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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 16 septembre 2011 11 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Le Talk - Harlem Désir - Le Figaro

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Le premier débat entre les candidats à la primaire a eu lieu hier soir sur France 2. Près de 5 millions de téléspectateurs l'ont suivi. C'est un premier succès pour vous ?

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Vous attendiez à un chiffre aussi important ?

  • 1:08RelanceRéponse directe

    Sur le débat, est-ce que vous ne regrettez pas que les candidats, peut-être vous, vous ayez imposé que le débat n'ait lieu qu'à la deuxième partie, qui est une présentation ?

  • 1:16ComplaisanteRéponse directe

    Du coup, ça faisait une émission un peu longue, même si les gens l'ont suivi.

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Vous avez évidemment regardé le débat. Qui l'a emporté, selon vous ?

  • 3:02OuverteRéponse partielle

    François Hollande avait fait une bonne prestation, qu'au fond, comme il n'a pas tellement été attaqué, il a plutôt conforté sa position de leader. C'est aussi votre avis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « Oui, ça montre d'abord que ce grand exercice de démocratie a intéressé les Français. »
  • 0:30Invité politiqueFait
    « Honnêtement, ni nous, ni France Télévisions, nous ne pensions que nous pouvions attendre un tel record. »
  • 0:35guest_politiqueFait
    « Je crois que c'est la première fois d'ailleurs qu'à 7 heures sur cette grille d'information, la chaîne est en tête. »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « Peut-être d'ailleurs que le seul point commun aujourd'hui entre M. Sarkozy et M. Copé, c'est leur détestation ou leur peur des primaires. »
  • 1:02Invité politiqueFait
    « L'un, on a peur pour 2012, l'autre pour 2017. »
  • 1:08Invité politiqueFait
    « Je crois que s'il y avait des primaires à l'UMP en 2012, il n'est même pas certain que M. Sarkozy atteigne le premier tour de l'élection présidentielle. »
  • 2:52Invité politiqueFait
    « Les réponses à la crise, les grandes questions, l'emploi, l'éducation, la sécurité, l'énergie, le nucléaire. »
  • 6:07Invité politiqueChiffre
    « 75% de notre électricité produite à partir de nucléaire, pour l'amener d'ici à 2025 à 50% »
  • 6:13Invité politiqueChiffre
    « c'est-à-dire un effort comparable à ce que va faire l'Allemagne, qui, elle, est déjà à 25% et va passer d'ici à 2025 à plus de nucléaire »
  • 4:25Invité politiquePromesse
    « j'ai même fixé l'objectif de passer la barre d'un million de participants »
  • 4:31Invité politiquePromesse
    « Un million de personnes pour investir le candidat qui représentera la gauche au premier tour de l'élection présidentielle »
  • 4:51Invité politiqueChiffre
    « Notre dispositif, avec 9500 bureaux de vote, j'espère d'ailleurs qu'on va approcher les 10 000 »
  • 7:20Invité politiquePromesse
    « une priorité dans les emplois d'avenir »
  • 7:23Invité politiqueFait
    « réparer les dégâts de la folie fiscale, des niches et des cadeaux fiscaux inconsidérés, du gouvernement et de Nicolas Sarkozy depuis 2007 »
  • 8:42Invité politiqueFait
    « à partir du moment où Jean-Noël Guérini a été mis en examen pour des faits d'une très grande gravité, j'ai été de la plus totale fermeté et clarté avec le soutien de tous les responsables du Parti Socialiste »

Temps de parole

  • Harlem Désir69 %
  • Présentateur22 %
  • Invité5 %
  • Auditeur5 %

2,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour, bienvenue au Toc Orange Le Figaro. Aujourd'hui, nous recevons Arlem Désir, premier secrétaire par intérim du Parti Socialiste. Arlem Désir, bonjour.

0:13
Harlem Désir

Bonjour.

0:13
Présentateur

Merci d'être avec nous. Le premier débat entre les candidats à la primaire a eu lieu hier soir sur France 2. Près de 5 millions de téléspectateurs l'ont suivi. C'est un premier succès pour vous ?

0:23
Harlem Désir

Oui, ça montre d'abord que ce grand exercice de démocratie a intéressé les Français.

0:28
Présentateur

Vous attendiez à un chiffre aussi important ?

0:30
Harlem Désir

Honnêtement, ni nous, ni France Télévisions, nous ne pensions que nous pouvions attendre un tel record. Je crois que c'est la première fois d'ailleurs qu'à 7 heures sur cette grille d'information, la chaîne est en tête. Et je pense que ça montre qu'il y a une très grande attente évidemment vis-à-vis de l'opposition et que c'est une très belle image du débat démocratique qui a été donnée. Je comprends que ça énerve un petit peu l'UMP et M. Copé. Peut-être d'ailleurs que le seul point commun aujourd'hui entre M. Sarkozy et M. Copé, c'est leur détestation ou leur peur des primaires. L'un, on a peur pour 2012, l'autre pour 2017.

Je crois que s'il y avait des primaires à l'UMP en 2012, il n'est même pas certain que M. Sarkozy atteigne le premier tour de l'élection présidentielle.

1:08
Présentateur

Sur le débat, est-ce que vous ne regrettez pas que les candidats, peut-être vous, vous ayez imposé que le débat n'ait lieu qu'à la deuxième partie, qui est une présentation ? Du coup, ça faisait une émission un peu longue, même si les gens l'ont suivi.

1:20
Harlem Désir

Oui, c'est une des surprises d'ailleurs de cette soirée, c'est qu'alors que l'émission a été plus longue que prévue, elle a gagné des spectateurs au cours de la soirée. Et je pense que ça tient au fait que chaque candidat a pu s'exprimer au fond, au travers de ces six interviews, et qu'en même temps, ensuite, en se retrouvant en débat, de façon tout à fait transparente et ouverte, sur leur convergence et aussi sur leur différence, eh bien, ils ont intéressé, parce qu'ils ont joué honnêtement le jeu de cette confrontation, mais qui n'a pas été un affrontement.

Et je crois que tous nos candidats ont montré qu'ils étaient 100% unitaires, unitaires entre eux, entre les socialistes et les radicaux, et je vais vous dire aussi qu'ils le sont vis-à-vis du reste de la gauche. D'ailleurs, nous serons très nombreux à être à la fête de l'Humanité demain, 100% unitaires pour les socialistes, ils se retrouveront tous au lendemain du 16 octobre, quel que soit et autour de la candidate ou du candidat qui leur a emporté, est unitaire avec l'ensemble de la gauche, avec laquelle nous allons ensuite nouer un dialogue pour l'emporter en 2012.

2:16
Présentateur

Vous avez évidemment regardé le débat.

2:19
Harlem Désir

Qui l'a emporté, selon vous ? D'abord, je crois que c'est la démocratie qui l'a emporté. Évidemment, les socialistes et notre partenaire radical, parce que nous avons montré une très belle image, je crois, avec beaucoup de propositions, de ce que nous voulons proposer aux Français. Et je crois qu'honnêtement, tous les candidats ont été passionnants. Ils ont été totalement dans leur engagement. Ils ont montré qu'ils avaient des propositions très concrètes sur chacun des grands sujets qui aujourd'hui passionnent les Français. Les réponses à la crise, les grandes questions, l'emploi, l'éducation, la sécurité, l'énergie, le nucléaire.

Et il y avait des différences, mais il y avait surtout beaucoup de convergences.

3:02
Présentateur

Les commentateurs ont tous noté que François Hollande avait fait une bonne prestation, qu'au fond, comme il n'a pas tellement été attaqué, il a plutôt conforté sa position de leader. C'est aussi votre avis ?

3:10
Harlem Désir

Moi, je ne veux pas d'abord porter de jugement sur la campagne des candidats. Je suis là pour être à leur service à tous et donc pour les aider chacun à faire la meilleure des campagnes. Parce qu'en faisant chacun la meilleure des campagnes, ils donnent de la force de toute façon aux socialistes de leur ensemble. Et je crois qu'ils ont tous été vraiment très passionnants. C'est d'ailleurs pourquoi les spectateurs sont restés aussi nombreux jusqu'à la fin de l'émission.

3:34
Présentateur

Le fait qu'il y ait beaucoup de téléspectateurs peut donner une indication sur le nombre de votants. En tout cas, il y a un sondage qui montrait que peut-être il y aurait 7 millions de gens, de Français, qui seraient prêts à aller voter. Vous avez besoin... Je n'ai pas vu le sondage. Ce que je crois, c'est que... Mais c'est-à-dire que vous êtes prêts si jamais il y a 7 millions de gens qui s'apprêtent à voter ? Ou alors 4 millions ? Vous avez les moyens ?

3:58
Harlem Désir

Moi, je me méfie beaucoup des sondages. Ce que je crois, c'est qu'on sent un intérêt et une volonté de plus en plus forte des Français de se saisir de la primaire. Hier, la primaire est entrée chez eux avec cette émission. Et sur le terrain, nous les voyons s'informer. Et maintenant, ils peuvent trouver leur bureau de vote. Et donc, la primaire devient un rendez-vous concret sur leur agenda. Et je pense que nous pouvons avoir des centaines de milliers. Et j'ai même fixé l'objectif de passer la barre d'un million de participants qui donneront un élan et une assise populaire incomparable aux candidats ou aux candidats de la gauche.

Un million de personnes pour investir le candidat qui représentera la gauche au premier tour de l'élection présidentielle, c'est quand même incomparablement plus que l'unique personne qui désignera le candidat de l'UMP, c'est-à-dire Nicolas Sarkozy lui-même.

4:42
Présentateur

Mais s'il n'y a plus d'un million... Votre dispositif est prévu pour un million. Mais s'il y a plusieurs millions et que des gens n'arrivent pas à voter, vous avez besoin de revoir ce dispositif ?

4:51
Harlem Désir

Notre dispositif, avec 9500 bureaux de vote, j'espère d'ailleurs qu'on va approcher les 10 000, permettra d'accueillir toutes celles et tous ceux qui viendront voter. Nous avons pris des dispositions pour cela. Je crois qu'évidemment, s'il y a plus d'un million de personnes, peut-être qu'à certains moments de la journée, il y aura un petit peu de queue, il y aura un petit peu d'attente. Je demande à tous les citoyens d'être patients. Nous avons fait en sorte que tous puissent voter, quoi qu'il en soit. Je vous propose de revoir un des moments forts de l'émission.

5:18
Auditeur

J'espère qu'on sera d'ailleurs à une part de nucléaire même encore plus bas que 50% en 2025, mais c'est un bon objectif. Mais moi, je veux qu'on... Donc voilà, ça y est, très bien. Non, non, non, mais François... Et nous sommes tous d'accord. Non, nous ne sommes pas d'accord. Non, non, non, nous ne sommes pas d'accord. Je le croyais, là, ce chiffre. Non, non, ce n'est pas parce que nos courbes se croisent à un moment donné que nous sommes d'accord. Moi, je veux qu'on continue à augmenter l'énergie renouvelable. Mais après, c'est renouvelable. Oui, d'accord, mais il faut donner un cap à un pays. Le cap, c'est 2025. Non, non, le nucléaire, c'est très important.

On ne peut pas dire aux Français, peut-être ben que oui, peut-être ben que non.

5:49
Présentateur

Alors, c'est un des moments forts d'émission, mais on n'a pas bien compris s'ils étaient d'accord ou pas d'accord, finalement.

5:54
Harlem Désir

Mais si, ce qu'on a vu à la fin, c'est qu'ils étaient d'accord l'un et l'autre pour dire qu'il fallait changer de politique énergétique, faire monter en puissance les énergies renouvelables et baisser la part du nucléaire qui est la plus forte du monde en France, 75% de notre électricité produite à partir de nucléaire, pour l'amener d'ici à 2025 à 50%, c'est-à-dire un effort comparable à ce que va faire l'Allemagne, qui, elle, est déjà à 25% et va passer d'ici à 2025 à plus de nucléaire, eh bien, je crois qu'on l'a vu, quand le débat se noue sur le fond, même s'il y avait peut-être des prémices un petit peu différentes, les conclusions sont les mêmes, et je crois que sur chacun des sujets, sur l'éducation, sur l'emploi, on a vu qu'au fond, les socialistes étaient quand même ensemble pour dire qu'il fallait une alternative à la politique menée aujourd'hui par la droite.

6:40
Présentateur

Ce qu'on a vu aussi, c'est qu'au fond, le projet tel que vous l'avez conçu en avril-mai était basé sur une hypothèse de croissance de 2,5%, et qu'hier, la plupart des candidats ont repris des éléments du projet, mais pour dire qu'en même temps, il faudrait voir quelle serait la croissance à ce moment-là, il y a un bémol qui a été mis. Quelle leçon vous en tirez ? C'est-à-dire que pour les prochaines fois, il vaut mieux faire le projet après la désignation du candidat ?

7:03
Harlem Désir

Tous les candidats sont partis avec comme base commune le projet, et ensuite la prise en compte de la situation économique. Donc ce qu'ils ont dit, c'est que tous voulaient faire de l'investissement dans l'éducation, dans la recherche, dans le soutien aux petites et moyennes entreprises, une priorité dans les emplois d'avenir, mais qu'en même temps, il fallait faire le désendettement, et réparer les dégâts de la folie fiscale, des niches et des cadeaux fiscaux inconsidérés, du gouvernement et de Nicolas Sarkozy depuis 2007. Mais est-ce que la baisse de la croissance ne rend pas obsolète une partie de votre projet ?

Et donc, évidemment, les prévisions de croissance qui ont été révisées à la baisse devront être prises en considération, non pas pour renoncer à nos priorités, mais pour, dans le temps, faire des choix qui permettent à la fois de mettre cet accent sur une politique qui donne la priorité à l'investissement, à la relance, à l'éducation, mais en même temps, assurer le désendettement et le respect de nos engagements européens.

7:56
Présentateur

Christian Jacob, le patron des députés UMP, était à votre place hier. Je vous propose de l'écouter. Il vous a posé une question.

8:01
Invité

Je voulais vous interroger sur une question plutôt marseillaise, mais qui vous concerne en tant que Premier secrétaire par intérim du Parti Socialiste. Quand allez-vous définitivement trancher sur le cas de M. Guérini et la situation qui règne à Marseille et l'image qu'il donne de la classe politique d'une manière générale, c'est-à-dire votre incapacité à trancher où il se met simplement en réserve du Parti, mais que vous n'êtes pas capable de l'écarter définitivement ?

8:34
Harlem Désir

Je crois que si Christian Jacob avait bien suivi ce qui s'est passé, il aurait vu que moi j'ai pris mes responsabilités et qu'à partir du moment où Jean-Noël Guérini a été mis en examen pour des faits d'une très grande gravité, j'ai été de la plus totale fermeté et clarté avec le soutien de tous les responsables du Parti Socialiste. Je lui ai demandé de se mettre en retrait, c'est-à-dire de quitter le Parti Socialiste et de quitter toutes ses responsabilités, y compris la présidence du Conseil Général. Je préfère notre clarté, même si elle a peut-être surpris M. Jacob, à la façon dont aujourd'hui on assiste à des déballages sans conséquences à droite.

Nous, nous avons six candidats qui ont mené un grand débat. Eux, ils ont trois amis qui font du déballage et qui sont des conseillers officieux. M. Djouri, M. Bourgi, M. Takiedine, je n'ai entendu aucune clarification du côté de l'UMP quant aux relations de ces personnages avec M. Sarkozy et avec l'UMP.

9:28
Présentateur

À Marseille, le jour du vote des primaires, vous avez prévu un dispositif particulier de contrôle. On sait au moment du congrès de Reims s'il y a eu des soupçons de tricherie. Là, il y aura, à Marseille ou ailleurs, des dispositifs de contrôle ?

9:42
Harlem Désir

Oui, à Marseille comme ailleurs, les primaires seront organisées avec des représentants de tous les candidats sous le contrôle aussi de représentants de la haute autorité qui est garante du bon déroulement du scrutin. Et donc, les citoyens dans les Bouches-du-Rhône à Marseille comme dans toute la France pourront participer à ces primaires. Et pour ce qui est, vous le savez, du contrôle des fichiers, c'est sous le regard de la CNIL que tout cela aura lieu. Par conséquent, le scrutin sera exemplaire à Marseille comme dans le reste de la France.

10:10
Présentateur

Dominique Strauss-Kahn s'expliquera dimanche sur TF1 pour la première fois depuis les événements de New York. Qu'est-ce que vous attendez de cette intervention ? Qu'est-ce qu'il doit dire, selon vous ?

10:21
Harlem Désir

Il a choisi de s'exprimer. Je n'ai pas d'informations particulières sur ce qu'il a prévu de dire. Est-ce que, comme Arnaud Montebourg, vous réclamez des excuses ? Je crois que c'est à lui de décider des modalités de son expression, de ce sur quoi il veut rendre compte aux Français. Et évidemment, nous l'écouterons avec attention.

10:43
Présentateur

Arlène Désir, merci d'avoir répondu à nos questions. À lundi pour un prochain talk.