Gestion de l’eau : « Il faut arrêter de penser qu’un usage agricole est un accaparement »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
il n'y a pas d'agriculture sans eau et il faut le dire avec beaucoup de force il faut arrêter de penser qu'un usage agricole est un incapablement personne ne conteste le fait qu'on a besoin d'eau pour boire personne ne devrait contester qu'on a besoin d'eau pour se nourrir et donc il faut faire en sorte de pas avoir des usages qui génèrent un gaspillage mais on peut pas incriminer avoir une vision qui soit trop basique sur ces sujets quand j'ai dit ça j'ai presque résumé ce qui est censé être le chemin de crête et donc je vais prendre un tout petit pas de côté ça me resservira peut-être un peu plus tard quand on discutera des retenues si vous l'évoquez pour savoir si c'est la solution ou une des solutions en gros ce que disent les experts et c'est l'avantage d'avoir découvert le sujet c'est que j'ai été obligé de poser des questions bêtes qui me permettent parfois de d'expliquer les choses à d'autres qui les connaissent mieux que moi mais qui au moins me permettent de le faire d'une manière simple on a 500 milliards de mètres cubes d'eau qui ne tombent sur la tête en France et on en aura a priori à peu près autant dans les années qui viennent la seule chose c'est que là où aujourd'hui quand la partie qui part dans les vapots transpiration ok absorbé par les plantes nous en laissant 160 qui sont disponibles je ne me battrai pas avec le président pointe trop sur ce sujet je mesure déjà d'un prudence qui est la mienne d'aller sur le thème mettons entre 160 et 200 on en a à la fin 33 qu'on prélève et 5 qu'on consomme le problème c'est que c'est ce 160 ou ce 200 qui va baisser parce qu'avec l'augmentation moyenne de la température une part n'arrivera plus dans nos cours d'eau une part trouvera une végétation qu'aura davantage poussée et fera en sorte qu'on a moins donc ce n'est pas un problème d'alternance politique ou de couleur politique du gouvernement de considérer qu'on aura moins d'eau au prélevable et cette réalité elle vaudra pour tous les acteurs y compris pour les agriculteurs quand j'ai posé ce contexte il n'y a donc aucun modèle dans lequel à la fin il n'y a pas à tout le monde une sobriété à l'hectare on peut discuter de la part donc on réserve à l'agriculture au globale mais il y a pas de schéma sur le fait que nous ne pourrons pas conserver le même niveau sans sobriété sur les différents territoires on a des réserves fantastiques sans mauvais jeu de mots 8% seulement de nos espaces agricoles sont hérités en goutte à coude pour ce qu'ils sont et de manière plus large il va de soi que l'augmentation des températures indépendamment de toute loi elle provoquera des évolutions sur les pratiques j'attends les chiffres mais pour avoir discuté avec le président de l'association des chambres d'agriculture il me dit qu'il y a déjà depuis l'été 2022 des milliers d'exploitations qui ont fait évoluer leur pratique en anticipant le fait que Ré à nouveau des difficultés donc dans ce schéma global on voit bien que on a besoin de toute façon de regarder comment on est capable de tenir mieux compte et des sols et du climat par rapport à ce que nous faisons pousser et d'autre part de faire évoluer nos modèles vers plus de sobriété à l'hectare faisons attention à éviter les raccourcis ce ne sont on se focalise sur les cultures qui sont gourmandes en eau l'été puisque c'est le moment où on a la conflictualité sur les usages mais ce sont pas nécessairement ce que nous faisons pousser l'été qui consomment le plus d'eau on a des cultures divers mais dans des moments pour le moment les plus sont abondantes qui n'engendrent pas de difficultés si on devrait avoir des sécheresses hivernales à répétition des difficultés de ce type le regard comporterait y compris sur certains types de culture pour ne plus être le même d'autre part cette eau elle ne profite pas seulement à ce qui se produit elle profite à la biodiversité parce que quand vous Rosez des espaces pendant l'été vous ne permettez pas seulement aux cultures de poussée vous permettez à la vie abrité par ses cultures de pouvoir elle-même se poursuivre un titre ou un autre donc il faut qu'on donne un chemin qui sécurise l'agriculture parce que c'est ce qui permet de nous nourrir ce chemin passe nécessairement par de la sobriété mais il passe aussi par des investissements et dans ces investissements il y a ce goutte à goutte où il y a le suivi de ce qui peut être approprié je propose de pas aller beaucoup plus loin à ce stade je peux rentrer dans le détail une partie du plan prévoit des dispositifs de soutien notamment à ce type de pratique et d'évolution vous avez évoqué la question des captages [Musique]
Christophe Béchu