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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 14 mars 2019 19 minFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Nairobi - Conclusion du One Planet Summit | Emmanuel Macron

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « On a commencé à se mobiliser, et je veux ici rendre hommage à mon ami le Premier ministre Modi, avec lequel nous avons lancé en mars 2018 l'Alliance solaire internationale, qui a été une très grande initiative »
  • 4:00Emmanuel MacronChiffre
    « La France avait pris un engagement. On avait mobilisé nos financements à hauteur, justement, d'un milliard. Un milliard d'euros étaient prévus d'ici à 2020. »
  • 4:30Emmanuel MacronPromesse
    « nous porterons cet engagement à 1,5 milliard d'ici, justement, la fin de mon mandat pour compléter ce qui avait été annoncé en mars 2018 à Delhi. »
  • 12:00Emmanuel MacronFait
    « avec l'Agence française de développement, on a concentré une partie de ces financements sur ces Solar Mamas, certaines sont ici, dans la salle »
  • 14:00Emmanuel MacronPromesse
    « la France prendra aussi toute sa part dans cet engagement, avec la création d'une facilité pour la biodiversité de 10 millions d'euros »

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... -E.

Macron : Merci beaucoup et merci à Amina Mohammed pour son discours à l'instant et merci au président Kenyatta. Non seulement de nous avoir accueillis mais d'avoir lancé un engagement fort et cet engagement pour l'Afrique. Alors, vous l'avez dit, on ne nous attendra plus.

Au fond, c'est ça, la conviction. C'est la conviction qui avait conduit beaucoup et l'hommage vient d'être rendu, en effet, au travail qui a été fait, au rôle de la France, de Laurent Fabius et à la mobilisation de la communauté internationale. En 2015, un 1er engagement a été pris.

Et puis derrière, on a failli tout perdre. Et d'ailleurs, nous sommes loin d'avoir gagné. Mais aujourd'hui, une chose est sûre : on ne peut plus se contenter du constat.

On ne peut plus se contenter des appels à l'urgence. On ne peut plus se contenter des mots. On le sait, et depuis longtemps.

Et partout dans le monde. Dans mon pays. Mais de l'Ouganda aux Etats-Unis en passant par à peu près tous les pays représentés ici, la jeunesse se mobilise.

Chaque semaine. Elle dit son impatience, elle dit son insatisfaction, elle dit : "Vous savez, vous, depuis longtemps. "Mais pour des tas de mauvaises raisons, vous ne bougez pas.

Vous ne voulez pas bouger, vous n'allez pas assez vite." Alors, notre devoir, c'est un devoir d'action. Et, en effet, ce One Planet Summit, c'est pour moi une des manières que nous avons, collectivement, d'organiser notre action de manière un peu unique.

Et de dire : "N'ayons plus des déclarations que nous négocions longuement. Mais créons plutôt des coalitions d'initiative, d'action, de transformation. Avec des principes simples : on sait où nous devons aller.

On le sait. On sait les objectifs sur le réchauffement climatique, la biodiversité, etc. On a besoin de transparence, on a besoin de mobilisation, d'engagement des acteurs publics et privés, de financements et de responsabilités.

Et donc, ce que nous avons fait aujourd'hui, comme ce qui a été fait à Paris et New York, c'est précisément de mobiliser tout le monde autour de ces objectifs. Et je remercie à cet égard les scientifiques, les gouvernements, les ONG, les bailleurs internationaux les entreprises, les financeurs qui se sont ainsi mobilisés. Alors, ce que je retiens de ce 3e One Planet Summit, c'est d'abord, et les sessions de cet après-midi permettront de rentrer dans le détail, plus d'une trentaine de plans d'action qui sont en train d'avancer de manière très concrète.

Des océans à la lutte contre le plastique, à la mobilisation des financements, on a commencé à faire bouger beaucoup de choses, à mobiliser des gens qui regardaient ces sujets parfois de très loin. La 2e chose, et on l'a vu à l'instant, c'est le fait que l'Afrique est au coeur de cette mobilisation. Et l'Africa Pledge, ce que nous avons vu aujourd'hui, c'est cette volonté de nous mobiliser tous collectivement pour dire : "L'Afrique a sa solution "avec ses scientifiques, ses entreprises, ses investisseurs "ses gouvernements, ses entrepreneurs, ses agriculteurs, ses femmes, sa jeunesse." Et la collectivité internationale doit être à ses côtés et à s'engager avec, on l'a vu, 2 priorités.

L'une où on a les 1ers résultats et, au fond, ce qui était impensable est perceptible, c'est le renouvelable. Et en particulier, tout ce qu'on a pu voir sur le solaire. La 2e qu'on lance aujourd'hui, et on est loin du résultat, c'est la déforestation.

Alors, sur le renouvelable, et en particulier, justement, tout ce qui est fait sur le solaire, ça a été parfaitement dit tout à l'heure, et magnifiquement dit. Au fond, le défi que l'Afrique nous lance et que nous avons à réussir ensemble, c'est de dire collectivement : "Est-ce que, pour apporter l'énergie, la lumière "dans tous les villages d'Afrique, "il faut répliquer le modèle qu'on a développé "en Europe, aux Etats-Unis ou en Asie il y a 20, 30 ou 40 ans ?" La réponse est non.

Non. Et dons, tous ceux qui expliquent qu'il faut faire des grands réseaux centralisés, construire des formidables centrales à charbon, construire un modèle basé sur le fossile vous mentent, ont tort et sont en train de vous conduire vers le pire. Ce ne sont pas les bons investissements pour le modèle d'énergie en Afrique.

Le bon modèle, et je le dis ici à Nairobi, c'est le modèle que vous avez réussi à développer, Président. 75% de l'électricité, elle est basée sur le renouvelable ici, au Kenya. La géothermie.... (Applaudissements) (...) La géothermie, l'hydroélectricité.

Et donc, c'est possible. Et on l'a vu avec des innovations, avec des modèles de gestion extrêmement décentralisés ou, par le mobile, on peut gérer sa consommation, sa propre production avec ces panneaux. Et donc, c'est ça que nous devons maintenant généraliser.

Et donc, la solution, elle est dans le renouvelable, dans la mobilisation des financements publics et privés et dans la capacité à innover partout en Afrique et à développer ce modèle. Sur ce pilier-là, nous devons collectivement être au rendez-vous. Et on a les solutions.

Alors, on a commencé à se mobiliser, et je veux ici rendre hommage à mon ami le Premier ministre Modi, avec lequel nous avons lancé en mars 2018 l'Alliance solaire internationale, qui a été une très grande initiative, et beaucoup d'entre vous sont mobilisés dans ce cadre, qui a permis, justement, cette mobilisation de financements, d'initiatives. Dans ce cadre, la France avait pris un engagement. On avait mobilisé nos financements à hauteur, justement, d'un milliard.

Un milliard d'euros étaient prévus d'ici à 2020. Et je voulais ici prendre, moi aussi, ma part des engagements en disant que nous porterons cet engagement à 1,5 milliard d'ici, justement, la fin de mon mandat pour compléter ce qui avait été annoncé en mars 2018 à Delhi. (...) Et je veux ici saluer l'engagement extraordinaire de la Banque mondiale.

Ce que vous avez annoncé, Kristalina, tout à l'heure, est absolument formidable dans ce contexte et ce que la BAD a annoncé, dans ce contexte est absolument essentiel. C'est, par la mobilisation de nos financements publiques, la capacité à mobiliser d'autres financeurs privés et à faire quoi ? Le "desert to power", c'est la capacité à créer de la solution par de nouveaux champs, justement, de panneaux solaires, à créer de l'électricité au plus près du terrain dans les zones qui sont les plus en difficulté.

Avec notre ami le président Kaboré, il y a quelques mois, nous avons inauguré la centrale de Zagtouli, qui sera l'une des plus grandes de l'Afrique de l'Ouest, et qui est exactement au coeur de ce type de projet, on l'a porté ensemble, avec la BAD et l'AFD. (...) Et donc, ce que nous devons maintenant faire, forts des initiatives qu'on a pu voir, c'est, maintenant, aller sur le terrain pour porter ces financements publics qu'on a décidés, mobiliser les financements privés et l'innovation et compléter toutes les solutions pour que le modèle kényan puisse se répliquer partout.

Partout. L'une des clés derrière cela, ce sera aussi, on en parlait hier avec le président Kenyatta, nous, collectivement, de financer les réseaux, parce que, financer des panneaux solaires ici, des solutions de géothermie là, des solutions d'innovation qui permettent la gestion décentralisée, ben, ça consiste aussi à financer les réseaux qui permettent de transporter l'électricité ainsi produite. Ca a été tout à l'heure parfaitement dit par l'un des acteurs industriels.

Et donc, ce que nous allons faire à travers ces financements publics et privés, c'est aussi mobiliser de l'argent pour la construction de ces réseaux, de réseaux fiables, pérennes et qui permettent au plus vite de faire partager au plus grand nombre cette énergie durable, cette électricité propre ainsi produites. (...) Et puis, vous savez, sur ce sujet, ce sont aussi des solutions de formation.

Vous l'avez très bien dit en parlant de la place des femmes. Moi, je me souviens, en mars dernier, à Delhi, des Solar Mamas. Ces femmes, en particulier d'Afrique de l'Ouest, parce qu'il y avait beaucoup d'Ivoiriennes et de Guinéennes, qui expliquaient formidablement comment le modèle, au fond, dans lequel nous vivions aujourd'hui, au fond, il fonctionnait très bien pour les hommes.

Les femmes, elles allaient chercher assez loin l'eau, le modèle était assez bien fait pour les intérêts existants et tout le monde s'en portait bien. Et ces Solar Mamas ont décidé de se mobiliser et de dire : "Nous, on peut participer de la solution "si on nous explique et qu'on nous finance un peu, "eh bien, on peut apporter "une part de la production d'électricité au village, et donc, une part des solutions collectives." Eh bien, avec l'Agence française de développement, on a concentré une partie de ces financements sur ces Solar Mamas, certaines sont ici, dans la salle, et on a permis, justement, de développer dans plusieurs villages africains ces solutions concrètes, où on a à la fois la production d'énergie propre, de l'émancipation des femmes de l'entreprenariat féminin et la construction de solutions durables sur le terrain, C'est ça, la solution climatique.

C'est ça, pour moi, l'Africa Pledge. (...) Et donc, tout ce qu'on vient de voir sur ces volets et qui est en train de réussir est, pour moi, la clé de l'émancipation africaine.

C'est comment on construit un nouveau modèle. Et je le dis avec beaucoup de force, je pense que ce qu'on joue ici, c'est pas simplement, au fond, une case qu'on cocherait dans l'avenir africain, c'est au coeur de l'avenir de l'Afrique. C'est notre réponse collective, et qui est apportée d'abord parce qu'elle vient des gouvernements, des ONG, de la société civile africaine.

Et, ensuite, parce que c'est un ensemble de solutions décentralisées, portées par la société civile, la plupart du temps, où on mobilise autour de ces solutions des financements et où on dit quoi ? On va éclairer des villages, on va permettre à des enfants le soir de pouvoir faire leurs devoirs, on va permettre à des familles de pouvoir faire la cuisine, on va réduire les émissions ici pour nous. Et on va, ce faisant, permettre de trouver du travail à tout le monde, donner une place aux femmes dans la société et construire un avenir durable pour chacun.

Et on va pas répliquer les erreurs faites par le passé, dont, nous, dans nos sociétés, parfois, nous devons nous sortir avec difficulté, c'est-à-dire on ne va pas laisser la place à des grands acteurs, dominants, qui proposent des solutions très polluantes qui sont généralement peu inclusives, où les femmes n'ont pas leur place, où les financements sont largement basés sur la corruption et où la solution est hyper centralisée, parce que ça existe aussi, il faut savoir le regarder, je crois que l'Africa Pledge, c'est l'avenir de l'Afrique. (...) Et puis, le 2e engagement que je retiens d'aujourd'hui, c'est la déforestation.

Et, là-dessus, nous ne sommes collectivement pas au rendez-vous. Et c'est pourquoi ce qu'a lancé le président Kenyatta et que ce que les présidents du Congo et de Madagascar ont repris ici et plusieurs autres dans cette salle, cet appel à la mobilisation pour, justement, lutter contre la déforestation est absolument essentiel. Et je veux vous en remercier.

On est, d'ailleurs, ici, je redirais, dans l'exemple même de ce que cette lutte historique que certaines grandes figures du Kenya ont su lancer a pu donner. Nous sommes dans un exemple unique de forêt urbaine, parce que votre prix Nobel a su il y a presque 30 ans maintenant, Président, se battre contre tous les gouvernements, garder au milieu de la ville cette formidable forêt. Maintenant, non seulement on doit se battre pour les garder, et on peut l'applaudir, parce qu'elle a eu un rôle essentiel. (...) Maintenant, on doit se battre non seulement pour les garder là où elles existent encore, et ce sera tout le combat du président Tshisekedi, entre autres, il faut reconquérir du terrain, replanter, vous l'avez dit, Président Rajoelina, et donc, là-dessus aussi, nous devons mobiliser les financements publics privés, et je veux saluer ici les appels qui ont été faits.

La France prendra aussi toute sa part dans cet engagement, avec la création d'une facilité pour la biodiversité de 10 millions d'euros pour accompagner les pays qui le souhaitent dans la définition et la stratégie de leurs contributions nationales. Et nous serons donc, là aussi, au rendez-vous de cette action. (...) Et, sur ce sujet, là aussi, il nous faudra partout savoir résister aux grands projets qui conduisent à la déforestation, aux grands projets qui conduisent à dire : "La solution est dans la destruction d'une part de notre forêt, de notre biodiversité." Nous avons à bâtir des solutions concrètes sur le terrain qui permettent de recréer de la biodiversité, de récréer de la forêt, de recréer des solutions inclusives si nous savons tous et toutes nous mobiliser.

Et, l'innovation, pour moi, que je retiens de cet Africa Pledge, c'est que non seulement ce sont des gouvernements qui se mobilisent sur des succès déjà acquis et des aventures maintenant à construire. Mais ce sont avec eux des grands bailleurs internationaux à qui je viens de rendre hommage. Ce sont des entreprises.

Et ici, je parle, évidemment, au nom de la France, et je veux remercier les entreprises françaises qui étaient ici présentes qui se sont mobilisées. Par leur action concrète sur le terrain, leur participation à la reforestation, leur participation, comme ça a été très bien dit par MM. Lévy ou Faber, par exemple, dans les solutions concrètes avec des partenaires africains.

C'est aussi comment on crée de la coopération décentralisée. Le R20 va travailler avec, justement, les régions africaines les plus innovantes et a construit une coalition. Et donc, on a des régions qui sont en train de construire des solutions concrètes.

Mme le Maire nous expliquait tout à l'heure ce qu'elle est en train de faire avec le C40. Et donc, partout, les choses avancent. Notre responsabilité collective, c'est de les mettre en valeur.

C'est de leur permettre d'accélérer. Et puis, et je conclurai là-dessus, c'est de faire maintenant 2 choses. A chaque fois que nous nous réunissions, prendre de nouveaux engagements et nous assurer que les engagements passés sont suivis d'effet.

C'est ce que nous faisons aujourd'hui et que nous allons continuer à faire. Et que ça va directement sur le terrain, pour les gens, et que ça construit des solutions. Et la 2e, c'est avoir enfin conscience que la seule réponse que nous pouvons apporter à notre jeunesse aujourd'hui, et parfois, elle peut prendre du temps.

Parfois, elle peut conduire à bousculer beaucoup d'habitudes. La meilleure réponse, ce ne sont pas des mots, ce sont des actions. Mais ces actions, ce ne sont pas des actions périphériques où ce serait en quelque sorte, pardonnez-moi cet anglicisme, mais les "usual suspects".

C'est de bien comprendre que ce que nous sommes en train de faire, c'est de construire un modèle nouveau. Ce que nous sommes collectivement en train de faire ici. Et dans tous les pays qui sont engagés dans cette aventure.

C'est pas de dire "Je dois cocher une case symbolique "pour le climat, prendre une loi pour faire ceci, décider ceci ou cela parce que beaucoup l'ont dit". Moi, je n'y crois pas, simplement, à ça. C'est pas une case à part, le climat.

C'est pas non plus se dire "tout est fini, ces sommets ne servent plus à rien". Moi, je ne crois ni au camps des désespérés, ni au camps des cyniques qui, eux, disent : "On va continuer à faire comme avant." Nous faisons partie du camp des déterminés.

On doit changer en profondeur notre modèle. En profondeur. C'est-à-dire remettre au coeur, remettre au coeur de l'économie de marché la place de l'environnement.

Remettre au coeur de chacun de nos investissements et des choix d'entreprise la part de la biodiversité, du développement durable, de la lutte contre les émissions. Mettre au coeur de chaque choix d'investissement des gouvernements, des entreprises, des investisseurs, la lutte contre le réchauffement climatique, la lutte pour la biodiversité, qui sont 2 piliers indispensables. Remettre au coeur des choix de nos pays, de nos régions, de nos villes cette entreprise.

Parce que ce combat, c'est celui contre le réchauffement climatique, pour la biodiversité, mais aussi pour l'inclusion. Pour des sociétés plus justes. Pour des vraies sociétés de l'égalité femmes/hommes.

Pour des vraies sociétés qui permettent à chacune et chacun d'avoir leur place. C'est juste cela, ce que nous sommes en train de faire. Moi, j'y prendrai toute ma part.

Et notre jeunesse nous dit simplement une chose : "Vous n'allez pas assez vite". Alors je veux, ici, cet après-midi, solennellement, à Nairobi, remercier cette jeunesse partout dans le monde. Elle a raison de nous dire cela.

Elle a raison de s'impatienter. Parce que nous n'avons que trop tardé. Alors, nous tous, à chaque fois que nous nous voyons, nous devons simplement faire une chose : aller plus loin, prendre de nouveaux engagements et ne rien céder aux tenants des modèles passés, ne rien céder à l'obscurantisme, ne rien céder à des modèles qui ne laissent plus leur place à ce combat qui est aujourd'hui le nôtre.

Et l'Afrique est au coeur de ce combat et donc, merci pour ce One Planet Summit en Afrique. Merci, Président Kenyatta, pour cet Africa Pledge aujourd'hui, et merci à toutes et tous. Merci, Amina, merci, Kristalina. pour le coleadership. (Applaudissements) (...)