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interviewLe Média (sur YouTube)· 12 juin 2023 58 min

MOTION DE CENSURE : ET LA DROITE SAUVA LA MACRONIE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] bonjour à toutes et à tous c'est l'heure de votre quasi quotidienne d'infos et de combat toujours debout diffusé en direct tous les jours du lundi au vendredi jeudi si vous ne l'avez pas déjà fait abonnez-vous à notre chaîne YouTube et activer la petite clochette en cliquant sur l'onglet tout abonnez-vous aussi et surtout à notre newsletter quotidienne en allant sur newsletter pour le média tv.fr et ne ratez plus aucun de nos contenus et compris ceux qui peuvent être invisibilisés par les plateformes on le rappelle le média ne vit que par vous par vos dons et pas vos abonnements c'est pour cette raison que nous lançons régulièrement des campagnes de dons elles conditionnent tout simplement notre survie si nous ne mobilisons pas 100.000 euros d'ici l'été la permanence et l'intégrité de notre projet éditorial serait très gravement menacé depuis le lancement de la campagne il y a une semaine 467 personnes ont donné 26400 euros Merci à VOUS soyons honnêtes c'est bien mais pas suffisant si ce n'est pas encore fait mobilisez-vous prés votre média nous faisons un don à partir de 5 euros par mois sur soutenez pour le point le média tv.fr nous sommes le mercredi non nous sommes le lundi 12 juin 2023 et on est toujours debout [Musique] au sommaire ce soir un entretien avec le député PS du peste Philippe Brun avec qui nous reviendrons sur cette journée parlementaire émaillée par le vote de la motion de Saussure qui a été rejetée puis on discutera avec Nelly Bertrand secrétaire général du syndicat la magistrature du très controversé projet de loi de programmation et d'orientation de la justice pour la période 2023 à 2027 présenté avec le projet de loi organique relatif à l'ouverture la modernisation et la responsabilité du corps judiciaire par le Garde des sceau Eric Dupont-Moretti c'était en conseil des ministres le 3 mai dernier [Musique] comme un air de déjà-vu ce lundi 12 juin la première ministre Elisabeth borne fait face à une nouvelle motion de censure sa 17e depuis son arrivée à Matignon en mai 2022 pour rappel en mars la chef du gouvernement avait sauvé sa place de justesse la motion censure alors déposée par le groupe iode contre le recours aux 49-3 avait récolté 278 voix il ne manquait seulement que 9 fois pour faire tomber le gouvernement jamais depuis son arrivée à Matignon mais 2022 Elisabeth borne avait été aussi menacé cette motion de censure a été rejetée le vote a eu lieu ce soir à 18h30 93239 députés l'ont voté il aurait fallu 289 pour qu'elle soit votée soit 50 voix il manquait 50 voix pour faire adopter cette notion sensuelle et faire tomber le gouvernement pour revenir sur cette journée parlementaire encore une fois très mouvementée je reçois sur le plateau du média Philippe Brun bonsoir Philippe Brun merci d'avoir accepté notre invitation on l'a dit la censure à échouer à 50 voix près un écart plus important que la dernière fois pas trop déçu non on s'attendait à ce qu'elle ne soit pas adoptée compte tenu des positions des uns et des autres ce qui m'a tout de même surpris en regardant l'analyse du scrutin comme on dit c'est de voir que aucun député LR ne l'avait voté et que très peu de députés l'iode vous savez plus petit groupe centriste qui avait porté cette proposition loi d'abrogation de réforme des retraites ne l'a voté non plus qu'est-ce que cela veut dire cela veut dire qu'il y a une forme d'accoutumance au coup de force et à ce coup d'État rampant que nous vivons aujourd'hui il y a une forme d'accoutumance à ce qu'on écrase le Parlement à ce qu'on utilise des articles de la Constitution contre leur intention même à ce combat fou tous les usages toutes les formalités à ce qu'on impose contre la volonté des Français contre la volonté des syndicats contre la volonté de la rue contre la volonté de la majorité des députés représentants de la nation une réforme des retraites tout le monde vit finalement dans l'accoutumance et je pense à cette phrase de Simone de Beauvoir qui disait ce qu'il y a de plus scandaleux dans le scandale c'est qu'on s'y habitue et là ce qu'on constate c'est qu'on finit par s'y habituer alors si vous saviez motion de censure ne serait pas voté à leur pourquoi l'avoir déposé il fallait le faire si nous devons être les derniers à défendre dans notre pays les libertés démocratiques et bien nous serons les derniers et avec ce qui s'est passé la semaine dernière à l'Assemblée nationale utilisation de l'article 40 de la Constitution de manière nouvelle jamais on avait appliqué l'article 40 à des propositions de loi il y a une trentaine de propositions de loi de la présidente de l'Assemblée elle-même à qui on n'a pas appliqué là c'est 40 là on décide d'appliquer cet article en revenant sur les usages depuis 1958 on décide également de censurer tout amendement qui permettrait à l'assemblée de démontrer qu'elle était majoritairement défavorable à cette réforme de retraite même en amendement déclaratif qui dirait simplement la nation et défavora ou voilà les des représentations expriment qu'ils sont défavorables par exemple de retraite même c'est amendement il était censuré par la présidente de l'Assemblée nationale cela il fallait les énoncer il fallait dénoncer ce gouvernement intrinsèquement minoritaire aujourd'hui il y a plus de deux tiers des Français qui veulent le départ voilà donc il fallait la faire cette motion censure même si nous savions que nous étions battus et nous nous nous nous accoutumons pas aujourd'hui à cette négation unique dans l'histoire inédite cette négation de liberté démocratique alors vous l'avez rappelé il y avait peu de députés présents dans l'émission les débats ont pourtant été extrêmement longs comment ça s'est passé bon les débats sont toujours longs parce que chaque groupe a 10 minutes pour réagir à la motion de censure moi j'invite les gens qui nous regardent à aller écouter le discours de Valérie rabot ma collègue qui a fait un discours extrêmement précis chirurgical sur ce qui s'était passé durant les dernières semaines et voilà donc les débats sont passés comme d'habitude chacun a été dans son rôle les macronistes étaient tellement peu nombreux que vous avez pu voir que l'oratrice macroniste est arrivé en retard et donc elle a loupé son tour pour parler et la prison de l'assemblée qui est encore une fois les usages à redonner la parole à l'oratrice macroniste à la fin pour qu'elle puisse déployer son discours voilà donc le débat n'a pas grand intérêt en vérité plus intéressant était le discours d'Elisabeth borne qui nous a répondu de manière caricaturale et presque outrancière en mettant en cause Erico grêle le président de la commission des finances qui n'a fait qu'appliquer les règles ce que personne ne conteste en vérité vous demandait à des anciens présidents de la semaine et c'est avec Claude Bartolone nous anciens présidents la commission des finances Gilles caresse qui ont été dévoué par différents médias tous disent que Eric Coquerel a eu juste application finalement de la jurisprudence de la commission des finances sur cette affaire bref voilà un discours assez caricatural d'une Premier ministre qui sait que de toute façon ces jours sont comptés et que probablement elle ne passera pas l'été alors il y a eu des des supposés alliances entre Renaissance et l'air qui ont été relayés ce matin par France Info et au sujet desquels nous avons interrogé Éric cioti ma consœur visa là pour compagnie d'André magny-vite ont recueilli la réponse de l'intéressé écouté France Info a révélé cet après-midi qu'il y avait un rapprochement entre le parti de la majorité et les républicains est-ce que vous en avez entendu parler est-ce que vous pouvez nous confirmer ce que France Info a révélé il y a aucun rapproche pas entre la majorité et les républicaines tout ça fait partie des des petites fables voilà nous sommes aujourd'hui clairement dans dans une opposition qui n'a qu'un objectif c'est redresser un pays qui se porte mal c'est dans ce sens notamment qu'on a formulé nos propositions sur l'immigration qui sont des propositions audacieuses courageuses presque à quelques égards révolutionnaires puisqu'elles nous permettrait si elles étaient adoptées de changer de cadre et nous avons besoin de changer de cadre si on ne veut pas continuer à subir cette pression migratoire qui ne cesse de progresser donc nous apportons et nous voulons apporter notre contribution au redressement du pays sur la base de propositions sans aucune compromission naturelle alors pas d'alliance officiel votre Renaissance LR au moins une alliance tacite oui depuis le début de toute façon de ce mandat LR elle a béquille droite du gouvernement et réussi à sauver le gouvernement de nombreux problèmes on se souvient ça fameuse proposition de loi qui est justifié notre motion de censure qu'en commission LR a assurée au gouvernement de pouvoir faire ses petites manips on voit que là à nouveau LR donne finalement la majorité au gouvernement maintenant moi je veux croire que il y a des députés LR sincères j'en connais un qui ont été avec tout sur la réforme des retraites qui ont été avec nous pour nationaliser EDF c'est la proposition de loi que j'avais porté dont on a beaucoup parlé ici sur le média et j'espère que certains d'entre eux écouteront la parole de leur circonscription de ce qu'ils entendent sur les marchés le week-end ce qu'ils entendent sur le terrain et que il nous rejoindront pour essayer et bien de faire avancer les choses alors le président du parti les républicains assurant chéri sur la question de la motion de censure en reprenant curieusement les éléments de langage j'étais macroniste écoutez les républicains ne voteront pas cette motion de censure qui constitue l'alliance de la carpe et du lapin nous ne participerons pas cette pantalonade mise en place par les Amis de Monsieur Mélenchon et que soutiendra d'ailleurs Madame Le Pen c'est assez étonnant de voir dans le même vote réuni et les amis de Monsieur Mélenchon monsieur Boyard madame panot monsieur Ruffin et Madame Le Pen voilà qui a voté une motion de censure c'est dire que demain on peut gouverner ensemble qu'on peut porter une majorité alternative quelle alliance étrange nous nous sommes naturellement dans la cohérence mais le prof sinon fallait une qu'il y a cette alliance tacite dont on parlait à l'instant ça n'a aucun sens par définition la motion de censure c'est une alliance des contraires dans l'histoire toutes les fois d'émotions censures ont été adoptées à l'Assemblée nationale il y en a eu beaucoup sous la Troisième et même une fois soit 5e République c'était d'ailleurs des contraires et majorité des députés qui disent on veut changer le gouvernement parce que le gouvernement a failli et c'est forcément une alliance décontraire ensuite sur la question du rassemblement national puisque c'est le question revient en permanence le rassemblement national il est à l'Assemblée nationale il est à 88 députés qui soit votre pour soit votre compte on peut il y a que deux solutions possibles donc et qui selon les cas soit vote avec nous soit vote avec le gouvernement et donc dans les deux cas on peut dire qu'ils sont soit l'Allier du gouvernement soit notre allié donc on va jamais s'en sortir c'est le niveau zéro du débat politique bon donc moi je vais faire doté ma loi sur EDF les voté pour alors du coup je suis allié que le rassemblement national ensuite le gouvernement a fait passer sa loi sur le pouvoir d'achat et le rassemblement social a voté pour du coup le gouvernement est allié du rassemblement national on va jamais s'en sortir on voit bien qu'il risque-t-il on a été pas la question quel est son problème son problème c'est qu'il a une vingtaine de députés LR de terrain qui entendent la colère du peuple aujourd'hui et qui se sont mobilisés qui ont de la réforme des retraites et qui ont voté la précédente motion de censure et donc il a besoin de regrouper les quelques forces qui lui restent c'est 62 députés les besoins de les avoir avec lui il a vécu comme un affront la pression de censure ou les uns les autres avaient des obéi à ses ordres donc là il est finalement par cette phrase en disant l'alliance des contraires il permet de regrouper ses amis derrière lui mais reste lui resteront-ils fidèle longtemps j'en doute alors on a entendu les républens mais les macronistes ils sont allés également de leur critique à l'égard de la nupesse écoutez l'ancien Sarkozy St micro de ma collègue Lisa Lab au-delà de la nécessité au nom de la réforme est-ce que vous craignez les conséquences que ça a pu avoir dans la confiance qu'on les Français dans nos institutions en tout cas les Français ont entendu parler plus que d'habitude de nos institutions des différents articles de la Constitution tout ça fait l'objet de nombreux débats et c'est très bien comme ça il faut juste qu'on rappelle à un moment donné que la Constitution c'est l'acte fondateur de notre démocratie c'est le rapport entre les différents pouvoirs donc c'est la capacité d'exercer sa liberté d'opinion et c'est fondamental et tous ceux qui appellent à s'éloigner de la Constitution comme le font notamment le groupe de la nupes ont bien tort de manière cette arme là Boris Vallot au microlise à l'App et André et André magnivite c'est chargé de répondre aux deux complices on écoute Eric woert devrait être d'abord respectueux de la doctrine la pratique qui a été la sienne quand elle était président de la commission voilà il devrait pas perdre participer de cette espèce de chantier généralisée qui a été organisé par de concerts la majorité et l'exécutif voilà tout ce qui a été produit c'est le fruit d'un gouvernement de salut public bah c'est celui de la première ministre a pu dire à nos micros tout à l'heure que cette notion de censure était une occasion pour la nuque de faire une alliance avec le RN je pense que vous contestez ce mot est-ce que vous pouvez nous expliquer franchement d'abord d'une manière générale ensuite quand on défend des propositions qui se sont des propositions d'extrême droite sur un certain nombre de questions effectivement il n'a pas besoin dans la collusion il est il est l'extrême droite bon ben voilà donc Boris Vallot en député PS nus comme vous j'imagine que vous soutenez les propos de votre de votre collègue oui mon ami d'ailleurs on achète twitch tous les deux et qu'on anime chaque semaine il s'appelle Boris et Philippe donc évidemment je bois ses paroles et je suis bien sûr d'accord avec lui on n'a pas parlé du deuxième sujet de ce qu'a dit c'est la question de l'immigration où là on en vient à regretter Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy reviens Nicolas Sarkozy la jamais remis en cause la Convention européenne des droits de l'homme il a jamais remis en cause le regroupement familial Nicolas Sarkozy il a toujours respecté la constitution et la la elle a l'air nous nous sort un discours que Jean-Marie Le Pen n'aurait pas renié bon et donc c'est Camille extraordinaire dans l'histoire de ce mouvement politique aujourd'hui de copier coller le programme de l'extrême droite elle fait remarquer à autre chose de la loi immigration pour eux il en est fini de la réforme des retraites et de la contestation sociale on écoute il faut savoir terminer une contestation aujourd'hui cette loi a été votée validée par le Conseil constitutionnel promulgué passons à autre chose pour l'intérêt des Français est-ce que vous allez passer à autre des choses Philippe Brun non non on va pas passer à autre chose parce que tout simplement les Français nous demandent pas de passer à autre chose moi j'ai fait 14 événements ce week-end dans ma circonscription des des cochons grillés des fêtes des foires à toutes tout tout un tas de choses et je ne me parlait que de ça de la réforme des retraites il me parlait pas d'immigration mais on sent la petite musique arrivée vous savez on est habitué ça fait 20 ans déjà comme ça que quand on a un sujet social un peu brûlant nous sort la viande halal on nous sort le voile voilà on a toujours une à ces sujets là vous savez les arts-lésiennes médiatiques alors là c'est porté par les députés LR et de la majorité donc la préparez-vous mesdames messieurs issus l'immigration à vivre des mois assez difficiles parce que là on va y aller ça va être le festival de mesure démagogiques contraire à l'état de droit contraire à nos engagements européens et en plus inefficace parce que le gouvernement il arrive même pas à reconduire les étrangers qu'il frappent de QF il y a 150000 au qtf environ prononcé chaque année premier semestre 2021 fait que 28 visites de l'Algérie donc vous voyez l'efficacité aujourd'hui des déclarations martiales du gouvernement et qu'est-ce qui reste comme recours alors Philippe des retraites là il faut dire que nous avons une difficulté c'est que bon elle est promulguée que il y a eu effectivement les cas d'applications qui sont sortis bon nous on a envie de faire un RIP vous savez le rip c'est le référendum d'initiative partagée l'année prochaine pour pouvoir permettre son abrogation il va y avoir vous avez aussi la discussion du projet de loi de finance et du projet financement de la sécurité sociale cet automne on pourra aussi porter des amendements c'est celui-là notamment sur le reculage légal donc on continue bien sûr la bataille parlementaire et puis à la bataille dans la rue voilà et je sais que la CFDT la CGT on dit que le combat n'est pas terminé et moi mon rôle de député c'est de soutenir aussi les forces sociales derrière les syndicats et donc on est à la disposition de toutes celles et tous ceux qui veulent continuer à se battre contre cette réforme injuste et brutale effectivement Sophie B [Musique] inet posé cette question à Valérie rabot qui a réagi sur les suites à donner dans cette bataille contre la réforme des retraites c'est quoi la suite maintenant sur le dossier des retraites il est évident que moi je rejoins ce qu'a dit Laurent Berger il est évident que là il va y avoir une pause directement sur le dossier des retraites mais encore une fois quand on mène une action politique vous savez les idées ont éléphant pendant longtemps et même si ça prend deux trois ans effectivement sur la réforme des retraites nous continuerons à nous battre donc oui nous n'avons pas gagné la Manche à l'Assemblée nationale qui a même pas été proposée au vote donc je le redis mais ça veut pas dire que et bien nous nous perdons la capacité à faire des propositions sur les retraites et surtout à prendre l'engagement que si nous arrivons en responsabilité nous abolirons les 64 ans d'âge légal de départ à la retraite vous parliez du référendum d'initiative partagée alors le Conseil constitutionnel à retoquer les dates deux dernières propositions est-ce que vous pensez qu'il existe encore un vraiment un espoir de faire tomber cette réforme des retraites et son gouvernement alors ce gouvernement bon là c'est plié pour les prochaines semaines on va voir la réforme des retraites bon la question c'est ce qu'on fera aussi quand on arrivera au pouvoir bon par exemple en 2012 c'est une plutôt une bonne mesure de François Hollande dès qu'il est arrivé au pouvoir il est passé un décret pour permettre à ceux qui avaient commencé à 60 ans qui avait commencé pardon à 60 ans qui commence à travailler tôt de partir à 60 ans nous aussi on peut s'engager là-dessus ça peut être aussi voilà une la question de notre arrivée au pouvoir il y aura-t-il une dissolution dans les prochains mois les prochaines années moi je vous dis que je m'y prépare à la dissolution parce que aujourd'hui il y a quand même pas de majorité à l'Assemblée c'est quand même assez compliqué si nous obtenons une majorité à l'issue de la dissolution nous ferons campagne d'abord pendant la dissolution le front campagne sur cette idée d'abrogation de la réforme des retraites voilà donc on a plusieurs manières d'y revenir et puis je vous le dis le gouvernement n'a pas de majorité et il y a moyen d'obtenir par exemple sur le prochain projet loi de financement de la sécurité sociale un vote sur l'abrogation de ce report de l'âge légal de 62 à 64 ans donc il y a encore de l'espoir alors forcément à travers cette séquence parlementaire se pose la question de la Cinquième République du caractère véritablement démocratique ou non des institutions jeudi dernier on était à l'Assemblée nationale et on avait posé la question à Manuel bon pas qui s'est montré très critique vis-à-vis des institutions est-ce que votre pouvoir entre guillemets en tant que député il est extrêmement limité là dans la cinquième république clairement la vue dans cette séquence le président de la République a poussé jusqu'à son extrême l'ultra présidentialisation du système de la 5e République en vérité soyons francs face à ce qu'on a vu ces derniers jours on est plus aujourd'hui en République on est dans une forme de monarchie présidentielle absolue où le président de la République peut imposer sa volonté un peuple tout entier qui n'en veut pas une majorité de députés qui n'en veulent pas à l'ensemble des organisations syndicales de salariés qui n'en veulent pas et donc nous les députés nous nous battons avec les moyens qui sont à notre disposition nous déposons des amendements nous les faisons des propositions de loi ne posant des motion de censure mais il est clair il est évident que sans une mobilisation populaire massive dans la rue au moment des élections qui permettent de tourner la page de ce système de la Cinquième République qui confisque en réalité le pouvoir au représentant du peuple on pourra pas changer radicalement cette société donc moi j'appelle celles et ceux qui nous écoutent bien évidemment à pas perdre espoir mais au contraire ce qui s'est passé là je pense doit être pour eux un regain de détermination et de mobilisation à tourner la page de la Cinquième République et à construire les bases d'une nouvelle constitution de la 6e république qui permet au peuple de détenir vraiment le pouvoir dans ce pays philippin vous soutenez également le passage Anne sixième république oui oui moi j'ai toujours soutenu ça le participe pas tellement mais bon là ça y est on a encore commencé à s'y mettre on a signé un papier on dit qu'on est d'accord pour essayer de République donc on progresse on voit bien que on est en train de tous de se rendre compte que la France aujourd'hui le pays le moins démocratique d'Europe occidentale le moins démocratique d'Europe occidentale et que nous institutions ne fonctionnent pas elles créent de la défiance institution de la Cinémathèque publique c'est de la machine à trahir elle crée la défiance des citoyens la défiance le députée envers le gouvernement un système personne n'est responsable de rien et chef de tout moi je crois qu'il faut aujourd'hui revenir là-dessus et donc on a un travail à faire pour donner un contenu on a fait un groupe de travail au sein de la nups sur le contenu de ces 6e république et encore une fois c'est un combat qui rejoint aujourd'hui les préoccupations des gens pendant longtemps on a dit la gauche la Sixième République vous nous amusez avec ça mais ça n'intéresse pas les gens et c'est vrai que j'en disais bah d'abord remplir mon frigo et et survivre dans la période mais là en ce moment je vous le dis j'entends énormément le mot dictature j'explique aux gens on vit pas en dictature c'est pas vrai moi j'estime aussi qu'il faut qu'on te fait la politique raisonnable dans ce qu'on dit d'origine non des pandictatures dans une démocratie à moindre riz voilà on a payé peu démocratique faiblement démocratique et donc j'explique aux gens ce qui se passe et donc j'ai jamais autant senti le peuple prêt à changer de constitution parce que c'est pas un sujet populaire ça intéresse les militants comme nous mais ça intéresse pas le grand public et là je sens que le grand public commence à être convaincu qu'il est urgent de changer de constitution alors nous avons reçu la semaine dernière sur ce plateau génie Mériaux une constitutionnaliste qui nous expliquait que la Constitution aujourd'hui de la 5ème république rendrait même difficile le passage à la sixième alors comment on fait oui parce qu'aujourd'hui si vous voulez passer la sixième il faut faire une révision comment on fait une révision c'est l'article 89 de la Constitution il faut que ce soit adopté par l'Assemblée et par le Sénat compliqué sous le Sénat bon alors là comment on fait pour passer outre ça va le général de Gaulle il avait utilisé un autre article de la Constitution en 1962 c'était l'article 11 et c'est par cet article qui l'a imposé l'élection du président de direct à l'époque ça évidemment choqué tout le monde mais bon on est libre le président de la République donc on a des salles de manière ratifié intellectuellement politiquement qu'on pouvait utiliser l'article 11 donc c'est à dire un référendum pour modifier la Constitution donc moi je pense que le bon outil bon point de passage c'est cet article 11 de la Constitution donc référendum on est élu et on propose une loi avec un référendum pour changer la constitution merci je sais que vous êtes très attendu donc je vous libère je rappelle que vous êtes député PS nupes de leur donc Normandie une région que je connais bien puisque je suis originaire de Normandie Seine-Maritime petite ville une petite ville près de Rouen aussi donc on est tous les deux contre cette réforme des retraites alors restez avec nous toujours debout continue nous allons recevoir un Nelly Bertrand secrétaire général du syndicat à la magistrature pour parler du projet de loi Moretti qui veut réformer la justice de manière historique on se retrouve tout de suite après ce clip soyons honnêtes aux médias nous sommes épuisés épuisés mais ravi et fier d'avoir tellement donné poursuivre au plus près ce mouvement majeur contre la réforme des retraites contre Macron et son monde nous savons que cette séquence comme on dit n'est pas encore terminée et justement pour continuer et aussi pour passer l'été nous avons besoin de vous mais faisons d'abord un petit point d'étape couvrir l'actualité sociale le média l'a fait de toutes ses forces grâce à vous en un an nous avons tenu l'antenne en direct près de 500 fois nous avons diffusé près de 400 flashs actualités et 140 toujours debout nous avons battu nos d'audience en mettant un point d'honneur à suivre les luttes sur notre plateau plusieurs centaines de politiques intellectuelles syndicalistes et citoyens ont pu librement exprimer leurs idées leurs opinions et leurs combats loin de la surenchère médiatique qui pousse au petites phrases et nuit à la profondissement des idées cette année encore les chaînes de télémen stream ont recyclé les éléments de langage de la macronie les BFM cnews et compagnie ont réduit l'insurrection populaire à une émeute de casseurs enragés transformer les grévistes qui se levaient pour nos droits en preneur d'otages mais nous avons rejeté ce narratif nous en avons écrit un autre avec vous pour vous contre les puissants et leur relais médiatique nous sommes venus à votre rencontre nous avons tenté de faire résonner vos revendications vos combats à rebours des gros médias perroquets des autorités nous avons témoigné de la répression des forces de l'ordre de la violence de la macronie grâce à nos journalistes et correspondance citoyens nous avons tendu le micro comme on lève le point partout où cela était nécessaire dans la capitale bien sûr mais aussi aux quatre coins de notre pays à Sainte Soline ou la violence de l'État attend marqué cher à Grenoble ou souffle un vent de révolte contre un puissant groupe de santé à Tourcoing à la rencontre des salariés de Verbaudet qui mène une lutte exemple l'air contre leur patron voyou ou encore au-delà des frontières chez nos voisins belges auprès des raffineurs d'Anvers solidaires contre les politiques antisociales nous ne regrettons pas ce choix du reportage du terrain nous ne regrettons pas d'avoir multiplié les directs d'après manif mais voilà c'était fort immense nous a coûté beaucoup d'argent et nous avons besoin de votre force c'est à dire de vos dons c'est pour cette raison que nous lançons cette campagne de milieu d'année pour survivre tout simplement et préparer la prochaine saison qui s'annonce pleine de promesses comme vous savez si nous voulons survivre à l'été et nous tenir prêt pour le grand virage de la saison 7 du média sur laquelle nous reviendrons quand le moment approchera il nous faut mobiliser au moins 100 000 euros de temps nous vous rappelons que pour ceux qui payent l'impôt sur le revenu ce sont des dons défiscalisés à hauteur de 66%. si vous nous donnez 100 euros 66 euros vous seront reversés par le service des impôts donnez-nous pour sauvegarder votre chaîne d'infos et de combat le média des luttes de celles et ceux qui luttent [Musique] tourner la page du délabrement et de la clown chardisation de la justice française et dans ces termes que le garde des sceaux Eric Dupont-Moretti a présenté au Sénat le projet loin de programmation et d'orientation de la justice pour la période 2023 à 2027 tourner avec vous la page de mauvaises habitudes qui gangrène notre justice depuis plus de 30 ans la première de ces mauvaises habitudes et celles qui consiste à demander toujours plus à la justice en lui donnant toujours moins oui je suis venu tourner avec vous la page du délabrement de la clochardisation de la justice française la route est encore longue bien sûr mais nous allons désormais dans la bonne direction et d'un pas résolument assuré nouvelles embauches et nouvelles places en prison pour recruter 10 000 nouveaux agents dont 1500 magistrats à 1500 greffiers à l'horizon 2027 et construire 15000 places en prison supplémentaire le gain des Sceaux a promis une augmentation conséquente des crédits à louer au ministère de la Justice sur les 5 prochaines années cumulées les crédits du ministère de la Justice augmenteront de près de 7,5 milliards d'euros à titre de comparaison ils augmentaient de 2 milliards seulement sous le quinquennat du président Sarkozy et de deux virgule un milliard sous celui du président Hollande non seulement ambitieux mais également généreux Eric du pont-mars Jud déjà en poste une revalorisation de leur salaire pas annoncer d'un côté le plus grand plan d'embauche de l'histoire de la justice et de l'autre ne rien faire pour attirer nos compatriotes vers ces missions qui sont des missions passionnantes mais il faut le dire également des missions très difficiles et c'est pourquoi me semble-t-il l'État doit leur manifester sa reconnaissance c'est ce que prévoit cette loi de programmation qui entérine d'importantes revalorisation et notamment une hausse de 1000 euros mensuel pour les magistrats qui sera effectifs dès l'automne je vous rappelais qu'ils n'ont pas été augmentés depuis 1980 16 le projet de loi de programmation et d'orientation de la justice pour la période 2023 2027 n'est pas seulement une augmentation des moyens c'est également la promesse d'une procédure pénale puissante et des délais de jugement plus courts la dernière est sans doute la pire des habitudes mesdames messieurs les sénateurs et celle de ne pas placer au cœur des réformes de justiciables qu'ils soient victimes accusés demandeurs ou requérant et je le dis clairement ce plan d'action et ses projets de loi ont l'ambition de répondre concrètement aux attentes de nos concitoyens au premier rang desquels celle d'une justice plus rapide l'objectif est simple je veux diviser par deux l'ensemble des délais de justice d'ici 2027 des ministres le 3 mois dernier et avec lui le projet de loi organique relatif à l'ouverture la modernisation et la responsabilité du corps judiciaire qui se justifierait par une approche plus globale de la justice une autre mauvaise habitude et celle d'avoir en matière de justice une approche parcellaire le plan de l'action d'action pour la justice d'un plan global qui touche toutes les matières pénales civiles organisationnelles commerciales etc et ce en utilisant tous les leviers législatif organique budgétaire et bien sûr réglementaire donc c'est deux textes Poitiers par le Président de la République dont les conclusions qui lui avaient été remises en juillet 2022 figurait dans le rapport sauvé j'ai de la chance d'avoir un président de la République a voulu qu'on donne enfin les moyens la justice c'était mieux Eric Dupond-Moretti qui a promis au micro de Léa Salamé un emploi d'embauche historique on écoute moi j'ai la chance d'avoir un président de la République excusez-moi qui a voulu que l'on donne enfin les moyens la justice j'ai eu deux premiers ministres Jean Castex et Elisabeth borne qui sont sur la même ligne je boude pas mon plaisir pardon depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République le budget de la justice il a augmenté durant le premier quinquennat 40%. et d'ici 2027 il aura augmenté de 60%. ce que nous avons fait ça c'est fait c'est acté nous avons embauché 700 magistrats 850 greffiers et 2000 contractuels bien c'est un plan d'embauche historique puis on a doté la justice de moyens matériels ultra portables de wifi il y avait pas de Wi-Fi en 2017 me souviens oui je me souviens vous l'avoir dit lors d'une interview sur interne bon ça c'est fait et puis deuxième phase après les États généraux le président de la République annonce la création de 1500 postes de magistrats supplémentaires 1500 greffiers décontractuels au total 10 000 personnes supplémentées bonsoir Nelly Bertrand que vous avez alors j'ai envie de rebondir sur le dernier magnéto ou le garde des sceaux fait presque une déclaration d'amour à Emmanuel Macron est-ce que vous estimez également que la justice a beaucoup de chance d'avoir ce président de la République alors je m'abstiendrai de tout commentaire sur le président de la République en tout cas ce qui est sûr pour réagir à ces assez magnéto c'est que l'augmentation des moyens de la justice contrairement à ce qui est dit sur les plateaux télé à grand renforts d'éléments de langage depuis des mois ne passe pas réparer la justice ne passe pas uniquement par l'augmentation des moyens de la justice et surtout redonner du sens à la justice ne repasse pas que par les moyens alors évidemment il y a une augmentation des moyens ça c'est sûr mais ça a été dit aussi l'augmentation des moyens de la justice elle elle passe aussi par l'augmentation des moyens de l'administration pénitentiaire pour construire de nouvelles places de prison 15000 nouvelles places de prison c'est une part très importante du budget parce que rien que ce plan là je crois que c'est 751 millions d'euros sur les 9,4 milliards du budget de la justice donc c'est déjà une partie qui est énorme alors même qu'on sait que la construction de places de prison c'est non seulement très coûteux mais aussi inefficace à endiguer les problèmes de délinquance et à endiguer la surpopulation carcérale à l'inverse les dispositions pénales du projet de loi qui sont censées simplifier la procédure pénale comporte en réalité des dispositions qui viennent booster la durée de la détention provisoire et donc booster la surpopulation carcérale qui atteint des sommets et par ailleurs il y a les moyens mais il y a aussi la manière dont ils sont utilisés et et là pour parer au délabrement de la justice les orientations qui sont prises nous nous satisfont pas du tout et notamment ça passe par quoi ça passe par la précarisation des personnels de la justice on vient recruter en masse des nouveaux attachés de justice qui sont en fait des personnels précaires qui viendront suppléer le manque de magistrats en exerçant une partie de leur fonction principale qui leur fonction juridictionnelle alors même qui sont pas entourés des garanties d'indépendance du magistrat sur cette qualifié également sans avoir la même formation en tout cas ça c'est sûr en ayant une formation mais clairement pas la même que celle du magistrat qui est une formation qui est reconnue qui est une formation de qualité de 31 mois et surtout pas les mêmes garanties d'indépendance constitutionnelle je voyais tout à l'heure avec le président précédent invité le fait qu'on se félicitait qu'on est beaucoup parlé de la Constitution mais la Constitution il y a aussi un article 64 qui prévoit l'autorité de l'autorité l'indépendance de l'autorité judiciaire dont le président de la République est le garant et je trouve que c'est un article n'est pas souvent rappelé vous faites bien le rappeler une liberté alors Eric dupont-mouretti là où vous êtes peut-être sûrement d'accord un reconnu que la justice française était en état de délabrement et de clochardisation de votre point de vue qu'est-ce qui témoignerait de cette clochardisation de la justice la situation dans les tribunaux nous on est tous les jours en lien avec des magistrats dans les tribunaux moi même j'exerçais auparavant au tribunal de Pontoise [Musique] les magistrats sont clairement pas dans des conditions qui leur permettent de rendre la justice la justice dignement de répondre aux attentes des justiciables de fournir un service public de qualité il y a des problèmes d'effectif ça c'est certain des problèmes matériels aussi qui sont assez parlants ils nous parlent de leurs problèmes d'imprimante de leurs problèmes de logiciels qui datent des années 90 de l'eau qui coule dans les tribunaux voilà c'est c'est ça l'état de la justice aujourd'hui et contrairement à ce qui est dit et répété sur l'augmentation des moyens depuis 2020 en réalité la situation de c'est pas du tout améliorée voir c'est empirer depuis cette période alors Emmanuel Macron est quand même au pouvoir depuis six ans pourquoi avoir attendu le deuxième mandat pour défendre une réforme aussi en tout cas qui est présentée comme étant ambitieuse même voir révolutionnaire il faudrait lui poser la question à lui mais en tout cas ce qui est sûr c'est qu'elle s'est faite attendre il y a eu le ce lancement des états généraux de la justice en 2021 et ensuite cette tribune qui a été rédigée en 2021 qui avait fait beaucoup de bruit de la part d'une plus de la moitié des magistrats de France qui avait déploré l'état de délabrement de la justice qui a permis de faire un petit peu bouger les choses au moment des présidentielles et par la suite qui a permis des annonces tonitruantes de hausse des effectifs etc voilà après encore une fois il y a la hausse des moyens il y a la hausse des effectifs il y a les reversations mais après il y a aussi ce qu'on en fait et là les je vais pas rentrer dans le détail des réformes mais j'ai parce que j'ai pas le temps mais ce qui est fait là aujourd'hui c'est précarisation des emplois avec des je le dis des attachés de justice qui viennent remplacer les juges on tente aussi de barrer l'accès au juge dans certains contentieux pour les décharger mais encore une fois on transfère des contentieux ou le juge a un office très important de protection et notamment je pense à la saisie des rémunérations qui est une procédure qui est qui est très compliqué à vivre pour ceux qui doivent de l'argent pour les débiteurs le juge est garant de cette procédure actuellement et cette procédure va être transférée à des commissaires de justice qui sont pas des personnels de la justice public et gratuite et qui risque d'aggraver encore plus la situation des justiciables qui sont pourtant les plus vulnérables donc ça ça pose difficulté et puis encore on parlait des de la procédure pénale de la simplification et de l'efficacité mais au nom de l'efficacité par exemple on fait pas n'importe quoi et surtout on porte pas atteinte au droit des justiciables et en l'occurrence c'est le cas avec les techniques d'enquête qui sont autorisées les nouvelles techniques d'enquêtes et notamment l'installation de Mouchard dans tous les objets connectés des gens qui permet une surveillance à tout instant alors c'est sûr que ça sera plus efficace pour pour l'enquête en revanche la teinte aux droits à l'intimité de la vie privée et complètement disproportionné à notre sens à l'objectif qui est qui est poursuivi et en ce sens très très problématique effectivement c'était le 7 juin dernier les sénateurs adopter l'article 3 qui comporte des dispositions diverses sur la procédure pénale notamment l'extension des perquisitions de nuit ou l'activation à distance des téléphones portables à l'insu ou sans le consentement de son propriétaire pour des affaires de terrorisme alors par voie de communiquer lors des avocats de Paris a réagi cette possibilité nouvelle de l'activation à distance tout appareil électronique dont le téléphone confortable de toute personne qui se trouve en tout lieu constitue une atteinte particulièrement grave respect de la vie privée et qui ne saurait être justifiée par la protection dans l'ordre public donc c'est une réserve que vous partagez comme vous venez de le dire alors lors des avocats de Paris estiment que ces dispositions apparaissent contraire à la Constitution à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi qu'à la Charte des droits fondamentaux l'Union européenne alors des libertés que selon vous il y a de grandes chances que cette mesure soit retoquée par le Conseil constitutionnel c'est ce que je disais à l'instant pour nous en tout cas je sais pas ce que fréquence des concessionnelle mais pour nous il y a une attente qui est complètement disproportionnée à l'intimité de la vie privée les enfin les objets connectés c'est quand même extrêmement large c'est à dire que un babyphone c'est un objet connecté la voiture c'est un objet connecté le téléphone évidemment l'ordinateur enfin tout un tas d'objets qui entourent le quotidien et qui du coup créeront une surveillance de tout instant et sachant que effectivement ces dispositions pour l'instant sont un champ d'application qui est limité et qui est pas qui va pas s'appliquer à tous les délits ni tous les crimes mais ce qui se passe très régulièrement dans dans la loi c'est que au début en introduit un dispositif à tentatoires au Liberté uniquement pour le terrorisme et la criminalité organisée et ensuite ça va être étendu plus largement aux droits communs et d'ailleurs ce projet de loi lui-même le fait puisque les perquisitions de nuit qui sont aussi à tentatoires au principe d'un vieux labilité du domicile n'était autorisé à l'origine que pour le terrorisme puis pour la criminalité organisée et maintenant ça commence à être étendu par ce projet de loi au droit commun donc c'est une évolution qu'on craint enfin au-delà même du fait que déjà pour nous c'est disproportionnés alors il y a également un autre article de loi qui a été adopté par les sénateurs c'est ce sont les articles sur la hausse des moyens budgétaires alloués à l'institution judiciaire et la méditation donnée au gouvernement à réformer le code de procédure pénale ils ont d'ailleurs porté à 1800 les recrutements supplémentaires de greffiers d'ici 2027 et à 600 le nombre de postes de conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation est-ce que vous saluez cette mesure l'augmentation des enfin l'augmentation des effectifs évidemment elle est bienvenu pour tous les personnels de la justice pour les greffiers pour les conseiller pénitentiaires d'insertion et de probation pour les magistrats ensuite ce qui est certain c'est que elle ne sera pas suffisante tant le délablement la clochardisation comme le dit bien Eric Dupond-Moretti et est important et et pour vous dire par rapport aux magistrats les lorsque les chefs de juridiction ont dû exprimer leurs besoins réels dans les juridictions quand ils ont été sollicités pour le faire après justement cette tribune à laquelle je faisais référence les besoins exprimés étaient de plus 5000 magistrats donc avec les 1500 qui sont annoncés c'est bien on peut pas nier que c'est bien c'est mieux que rien mais on est très très loin du compte parfaite le nombre de magistrats et d'augmenter le nombre de places de construction de place dans les dans les prisons ce qui est assez aussi même d'ailleurs surprenante c'est parce qu'en fait la Cour européenne est droit de l'homme encouragé plutôt la France à désengorger les prisons et c'est aussi d'ailleurs pour ça je crois que c'était en 2008 qui avait eu la promulgation de toutes ces procédures alternatives en procédure pénale de jugement etc pour éviter de remplir ses prisons et finalement fait clairement un bon un bon en arrière avec cette réforme qui serait donc finalement pas si historique que ça ça fait des années qu'on nous dit qu'on va qu'on va construire des nouvelles places de prison pour remédier à la surpopulation carcérale et on se rend compte qu'en fait plus on construit des places de plus présentes plus on les remplit et là on a construit des milliers et des milliers de places de prison depuis 20 ans or le la surpopulation carcérale a jamais été aussi élevée donc on voit bien que c'est un moyen qui est complètement inefficace et comme je le disais tout à l'heure en plus d'être extrêmement coûteux et alors même que le rapport sauvé qui est le rapport qui a été rendu à la suite des états généraux de la justice préconisé la mise en place d'un mécanisme contraignant de régulation carcérale qui contraindrait le juge lorsqu'une personne est mise en Dét à en faire sortir une autre pour justement véritablement lutter contre la surpopulation carcérale cette proposition là n'a pas été reprise par par le garde des sceaux alors même que le les états généraux de la justice étaient censé être la feuille de route pour le quinquennat vous avez un peu anticipé même ma question d'après donc finalement ce projet de loi dit Moretti n'est pas une restitution fidèle de ces conclusions de cet état général de la justice non mais je parlais de cette de cette surpopulation carcérale j'ai d'autres exemples on a le statut de des magistrats du parquet évidemment que nous on considère pas suffisamment protecteur et pas à même d'assurer une véritable indépendance des magistrats du parquet ça c'est pareil le rapport des états généraux de la justice préconise cette réforme aucune réforme constitutionnelle n'a été annoncée pour le quinquennat pour justement modifier le du parquet et par ailleurs je le disais tout à l'heure la saisie des rémunérations c'est très difficile à expliquer en quelques minutes mais mais c'est une procédure où le juge a un rôle très protecteur des plus vulnérables et le rapport sauvé s'agissant de cette procédure civile et s'agissant de la procédure civile en général à lui-même dit qu'on était allé trop loin dans la dégudiciarisation donc dans le fait de transférer les compétences du juge à quelqu'un d'autre que le juge et malgré ça qu'est-ce qui sort dans le projet de loi d'orientation et de programmation pour la justice une nouvelle des judiciarisation un nouveau barrage à l'accès au juge et encore une fois d'ailleurs la Européenne des Droits là m'avait pointé la dépendance plutôt donc des magistrats du parquet et aussi avaient encouragé la France à revenir justement à prévoir justement une réforme de de la législation pour que ces magistrats du parquet soient réellement indépendant au nom de ses principes directeurs de la procédure pénale et une fois de plus ce projet de loi fait complètement fi de alors c'est même pas des recommandations ça serait même peut-être des conditions des consignes plutôt contrées de la part de la Couronne et droits de l'homme c'est à dire que pour nous les choses ne se sont absolument pas faites dans le bon ordre il y aurait d'abord y avoir une réforme constitutionnelle qui venait réformer ce statut du parquet c'était la première chose à faire et ensuite une fois que ça c'était fait faire une loi un projet de loi d'orientation de programmation pour la justice qui tiennent compte de cette modification de la réforme alors que là le projet de loi d'orientation et de programmation arrive avant et vient donner en plus des nouveaux pouvoirs au parquet qui n'est pas dans l'indépendance n'est pas assurée en utilisant le juge des libertés de la détention pour valider les les décisions qui sont prises par le parquet parce qu'on sait que sinon on n'est pas en conformité avec la Cour européenne et droit de l'homme sauf que le gouvernement c'est pertinemment que le juge des libertés et de la attention et pas mis en mesure d'exercer son rôle de contrôle par un juge indépendant suffisamment bien pour que le la procédure soit enfin que les droits des justiciables soient suffisamment respectés alors on va je le disais en introduction le projet de loi de programmation et d'orientation de la justice articule avec le projet de loi organique portant sur le statut de la magistrature le garde des sceaux le présente ce texte comme l'une des plus grandes et des plus importantes réforme statutaire des magistrats depuis 1958 ce projet de loi devrait notamment modifier les modes de recrutement et d'affectation créer un nouveau garde un nouveau grade et durcir le mécanisme disciplinaire dans la magistrature de quoi susciter les inquiétudes de votre profession oui on est on est assez inquiet par ce projet de l'organique qui a une valeur quand même qui est très importante puisque elle est prise en application de la Constitution et je parle beaucoup depuis le début de l'indépendance de l'autorité judiciaire et notamment on est inquiet au Syndicat de la magistrature de ce point de vue là et notamment un amendement a été voté au Sénat la semaine dernière puisque le texte est passé au Sénat avant de passer à l'Assemblée nationale qui vient restreindre le droit syndical des magistrats alors en utilisant le sacro-saint principe de l'impartialité et en disant que le droit syndical des magistrats ne pourrait s'exercer que sous réserve du respect de l'impartialité des membres du corps judiciaire alors quand on dit ça comme ça on se dit bah il y a pas de problème évidemment les mégests sont soumis un principe d'un parcellité et je suis tout à fait d'accord avec ça dans la prise de décision au quotidien dans les affaires individuelles les magistrats sont soumis à un principe d'un partialité et c'est normal que tout justiciable quand il se voit quand il se voit confronter un juge soit en attente d'un juge qui soit impartial et qui ne juge pas en fonction de ses opinions mais mais en fait ça n'a rien à voir avec le droit syndical des magistrats et il y a une confusion qui est alimentée par cet amendement entre le principe d'un partialité d'une part et l'expression syndicale des magistrats qui en fait le droit des magistrats à prendre position dans l'espace public et à critiquer une action gouvernementale et une action législative qui serait à l'encontre des valeurs qui sont défendues et d'ailleurs la Cour européenne des droits de l'homme a rappelé récemment dans un arrêt qui condamait la Turquie c'est dire le symbole parce que la Turquie avait sanctionné disciplinairement une une représentante syndicale qui avait osé prendre la parole dans les médias la Cour européenne des droits de l'homme et venue rappeler que en tant que représentante syndicale elle était une actrice de la société civile et qu'en ce sens elle avait le droit et même le devoir d'exprimer son avis sur des débats qui sont d'intérêt public donc il y a vraiment juridiquement rien attirer de cet amendement qui vient confondre la liberté d'expression des syndicats et la notion d'impartialité mais par contre politiquement c'est extrêmement inquiétant parce que la volonté derrière c'est devenu l'expression syndicale des magistrats et en faisant planer en fait sur une menace disciplinaire c'est c'est ça l'idée c'est que sur le fondement de ce texte le garde des sceau qui a l'initiative des poursuites disciplinaires contre les magistrats pourra venir les poursuivre devant l'organe disciplinaire qu'il conseille supérieur de la magistrature et même si c'est poursuites n'aboutissent pas c'est le propre des procédures Bayon c'est que il va y avoir un effet dissuasif qui est très fort et ce sur quoi je voulais alerter aujourd'hui parce que ça peut ça peut paraître quelque chose qui est très interne à la magistrature et encore plus au syndicat de magistrats mais c'est pas le cas ça concerne vraiment tout le monde parce que derrière tout ça c'est un affaiblissement de l'autorité judiciaire qu'on y voit et dans un contexte où justement les équilibres démocratiques sont mis à mal et on le voit tous les jours d'où enfin l'importance de défendre les dernières expressions critiques qui restent chez les magistrats et par ailleurs c'est aussi une attaque au droit syndicales en général et là on s'attaque à un syndicat de magistrat parce que c'est facile on représente pas grand monde mais après qu'est-ce que ça va être qui qui va ensuite être visé par ses attaques là et qu'est-ce qui va qu'est-ce que les contre-pouvoirs vont devenir dans la société et donc là le la semaine prochaine le texte passe à à l'Assemblée nationale il est il est discuté en commission et ensuite en séance publique le 26 enfin nous on demande à ce que les députés se mobilisent pour faire voter la suppression de cet amendement qui est à notre sens un signal très fort propre les termes de l'amendement contre la liberté d'expression vous sensibilisez les députés pour les pousser justement à écarter cet amendement quels sont les autres actions que le Conseil supérieur de la magie des astrueux de l'administration met en oeuvre pour faire reculer ce projet de loi organique qui vient complètement restreindre votre qui viendrait restreindre votre droit syndical oui on va enfin on on est donc notre organisme syndical notre organisme disciplinaire c'est le Conseil supérieur de la magistrature il est déjà venu rappeler ce principe d'indépendance de l'autorité judiciaire plusieurs fois ces derniers temps et notamment lorsque une juge de Mayotte avait rendu une décision qui venait suspendre les opérations de démolition qui avait été décidées par le pouvoir exécutif dans le cadre de l'opération wambushu elle avait été violemment prise à partie par le pouvoir politique et et d'ailleurs par certains médias aussi sous prétexte que elle était supposément syndiquée et que son appartenance syndicale supposée venait mettre à mal son impartialité et en fait c'est exactement ce qu'on reproche à cet amendement qui vient d'être voté c'est de pouvoir du coup donner une légitimité pour remettre en cause toutes les décisions qui sont rendues par certains juges au prétexte de leur appartenance syndicale ce qui revient en fait à nier le droit syndical dans la magistrature qui selon nous est complètement inconstitutionnel donc cet amendement il a quand même une résonance très politique on a l'impression effectivement que quelque part on vient sanctionner cette magistrate qui avait comme vous l'avez rappelé effectivement discuter cette opération où on bouge chou donc il s'agit définitivement de vous et qu'il avait discuté enfin c'est-à-dire elle avait rendu une décision qui n'allait pas dans le sens de ce qui avait été décidé par le pouvoir politique mais c'était même pas enfin c'était même pas une discussion d'ordre politique pour le coup c'était une affaire individuelle et à la juger endroit et elle a été prise à partie violemment par sa supposée appartenance syndicale et par les positions qu'avaient pris le Syndicat de la magistrature sur la question de l'opération ou en bouffe ce qui en fait une confusion des gens mais totale ça remet en question si nous le principe de la séparation de la séparation des pouvoirs en plus du droit syndical des magistrats tout à fait ça vient mettre à mal l'indépendance de l'autorité judiciaire qui est avec l'exécutif et le législatif le merci beaucoup Nelly Bertrand secrétaire général du syndicat laministrature pour tout pour tous ces éclairages et merci également à toutes et à tous d'avoir suivi notre toujours debout vous avez pu le voir ce soir encore le média soit être le média des luttes en vous proposant aussi bien des images du terrain que des analyses et des invités de qualité pour continuer à suivre ce qui se passe dans les cortèges sur les piquets de grève nous avons besoin de votre force c'est-à-dire de vos dons c'est pour cette raison que nous lançons cette campagne de milieux d'années si nous voulons survivre à l'été nous tenir prêt pour le grand virage de la saison 7 du média il nous faut mobiliser au moins 100000 euros de dons vous rappelons que pour ceux qui paient l'impôt sur le revenu ce sont des dons défiscalisés à hauteur de 66% c'est à dire que si vous nous donnez 100 euros 66 euros vous seront reversés par le service des impôts depuis le lancement de la campagne lundi soir 300 n'en même plus c'est 467 personnes qui ont permis de récolter est-ce qu'on peut me rappeler à l'oreillette les chiffres actualisés pardon 26700 euros 26400 euros Merci à VOUS bref donnez-nous pour sauvegarder votre chaîne d'infos et de combat le média des luttes et de celles et ceux qui luttent rendez-vous sur le média tv.fr/s on compte sur vous et à demain [Applaudissements] [Musique]