Delogu ne se retire pas. Risque de bascule au RN ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Eric CoquerelFait
« « Pour la première fois, on a décidé que les municipales, on allait s'y préparer très sérieusement et considérer que c'était un rendez-vous important. » »
- 5:30Eric CoquerelFait
« « Le Front républicain qui consiste à se dire il y a un barrage entre l'extrême droite et puis tout le reste de l'arc républicain, ça ne fonctionne plus. » »
- 17:30Eric CoquerelFait
« « À Toulouse, si vous voulez, Toulouse est à gauche toutes les élections nationales. » »
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Bonne Bonne journée, bonjour Éric Coquerel. Merci d'être notre invité député de la France Insoumise et de la Seine-Saint-Denis. Vous présidez la commission des finances de l'Assemblée nationale et on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche.
Bonjour Christelle. Bonjour Auriane. Bonjour Eric Coquerel.
On va évidemment revenir sur les enseignements de ces municipales et cet entre-deux-tours, Eric Coquerel. Premier enseignement de ces municipales, c'est la percée de la France insoumise dans nos territoire. La stratégie de conflictualisation à payer ?
C'est d'abord...
Alors, c'est la percée aux municipales, parce qu'au national, il y a longtemps que c'est une percée. Plus qu'une percée, puisqu'on est majoritaire à gauche très largement. Donc là, pour la première – Mais là, c'est une beauté. – Mais vous ne l'étiez pas au camp local ? – Oui, attendez, je veux répondre.
Pour la première fois, on a décidé que les municipales, on allait s'y préparer très sérieusement et considérer que c'était un rendez -vous important. Ce n'était pas le cas en 2020. En plus, il y avait le Covid.
Donc là, c'était le premier test pour nous. Et oui, manifestement, ça montre qu'on est capable de gagner des vides plus de 100 000 habitants. Ça montre qu'on ne peut pas faire sans nous.
À gauche, en tout cas. Et ça montre qu'on peut changer la vie des gens, donc ça c'est une vraie satisfaction. Ce que vous appelez le conflictuel, je ne sais pas, moi j'appelle ça la politique, c'est-à-dire c'est une confrontation d'idées.
La politique c'est pas juste trouver les consensus mous qui C'est une campagne qui a été très mouvementée, d'abord que vous avez menée nationalement et avec pas mal de polémiques autour de la prononciation des noms d'Epstein, Gluckstein. Ça a participé, vous pensez, à la dynamique de campagne, ça ? Globalement, on est de toute façon dans une période mouvementée, nationalement, internationalement.
Donc elle s'est reflétée dans la campagne. Par exemple, nous, on avait dit que cette campagne, elle devait...
Alors il y a les enjeux locaux, mais elle devait, par par exemple, servir à faire une censure populaire du macronisme. C'est que c'est réussi, ils sont effacés du paysage. On avait dit qu'il fallait...
Ils ne se avaient plus investis sur cette campagne aussi. Oui, ça, c'est ce qu'ils disent après. C'est un corps défendant, en réalité.
Aujourd'hui, on peut considérer que le macronisme c'est fini et que c'est une nouvelle défaite électorale sanglante. À mon avis, ils ne s'en mettront pas. Deuxième élément, on avait dit qu'on était dans une montée un peu en France et internationalement de l'extrême droite avec ce que de sa véhicule de racisme et autres, et qu'il fallait considérer que, pour nous, le vote LFI était vraiment le vote le plus anti-extrême droite et le plus anti-raciste qui existait.
Et puis à la fin, la question a en plus, avec la guerre qui se déclenche de Trump et Netanyahou en dehors du droit international. Donc tout ça, évidemment, fait que la campagne ne pouvait être que mouvementée au nez dans une période mouvementée. Et dans une période mouvementée, si on veut que la gauche, non seulement survivent mais restent une alternative face à l'extrême droite, il faut être capable de muscler son discours, ses arguments et c'est ce que nous avons fait.
Est-ce que vous avez fait déjà une analyse de ce premier tour de scrutin ou est-ce que vous avez remporté des voix plutôt dans les centres-villes, plutôt dans les quartiers ? Un peu partout, un peu partout, étonnamment, enfin pas étonnamment mais parce qu'on pouvait penser que s'il voulait Je reprends les centres-villes, je vois bien toute la campagne qui a eu lieu contre nous, extrême gauche, antisémitisme...
Pas de justifié ? Non, évidemment, c'est un justifié total. On va en parler après, si vous voulez.
Je pense que le Les résultats des électeurs montrent qu'entre ce qui est véhiculé par ce que j'appelle le système politico-médiatique, il n'y a pas une vision complotiste, mais en gros ce qu'on entend en permanence sur les plateaux de la part des dirigeants politiques, y compris maintenant du PS, heureusement ça ne se traduit pas chez les électeurs, fort heureusement qu'ils sont plus intelligents que ça. Mais dans cette campagne-là je pensais par exemple pour tout vous dire que ça allait être plus compliqué dans les centres-villes et ça a bâté le cas, tout simplement parce que les gens je pense s'informent, s'informent aussi sur les réseaux sociaux, nous entendent, nous écoutent et qu'eux ne font pas une équivalence par exemple comme on veut le faire croire entre l'extrême droite et France insoumise. C'est le fameux Nini-Macroniste qui a totalement échoué et quand il a été repris par le Parti Socialiste, à mon avis c'est une erreur historique comme est la direction du Parti Socialiste, là non plus ça n'a pas marché.
Donc c'est une vraie satisfaction. Il n'a pas été vraiment repris ? Il n'a pas été vraiment repris Le PS n'a pas le signe égal entre l'ERN et la France.
Mais implicitement si, quand vous dites, quand vous avez le Parti Socialiste qui dit nous n'aurons plus d'alliance nationale avec France Insoumise. Mais Olivier Faure n'a jamais dit l'ERN et LFI c'est la même chose. Oui oui oui d'accord d'accord non non il va pas jusqu'à là mais ça commence à ressembler à la manière dont chez les macronistes le nini a commencé à évoluer.
Je vous rappelle qu'on est pour moi dans un moment quand même assez grave. Pourquoi ? Parce que en juillet 2024 le front républicain ça a fonctionné.
Plus qu'on l'imaginait. Y compris des fois à corps défendant parce que LR ne le voulait pas et n'empêche on a quand même été volés pour nous pour des députés LR au deuxième tour face à l'extrême droite. Ça a fonctionné.
Et qu'est-ce qui se passe patatras au bout de quelques semaines ? Vous avez les mêmes qui finalement, on l'a accepté du côté macronisme. Je pense à monsieur Attal et autres qui commencent à nous taper dessus à bras raccourcis et qui lancent le nini.
Alors donc ça a cassé le Front républicain. On voit bien aujourd vous ne voyez pas en panice. Vous voyez bien que le Front républicain qui consiste à se dire il y a un barrage entre l'extrême droite et puis tout le reste de l'arc républicain, ça ne fonctionne plus et ça n'a plus fonctionné parce qu'il y a une – La candidate de la gauche ne se retire pas à Nice ? – Il y a une unique, comment ? – Vous regrettez que la candidate de la gauche se maintienne à Nice ? – Ah non, je ne regrette pas.
Je pense que le Front républicain est terminé du fait même de la position de la droite, de la droite, y compris des macronistes, qui ont banalisé le qui ont même repris Jean-François le sénateur juste avant moi. C'était extraordinaire. Il nous fait tout à l'Aïus là-dessus, sur les deux extrêmes.
Puis il cite à la fin M .Retailleau. M .Retailleau, c 'est le ministre de l intérieur, qui nous a recyclé les Français de papier, qui est une expression de Vichy pour caractériser tous ceux qui ne sont pas nés dans le pays confèrent le droit du sang auquel ils se réfèrent, qui nous a parlé en tant que ministre de l 'intérieur d'abat-le-voile, qui est une façon de traduire la laïcité en racisme anti-musulman.
Donc, en fait, ces gens-là sont en train de banaliser l'extrême droite et ils ont cassé le Front républicain. Et donc, je termine juste à partir de là, ceux qui, en plus de ça, commettent l l'erreur de casser ce qui peut être, on va dire, ce que nous, on appelle le front antifasciste, appelez-le comme vous voulez, mais qui permet de résister à la montée de l'extrême droite. À gauche, alors là, ils font une erreur historique.
Et c'est ce que fait, par exemple, M. M. Payan fait une erreur historique, il est irresponsable.
Ça s'est vu dans le passé, c'est une irresponsabilité. Face à cette irresponsabilité totale, est-ce que vous, vous ne devez pas être le parti responsable et donc demander à Sébastien Delogu de se – Écoutez, ça ce n'est pas être responsable. Je ne sais pas ce qui se passera à Marseille dans les heures à vie. – Il peut encore se retirer d'ici 18h ? – Tout est possible mais ce n'est pas notre choix. – Vous souhaitez qu'il se maintienne – Bien sûr, pour l'instant, bien sûr. – Au risque de faire basculer la ville au RN ? – Ce que je souhaite, c'est que M.
Payan revienne à la raison. Voilà, j'en appelle à M. Payan.
J'ai fait un tweet hier, je lui ai conseillé de lire les irresponsables de Chapouteau, l historien, pour monter ce qui s'est passé dans les années 30 en Allemagne. C'est-à-dire la manière dont, progressivement, le bloc, ce qu'on appelle nous le bloc central, comme vous voulez, l'hypersancle, les néolibéraux, puis la gauche, a fini par considérer que leur principal adversaire était à gauche et non pas l'extrême droite. C'est exactement ce que fait M.
Payan. Donc c'est à lui que j'entends raison. Pourquoi ?
Parce que non seulement le désistement municipal n'existe pas, ça c'est une invention de mettre les socialistes pour essayer de se dépatouiller avec la stratégie stupide qui a été la leur, de dire plus d'alliance avec LFI, même quand il y a de danger de droite et extrême droite. Il existe, il y a des villes où il y a des désistements. A Toulon, le candidat de droite arrivé second de Toulon s'est retiré.
Pourquoi à Marseille, Sébastien Delogu, qui est 25 points derrière Benoît Payan, ne se retire pas ? Parce qu'à gauche, la logique depuis toutes les élections municipales, ce n'est pas comme législative, ce n'est pas un scrutin uninominal sur une personne, ce n'est pas comme des élections de ce type, c'est une élection de liste. Et pour que les électeurs se mobilisent, pour que nos électeurs se mobilisent, par exemple à Marseille, prenons le cas concret, il faut pour qu'ils puissent se sentir représentés au deuxième tour et non pas méprisés.
M. Payan, qu'est-ce qu'il envoie comme message en disant « je demande à Sébastien Delegue de se désister parce que nous ne serions pas républicains » ou je ne sais quoi parce que nous aurions toutes les calomnies qu'on peut nous sortir. Mais il envoie un message terrible, il envoie le message à nos électeurs qu'en fait on peut rejeter France Insoumise, on On peut rejeter les dirigeants, mais qu'eux sont invités à venir voter et à dire merci en plus.
Mais ça, ça ne fonctionne pas. Donc la meilleure manière d'empêcher l'extrême droite à Marseille, qui est vraiment marquée, on a toujours pris nos responsabilités nous, c'est le fait que M. M.
Payan reviennent à la raison et considèrent qu'il y a peut-être un objectif plus important que son...
Il a déposé sa liste, Benoît. Alors on peut toujours essayer de revenir dans une situation où moi j'en appelle encore à lui aujourd'hui. Vous me demandez ce qu'on va faire, moi j'en appelle à ce qui soit responsable.
Vous dites, Éric Coquerel, c'est que si vos électeurs ne se sentent pas représentés à Marseille, ils préféreront ne pas aller voter et prendre le risque de voir la ville basculer dans les mains du Réunion nationale. Je ne suis pas électeur. Imaginez, vous avez des gens...
Vous Vous votez pour une force parce que vous y croyez, vous pensez que c'est la ligne qui doit être incarnée à gauche, c'est-à-dire la ligne de rupture. Et vous avez quelqu'un qui vous dit « Ah mais il n'y a pas de problème, venez voter pour nous, mais alors le mouvement dans lequel vous vous incarnez, on n'en a rien à faire et même on le calomnie ». Vous considérez que les électeurs à un moment donné... – Vous dites que l'un des piliers de la France insoumise c'est l'antifascisme.
J'imagine que vos électeurs adhèrent à cette théorie. – On a toujours pris notre responsabilité. – C'est-à-dire que – Plutôt que de ne pas être représentés sur les listes de Benoît Payan, ils vont préférer faire basculer la ville dans les mains du rassemblement national. – On verra bien ce qui se passe à Marseille mais pour l'instant là au moment où on se parle, excusez-moi, il ne faut pas inverser les responsabilités.
Au moment où on se parle, c'est C'est M. Payan qui a la responsabilité d'essayer de faire en sorte que sa liste soit la plus performante possible. Et à un moment, ça deviendra votre responsabilité aussi ?
Non, pour l'instant, c'est lui qui l'a la responsabilité. Oui, mais ça peut être aussi la vôtre. Il y a 25 points d'écart.
Sébastien de Logu à moins de 15%. Je vous ai dit le sujet qui est maintenant, y compris...
Chacun peut se renvoyer la balle. Et chacun se renvoie la balle entre Sébastien de Logu et Benoît Vaillant. Non, non, excusez-moi.
Chacun ne se renvoie pas la balle. Ça, c'est pas vrai. Il y a d'un côté un parti socialiste qui nationalement dit pas d'alliance.
Alors, heureusement, localement, les électeurs, etc., et même les militants, etc., on entend d'autrement.
Ils prennent des bonnes décisions parce que s'ils suivaient la consigne, je vous dis pas le nombre de villes qui passeraient à droite, voire à l'extrême droite du fait de ces conditions irresponsables. Donc il y a des gens, il n'y a pas une autre responsabilité. Nous, par exemple, on est en désaccord avec ce qu'a fait le Parti Socialiste, qui n'a pas voté censure sur censure et permis aux macronistes de continuer.
Malgré tout, on a la responsabilité de penser que ça, ça passe derrière le fait que des villes gagnent passent à droite ou à l'extrême-droite. – Vous comprenez un peu les interrogations, voire l'inconvrité ? – La responsabilité n'est pas de notre côté. – Vous parlez d'un risque de fascisme à Nantes le candidat de la droite c'est un LR à Toulouse, Jean-Luc Moudin c'est centre droit on n'est quand même pas sur une grosse extrême droite là il y a des alliances et en revanche dans une ville où effectivement il y a un risque à Rennes là il n'y a pas de retrait justement il y a des alliances parce qu'il y a eu fusion soit nous soit le PS on a accepté de fusionner alors nous on a toujours proposé des fusions programmatiques c'est ce qui est le cas que ça soit à Toulouse Limoges, Argenteuil etc, c'est fusion programmatique comme on savait que le Parti d'Alice ne voulait pas faire de fusion essayer de trouver un programme commun qui nous unisse on l'a proposer des fusions proportionnelles, puis après c'est la vie qui verra dans la gestion de la ville. – Et pardon, il y a aussi des accords techniques, des fusions techniques, c'est quoi des fusions techniques ? – C'est des fusions proportionnelles, c'est-à-dire que vous dites, voilà, on a deux listes maintenant, il y a une liste qui est un un adversaire, et puis face à cet adversaire pour qu'il ne prenne pas la ville, eh bien la gauche décide de se représenter proportionnellement à leur résultat du premier tour.
Sans programme comment ? Ça a déjà été fait. Mais il y a un programme.
Le programme, c'est celui de la liste qui est arrivée en tête, d'accord ? Et donc on verra bien si après dans la gestion des villes, il y a une capacité j'allais dire à faire en sorte que tout le monde y adhère, que ça bouge, que ça évolue, c'est de la politique. Ça veut dire que vous pourriez après être dans l'opposition aux maires socialistes et à l'élu ?
Ça dépend quel est le programme. Imaginons pas un maire socialiste qui, une fois maire, prend des politiques d'austérité, de casse des services publics. Je prends un exemple, je le dis parce que par exemple c'est ce qui s'est passé à Saint-Denis que nous avons gagné, deuxième ville d'Ile-de-France.
Le maire a notin, il a cassé les services publics de proximité, les services pour la jeunesse etc. Vous imaginez bien que si on avait été dans sa majorité, heureusement que ce n'est pas le cas. La preuve c'est que nous gouvernons maintenant cette ville et bien nous n'aurions pas été d'accord.
Donc ça après c'est la vie politique. Vous prenez le risque de le mettre en minorité ? Oui mais pour l'instant on se comprend.
De toute façon là on l'a mis en minorité bien avec les électeurs. Mais c'est juste pour vous dire que ça après c'est...
Oui mais pour l'instant le risque parce que ça là en l'occurrence je fais la différence, je sais faire la différence a priori. La plupart du temps, des fois c'est un peu différent mais la plupart du temps je fais la différence entre une ville gérée à droite. Surtout une droite qui a tendance à s'extrémiser.
Vous me parliez du...
Vous disiez mais est-ce qu'il y a risque fasciste ? Ah non, je ne dis pas qu'à Nantes il y a risque fasciste et encore il est très très à droite le candidat à Nantes pour la droite. Il est très très à droite.
Le communiqué du candidat insoumis c'est antifasciste. Oui mais c'est globalement ce qui est en train de se passer dans le pays. Ce qui est en train de se passer dans le pays, on l'a vu avec M.
Rotaillou-Poédo, c'est que vous voyez bien que le barrage républicain qui fonctionnait pendant des années de la droite vis-à-vis de l'extrême droite, il est de plus en plus poreux. On a M. Rotaillou qui envisage les alliances avec reconquête.
Pour l'instant c'est pas avec le RN parce qu'il se dit sinon il est mort électoralement mais vous voyez bien que M. Rotaillou dans un deuxième tour qui oppose France Insoumise ou même une force de gauche au RN, j'attends de voir ce quels seront ses consignes par exemple. Et donc par rapport à ça oui il y a un glissement vers l'extrême droite, ce glissement vers l'extrême droite, y compris la droite républicaine.
Pour nous ça s'entend sous le vocable antifasciste parce que ça monte un peu partout en Europe, en Italie, aux Etats-Unis. C'est ça le fond de notre malheureusement notre crainte et notre pensée. Est-ce que vous comprenez ce qu'a dit Olivier Faure hier soir au 20h, j'imagine que vous l'avez écouté, donc pour justifier les alliances qu'il y a eu à Dante, à Toulouse, à Avignon, à Clermont, entre PS et LFI ?
Il dit « tous les insoumis ne sont pas des clones de Jean-Luc Mélenchon ». Il y a des insoumis, il n'a pas employé ce mot, mais en gros il y a des insoumis fréquentables et il y a les autres. Vous comprenez ça ? – Non, non, je comprends qu'il essaie de se tirer comme il peut d'une ligne qui est une catastrophe parce que qu'est-ce qu'il a fait M.
Faure ? Il a repris finalement la ligne de M. Hollande, c'est-à-dire la ligne de droite du PS qui avait amené le PS à moins de 2 % au présidentiel. 'est sa responsabilité, je pense qu'il fait une erreur absolument historique.
Mais Edo, comme il est là-dessus, il faut bien qu'il explique pourquoi sur le terrain ça ne suit pas. Et ça ne suit pas. Je vais vous dire pourquoi ça ne suit pas sur le terrain.
C'est que tout ça, c'est un récit. Et l'EFI, par exemple, n'est pas d'extrême gauche. Moi, je n'ai rien contre l'extrême gauche.
L'extrême gauche existe dans ce pays. Monsieur Poutou fait 5 % à Bordeaux. Révolution permanente, on gagne sa nid, ils font 7%.
Il y a une extrême gauche et je ne la mets pas du tout en parallèle sur la question avec l'extrême droite, la respecte et autres, mais nous, nous ne sommes pas d'extrême gauche. Donc, l'antisémitisme à partir de ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon sur Epstein pour qu'on ne le russifie pas ou des problématiques de prononciation qu'il a sur différents noms et là, on en tire quelque chose qui est absolument calumneux. – Enfin, Glucksmann, Glucksmann, c'était très opportun. – Il a dit lui-même que ce n'était pas opportun, figurez-vous.
Il a pris lui-même des distances avec ce qu'il avait dit en l'expliquant qu'il avait ce jour-là eu plusieurs Mais il y a dire ça et ceux qui l'utilisent pour essayer de faire ce qui a été fait par rapport à la gauche radicale un peu partout en Europe, y compris que M. Corbyn, c'est-à-dire nous assimiler à l'antisémitisme et essayer de nous mettre de Le côté, comme il se fait, eh bien ça ne fonctionne pas parce que dans la réalité, les gens voient bien que ce n'était pas ça la France Insoumise. Et le résultat de ces électorales, c'est...
Olivier Faure a dit qu'il ne voulait pas d'accord national avec la France Insoumise. Là, je vois que vous avez sous les yeux la liste des nombreux accords que vous êtes en train de passer avec le Parti socialiste. Est-ce que vous considérez qu'aujourd'hui, il y a finalement un accord national, à quelques exceptions près Parseille.
Mais est-ce que pour vous, c'est un accord national et on en revient à quelque chose qui pourrait ressembler au nouveau Front populaire qui s'est organisé à la suite de la dissolution ? Je considère heureusement que...
Vous avez raison d'évoquer le Front populaire parce que ça s'est passé à la base. Il y a deux manifestations qui se sont réunies et qu'on contraint les dirigeants à l'unité. Ce que je considère, c'est que cette ligne complètement suicidaire à gauche, qui vise finalement à dire qu'il y a une force avec la principale force à gauche nationalement, a priori.
Français insoumise avec laquelle on ne peut plus entendre et qui ouvre la route à l'extrême droite, même seulement mathématiquement. Cette ligne-là est battue à ces municipales et c'est Alors, je ne sais pas si la direction du Parti Socialiste va maintenant l'enregistrer et entendre raison, mais manifestement, le constat, c'est qu'elle ne marche pas à la base. Et évidemment, ça nous satisfait.
Pourquoi ça nous satisfait ? C'est que si nous sommes au deuxième tour des prochaines présidentielles et bien nous ne souhaitons pas que cette ligne qui consisterait à faire ce que me propose monsieur gluxmann qui n'en a qui représente rien c'est vraiment incroyable ce monsieur gluxmann combien il a de conseils municipaux combien il a deux de gens qui sont sur la liste, très peu. Place publique est vraiment...
Je veux dire, c'est un espèce de champignon médiatique autour de M. Glucksmann. Il donne des leçons et il prétend que quelque part, ce n'est pas très grave.
Les villes peuvent passer à droite, à l'extrême droite, et que le plus important, c'est de Cette ligne-là, si elle était appliquée aux présidentielles et que nous sommes au deuxième tour, elle serait catastrophique pour le pays. Je suis content qu'elle soit battue. Vous considérez que les accords locaux peuvent avoir un...
Il a été clair sur le barrage à l'extrême droite. Raphaël Luxman, il est clair sur le barrage à l'extrême – Alors là, excusez-moi, je l'ai écouté sur les plateaux. Il a passé son temps d'abord à taper France Insoumise et à dire « nous préférons perdre des villes ».
Alors j'aime bien le « nous » parce qu'il n'a pas beaucoup d d'assistance. Nous préférons perdre des villes plutôt que faire alliance avec France Insoumise. Moi, excusez-moi, je le transpose aux présidentielles.
Je ne suis pas du tout sûr de ce qu'il ferait pour un deuxième tour. J'ai même cru comprendre qu'il irait plutôt à la pêche. Est-ce que vous considérez que ces accords locaux peuvent demain avoir une traduction nationale et ressouder un peu la gauche qui était...
En tout cas, pour des deuxièmes tours. On est dans...
Qu'on comprenne bien, la plupart de ces accords, pour l'instant, ne sont pas programmatiques, sauf quand nous on les a proposés. Ce qui d'ailleurs montre que c'est mieux qu'on soit en tête, parce que du coup on peut unir la gauche, ce qui s'est passé avec le nouveau Front populaire législatif, sur un programme de rupture. Quand on ne l'est pas, c'est plus compliqué.
Donc ça c'est une bonne leçon, y compris pour les électeurs, c'est que votez France Insoumise vous avez plus de chances de faire l'unité vous avez plus de chances de la faire sur un programme de rupture, ça c'est la première leçon et quoi qu'il en soit dans la plupart des accords qui sont là c'est-à-dire qu'ils sont accords, on va dire de défensives par rapport à la droite et l'extrême-droite. Oui, j'espère que nationalement, ça marchera pour les présidentielles et que si nous arrivons en tête comme c'est à gauche, a priori, si la gauche est au deuxième tour, c'est nous, pour l'instant, au moment où on se parle, au instant T, et ces municipales le confortent, j'espère bien que ce sera la même stratégie de la part du reste de la gauche. Un mot sur Paris, Sophia Chikirou se maintient, pas d'accord trouvé avec Emmanuel Grégoire, au risque de favoriser la victoire de Rachida Ndoufou.
C'est M. Grégoire qui prend une Enfin, excusez-moi, elle l'a encore. Alors d'abord, le danger n'est pas le même qu'à Marseille.
D'accord ? Ce que je fais. Alors là, pour le coup, absolument pas un parallèle entre Mme Dati et le Ration nationale.
Mais par contre, moi j'ai pas envie de Paris passer à droite, mais ça c'est M. Gréouard qui prend une responsabilité terrible. Nous avons dit que nous étions prêts à le faire, nous avons des scores très importants et là encore il envoie un message où il balaie tout ça, c'est irresponsable, c'est irresponsable pour quelqu'un qui ne veut pas que Paris passe à droite.
Un mot sur Toulouse quand même, est-ce que c'est votre principal objectif aujourd'hui, emporter la ville de Toulouse lors du second tour qui aura lieu dimanche ? Oui, oui, Toulouse fait partie de nos principaux objectifs. On va gagner sûrement, j'espère, la Courneuve, pourquoi pas Argenteuil ?
Je dis la Courneuve...
Et pour vous, Toulouse s'est plié, s'est gagné ? Non, non, non, pas du tout. Non, c'est pas gagné, il va falloir une bataille.
Vous craignez qu'une partie des électeurs de François qui balle un excellent maire et que je sais qu'à Toulouse, si vous voulez, Toulouse est à gauche toutes les élections nationales. Donc il suffit que l'électorat de gauche qui vote aux élections nationales et majoritairement d'ailleurs France Insoumise se fasse le même vote au niveau des élections locales. Et du coup, ça sera un message d'espoir pour Toulouse.
Je ne doute pas que c'est ce qui va se passer. Un mot sur la présidentielle, mais avant il y a les sénatoriales. Est-ce qu'avec les premiers résultats des municipales, vous espérez avoir des sénateurs à la France Insoumise, vous n'en avez pas ?
Dès 2026 ? Où il faudra attendre 2029 où l'île de France est renouvelable ? Donc 2029.
Parce que là l'île de France n'est pas renouvelable. 2026 ou il faudra attendre 2029 Écoutez, on va attendre le résultat des municipales. Mais si ce qui se traduit, c'est-à-dire là on va avoir des centaines et centaines d'élus dans les municipalités, on va avoir des maires.
Donc je pense que ça devient quelque chose de réel – Et chez vous, en Seine-Saint-Denis, vous croyez un sénateur de non-trois ? – Écoutez, vu les résultats, oui. Vous savez qu'en Seine-Saint-Denis, maintenant ce qui se passe, c'est peut-être la question que par exemple on gagne Pleine-Commune, qui est quand même une des principales agglomérations.
C'est juste pour dire que je ne suis pas sûr que l'extrême-gauche dirige la pleine commune. Ça montre un peu la stupidité de ce classement, mais bon. Merci beaucoup.
Merci Éric Coquerel d'avoir été notre invité.
Éric Coquerel