Dette : "tous les Français" vont payer - Reportage C dans l'air 27.05.2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00RelanceRéponse partielle
Monsieur F.Ecalle est déjà parti sur la TVA sociale. Avant d'en parler, et on voit que déjà, alors que la piste est mollement évoquée, il y a une bronca...
- 4:00OuverteRéponse directe
Un mot sur ce qui se passe avec les taxis. On a un cas concret d'un gouvernement qui demande aux taxis de dégager des économies sur le transport sanitaire.
- 5:00OuverteRéponse directe
Quand la Cour des comptes parle d'une crise de liquidité, vous allez nous expliquer ce que ça veut dire...
- 6:00RelanceRéponse directe
A.de Montchalin dit ceci. F.Ecalle, sur ce qui vient d'être dit, la difficulté de faire des économies, avec des arguments qui s'entendent?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30F.BayrouPromesse
« Le gouvernement va proposer aux Français un plan de retour à l'équilibre des finances publiques. Ce plan va demander un effort à tous les Français. »
- 3:30P.MoscoviciFait
« Nous devons reprendre le contrôle de nos finances publiques. Il est temps et le on peut encore. Il faut faire des économies et réduire les dépenses. »
- 4:00E.MacronFait
« Je souhaite que le gouvernement lance ce travail avec les partenaires sociaux pour qu'on réforme le financement de notre modèle social. »
- 4:30M.Le PenFait
« La TVA sociale, contrairement à ce que son nom indique, est une augmentation de la TVA. Cette augmentation, c'est encore une baisse du pouvoir d'achat. »
- 4:45M.BompardFait
« Si vous transférez une partie du financement de la protection sociale sur la TVA, vous mettez à contribution davantage les plus pauvres. »
- 5:30F.EcalleChiffre
« Une augmentation de 45 % en 5 ans. Mais les transports sanitaires représentent la moitié du chiffre d'affaires des taxis. »
- 5:45F.EcalleChiffre
« Dans le Jura, c'est environ 100 000 euros la licence. On pense à nos collègues de Paris ou d'autres métropoles, où ça peut atteindre 300 000 euros. »
- 6:30T.PorcherChiffre
« Le déficit de l'Assurance maladie atteint 15,3 milliards d'euros en 2024. Il était de 11 milliards en 2023. Il devrait être de 22 milliards en 2025. »
- 7:00F.EcalleChiffre
« Face à ces 45 % de hausse, le PIB a augmenté de 20 %. Donc les ressources de la Sécurité sociale, qu'elles soient financées par ceci ou cela, c'est à peu près 20 %. »
- 8:30F.EcalleFait
« Techniquement, il y a un organisme qui gère la trésorerie de la Sécurité sociale qui chapeaute l'Urssaf et qui a été créé pour emprunter éventuellement à court terme. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mais sans majorité et sans consensus sur la méthode, le chef du gouvernement espère pouvoir compter sur l'esprit de responsabilité des Français. Klaxons. - Dans les rues de Paris, ce matin, une manifestation sonore.
Quelques blocages et des taxis venus de toute la France pendant que leurs représentants ont rendez-vous non loin de là, au ministère. Les chauffeurs de taxi, en grève depuis près de 10 jours, se retrouvent. - Le mouvement ne désemplit pas du tout.
Au contraire, ça risque de s'accentuer si on n'a pas gain de cause en fin de journée. - On peut tenir des semaines voire des mois, s'il faut. - J'ai des collègues du Doubs qui ont passé la nuit sur place. - Le gouvernement veut revoir les règles de la Sécurité sociale pour les taxis qui transportent les malades.
Voici les chiffres. Une augmentation de 45 % en 5 ans. Mais les transports sanitaires représentent la moitié du chiffre d'affaires des taxis. - On a tous des enjeux financiers, des licences à rembourser.
Dans le Jura, c'est environ 100 000 euros la licence. On pense à nos collègues de Paris ou d'autres métropoles, où ça peut atteindre 300 000 euros. On a des enjeux financiers.
Il faut qu'on puisse rentabiliser. Si demain, on nous arrête le médical, on est morts. - Alors, comment faire des économies?
Cela fait des mois que la question se pose pour le gouvernement actuel, les gouvernements précédents...
Ce matin, le Premier ministre a promis: personne ne sera épargné. - F.Bayrou: Le gouvernement va proposer aux Français un plan de retour à l'équilibre des finances publiques.
Ce plan va demander un effort à tous les Français. - Une fois encore, l'alerte est donnée par la Cour des comptes. Une fois encore, il y a urgence.
Le déficit de l'Assurance maladie atteint 15,3 milliards d'euros en 2024. Il était de 11 milliards en 2023. Il devrait être de 22 milliards en 2025.
Les finances de la Sécurité sociale sont jugées "hors de contrôle" et un risque de "crise de liquidité" est même avancé pour 2027. - P.Moscovici: Nous devons reprendre le contrôle de nos finances publiques.
Il est temps et le on peut encore. Il faut faire des économies et réduire les dépenses. Ca n'est pas l'austérité. - Et voilà que l'idée de la TVA sociale revient, évoquée à demi-mot par le président. - E.Macron: Je souhaite que le gouvernement lance ce travail avec les partenaires sociaux pour qu'on réforme le financement de notre modèle social.
Qu'on ait un modèle socialement financé par le travail et davantage sur d'autres facteurs, en particulier la consommation. - Une piste évoquée ce matin par F.Bayrou.
Pour toutes les oppositions, les modifications du financement de la Sécurité sociale, c'est non. - M.Le Pen: Nous y sommes très opposés.
La TVA sociale, contrairement à ce que son nom indique, est une augmentation de la TVA. Cette augmentation, c'est encore une baisse du pouvoir d'achat. - M.Bompard: Si vous transférez une partie du financement de la protection sociale sur la TVA, vous mettez à contribution davantage les plus pauvres.
La consommation est une partie plus importante de leurs dépenses, donc la TVA aussi...
Davantage que les 10 % les plus riches. C'est inacceptable. - A leur droite, c'est non aussi, alors que la TVA sociale avait été portée en 2012 par N.Sarkozy. - Pourquoi, dans ce pays, on est obsédés par l'impôt?
La priorité est de remettre les gens au travail. - Le plan d'économie du Premier ministre sera présenté début juillet. - C.Roux: Monsieur F.Ecalle est déjà parti sur la TVA sociale.
Avant d'en parler, et on voit que déjà, alors que la piste est mollement évoquée, il y a une bronca...
Un mot sur ce qui se passe avec les taxis. On a un cas concret d'un gouvernement qui demande aux taxis de dégager des économies sur le transport sanitaire. L'ensemble du transport sanitaire, c'est 6,74 milliards d'euros.
Le gouvernement demande 150 millions d'euros d'économies, et ça coince. - T.Porcher: On ne peut pas avoir une politique qui veut qu'il y ait de l'ambulatoire partout, avec des pôles d'excellence très concentrés sur Paris, pour soigner des cancers ou des maladies très graves, et après, dire qu'il n'y aura plus de transport sanitaire.
Quand vous regardez les villes où on utilise le plus le transport sanitaire par habitant, ce sont les villes où il y a le plus de vieux et le moins d'hôpitaux et de transports publics. C'est très clair. Les dépenses de santé vont être obligées d'augmenter.
Monsieur Moscovici parlait d'économies, mais ces dépenses vont augmenter. La population augmente et vieillit. L'âge médian, c'est 42 ans.
Quand on a plus de 42 ans, les risques de santé augmentent. La tendance structurelle de fond est là: nous vieillissons et allons devoir dépenser plus dans la santé. - C.Roux: Le ratio entre les déclarations du Premier ministre et ce qu'il va pouvoir mettre en place...
A.de Montchalin dit ceci. F.Ecalle, sur ce qui vient d'être dit, la difficulté de faire des économies, avec des arguments qui s'entendent? - F.Ecalle: Il y a des raisons structurelles qui font qu'on n'a plus besoin de transport sanitaire.
Il y a le vieillissement de la population et le fait qu'on a de plus en plus d'hospitalisations de jour. Ca n'explique pas une augmentation de 45 % sur 5 ans. Il n'y a pas eu d'accélération telle du vieillissement de la population ou des fermetures d'unités hospitalières.
Il faut avoir en tête que face à ces 45 % de hausse, le PIB a augmenté de 20 %. Donc les ressources de la Sécurité sociale, qu'elles soient financées par ceci ou cela, c'est à peu près 20 %. On ne peut pas continuer comme ça.
Mon intuition, c'est que cette augmentation est sans doute liée au covid. Aujourd'hui se développe une nouvelle norme sociale qui est que vous avez droit à un taxi pour rentrer chez vous si vous allez à l'hôpital. Autrefois, on se débrouillait pour se faire accompagner par sa famille, ses voisins, etc.
Aujourd'hui, c'est un droit, c'est remboursé et on y a droit. - T.Porcher: Ce sont les médecins qui le prescrivent. - F.Ecalle: Et les médecins suivent puisque c'est gratuit, ce n'est pas eux qui payent, donc les médecins ne refusent pas. - C.Roux: Quand la Cour des comptes parle d'une crise de liquidité, vous allez nous expliquer ce que ça veut dire...
D'une crise qui pourrait mettre en cause le paiement des prestations. Ca Veut dire qu'on est dans une situation où on va dire qu'on ne peut plus payer les taxis, les dépenses de santé, qu'il va falloir faire des coupes? - F.Ecalle: Techniquement, il y a un organisme qui gère la trésorerie de la Sécurité sociale qui chapeaute l'Urssaf et qui a été créé pour emprunter éventuellement à court terme.
Les emprunts que peut faire cet organisme ne sont que des emprunts de court terme, plafonnés par la loi. Quand ce plafond est atteint, il ne peut plus emprunter. Jusqu'à présent, il y a des déficits et des dettes de la Sécurité sociale depuis 30 ans, donc ses dettes sont régulièrement transférées à un organisme, Cades, qui a la possibilité d'emprunter à long terme.
Pour transférer cette dette à la Cades, il faut qu'un Parlement vote une loi. C'est là où ça risque de coincer.
François Bayrou