Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 24 juin 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheInstitutions & élections

Canicule : 50% du Fonds vert sera en priorité fléché vers "les collectivités de petite taille"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Allez-vous fixer nettement le cadre, les obligations, les normes, les limites pour protéger les enfants, les salariés exposés et les plus vulnérables ?

  • 5:00RelanceRéponse directe

    Ne soyons plus à la ramasse, ne soyons plus dépassés. Votre gouvernement est-il déterminé à changer la donne ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Où en est l'équipement des écoles en dispositifs de climatisation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Fait
    « C'était la journée la plus chaude de l'histoire, cette nuit aussi et ce printemps le plus chaud jamais enregistré. »
  • 2:00Fait
    « Seule la réussite de la neutralité carbone pourra conjurer le chaos. »
  • 12:00Madame BarbuChiffre
    « 50 % du Fonds Vert cette année irait uniquement aux questions de financement des collectivités locales de taille petite. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'était la journée la plus chaude de l'histoire, cette nuit aussi et ce printemps le plus chaud jamais enregistré. Qui peut s'en étonner puisque les scientifiques nous l'annonçaient depuis des décennies ? Ils nous disent aujourd que ces canicules-ci apparaîtront bien clémentes au regard de celles des décennies à venir.

Seule la réussite de la neutralité carbone pourra conjurer le chaos. Nous avons détraqué le climat par nos énergies fossiles et ce climat détraqué s'impose à nous tous. Avec le climat, on ne compose pas, on ne mégote pas, on ne reporte pas, on ne transige pas.

Protéger ici et maintenant et adapter, s'entraîner, c'est ce qu'exigent les Français en surchauffe, les personnes vulnérables dans les logements fournaises, les enfants des classes invivables, les travailleurs exposés, les services d'urgence sursollicités et nos infrastructures qui souffrent. Je ne vais pas épiloguer sur les insuffisances, les stop and go, les reculs, les désengagements qui sont derrière nous. Certains très récents, je pense au fond vert, au fond climat territorial, à ma prime Rénov' ou encore l'ADEME, CEREMA, l'OFB qu'il faut conforter et non déstabiliser.

Le choc caniculaire nous oblige tous à un nouvel élan, une puissante détermination collective. La nation ne peut pas laisser ses collectivités locales assumées seules, démunies en première ligne pour les mesures d'urgence et les transformations structurelles. C'est le message fort qu'a délivré notre Sénat par sa commission d'enquête d'Olivier Henault et Thomas Dossu sur l'investissement des collectivités.

Madame la ministre, nos communes, nos intercômes, nos régions ont besoin d'un état à la hauteur. Allez-vous fixer nettement le cadre, les obligations, les normes, les limites pour protéger les enfants, les salariés exposés et les plus vulnérables ? Allez-vous programmer pour les collectivités territoriales les 3 milliards de surcoûts de l'adaptation estimé par le rapport Pisani-Ferry-Mafouz ?

Ne soyons plus à la ramasse, ne soyons plus dépassés. Votre gouvernement est-il déterminé à changer la donne ? Je donne la parole à madame la ministre de la transition écologique, madame Barbu.

Monsieur le Président, Monsieur le Sénateur. Effectivement, cet été nous rappelle que nous n'avons pas été à la hauteur au niveau mondial des efforts qu'il aurait fallu faire pour ne pas arriver à ces extrêmes que nous vivons aujourd'hui. Aujourd'hui, nous vivons effectivement les conséquences de ce dérèglement climatique puisque nous avons été collectivement incapables de tenir l'objectif de 1 ,5 degré d'augmentation des températures.

Il se trouve aussi, et ça c'est clair, que l'Europe est en première ligne de cette de surchauffe et des dérèglements climatiques si on le prend sur la question des augmentations de température. Vous avez aussi raison, et je partage ce constat, ce que nous vivons ici est un avant goût de ce qui va arriver dans les années à venir, puisque d'ici 2050 c'est cinq fois plus de vagues de chaleur que nous vivrons chaque année comparé à ce que nous vivons aujourd aujourd'hui. Très clairement, l'Etat, on ne peut pas dire qu'il n'a rien fait.

Les plans nationaux d'adaptation aux changements climatiques qui ont été mis en oeuvre, on en est à la version numéro 3, puisque les deux premiers ont été terminés. Le troisième est en cours d'application. Je rappelle que 185 mesures de ce plan ont déjà été exécutés, doit nous amener aussi à réfléchir à la question des moyens.

Et c'est clair que là, je vais le dire comme je le pense, c'est un mur d'investissement qu'il va Il va falloir que nous acceptions de regarder collectivement. Ce mur d'investissement, il est tant pour l'Etat que pour les collectivités et les individus. Je dois vous dire que sur les collectivités, c'est vrai qu'aujourd'hui, elles sont, je pense aux plus petites d'entre elles, très démunies.

Et c'est pourquoi nous avons décidé que 50 % du Fonds Vert cette année irait uniquement aux questions de financement des collectivités locales de taille petite, de préférence. Par Par ailleurs, par ailleurs, je termine. La parole est à notre collègue François Baudin pour le groupe Les Républicains. des enseignants contraints de faire cours dans des conditions dégradées et des communes sommées de trouver une solution.

Dans ce contexte, la question de l'équipement des écoles en dispositif de climatisation est clairement posée. Certes, la climatisation a longtemps été décriée sous l'angle de son impact environnemental. Ces arguments ont trop souvent conduit à une inertie dans la décision publique alors même que les technologies d'une part ont évolué et d'autre part qu'aujourd'hui, grâce à notre électricité nucléaire, nous avons de l'électricité décarbonée.

Cette approche a conduit de fait à retarder l'équipement de nos écoles. Aujourd Aujourd'hui, la situation exige à la fois de sortir de l'idéologie des tergiversations pour garantir au moins la continuité de l'enseignement dans les écoles. Alors monsieur le ministre, madame la ministre, j'aimerais savoir où en est vous et je vous demande, face au réchauffement climatique, considérez-vous désormais la climatisation comme un équipement de résilience à part entière pour les bâtiments scolaires ?

Madame la ministre, pour répondre, vous avez deux minutes. Monsieur le Président, monsieur le Sénateur, je vais répondre très directement à votre question. Si la question est, devons-nous climatiser les La réponse est oui.

Maintenant, il n'y a pas que de l'argent public à mettre en jeu dans ces opérations-là. Laissez-moi simplement vous dire une Si vous voulez équiper les écoles, par exemple, vous mettez des panneaux solaires sur les toits. Vous mettez une batterie attachée à ces panneaux solaires qui va leur permettre d'alimenter leurs pompes à chaleur, qui est aussi réversible, et donc à faire de la climatisation.

Et pour la financer, vous mettez en place un tiers payant, c'est-à-dire que vous aurez des établissements financiers qui vont faire l'avance aux collectivités et c'est au travers des économies d'énergie qu'elles vont faire, qu'elles rembourseront ce que les banques auront mis en place. Voilà, c'est un système qui vous permet d'équiper la totalité des écoles, si vous le souhaitez, sans coût pour l'Etat et sans coût pour les collectivités.