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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 20 mars 2024 25 min

CETA : "Je veux défendre l'élevage français et donc je voterai contre"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci Philippe mouet de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu des deux s membres du groupe les républicains président de la commission des affaires sociales et vous êtes auteur de ce texte sur les retraites agricoles on va en parler longuement dans quelques instants d'abord on l'a vu dans le journal cette visite surprise d'Emmanuel Macron hier à Marseille pour lancer les opérations place net XXL il s'est montré très ferme très offensive dans la lutre contre le trafic de drogue il a la bonne méthode alors d'abord un on est tous d'accord pour dire que c'est une véritable grand graine au niveau national Marseille est mise en avant parce que il y a beaucoup de d'événements mais que nous avons une obligation de nous mobiliser sur le sujet et peut-être même que on a entendu les les remarques ici au Sénat que la situation est tellement grave que nous sommes largement en retard que il est important de se mobiliser alors les moyens étaient conséquents le prés de la République a quelque part emmené les caméras sur le lieu moi j'espère simplement qu'on n pas on n'est pas uniquement dans une opération de communication et la remarque a été faite par un habitant en disant mais qu'est-ce qui va se passer après est essentiel parce qu'on sait qu'on peut mener des opérations coup de point avec beaucoup de moyens mais si on repart du lieu sans une organisation sans une surveillance et bien la natureir du vide dans ce domaine là et très rapidement on retrouvera la même situation voilà donc c'est pour moi important de prendre ce sujet en tête le président de la République est mobilisé avec tous les moyens très bien mais espérons simplement qu'on n'est pas dans une opération de communication et que sur le fond et bien on pourraeroutez vous en doutez ça ça en reste à on se pose voilà en tout cas voilà mais moi en tout cas je suis plutôt optimiste donc j'espère qu'on aura une capacité de mobilisation nationale sur ce véritable fléo hier on va parler agriculture hein hier Gabriel hatal a reçu la FNSEA pas Emmanuel Macron qui s'était pourtant engagé pendant le salon à les recevoir sous 3 semaines finalement c'est le premier ministre qu'il a fait c'est un mauvais signal bah je crois que oui le monde agricole ne comprend pas vraiment c'est tout le décalage entre une crise profonde que nous connaissons euh des réactions quion ét fortes juste avant le cri culture et puis les annonces du gouvernement et au fur à mesure que le temps passe on voit que ça se détricote et que parfois la parole portée n'est pas traduite dans les actes donc je pense que c'est un mauvais signe alors soit c'est une il y a une phase de préparation avec le gouvernement et ce qui peut se traduire par la suite par une rencontre je dirais de clôture avec le Pr République voilà mais je crois vraiment qu'il est important que le Pr République et bien respecte ce qu'il a annoncé qu'il puisse accueillir les syndicat et surtout finaliser les accords alors demain au Sénat il y aura un débat mis à l'ordre du jour par les communistes sur le projet loi de ratification du CTA c'est l'accord de libre échange entre l'Union européenne et le Canada est-ce que vous le voterez alors moi je voterai contre l'article premer hein de ratification des accords d'abord peut-être en préambule il faut que ça soit les communistes un groupe politique du Sénat qui emmène le sujet dans l'hémicycle c'est aucun moment donné le gouvernement n'a posé la question officiellement je dirais à la prentation nationale voilà donc alors que le traité s'applique alors que le traité s'applique voilà ratifié par l'assemblée exactement premier sujet deuxème sujet moi je viens d'un territoire rural département des de SVE une terre d'élevage et que c'est clair que il y a deux visions soit on a une vision très globale macroéconomique de l'enjeu et on peut se poser la question avec des chiffres qui semblent intéressants en faveur géris de l'économie française mais de somme toutes relatif mais dès qu'on commence à regarder dans le détail et l'impact pour un certain nombre de secteurs d'activité don l'élevage et bien à un moment donné on doit réagir donc c'est pour ça que face à cette situation là en ayant vraiment regarder sur le fond hein les enjeux les gagnants et les perdants mon choix sera clair aujourd'hui je veux défendre les vages français et donc je souhaite mais pour lui il fait pas de gagnant cet accord parce que le Président de la République au salon de l'agriculture il a redit que c'était un accord qui était bénéfique pour les agriculteurs français cet accord alors il est bénéfique pour certains secteurs comme la vticulture par exemple voilà on évoque aussi beaucoup le fromage ouais mais quand on regarde en volume les accords sont la croissance est intéressante mais sur des petits volumes voilà donc d'une façon générale moi je vois que si on on va plus loin dans ces accords là d'abord un ça donne géris du crédit au gouvernement qui est en parallèle avec l'Europe est en train de négocier le marcosour je DIRIS un peu dans le dos de tout le monde et je crois que vraiment que aujourd'hui il faut prendreose Emmanuel Macron au mercosour il s'y oppose Emmanuel Macron au mercosour vous dit on entend le discours mais j'attends de voir la traduction voilà mais moi je vois vraiment dans notre territoire dans mon territoire l'élevage a un impact important c'est pas simplement les éleveurs c'est toute la filière économique c'est le management du territoire donc aujourd'hui lorsqu'on compte tous les éléments bénéfiques mais également je dirais les incidences de ce de ce traitélà je considère vraiment qu'à l'échelle nationale on n'est pas dans un bon accord mais c'est pas surprenant de la part des républicains vous êtes plutôt favor à auos libre échange vous entend normit toutit mais les libres échanges ça veut dire qu' il faut avoir les mêmes règles du jeu ça veut dire qu' moment donné il faut avoir notamment quand on parle de de de de l'agriculture ça veut dire qu'à un moment donné lorsqu'on fait de libre échange ça veut dire que les produits qui vont être importés qui sont bénéficiés gérer des allègements en matière de taxes auront les mêmes règles sanitaires économiques que ce qui produit en France lorsque vous avez un déséquilibre ça veut dire que un moment donné vous faites en sorte que certaines filières puissent avoir un marché je dirais porteur et en parallèle vous inondez votre marché national de produits qui viennent détruire la production locale et en même temps ne sont pas un niveau qualitatif qui est imposé au producteurs français on va continuer à parler agriculture puisque c'était le menu hier après-midi au Sénat votre texte sur les retraites agricoles il a été voté à l'unanimité on va voir ce qu'il contient et puis les temps forts de la séance avec Steve [Musique] jourain bonjour St bonjour bonjour monsieur le sénateur et Sénat veulent donc au secours des agriculteurs une proposition de loi a été adoptée objectif le système de retraite oui un système particulièrement désavantageux pour les agriculteurs par rapport aux autres professions rendez-vous compte Orian la pension moyenne d'un agriculteur est de 840 € brut par mois en moyenne contre 1531 € en moyenne pour l'ensemble des autres retraités c'est un régime par point il concerne les personnes qui ne sont pas salariés et tient compte de l'ensemble de la carrière alors qu'ailleurs dans le privé ce sont les 25 meilleurs années qui sont retenus pour calculer les pensions bref il y a un sentiment de Fort de un fort sentiment d'injustice aujourd'hui parmi les agriculteur à ce sujet et c'est d'ailleurs pour ça qu'un premier texte avait été adopté en février de l'année dernière au Parlement oui c'est un texte qui a été concté par le député LR Julien div il fixait les principes d'une réforme des retraites pour les agriculteurs il prévoyait qu'un rapport devait être remis sous 3 mois par le gouvernement pour revoir le calcul des pensions après de très très longs mois d'attente ce rapport a été remis le 30 janvier dernier au Parlement remis oui mais dans quelles conditions Pascal grunit remis soit dit en passant 1 an après la promulgation de la loi qui fixe un délai de 3 mois remis par ailleurs seulement après que j'ai informé le premier ministre de mon intention d'user des prérogatives qui sont accordées par la loi organique au rapporteur de la commission des affaires sociales et de me rendre moi-même à Matignon pour en obtenir communication le délai de remise de ce rapport a sucité j'allais dire quelques critiques de nombreuses critiques je les prends euh j'ai été ministre des Relations avec le Parlement et je j'aime bien quand le travail avec le Parlement si on se fait en bon ordre ça peut arriver qu'on ait des écueils de cette nature dans les scénarios qui ont été détaillés par le gouvernement la loi adoptée l'année dernière aurait des effets très concrets avec le nouveau mode de calcul entre 15 et 30 % des agriculteurs seraient perdants à horizon 2030 Orian et les sénateur ne semble donc plus faire confiance au gouvernement ils veulent une réforme d'ampleur une réforme qui ne passe pas par décret la loi adopté l'année dernière laisse les mains libres au gouvernement pour déterminer les modalités d'application de la réforme les sénateurs disent non on veut avoir notre mot à dire c'est le sens de votre proposition de loi Philippe Mouillet vous proposez que le calcul des pensions se fasse sur la base des 25 meilleures années de points c'est important de points à partir de de 2026 le gouvernement dit oui mais non écoutez-le promouvoir le principe d'un calcul des retraites agricoles en fonction des 25 meilleures années je crois est consensuel on a un sujet principal c'est de limiter les effets des perdants il y a beaucoup plus de gagnants sur un régime sur les revenus que sur les pointes tout le monde le sait à la fin ça revaloriserait beaucoup plus l' tête l'exécutif qui considère que les 25 meilleures années doivent être calculées sur la base d'annuité et non sur la base des points Philippe mouet expliquez-nous la différence entre votre version et celle du gouvernement alors ma version aité est une version qui respecte les engagements du gouvernement c'est-à-dire l'application dès 2026 d'un régime revalorisé donc pour sur la base des 25 meilleures années la difficulté c'est que à partir de 2016 on a un changement de régime la retraite ét calculée par point avant puis ensuite par annuitité on regarde des revenus et donc soit on est dans une démarche où on trouve un régime transitoire c'est ce que nous proposons c'est-à-dire que tout de suite on recalcule l'ensemble de la carrière par point c'est facile à faire à partir des revenus et on prend la moyenne des 25 mliur années c'est ce que nous proposons et le ministre a raison lorsqu'il évoque le fait de dire que la la la retraite sera meilleure si on la calcule sur les revenus mais c'est une phase 2 qui pour lequel techniquement les choses sont extrêmement compliqué on l'a vu d'ailleurs dans le dans le rapport présenté par le gouvernement les différents scénaris et bien sont extrêmement compliqués et d'ailleurs font des perdants vous l'avez évoqué ça ce qui importe c'est dans dans quel scénario on trouve le moins de perdant possible alors dans notre scénario c'est notre scénario qui aujourd'hui ne fait pas de perdant c'estàdire qu'au mieux vous avez une retraite qui progresse très peu le maximum étant de 190 € donc un fait qui reste limité mais il a l'avantage d'être appliquable dès 2026 sans faire de pardon et en respectant les engagements et et en plus techniquement gérer la MSA qui est quand même l'organisme qui gère les retraites pour le monde àcole est capable de le traiter tout de suite dans ce délai et donc ça laisse le temps ensuite dans un deuxème phase de travailler sur le fond sur une solution qui aujourd'hui n'est pas trouvée par le gouvernement il y a plein de scénarios mais il a rien n trouvé de façon à atteindre l'objectif second qui est de dire on continue sur les 25 meilleures années mais cette fois basé sur le revenu voilà donc on voit bien que aujourd'hui on avait nous volonté dans une période de crise agricole profonde dans une période où la parole gouvernementale pas de politique et parfois contesté et bien de répondre à l'engagement qui a été pris avec une solution pragmatique pratique opérable dè dès 2026 coûte cette réforme coûte cette réforme on est sur 20 millions la première année petit à petit on monte jusqu'en 2036 environ 300 millions d'euros pour rediminuer puisque ensuite le nombre de de G DIRIS de de de d'agriculteurs à l' TR va diminuer donc on est sur un coup mais c'est même pas un sujet financier parce que le système aujourd'hui a les moyens de générer les recettes pour en partie venir financer l'opération donc la question elle n'est pas du tout sur le montant financier elle est vraiment sur un aspect plutôt technique mais sur lequel nous considérons au Sénat que à un moment donné nous avons pris un engagement nous avons voté il y a plus d'un an à l'unanimité de principe général on a fait confiance au gouvernement lui donner la main pour pouvoir le traduire techniquement le gouvernement n'a pas saisi cette opportunité voir même nous emmène dans dans dans des situations où à première vue il il n'y aurait pas de solution et bien nous prenons nos responsabilités et l'idée c'est d'inscrire dans le dur la règle de façon à ce que ensuite on puisse prendre le temps de voir les évolutions que nous pourrons apporter à la retraite mais est-ce qu'il y a une volonté du gouvernement de ne pas avancer sur ce sujet pour vous j'ai du mal j'ai du mal à comprendre parce qu'on voit bien que dans l'intervention du ministre hier il a annoncé quand même l'objectif qui était quelque part le même objectif que nous avons mais ensuite je pense que très vite la technocratie reprend la main et à partir de là bien le politique se laisse certainement débordé par la situation moi je crois qu'aujourd'hui il faut reprendre les choses c'est notre rôle en tant qu'élu et de proposer de façon pratique une solution il y a une réunion qui a eu lieu vendredi dernier entre des conseillers ministériels et la FNSEA sur ce sujet ça s'est mal passé la FNSE a claqué la porte hier il y avait une réunion avec Gabriel Atal qui s'est mieux passé mais on a l'impression que ça a pas vraiment avancé sur le sujet des retraites agricoles surtout que pour essayer de d'arriver techniquement à trouver la solution et bien on évoque le fait de repoussé en 2028 on évoque le fait éventuellement de prendre que 12 ans au lieu de 25 mures années enfin dans tous les cas on n'est pas aujourd'hui dans les engagements qui ont été pris et je crois que voilà on est unanime sur le sujet regardez le score au Sénat vote à l'unanimité des des votants je crois que le message est clair et cette PPL a vocation à mettre la pression sur le gouvernement parce que aujourd'hui on lui apporte un vrai service face à l'engagement qui a été pris il est il est capable vous rendez service au gouvernement exactement parce que aujourd'hui on lui trouve le moyen de répondre aux engagements qu'on ét portés par le Premier ministre et de rendre opérable tout de suite opérble tout avant les élections européennes vous êtes sympa voilà il a prè de la moitié des agriculteurs qui vont partir à la retraite d'ici 10 ans est-ce que les faibles retraites ça fait partie des causes de difficultés à trouver un repreneur et donc ça fait partie des causes de cette crise agricole oui tout à fait parce que faut pas se tromper là on parle de calcul de la retraite mais l'enjeu c'est quand même avant tout le revenu parce que plus vous avez de revenu plus vous cotisez et donc vous améliorez votre retraite donc à travers le le débat de la retraite c'est quand même le sujet du revenu du monde agricole qui est le sujet principal de revendication c'est il y a pas que celui-là voilà donc pour pouvoir attirer des jeunes pour la transmission il faut que les jeunes a sentiment d'être accompagné et qu'ils ai réellement la capacité et bien de vivre de leur travail merci Steve est-ce que vous savez ce que c'est que le CTA mais vous allez tout nous dire tout à l'heure dans le club suspense ce sera St dans le club on aura un débat là-dessus puisque c'est examiné demain au Sénat à tout à l'heure Steve on va voir l'actualité dans nos régions Philippe mou on va à châteurou où on retrouve Bertrand slezac bonjour Bertrand merci beauoup beaucoup d'être avec nous responsable départemental de la Nouvelle République dans l'Inde mertran vous allez nous parler de ce coup de colère du maire de châurou qui déconseille à ses habitants de se rendre aux urgences ouais et tout part d'un mail envoyé par le maire de châteauouge il la verrousse à la directrice de l'agence régionale de santé centre Val-de Loire Clara de bord voilà on a pu le consulter il est Salan l'élu explique que ces derniers mois sa collectivité a reçu de nombreuses plaintes de patients qui sont passés par les urgences de châurou certains racontent avoir dû patienter jusqu'à 2 jours en salle d'attente sans boire ni manger donc Gil Averous qui est aussi président du conseil de surveillance de l'hôpital estime n'avoir je cite jamais connu un tel délabrement du service public hospitalier et c'est là que son propos détonne il a demandé comme vous l'avez dit aux agents municipaux de déconseiller fortement aux aux habitants de châteurou de se rendre aux urgences de l'hôpital et de privilégier l'hôpital d'Oudin qui est à environ 30 minutes de route ou alors l'hôpital de Limoge qui lui est à 1h10 la fin du mail envoyé à la RS est encore plus impitoyable c'est pour ça que je vous la lis on peut pas continuer à comptabiliser les gens qui meurent faute d'avoir été bien diagnostiqué et pris en charge alors quelle a été la réponse de l'agence régionale de santé à ce courrier et bien a pas tardé hein il faut savoir que le courrier du maire qui était resté confidentiel jusqu'à ce que nous le révélions date du 7 mars 2024 4 jours plus tard le 11 donc la directrice de la RS se rend sur place et le 13 2 jours plus plus tard elle adresse à son tour un courrier à la direction du centre hospitalier elle y a réclamé la mise en place de près d'une trentaine de mesures pour améliorer la situation alors attention l'intention du maire de châterou n'a jamais été de pointer du doigt la compétence des personnels soignants il leura d'ailleurs apporté son soutien mais il faut savoir que l'hôpital est au bout de la chaîne de soins et tout le monde s'accorde à dire ici he qu'il ne fait subir que la démographie médicale ultra dégradé du département de l'Indre juste pour exemple on estime que près de 30000 habitants sur 220000 n'ont pas de médecins traitant et renoncent donc de fait aux soins quand il y a un souci ils arrivent donc à l'hôpital dans des étrats très graves il nécessite une prise en charge lourde et longue ça encombre les services et au final ça finit par débord par faire déborder pardon le servic des urgences d'où ma question monsieur le sénateur alors que le fléo de la désertification médicale gagne de plus en plus de territoire en France n'est-il pas temps de mettre en place une répartition coercitive des médecins afin de garantir un meilleur accè au soins auxquels tout le monde a droit c'est une bonne question d'AB d'abord dire que j'entends le le GIS l'annonce du du maire de châou et c'est un bon moyen de pouvoir pointer je dirais le l'urgence de la de la situation voilà mais et donc ça fait réagir donc c'est c'est c'est c'est plutôt le vous comprenez qu' aille aussi loin parce quec aux habitants ur moy c'est un moyen en tous les cas de faire réagir l'administration sur le sujet que vous évoquez concernant les mesures je je fais partie de ceux qui ont p pendant très longtemps que c'était la bonne mesure entre autres mais la difficulté ené je crois que c'est une mauvaise mauvaise solution face aujourd'hui à une telle pénurie parce que lorsque vous n'avez entre guillemets plus de stock de professionnel de santé vous pouvez mettre les obligations ça veut dire qu'à un moment donné vous allez avoir des jeunes médecins des jeunes étudiants des jeunes internes qui vont un momenté ne pas souhaiter avoir de contraintes et qui vont plutôt sortir du système général autour de médecine on voit aujourd'hui hein la la gérer la spécialité de médecine générale est celle qui est demandée dans les derniers aujourd'hui dans les études de médecine et donc on a un probl vrai problème de stock et donc le fait de que de mettre des contraintes d'installation est une vraie difficulté puisque les territoires qui sont aujourd'hui surdotés sont en diminution et qu' aujourd'hui le besoin il est vraiment réparti partout sur le territoire national même s'il y a des départements qui sontoup plus criants je crois que le vrai sujet de fond et on travaille beaucoup là-dessus au Sénat et on espère être entendu par le gouvernement c'est une chaîne de mesures qui doivent être pris en place et non pas quelques mesures passp par là autour de autour je dirais simplement de l'installation il y a un vrai sujet qui est autour d'abord principalement la réforme des études de médecine parce qu'on a voulu faire des spécialités en médecine générale donc on a augmenté le nombre d'années il y a le débat de l'organisation des stages il y a le débat de l'organisation de la permanence des soins il y a le débat de la gestion notamment relation villehôpital il y a ensuite l'accompagnement des professionnels il y a comment est-ce que l'on enfin tous les outils liés au au médecins étrangers enfin on a un certain nombre de mesures que l'on peut prendre rapidement d'abord pour gérer le court terme et ensuite des mesures que l'on peut prendre pour gérer le moyen terme de façon à former plus de professionnel et de faire en sorte que la médecine générale redevienne attractive de façon à désencombrer notamment l'hôpital et les urgences donc on voit bien que on est sur un pack beau les mesures elles n'ont pas d'effet direct il faut trouver des mesures d'urgence donc là on est desbas sur des bas d'organisation de permanence de soins et de professionnels complémentairire mais en même temps il faut des mesures je dirais de moyen terme et il y a urgence parce que le simple fait d'avoir augmenter lecus ce n'est pas suffisant il faut faire en sorte que les métiers de la médecine redeviennent attractifs pour un de jeunes de jeunes étudiants merci Bertrand merci beaucoup de nous avoir parlé de cette actualité on regarde la Une de La Nouvelle République dans son édition de landindr va lancer le château fépau neuve c'est à la Une de votre journal merci Bertran lesac d'avoir été avec nous et à très vite merci beaucoup on va parler des dépenses des finances publi puisque le gouvernement et la Cour des comptes d'ailleurs tire la sonnette d'alarm mais le gouvernement fait des économies dit milliard cette année 20 milliards l'année prochaine et cette phrase de Bruno Lemer puisque vous êtes président de la commission des affaires sociales si vous ne touchez pas aux dépenses sociales vous ne pouvez pas parvenir à l'équilibre des finances publiques vous partagez cette philosophie je le pense aussi mais de nouveau moi je me méfie beaucoup des annonces de communication oui aujourd'hui une situation en France où où le budget finalement est très peu examiné par la par par par les parlementaires le 493 très tô à l'Assemblée nationale le Sénat qui travaille de son côté mais pour lequel le gouvernement ne prend pas de considération et et ensuite après avoir alerté le gouvernement sur la situation des finances publiques 3 mois plus tard on annonce comme ça à coup de serbe de 10 milliard parce que il y a des une situation catastrophique que nous avions anticipé sans difficulté et donc'est gouvernement n'a pas voulu voir n pas voulu voir n' pas voulu voir en siement présenter un budget insincère pour vous je pourrais pas répondre à cette question là en tout le cas on est très étonné de de je dirais de la non anticipation parce que situation elle a pas été bouleversée en 3 mois voilà et à partir de là on est face à un enjeu d'urgence et donc qui dit urgence dit non réflexion c'est-à-dire que on prend des lignes et on coupe et on diminue alors que on doit à la fois dans notamment dans le domaine social faire un état des lieux et on a plein d'outils aujourd'hui qui nous permettent de le faire pour pouvoir faire des choix de diminution travailler sur la fraude travailler sur les actes répétitifs on a bien aujourd'hui géris un travail de fond qui doit être fait pour économiser et en parallèle on le voit bien avec le sujet qu'on vient de traiter juste avant des domaines où on doit plutôt mettre plus de moyens et donc on a ce travail je dirais de dentelle qui est nécessaire de façon à ce qu'on puisse fasse les bons choix assumer le fait de diminuer les dépenses sociales moi je les assume très bien mais mais lesquel alors parce que Bruno Le Maire il parle par exemple de s'attaquer au transport médical de s'attaquer au remboursement des des AL est-ce que des affections longue duré est-ce que ça ce sont les bons choix alors c'est pas forcément les bons choix parce que les LD ça dépendé ques sont les personnes concernées moi le fait que par exemple qu'on a mis une franchise qu'on augmente la franchise sur les médicaments moi me convient le fait qu'on puisse à un moment donné concernant les transports faire une analyse parce qu'on a tout dans ce domaine-là entre ceux qui ont réellement des besoins de mobilité et ceux qui peuvent s'en passer qui n'uront pas forcément gér une automaticité là il y a un vrai travail de faux il y a le le nombre d'actes aussi d'arrêt de travail il y a un vrai travail on voit bien que aujourd'hui il y a toute une liste de domaines dans lequel on doit pouvoir se mobiliser pour faire des trouver des évolutions et des pistes réelles d'économie mais en parallèle il faut réformer parce que notre problème de modèle social c'est quoi c'est que d'une façon générale depuis depuis 10 ans on traite les difficultés par plus d'argent le problème de l'hôpital on a traité par plus d'argent à chaque budget tous les ans on rajoute 10 milliards 20 milliards 30 milliards et au fur et à mesure qu'on met plus de moyens financiers la qualité du service public est en diminution donc si on ne réforme pas et bien on aura toujours je dirais des prestations qui ne seront pas au niveau des besoins de la population avec des coûts qui vont amplifier donc il y a vraiment travement ce que dit Gabriel hatal il dit j'assume de dire qu'on doit avoir un modèle social plus efficace et moins coûteux sû mais ça fait ça fait 10 ans ça fait 10 ans qu'on alerte le débat sur l'hôpital est essentiel on découvre pas aujourd'hui la situation de l'hôpital on a vu au fur et à mesure tous les ans une dégradation et tous les ans on rajoute des milliards des milliards donc voilà vous voyez que moi je je suis la commiss social depuis 9 ans on a pratiquement jamais eu un projet de loi concernant la santé à chaque fois on intervient par des propositions de loi c'est des initiatives parlementaires qui traitent le sujet par un petit bout vous le demandez un grand projet voilà lorsqu'on a pas de vision globale et bien on peut pas mener des réformes de fond pour pour à la fois améliorer la qualité du service public mais également en même temps mieux gérer avoir une meilleure efficience de la dépense publique donc vous êtes d'accord avec une réforme du modèle social ce que veut faire le gouvernement mais de quelle manière est-ce qu'on peut vraiment s'attaquer à ce modèle social alors je crois que les termes sont pas bons s'attaquer au modèle social ça veut dire qu'à un moment donné le serait une difficulté en France c'est une force c'est j' un tout fondamental je pense qu'il faut travailler vraiment sur l'efficience de la dépense publique donc ça veut dire qu'on a bien aujourd'hui toutes les pistes on sait on a sur la table on sait quels sont les domaines dans lequels on peut regarder de très près et faire des évolutions hein d'accord et donc à partir de là il faut s'engager dans cette démarche là parce qu'on doit faire des économies et en parallèle on sait aussi là on doit porter nos efforts pour améliorer donc on a ce travail d'équilibre c'est pas un travail à la serpe c'est pas quelque chose qui se fait en 3 mois c'est pas une annonce je voilà donc on a vraiment besoin de s'appuyer sur des travaux et le Sénat a fait ce travail on a dans tous les domaines je dirais vrai une véritable analyse expertise pour lequel on peut prendre des choix parfois difficiles mais des choix qui sont basés avant tout je crois que c'est le bon terme c'est l'efficience de la dépense publique et pas simplement de couper à la serpe en disant c'est tant de milliards tant de millions et quand Bruno Le Maire dit il faut arrêter il faut en finir avec l'État providence passer à l'état protecteur il faut arrêter avec le tout gratuit tout le temps pour tout le monde ça vous partagez ben on est encore dans de la com vous annoncez un titre un titre à un moment donné moi je crois que il y a des Français qui ont besoin d'être soutenus à 100 % parce qu'ils n'ont pas les moyens et d'autres pour lesquels on peut doit on doit pouir regarder la participation donc on n'est pas sur tout ou rien on est sur un modèle français qui est particulier qui est à mon avis est à défendre mais en même temps on doit prendre en considération les évolutions les dépens publices qu'on a donc voilà donc je crois que c'est pas de la com c'est pas un titre c'est pas la SERP c'est un travail de dentelle c'est la responsabilité politique de qu'on nous devons avoir de faire en sorte d'adapter t modèle à la situation financière mais au besoins également des Français merci Philippe Mouillet merci beaucoup merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure dans 20 minutes dans le club des territoires on par de cette visite surprise d'Emmanuel Macron à Marseille chef de l'État l'offensive dans la lutte contre le trafic de drogue on verra tout ça alors que au Sénat des magistrats ont alerté sur une bataille qui serait déjà perdue