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InterviewC à vous (sur YouTube)· 25 novembre 2020 21 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Le plan anti-covid d’Emmanuel Macron - C à Vous - 25/11/2020

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:50OuverteRéponse partielle

    Qu'entend-on par isolement contraint ?

  • 3:23OuverteRéponse directe

    Il y a des exemples d'isolement forcé à l'étranger ?

  • 4:11OuverteRéponse partielle

    Messieurs, le modèle grec vous inspire.

  • 4:18OuverteRéponse partielle

    Faut-il rendre obligatoire et contraignant l'isolement des malades ?

  • 5:37OuverteRéponse directe

    Pourquoi ça n'a pas marché jusque-là ?

  • 12:07OuverteRéponse partielle

    L'autre annonce majeure du Président concerne les fêtes de fin d'année.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11Invité politiqueFait
    « Je souhaite que le gouvernement et le Parlement prévoient les conditions pour s'assurer de l'isolement des personnes contaminées, y compris de manière plus contraignante. »
  • 0:24Invité politiqueFait
    « Mais si nous voulons éviter un confinement, nous devons être plus contraignants à l'égard de celles et ceux qui ont le virus. »
  • 1:48InvitéFait
    « Les contrôles pourraient être réalisés par l'assurance maladie, comme dans le cadre des arrêts maladie au domicile de la personne. »
  • 2:01InvitéChiffre
    « L'amende serait une amende de la cinquième catégorie, c'est-à-dire 1500 euros, avec la possibilité de la doubler à 3000 euros en cas de récidive. »
  • 3:37InvitéChiffre
    « En Italie et en Espagne, le non-respect de la quarantaine est puni de fortes amendes, jusqu'à 600 000 euros en Espagne en cas de récidive. »
  • 3:49InvitéChiffre
    « 5 ans de prison pour toute personne contaminée qui ne respecte pas son isolement, 10 ans de prison s'il a contaminé une autre personne, 15 ans si cette contamination a tué une autre personne, et la perpétuité en cas de mort de plusieurs personnes. »
  • 4:30InvitéChiffre
    « Cette tribune a été signée par 85 associations de France Assoce Santé, la totalité des associations dans le domaine de la santé. »
  • 5:27InvitéFait
    « Et cette stratégie qui est de tester, de tracer et d'isoler, mais également d'accompagner, si on n'isole pas, ça ne sert à rien. »
  • 6:05InvitéFait
    « Je suis totalement opposé à ce que l'on puisse imaginer des mesures extrêmement lourdes avec des amendes de plus de 1 000 euros. »
  • 11:12InvitéFait
    « D'ailleurs, je pars sous le vote contrôle. Il y a des quarantaines obligatoires pour d'autres maladies infectieuses. Ça existe dans la loi française. »
  • 18:49Invité politiquePromesse
    « Nous commencerons vraisemblablement, dès fin décembre, début janvier, sous réserve des validations par les autorités sanitaires, par vacciner les personnes les plus fragiles et donc les plus âgées. »
  • 19:08Invité politiqueFait
    « Et je veux aussi être clair, je ne rendrai pas la vaccination obligatoire. »

Temps de parole

  • Invité35 %
  • Invité 232 %
  • Invité 311 %
  • Présentateur8 %
  • Emmanuel Macron4 %
  • Invité 42 %
  • Invité 52 %
  • Invité 62 %

7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A la une également de l'actualité, se sert l'allocution hier d'Emmanuel Macron qui a détaillé les étapes progressives du déconfinement avec notamment une mesure qui, avant même d'être détaillée, divise.

0:11
Emmanuel Macron

Je souhaite que le gouvernement et le Parlement prévoient les conditions pour s'assurer de l'isolement des personnes contaminées, y compris de manière plus contraignante. Un vrai débat démocratique doit se tenir. Mais si nous voulons éviter un confinement, nous devons être plus contraignants à l'égard de celles et ceux qui ont le virus.

0:33
Présentateur

Axel Kahn, généticien et président de la Ligue nationale contre le cancer. Rémi Salomon, président de la commission médicale d'établissement de l'assistance publique des hôpitaux de Paris. Bonsoir à tous les deux. Merci de votre présence ce soir. Avant de vous faire réagir, avec Patrick, on revient sur cette mesure annoncée. Et qu'entend-on par isolement contraint ?

0:52
Invité

Oui, ce n'est pas à proprement parler une mesure, c'est plutôt l'ouverture d'un débat plus contraignant. Qu'est-ce que ça veut dire ? On ne sait pas. Aujourd'hui, l'isolement qui permet de casser les chaînes de contamination reposé uniquement sur le civisme des Français, invités à rester en quarantaine une semaine à leur domicile lorsqu'ils sont positifs ou cas contacts, ce qui n'a rien, on l'a vu, empêché la deuxième vague. Alors faut-il contrôler et punir ? Est-ce que ça pourrait aller jusqu'à un isolement obligatoire dans des hôtels réquisitionnés ?

Le débat, vous l'avez dit, divise la majorité, il touche aux libertés fondamentales et la mesure peut produire des effets pervers, comme l'avait souligné Jean Castex lui-même, avec des gens qui renonceraient à se faire tester de peur d'être obligés de s'isoler s'ils se révèlent positifs. Alors inciter, accompagner ou sanctionner, dans la proposition de loi déposée par un groupe de députés de la majorité aujourd'hui, l'accent est bien mis sur la sanction. Olivier Becht, le président du groupe Agir Ensemble, l'a ainsi expliqué à Nelson Jetten. Les contrôles pourraient être réalisés par l'assurance maladie, comme dans le cadre des arrêts maladie au domicile de la personne.

Si évidemment vous quittez le domicile, dans ces cas-là, les forces de l'ordre peuvent, le cas échéant, vous verbaliser. Et là, une amende de combien ? Alors l'amende serait une amende de la cinquième catégorie, c'est-à-dire 1500 euros, avec la possibilité de la doubler à 3000 euros en cas de récidive. Il y a une quinzaine de jours, Olivier Véran disait que la philosophie du gouvernement, c'était la responsabilisation et la confiance. C'est fini, ça ? La confiance n'exclut jamais le contrôle, comme le dit le dicton.

Donc il faut faire confiance aux gens, mais il faut quand même contrôler que les personnes qui sont porteuses d'une maladie très contagieuse et potentiellement mortelle soient bien isolées. Confiance et contrôle, proposition qui ne sera pas forcément retenue par le gouvernement, on l'a appris cet après-midi, qui n'emballe pas d'ailleurs non plus ses opposants, y compris ceux qui, depuis des mois, nous vantent le modèle, le grand succès sud-coréen qui a permis d'écraser l'épidémie, comme le sénateur LR Bruno Retailleau. Pourquoi est-ce qu'on a des hôtels qui sont vides ? Eh bien l'isolement, on réquisitionne les hôtels pour mettre les personnes malades.

Il ne faut plus isoler les personnes malades que isoler tous les biens portants. Ça me semble être du bon sens. Du bon sens, ça c'est ce que disait Bruno Retailleau avant la locution présidentielle, mais maintenant que la question de l'isolement contraint a été mise sur la table, il est contre. Moi je ne suis pas favorable pour l'obligation pour la vaccination, je ne suis pas non plus favorable pour l'isolement. Je pense en revanche qu'on peut avoir un isolement qui soit à la fois contrôlé, un peu comme les arrêts maladie d'ailleurs, et qui soit mieux accompagné.

3:23
Présentateur

Il y a des exemples d'isolement forcé à l'étranger ?

3:25
Invité

Oui, la Corée du Sud, on vient d'en parler, avec géolocalisation des contaminés, alerte des autorités en cas d'éloignement du lieu de quarantaine, et en cas d'infraction, port d'un bracelet électronique, fortes amendes ou travaux forcés. En Italie et en Espagne, le non-respect de la quarantaine est puni de fortes amendes, jusqu'à 600 000 euros en Espagne en cas de récidive. Mais notre voisin européen le plus implacable dans ce domaine, c'est la Grèce.

5 ans de prison pour toute personne contaminée qui ne respecte pas son isolement, 10 ans de prison s'il a contaminé une autre personne, 15 ans si cette contamination a tué une autre personne, et la perpétuité en cas de mort de plusieurs personnes. Alors je ne sais pas si ça a été appliqué pour l'instant, je ne crois pas, mais c'est pour le moins, comment dire, dissuasif.

4:11
Présentateur

Messieurs, le modèle grec vous inspire. Et plus sérieusement, faut-il rendre obligatoire et contraignant l'isolement des malades ? Je crois que vous n'avez pas tout à fait le même avis. On commence par le oui ou par le non ?

4:22
Invité

Pour que vous voulez.

4:23
Présentateur

Par Axel Kahn, oui, parce que vous faites partie des signataires d'une tribune qui propose une meilleure politique d'isolement.

4:30
Invité

Voilà, alors cette tribune a été signée par 85 associations de France Assoce Santé, la totalité des associations dans le domaine de la santé, et je l'ai signée en tant qu'Axel Kahn et en tant que président de la Ligue. Ce qu'il faut bien voir, c'est que pour les personnes malades d'autres maladies que la Covid, évidemment, elles ont été des victimes collatérales extrêmement douloureusement touchées par la première et encore par la deuxième vague de Covid. Et toutes ces associations disent, on ne peut pas envisager connaître une troisième vague. On ne peut pas.

Et on sait très bien que ce virus, j'ai utilisé cette comparaison, c'est un peu comme le sparadrap du capitaine Haddock, on n'arrive pas à s'en débarrasser. Et donc, la stratégie, et je serai d'accord avec mon collègue Rémi Salomon, c'est effectivement un isolement, on va dire, non spécifique de tout le monde, comme on l'a fait, pour faire baisser la circulation virale, et ensuite, à tout prix, éviter qu'elle ne remonte, en laissant les activités économiques essentielles. Et cette stratégie qui est de tester, de tracer et d'isoler, mais également d'accompagner, si on n'isole pas, ça ne sert à rien. Ça ne sert strictement à rien. Mais l'isolement, ce n'est pas une punition.

Je veux dire que la personne qui est contagieuse, elle n'est pas coupable d'aucune manière. Et donc, je suis totalement contre... – Non, mais si on la prive de liberté... – Oui, mais attendez, de l'abord, ce dont il s'agit, il s'agit effectivement de lui demander de rester chez elle pendant 5 jours à 7 jours, 5 jours, et puis... – Et de vérifier qu'elle le fait ? – 7 jours, et surtout, il faut qu'elle soit compensée. Il ne faut pas qu'elle lui perde quoi que ce soit. C'est-à-dire que si elle a un travail journalier, il faut naturellement qu'il y ait une indemnité journalière. Il faut que l'endroit où elle est soit un endroit où on peut passer 5 à 7 jours. Ce n'est pas terrible, vraiment.

Je suis totalement opposé à ce que l'on puisse imaginer des mesures extrêmement lourdes avec des amendes de plus de 1 000 euros. Mais en revanche, vous-même, quand vous étiez confiné il n'y a pas très longtemps, et que vous sortiez sans autorisation, vous aviez une amende. – 135 euros. – Et donc, là, c'est un confinement qui est sélectif individuel, des sujets contaminés. Que cette personne soit étonnante, comme nous l'avions nous-mêmes, comme nous l'avons encore aujourd'hui, puisqu'on est encore dans ce régime-là, n'est pas anormal. Ce qu'il faut, c'est que ce confinement ne soit pas une sanction, qu'il soit accompagné, que la personne ne perde rien, mais surtout, que l'on isole.

Autrement, tout ce que l'on fait en amont ne sert strictement à rien.

6:55
Présentateur

– Rémi Salomon.

6:56
Invité

– Alors, je suis d'accord sur l'essentiel de ce qu'a dit Axel Kahn. – Pour l'esprit. – Mais j'apporterai une petite nuance. D'abord, je trouve que c'est très bien que France Asso Santé, qui représente beaucoup d'associations de patients, 85, l'IAxel, fasse ce type de tribune. Parce que c'est l'engagement citoyen, quelque part. Et ça, c'est essentiel. Je pense qu'il faut que les citoyens soient acteurs, plus que de subir des contraintes. Le problème avec les amendes et avec la contrainte, justement, c'est que l'essentiel du testé tracé isolé, c'est de repérer ce qu'on appelle le cas index, celui qui a les symptômes.

Si derrière il y a une contrainte, le risque, tout simplement, c'est qu'il ne vienne pas se faire tester. Et qu'avec ces symptômes, il continue de contaminer autour de lui. Donc, je pense qu'il faut du civisme, de la pédagogie. Il faut que les gens comprennent. Je pense qu'on n'a pas été assez bon en pédagogie de manière générale. Donc, il faut, un, que celui qui a des symptômes, on l'explique, de la fièvre, de la toux, de la fatigue, il faut aller voir son médecin généraliste. Et il faut qu'il se fasse tester et qu'il s'isole. Bien sûr, le mieux, c'est l'isolement. Mais il faut faire, au cas par cas, ce qu'on a fait avec ce qu'on appelle Covid.

Ça, on a mis en place à la PHP, à Paris, des équipes mobiles qui vont, sur le terrain, chez les gens, passer du temps. Et au cas par cas, on voit. Quand on habite dans un appartement qui est grand et qu'on a la place d'avoir des pièces et de vivre confortablement isolés, c'est tout à fait, il n'y a pas de problème. Mais quand on est dans des situations plus compliquées, c'est plus difficile. Donc, ça veut dire qu'il faut s'adapter à chaque fois. Et on peut imaginer que ça ne soit pas un isolement total, mais qu'il y ait un aménagement pour que... C'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'il puisse éventuellement...

Alors, si c'est quelqu'un qui est seul, qui vit seul, déjà, il faut qu'il y ait des gens qui viennent lui apporter, faire les courses, éventuellement lui faire la cuisine s'il est malade. Donc, ça, il y a un accompagnement. C'est pour ça que je dis que l'engagement citoyen est important. Et du temps humain, ce qui manque... Pourquoi ça n'a pas marché jusque-là ? D'abord, parce que les tests, on s'est plantés. Avec des délais trop longs, je ne reviens pas sur l'histoire. Donc, ça, on va faire mieux. Et deuxièmement, parce qu'il faut des moyens humains. Il faut du monde pour aller expliquer le coup de fil de l'assurance maladie. Ça ne suffit pas.

8:57
Présentateur

Il y a 9000 cas par jour, là, en France, déclarés. Il y a 9000 cas par jour, à peu près.

9:00
Invité

Alors, c'est vrai que pour le moment, c'est un peu trop. Ça va baisser. On va parler de la suite, ça risque de remonter, mais j'espère que non. Et donc, il faut que ça baisse un peu pour qu'on puisse mettre en place ça. Mais on peut le mettre en place dès maintenant. On peut commencer dès maintenant. Ça s'organise. Et moi, je pense qu'il faut que dans les collectivités locales, dans les mairies, les associations de quartiers peuvent aussi s'y mettre guidés, encadrés par des gens qui savent leur expliquer. Et eux-mêmes vont ensuite aller expliquer aux gens.

9:24
Présentateur

Axel Kahn.

9:25
Invité

Oui, on n'est pas en opposition. Mais simplement, je tiens à dire qu'il y a deux causes d'échec qui conduisent vraiment à l'échec. La première cause, c'est en effet, vous le signalez, si la personne ne se fait pas tester. La deuxième, c'est si elle se fait tester, elle ne s'isole pas. C'est clair. Alors, honnêtement, l'isolement, c'est la seule chose qui rend logique et efficace les deux étapes. Et par conséquent, je vous rappelle quand même, il ne faut pas exagérer, que l'isolement, c'est de 5 à 7 jours avec un test antigénique avant de sortir.

Si c'est isolement, comme je l'ai dit, sans aucune sanction financière, avec la possibilité, avec les mesures barrières, de voir les gens que l'on aime, non pas dans une cellule ou même dans un hôtel, etc., mais en réquisitionnant des endroits plutôt sympas. Une télévision, de la Wi-Fi, qu'on puisse passer son temps, voir les gens qu'on aime, qu'on bouffe pas mal, et qu'on vous dise, écoutez, vous êtes infectieux, vous êtes infectieux. C'est comme net, quoi.

10:16
Présentateur

On ne va pas les isoler dans des palaces, hein, Axel K.

10:19
Invité

Non, pas dans des palaces, mais est-ce que dans la totalité des communes, on peut trouver des endroits suffisamment accueillants ou les rendre accueillants si ils ne le sont pas ? Je n'ai aucun doute que oui. Aucun doute. Ce n'est pas une sanction. Ce n'est pas une sanction. Cela étant dit, dans la République depuis très longtemps, la mise en danger d'autrui, de sa santé, a toujours été quelque chose qui pouvait donner lieu à une amende. Il n'y a pas de problème. S'il n'y a pas quelque chose qui indique que, certainement, la bonne volonté est importante, mais il y a un peu plus que cela. Monsieur, vous n'êtes pas du tout coupable. On ne veut pas vous punir.

Vous êtes contagieux et on vous demande, responsablement, de ne pas contaminer les autres. Et voilà ce que l'on vous propose. Ça, ça me semble tout à fait compatible avec une démocratie soucieuse des personnes contagieuses et soucieuse également des autres. D'ailleurs, je pars sous le vote contrôle. Il y a des quarantaines obligatoires pour d'autres maladies infectieuses. Ça existe dans la loi française. Oui, bien sûr. À la petite échelle sur des maladies assez rares aujourd'hui.

11:21
Présentateur

Oui, bien sûr. Qui sont tolérées, qui sont acceptées. C'est toléré.

11:24
Invité

Je ne comprends pas la vigueur de ce débat parce que je trouve qu'on est vraiment... Non, mais il n'y a pas de... On est d'accord sur l'essentiel. Vous trouvez qu'on est vraiment quoi ? Égoïs ? Attention. Mais il faut ne pas sanctionner et isoler. Ne pas sanctionner. La contrainte n'est pas un bon terme. En revanche, il faut veiller que l'isolement... Il faut accompagner ceux pour qui l'isolement est compliqué. Celui qui a un petit commerce, pour lui, c'est peut-être compliqué. Celui qui est en situation irrégulière, peut-être que c'est compliqué. Donc ça veut dire qu'il faut... C'est là que je reviens à l'idée d'aller dans les quartiers et aller au cas par cas.

Il faut que les travailleurs, ce qu'on appelle les travailleurs sociaux, soient sur le coup parce que ce n'est pas simple. Un foyer d'immigrés où on est nombreux, etc. Ce n'est pas compliqué.

12:07
Présentateur

L'autre annonce majeure du Président concerne les fêtes de fin d'année. Nous pourrons nous passer Noël en famille. La bûche. La bûche, Rémi Salomon. Vous avez suggéré, on coupe la bûche en deux. Papi et mamie mangent à la cuisine, nous on mange à la salle à manger. Rémi Salomon. Juste un mot de pierre sur papi et mamie.

12:25
Invité

On est d'accord. Je vais m'expliquer. D'abord, je vais dire que j'ai fait une maladresse. Ce que j'ai dit ne correspond pas à ce que je pense. Le journaliste m'a posé une question. Où est-ce que vous mettez papi et mamie ? J'ai eu cette réponse. Je présente ici toutes mes excuses à toutes les personnes que j'ai offensées. Elles sont nombreuses et je le sais. Je vous absolue. Par contre, une fois que j'ai dit ça, je reviens sur l'essentiel. Qu'est-ce qu'on fait au repas de Noël ? Parce que la question est dans la tête de tout à chacun. Noël, c'est un moment sacré. C'est quand même très important. On verra comment circule le virus à ce moment-là.

J'espère que le mois de décembre ne va pas se traduire par une hausse importante de la circulation du virus. Il y a un risque. On va peut-être revenir dessus.

13:06
Présentateur

Oui, on va revenir.

13:06
Invité

Donc au moment de Noël, je pense que si on peut faire le repas, on peut faire le repas de Noël. Mais il faut protéger. Et il faut redire. Pardon, j'ai parlé de pédagogie tout à l'heure. C'est important de dire les choses de façon très, très claire. Il faut porter le masque. Si vous allez chez les grands-parents, il faut que vous portiez le masque à l'intérieur de la maison. Et vous ne le retirez qu'au moment où vous mangez, parce qu'on ne sait pas faire autrement. Et au moment, c'est-à-dire quand vous commencez votre repas et que vous avez fini la dernière cuillère, vous remettez le masque. Donc déjà, ça limite le risque. Et vous essayez de garder les distances à l'heure.

C'est autant que possible. Autant que possible. Et bien entendu, on ne va pas séparer. Le repas de Noël, c'est ensemble. Donc c'est pour ça que je dis que c'était une bêtise que j'ai dit hier. Je le reconnais tout à fait. Mais il faut faire attention. Et si on est... Essayons de ne pas être trop nombreux dans la pièce. Et il faut ouvrir les fenêtres régulièrement, même s'il fait froid dehors. Régulièrement, vous ouvrez, vous mettez un pull, vous ouvrez. Parce que quand on aère, et finalement, on diminue le risque d'avoir du virus qui traîne.

14:01
Présentateur

Le Premier ministre québécois a proposé pour sauver Noël de ne pas avoir de contact une semaine avant et une semaine après. C'est une solution qui vous paraît raisonnable ?

14:10
Invité

Assez désagréable.

14:11
Présentateur

Oui. De s'isoler, en fait.

14:13
Invité

Déjà, si on isole les personnes qui sont contagieuses, mais si on demande aux gens de n'avoir aucun contact d'aucune sorte, vous avez bien compris. Et une semaine avant Noël, eh bien, avant Noël, c'est déjà pas Noël. C'est tout à fait... En fait, pour ce problème... Il faut peut-être mieux se tester juste avant le... Oui, voilà. Il faut mieux. Éventuellement. Alors, je pense que... Alors, moi, je suis... Je pense que l'idée du Québécois est plutôt une bonne idée, même si c'est un peu compliqué. Parce que ça veut dire qu'on va... Moi, j'y crois pas du tout. On va diminuer la circulation du virus. Le problème, c'est que ce virus, il est diabolique. Sournois.

On peut le transmettre sans le savoir. On n'a aucun symptôme. C'est ça, le problème. Donc, on peut se faire tester, oui. Pourquoi pas ? On peut le faire. Mais ce faisant, il faut savoir que deux jours après, vous pouvez être transmetteur. Donc, ça veut dire que ça n'est pas le risque, à nouveau. Le risque, c'est que vous faites le test... Vous pensez que... Et que vous pensez que c'est un passeport pour aller faire d'importe quoi. Donc, si vous le faites, à nouveau, il faut vraiment de la pédagogie. C'est comme tout à l'heure. Il faut vraiment de la pédagogie. Attention. Je suis un papi. Et je suis vraiment concerné. J'ai un grand nombre, je n'ose pas vous dire combien.

Un grand nombre de petits-enfants. Alors, personnellement, mais c'est ma responsabilité, je ne vais pas du tout l'imposer. Personnellement, j'ai décidé que j'allais fêter Noël au mois de juin.

15:26
Présentateur

Ah, vous avez décalé Noël ?

15:27
Invité

Absolument. On a décidé qu'on allait faire une grande fête de famille au mois de juin. D'abord, il fera beau, ça ne pose aucun problème. Il n'y aura pas de bûche, quoi. On fera des cadeaux, il n'y aura pas de bûche. Encore quand il fera chaud, une bûche glacée, ça sera parfait. Et le Père Noël, il est allé comment ? Je ne dis pas qu'il faut l'imposer. Dans cette affaire-là...

15:46
Présentateur

Non, mais il y a des solutions.

15:48
Invité

Voilà. Dans cette affaire-là, il faut jouer la responsabilité, évidemment. Il faut jouer la responsabilité. Et là, pour le coup, les conseils donnés par mon collègue Rémi Salomon sont excellents. Il n'y a pas de bisous, bien évidemment. Il y a une distance de 2 mètres. Il y a une aération. Il y a des masques qui sont gardés. Le problème des petits-enfants est particulièrement important. Les parents doivent éviter que les petits-enfants qui n'ont pas vu papi et mamie depuis si longtemps se précipitent pour leur faire des bisous, etc. Le mieux, c'est... Le mieux, je vais vous dire, c'est quand même que la fête de Noël soit dans la cellule familiale nucléaire. Voilà.

Une fête de Noël, c'est finalement qu'elle se passait avec 5 personnes. Non, juste le témoin-là, j'ai une gériatre avec qui j'ai échangé ce matin, qui est consternée de voir qu'elle a reçu beaucoup de patients dans son service qui se sont contaminés après un repas de famille. Donc ce qu'on raconte, c'est pas juste comme ça pour embêter les gens. C'est pour protéger. Donc les enfants, il faut qu'ils comprennent aussi, les enfants, que c'est un geste d'amour envers leurs grands-parents que de rester... Cette fois-ci, c'est pas comme d'habitude. C'est pas comme d'habitude. On va mettre un masque. On va rester un peu à distance. Et comme a dit Axel, on ne fait pas de câlins.

Mais cette distance-là, c'est un geste d'amour. Il faut que les gens comprennent ça.

16:54
Présentateur

L'objectif aussi, c'est qu'il n'y ait pas de troisième vague. Est-ce qu'elle est évitable ou pas ? Oui, elle est évitable.

16:59
Invité

Elle est évitable ? Oui, elle est évitable. Elle est évitable à toutes ces conditions dont on a parlé. C'est-à-dire qu'on puisse reprendre les courses de Noël, le shopping, mais en maintenant une distanciation physique extrêmement importante. L'élément fondamental, c'est que le virus, il n'a pas de petites ailes et il se transmet de personne en personne. Et donc, la plus grande est la distanciation physique et moins se fait la contamination. Et on en a parlé pour les fêtes de Noël. Il faut que cela soit absolument fondamental. La raison pour laquelle il y avait un problème pour les stations de sport d'hiver, c'est par exemple les cabines de téléphérique, évidemment. Bien sûr.

Le confiné, c'est pas possible. Moi, ce qui me fait peur, c'est le réveillon.

17:38
Présentateur

Le 31 ?

17:38
Invité

Ah oui.

17:39
Présentateur

Sans couvre-feu.

17:40
Invité

Sans couvre-feu. Et c'est-à-dire que le réveillon, enfin je ne sais pas vous, mais les gens se retrouvent assez nombreux les uns chez les autres. Et on boit un peu d'alcool, on n'a pas de masque. Et là, moi, je crains plus peut-être encore. Les fêtes de Noël, je crains pour les sujets un peu âgés, voilà, parce que c'est pour les raisons qu'on a dites. Et le 31 pour une reprise ? Le 31, le virus va circuler, il va circuler plus. Donc, pour répondre à votre question, oui, j'espère, mais il faut qu'on soit... Il n'y aura pas de troisième vague. Il n'y aura pas de troisième vague, pardon. Ce serait une catastrophe pour tout le monde. Pour tout le monde, ce serait une catastrophe pour l'économie.

Et pour l'économie aussi. Mais pour l'hôpital, je peux vous dire, les soignants... De temps en temps, les soignants sont un petit peu en décalage avec le reste de la population qui, de temps en temps, dit, on en a marre. Tout le monde en a tous marre. Mais les soignants, ils savent que s'ils se prennent une troisième vague, bon, pour les patients, c'est le drame, mais pour eux, c'est un épuisement qui va devenir juste impossible, intolérable. Ils ne peuvent plus, quoi. Moralement, physiquement, au bout d'un moment, ça commence à faire beaucoup, beaucoup.

Donc, non, il faut vraiment que les Français comprennent, c'est hyper important pour eux, pour leur famille, pour leurs amis, pour l'hôpital. Alors, petite lumière, si je puis dire, au bout du couloir. Hier, le Président s'est montré très optimiste sur la vaccination.

18:49
Emmanuel Macron

Nous commencerons vraisemblablement, dès fin décembre, début janvier, sous réserve des validations par les autorités sanitaires, par vacciner les personnes les plus fragiles et donc les plus âgées. Des étapes successives seront présentées afin, progressivement, de permettre la vaccination du plus grand nombre. Et je veux aussi être clair, je ne rendrai pas la vaccination obligatoire.

19:14
Invité

Voilà, juste une petite question. Vous croyez possible une vaccination dès fin décembre ? En un mot, oui, non ? Oh, début janvier ! Début janvier, très bien. Je fais partie des gens qui étaient optimistes et qui, au mois de mars, avec vous d'ailleurs, je crois, en fait, j'avais dit qu'il y aurait un vaccin avant la fin de l'hiver. Elle a envoyé ? Bon, début janvier. Précisons que le Président a mis fin au débat sur la vaccination obligatoire en la refusant. Je sais que vous êtes aussi d'accord avec ça.

Une déclaration, en revanche, qui risque de vous faire réagir, c'est celle de François Barouin, le Président de l'Association des maires de France, qui a déclaré ce matin qu'il était méfiant vis-à-vis des vaccins. On voit bien les réserves qui existent dans notre pays sur la vaccination en général et sur celle-ci en particulier. Les interrogations sur la nature du vaccin. Quel vaccin ? D'où vient-il ? Quel est-il ? Est-ce que c'est Spoutnik dans les airs russes ou est-ce que c'est la puissance américaine en partenariat ? Vous vous feriez vacciner s'il était disponible pour vous en janvier, là ?

Alors moi j'ai un problème, c'est que je suis hypochondriac, donc je me méfie de tout, y compris des vaccins. Qu'est-ce que vous en pensez ? François Barouin est le maire de la ville de mon département, l'Aube, je le connais bien, mais là il n'a pas bien parlé. Il aurait mieux fait de se taire en fait. On est dans une situation où il y a beaucoup de doutes, beaucoup d'interrogations, mais on est également dans une situation où la seule possibilité d'agir efficacement, de changer le cours des choses, de cette succession de pics épidémiques, de replis, etc., c'est effectivement une immunité collective qui ne viendra pas spontanément et c'est de vacciner.

Mais évidemment pas de l'imposer, c'est impératif que ce soit par la conviction, l'explication. Mais si un édile important commence à dire que lui, il est extrêmement inquiet et qu'il n'y va pas, en effet ça ne va pas faciliter les choses.

21:00
Présentateur

Il faut conclure pour laisser passer le 5...

21:01
Invité

Très vite, Barouin se pose des questions, mais beaucoup de Français se posent des questions. Donc il faut être, je pense, le maître mot c'est la transparence. Il y a des essais, beaucoup de monde y participe. S'il y a des pépins, il faut le faire savoir, et ça a déjà arrivé sur certains vaccins, il faut le faire savoir. La transparence pour obtenir la confiance des Français, on n'y est pas pour le moment. Les sondages le montrent. C'est hyper important. Expliquer et donner confiance. Transparence.

21:24
Présentateur

Merci beaucoup à tous les deux pour rester avec nous. C'est l'heure du 5 sur 5 d'Emilie Tringuyenne.

Le plan anti-covid d’Emmanuel Macron - C à Vous - 25/11/2020 — Emmanuel Macron · Pourquijevote