Philippe Mouiller : "Le vrai combat, c’est le regard que l’on porte sur la différence"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quelle une de ces trois choisissez-vous ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
On va pas répondre à la demande de refonte du modèle, mais un fond d'urgence de 300M€, c'est suffisant ?
- 5:30FerméeRéponse directe
Le déficit de la Sécu sera-t-il entre 22 et 25 milliards ?
- 7:30OuverteRéponse directe
Faut-il remettre sur la table les heures de solidarité pour financer la dépendance ?
- 10:00OuverteRéponse directe
La loi Handicap de 2005 est-elle pleinement appliquée ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Pourquoi la France a-t-elle autant de retard sur l'accessibilité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 25:30Philippe MouilletFait
« Donnez-nous les moyens pour vivre le plus longtemps possible. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Philippe Mouillet on commence en regardant les unes de la presse régionale on va regarder ensemble on en a choisi trois la Une de La Provence d'abord bienvenue à Marseille et cette photo du Premier ministre indien et d'Emmanuel Macron ils sont arrivés hier soir dans la cité faosséenne une visite pour inaugurer le premier consulat indien en France la deuxième une c'est celle des DNA les Dernières Nouvelles d'Alsace biodiversité l'office et ses agents sous tension les agents alsacien de l'Office français de la biodiversité sont les policiers de l'environnement mais ils se sentent mis sous pression surtout depuis le déclenchement de la crise agricole et puis la dernière une c'est celle de la Charente Libre les finances des épates publiques au bord du gouffre comme partout en France les établissements publics pour personnes âgées charanta doivent faire face à d'énormes difficultés financières en cause surtout l'inflation de nombreux directeurs d'epad appelle à une refondte totale du modèle économique quelle une choisissez-vous je parlais des éepad voilà que je connais mieux forcément puis c'est un point d'actualité puisque une partie de ce sujet est traité par le PRJ loit de finance de la sécurité sociale même si on va pas répondre à la demande de de refondte du modèle on va surtout répondre à la mise en place d'un fond d'urgence d'ailleurs le sénate est l'origine de ce fond d'urgence un 300 millions d'euros seront proposés pour que venir aider sortir un peu gérer de l'eau les des des épades qui soient publes ou qui soient porté par les collectivités territoriales mais fondamentalement l'urgence pour nous c'est de revoir le modèle parce que comme on n pas de réforme déjà déjà depuis 4 5 ans malgré les annonces du gouvernement il y a pas de il y a pas de réforme de fond et donc s'il y a pas de réform grand réformes de la dépendance voilà ça veut dire que l'année prochaine on sera de nouveau dans la même situation avec des questions de de fonds de de soutien voilà donc on a un vrai sujet qui est sur la table qui est un sujet d'enjeu démographique et d'enjeu de société et donc là on doit prendre notre place nous au Sénat pour faire des propositions et vous l'appelez encore cette grande déépendance pour vous c'est la solution voilà alors je crois que c'estépendance ça fait li aussic le handicap c'est une grande loi sur l'autonomie dans lequel nous devons aborder un point qui est un peu tabou globalement qui est le débat du financement de la prise en charge des personnes qui ont besoin aujourd'hui d'un accompagnement voilà et ça c'est un point fondamental tant qu'on aura pas cette réforme on va faire gérer quelques mesures mais nous serons tous les ans dans une logique de rabot de recherche de de de moyens supplémentaires dans ce domain là de rabot dans d'autres domaines donc on voit bien que c'est pas une un plan stratégique de développement alors justement on va parler de ce budget de la Sécurité sociale il y a une nouvelle motion de censure qui sera examinée cet après-midi à l'Assemblée nationale sur ce budget puisque François Baayou a déclenché un nouveau 493 motion de censure qui ne devrait pas passer le budget de la Sécurité sociale arrivera donc au Sénat lundi est-ce que vous allez le voter tel quel alors en tout cas on va regarder de très près je je pense que la faisabilité que qui qui soit votée conforme et est forte je reste toujours prudent parce que on a besoin d'avoir quand même la copie définitive même si on observe de très près on a un dialogue avec le gouvernement et que il faut rappeler que le pnfss est construit globalement sur la base du testte qui avait été voté au Sénat puis confirmé en commission mixte paritaire voilà donc on est plutôt voilà j'aurais tendance à dire que la faisabilité est forte même si par principe au Sénat rien n'est jamais àquis on a besoin c'est ce texte qui a fait tomber le gouvernement bar exactement exactement avec avec des points quand même différents enfin différents puisque le point le plus chaud entre guillemets était le débat concernant l'indexation des retraites qui n'est plus d'actualité aujourd'hui euh à combien vous l'estimez le trou de la SCU avec le vote de ce budget à la fin de l'année on est parti sur un chiffre de 22 milliards est-ce que pour vous ça sera plus ou pour moi entre on sera entre 22 et 25 milliards voilà alors ce qu'on attend c'est quelques mesures réglementairire complémentaire a été évoqué notamment une contribution des complémentaires santé il y a des questions autour du médicament donc il y a quelques mesures réglementaires que nous espérons d'abord analyser regarder pour pouvoir en débattre avec le gouvernement et donc je pense qu'on sera entre 23 et 25 milliards d'euros dans tous les cas beaucoup trop par rapport à la couie initiale du Sénat je vous rappelle hein le texte était sorti à à 15 milliards déficite du Sénat mais par contre si nous n'avions pas de pfss la copie sortirait à 30 milliards de déficit donc on voit que c'est une c'est pas une très bonne solution mais c'est la moins pire dans le contexte que nous connaissons est-ce que ça veut dire que le budget 2026 il faudra qu'il soit plus dur bah je crois que surtout qu'il faudra prendre un certain nombre de décisions je dirais réaliste par rapport à la situation des des des notamment des établissement de santé et en même temps il fauda quelques mesures à la fois je dirais de de réforme mais également euh de de de mesurees de de coup budgétaire parce qu'on aura besoin de trouver des solutions mais mais le discours qu'on porte au Sénat c'est que de nouveau euh on a besoin de réformer si on ne réforme pas on ne raisonne qu'avec une calculette et avec un tableau Excel pour faire des coupes et des plus et des moins et ça ça fonctionne pas on voit bien qu'aujourd'hui on crée de la souffrance on est sur un modèle où on met tous les ans tous les ans plus d'argent dans le budget de la Sécurité sociale plus d'argent dans le domaine de la santé et globalement sur le terrain les situations se dégradent donc on voit bien que il y a un problème de modèle et que le pfss devrait être uniquement un outil comptable financier et que entre deux pfss on devrait porter des réformes justement pour pouvoir faire améliorer pour pouvoir adapter notre système de santé à la situations mais quand vous dites mesure réaliste ça sera quoi est-ce qu'il faut remettre sur la table la question des heures de solidarité pour financer la dépendance est-ce qu'il va falloir remettre sur la table la question du déremboursement des médicaments alors je crois qu' il y a deux sujets d'abord un le rapport au travail globalement c'est comment est-ce qu'on finance dem notre prestation sociale en façon générale donc ça c'est un sujet à mon avis qu'il faut mettre sur la table discter d maintenant AC part et pas forcément au moment du pnfss c'est maintenant au lendemain je dirais de ce de cette phase politique difficile il faut qu'on mette tout de suite sur la table le débat du financement de not prestation sociale de la pris en charge dans lequel tous les sujets doivent être abordés le temps de travail et le rapport au travail en est un vous avez aussi le débat de la participation des usagers qui est me semble beaucoup plus logique que le fait de dérembourser ou de d'avoir une coupe le fait de dire un moment donné est-ce qu'il y a une participation des usagers à telle ou telle prise en charge et puis il y a certainement et on a d'autres pistes notamment autour de la dépendance je pense à la mise en place d'une assurance dépendance donc augmentter Le Rest à charge par exemple alors ça peut augmenter le rest à charge ou ça peut être éventuellement le fait d'adapter de fait de fait d'épargner dans le temps pour pouvoir prendre en charge dans la durée et bien une perte de dépendance donc on a plusieurs pistes sur la table je crois que surtout il faut rentrer dans ce sujet-là parce que si on ne rentre pas dans cette dans ce principe de réforme et de financement nous nous retrouvons l'année prochaine à poser la question du niveau du déficit où est-ce qu'on devra raboter de façon je dirais mathématique sans prendre en considération les besoins réels de nos concitoyens on va parler de la loi handicap il y a 20 ans le 11 février 2005 elle été promulguée 20 ans après cette loi est-elle réellement et pleinement appliquée il y a-t-il encore des efforts à faire vous avez organisé hier un colloque sur ce sujet on en parle avec Steve Jourdan [Musique] bonjour St bonjouran bonjour monsieur bonjour et Stier avait donc lu auocin un colloque sur le bilan de la loi Handicap d'abord de quoi parle-t-on quelle est précisément cette loi c'est une loi adoptée le 11 février 2005 et qui avait suscité un immense espoir à l'époque pour des millions de Français le texte adopté sous Jacques Chirac visait à garantir l'égalité des droits et des chances aux personnes handicapé notamment renforçant l'accessibilité des lieux publiques il posèit un principe très fort tout toute personne handicapée a droit à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale qui lui garantit l'accès aux droits fondamentaux reconnus de tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté pour aboutir à cette égalité la loi se fixait une échéance 2015 échéance reporté à l'époque par Jean-Marc kraud Premier ministre qui reconnaissait que les politiques publiques n'étaient pas au rendez-vous 20 ans plus tard où en est-on lors du colloc organisé hier sur ce thème par la commission des affaires sociales du Sénat l'heure n'était pas à la fête mais Gérard arché si vous voulez pourtant optimiste écoutez-le en 20 ans je crois qu'un certain nombre d'avancées importantes ont été faites et des réalisations sont à saluer il faut bien sûr que nous redoublions d'effort pour que la loi 2005 soit pleinement effective ce qu'elle n'est pas encore 20 ans après cette loi de 2005 a mis en place plusieurs dispositifs elle a créé des maisons départementales chargé d'accompagner les per personne en situation de handicap elle a aussi instauré une prestation de compensation du handicap permettant de payer les coûts supplémentaires liés au handicap elle a garanti à chaque enfant en situation de handicap le droit d'être scolarisé dans une école ordinaire proche de son domicile et si aujourd'hui on est très loin d'avoir rempli les objectifs fixés par cette loi oui avec quelques bonnes nouvelles he tout de même depuis 2005 le nombre d'élèves scolarisés en milieu 10 ordinaire a triplé pour atteindre plus de 430000 en 2022 le problème c'est que la hausse des accompagnants ne suit pas les experts regrettent le manque d'aesh ces accompagnants spécialisés ainsi que le manque de place disponi dans les instituts médicaux éducatifs spécialisés autre point noir l'accessibilité des établissements recevant du public on a pu le constater lors des Jeux olympiques les chiffres le confirment seul un établissement recevant du public sur deux est dans les clous de la loi seul un établissement sur deux monsieur le sénateur comment vous expliquez ces chiffres qu'est-ce qui se passe je crois qu'il y a deux choses d'abord hein c'est le le verre à moitié plein ou à moitié vide euh d'une façon générale en 20 ans clairement il y a eu une avancée et que le fait d'avoir la moitié des établissements c'est plutôt déjà une bonne démarche après il y a des réalités économiques il y a une sensibilisation qui doit être réalisée auprès notamment des structures privées et des collectivité territoriale donc voilà donc il faut aujourd'hui qu'on donne un coup d'accélérateur on faire en sorte que dans les années qui viennent et bien on avance on avance pour que le maximum d'établissements voir la totalité pu pour pourquoi la loi n'est pas respectée tout simplement qu'est-ce qu'il faut faire non mais je crois qu'il y a deux choses c'est à la fois un débat économique financier hein parce que l'accessibilité rappelons he les construction neuve c'est automatique la permis de construire n'est autorisé que s'il respecte ses engagements d'accessibilité la rénovation de l'ancien parfois peut être amené à être extrêmement coûteux voilà donc il y a à la fois un débat de volonté de dynamique ça il faut le rappeler il faut donner l'INT cé il faut accompagner les porteurs de projets voir mettre en place des sanctions pour ceux qui ne respectent pas mais en parallèle il y a aussi une réalité économique qui fait qu'on a besoin du temps regardez simplement un principe pour mettre en accessibilité la totalité du métro parisien c'est 20 milliards sur la table 20 milliards regarde des enjeux financiers c'est une somme qui est importante donc qu'est-ce qui a été fait au niveau cé dire on y va phase par phase on prend les lignes les plus utilisé voilà donc on a une programmation alors d'un côté B très naturellement considè que ça va pas assez vite parce que en 20 ans bah c'est quand même une longue période mais est-ce que pour accélérer il faudrait pas prendre des sanctions ça a été évoqué notamment par Emmanuel Macron ça fait partie des sujets c'est-à-dire que je crois que au bout des 20 ans et surtout au bout d'une mesure qui avait été créée notamment au Sénat avec les adaptes les agendas de programmation notamment de l'accessibilité et bien je crois qu'aujourd'hui il faut mettre une pression plus forte il y avait un engagement qui avait été signé par un certain nombre de structures voustes favorable êtes favorable à je suis favorable alors moi je suis favorable à la mise en place de sanctions mais que c'est et ces sommes financières alimentent un fond de soutien pour l'accessibilité puisque il faut avoir une sanction intelligente c'est c'est plutôt pour accompagner ceux qui financièrement parlant en ont clairement besoin voilà donc je crois qu'aujourd'hui on a cette cette échéance cet anniversaire qui a fait un zoom sur la situation on est conscient de tout ce qui a été fait la période des Goos avec les jeux paralympiqu a été quand même une belle lumière sur l'engagement de la France en matière d'accessibilité et de compétition du sport mais on a vu aussi toutes les lacunes tous les tous les les retards et aujourd'hui clairement il faut qu'on accélère à partir à la fois d'une dynamique d'accord d'accompagnement des porteurs de projets et éventuellement des sanctions au regard des engagements non respectés Elisabeth borne a promis la création de 2000 postes d'aesh en 2025 est-ce que c'est suffisant vous allez me dire que non alors moi je v vous dire que non mais je mets quand même un un bémolant tout ça parce que je pense que en matière de scolarisation le suj n'est pas traité uniquement par du quantitatif c'est-à-dire qu'on a une logique pour l'instant qui est de dire un jeune en situation d'handicap on met un accompagnement un accompagnant pour pouvoir bien je dirais faire en sorte qu'il soit scolarisé il y a d'autres formes comment est-ce qu'on rapproche au médicosocial du de l'éducation nationale comment on fait en sorte que des structures type ITEP soient intérées dans des écoles comment est-ce qu'on fait pour avoir des systèmes de services particuliers qui peuvent être services extérieurs on voit qu' il a palette géré d'outils qui font qu' un moment donné ce n'est pas uniquement un enjeu de nombre au passage il faudra qu' à un moment donné quand même le statut des aesh on voit qu'aujourd'hui c'est on a du mal à recruter on crée des postes mais on est du mal à recruter pourquoi parce que c'est des postes pour lequel les gens ne sont pas suffisamment formés et surtout leur statut ne leur permet pas d'avoir des conditions je dirais de de vie et de rémunération suffisant donc on a aussi tout ce travail d'adaptation donc là on a à la fois un enjeu de quantités mais je crois surtout on a aussi un Angé d'organisation et qualitatif pour faire en sorte que le parcours du jeune enfant qui nécessite gérer un accompagnement ou des structures pour être scolarisé soit prise en considération et pas qu'un système de chiffres et de quantité autre promesse de l'exécutif Emmanuel Macron qui a annoncé le remboursement intégral des fauteuils roulants par la SC merci Emmanuel Macron enfin oui enfin je crois que c'était globalement une une promesse qui a été for formulé par par le prés de la République je rappelle hein c'est l'enjeu de la loi de 2005 sur la compensation la compensation c'est comment on fait pour que globalement les personnes en situation de handicap soient soutenu par rapport j' DIRIS à cette perte d'autonomie donc les faute roulant rentrre en ligne de compte il y a aujourd'hui un décret qui est sorti d'ailleurs il y a quelques quelques jours on va regarder dans sa mise enimplication comment ça fonctionne à la fin en écoutant les associations du monde du handicap et en même temps en prenant en considération les besoins des fr avec un cadre budgétaire qui est nécessaire voilà donc c'est une mesure attendue depuis quand même un petit un peu de temps mais enfin essort et donc voilà soyons positifs pour la suite hier la ministre chargé du handicap a répondu aux questions d' l'actualité au gouvernement c'était à l'Assemblée nationale on va l'écouter elle a affirmer l'engagement des ministres et annoncer qu'un comité interministériel sur l'handicap se tiendrait le 6 mars prochain très clairement le gouvernement va continuer à prendre des engagements monsieur le Premier ministre l'a redit aussi tout à l'heure c'est l'ensemble des ministres qui ici dans leur feuille de route prendront toutes leur part sur la question du handicap et ce prochain comité il sera sur le thème de l'accessibilité et aussi sur le thème de l'héritage des Jeux olympiques et paralympiques qu'est-ce que vous attendez de ce comité interministériel alors d'abord ce que ce que ce que j'attends c'est surtout que on puisse avoir une tradduction euh et un bilan du dernier du dernier rendez-vous qui a été organisé par émanuel Macron sur un certain nombre d'engagement qu'on ait un peu une évaluation et puis sur surt que comme ça t dit qu'on est réellement sur ces deux sujets l'accessibilité la dynamique autour des JO une impulsion nouvelle avec un certain nombre d'outils on a évoqué tout à l'heure l'accélération de l'accessibilité c'est un point important mais pour moi dans l'intervention de la ministre qui m'intéresse le plus au du rendez-vous ça fait partie j' diraai de l' Jada politique c'est surtout que l'ensemble des ministres est mobilisé sur la cause du handicap et c'est pour nous un point fondamental c'est ce qu'on a traduit ici au Sénat par la mise en place du groupe d'études l'idée c'était d'avoir des sénateurs de hè éation c'est uneversalité et ça doit être quelque part le fait d'adapter notre société à la différence de tout à chacun de questions à ce propos d'abord sopie Clusel qui était ancienne secrétaire d'État charg du handicap a dit dans le Figaro le handicap n'est manifestement plus la priorité du deè quinena est-ce que vous partagez ça non je dir pas ça peut-être parce que son regard particulier d'un ancienne ministre dans le domaine je crois qu'aujourd'hui c'est toujours à l'agenda politique d'accord il y a des moyens qui sont consacrés on le voit à chaque budget clairement on parlait du pfss le budget de l'autonomie c'est le seul qui aujourd'hui est en augmentation par rapport aux différents budgets de la sécurité sociale plus 6 % voilà la mesur les fauteilles roulants et est introduite donc on voit bien que il y a des éléments qui sont là sur la table mais que on est encore loin de la loi de 2005 de sa pleine application donc je crois que c'est toujours d'actualité après les moments fut qu'on a plus ou moins de de de communication mais je crois qu'aujourd'hui c'est toujours un point qui mobilise l'ensemble de la classe politique dans tous les bancs je vois bien il y a plein de PPL il y a plein de textes qui font qu'à un moment donné on est tous mobilisés sur cette cause essentielle justement parceque vous parlez de ces propositions de loi il y a deux députés un pslr qui ont déposé une proposition de loi transpartisane pour lutter contre les injustices faites aux personnes en situation d'handicap est-ce que c'est suffisant ou est-ce que vous appelez le gouvernement à un grand projet de loi alors un grand projet de loi la réponse est non parce que la loi de 2005 était extrêmement bien faite et que déjà si on a appliquit la loi de 2005 on aurait une évolution fondamentale de notre société donc je crois qu'il faut surtout avoir ça comme cadre général alors après on a besoin d'avoir des ajustements on a besoin d'avoir des précisions donc on peut être amené légif alors cette ppel j'ai commencé à la regarder il y a des points qui sont intéressants je pense qu'on peut régler une grande partie par la voie réglementaire donc je crois que il faut être aussi là c'est le travail puriste du Sénat entre lestif notamment sur le fait qu'une personne qui touche laallocation adultte handicapé soit pas en dessous du seuil de pauvreté bien sûr mais ça c'est après un engagement en matière de moyens financier c'est tout le débat des PPL moi je trouve d'une façon générale moi je préférais plutôt un projet de loi du gouvernement qui vienne adapter la loi de 2005 d'accord parce que derriès on aurait à la fois une étude d'impact et puis surtout la traduction dans les enjus financiers parce qu'on voit bien que le problème des PPL j'en suis parfois hauteur hein c'est que on vote un texte dans lequel il y a pas forcément d'anticipation sur le coût budgétaire donc le seuil de pauvreté concernant la loucation enfin handicapé est un point important mais on voit bien qu'aujourd'hui c'est surtout d'une vision plus globale parce qu' il faut revoir la compensation la compensation c'est certes la capacité pour les personation des câ de vivre mais c'est aussi les moyens consacrés pour les aides techniques et les aides du B c'est une vision globale qu'on doit qu'on doit porter un dernier mot non on parle beaucoup de technique de mesure comment vous expliquer que la France a autant de retard en la matière ben je crois que c'est d'abord culturel c'est-à-dire que il faut voir d'où on en France pendant très longtemps on a caché le handicap pendant très longtemps c'était des instituts qui étaient chargés de prendre en charge les personnes de handicap et donc c'est progressivement et bien qu'on a une évolution voilà mais on on tient surt ça d'un retard par rapport à d'autres pays voisins et puis c'est l'acceptation de la différence parce que pour moi la loi de 2005 certes c'est plein de mesures on l'a fait mais pour moi le vrai combat c'est le regard que l'on porte sur la différence ce regard a changé selon vous alors il évolue il évolue et il évolue notamment parce que ce sont dans les écoles auprès des plus jeunes que l'on porte justement le fait d'intégrer le fait de vivre ensemble avec toutes ces différences qu'on pour avoir les uns et les autres voilà donc ça c'est un élément fondamental moi j'ai beaucoup travaillé sur les les comparaisons avec la Belgique bah notamment en Belgique a une évolution parce que depuis longtemps à l'école les plus petits ont l'habitude de vivre avec les différences merci Steve à tout à l'heure oua la la primaire de la droite est-elle une machine à perdre Orian vaste question vous nous donnerez la réponse dans une demiheure merci Steve on va chez vous maintenant dans votre département cerizet c'est en bocage BR suiret on retrouve Jacqueline Pinon bonjour merci beaucoup d'être avec nous on est ravi de vous accueillir dans cette émission directrice d'antenne et journaliste à Coline la radio radio locale de Philippe Mouillet on va revenir avec vous Jacqueline sur la maladie de Charco qui est au cœur de l'actualité parlementaire bonjour bonjour à tous bonjour Philippe Mouillet d'abord merci à Public Sénat nous avoir ou ver sa matinale aujourd'hui Philippe mouiller je vous ai salué vous avez porté avec votre collègue Gilbert boucher une proposition de loi adoptée depuis à l'Assemblée pour en fait améliorer la prise en charge des malades atteints de maladies évolutives graves dont la SLA la fameuse sclérose latérale amotrophique plus communément appelé la maladie de Charco j'imagine maintenant que vous souhaitez une promulgation rapide quand on sait la courte durée de vie propre à ces malades cette loi à Philippe Mouillet c'était une étape nécessaire indispensable on est bien d'accord pour les malades euh j'ai retenu l'image saisissante de votre collègue sénateur à l'Assemblée euh une image saisissante quand on connaît cette maladie elle est cruelle elle est incurable un pronostic vital engagé euh je ne peux m'empêcher de penser à ces malades qui souffrent qui savent qu'ils vont mourir et qui attendent Philippe Mouillet sans doute beaucoup plus de vous les parlementaires je pense à l'emblématique euh Charles bietter hein s'il en est un et d'autres malades qui s'en font l'écho d'autres malades plus ou moins médiatisés alors j'en viens à ma question le suicide assisté oou l'euthanasie leur ouvrirait une porte qu'ils appellent de leur vœux hein pour beaucoup qui leur éviterait d'aller chercher la mort ailleurs que dans leur pays la France vous nêtes pas je crois vous pour la reconnaissance du droit de l'aide active à moutir à mourir alors Philippe mouiller ma question en fait elle est simple les malades ne devrai-ils pas avoir le droit de disposer de leur vie de décider de leur vie c'est une bonne question alors d'abord d'abord c'est une bonne question mais je voudrais d'abord dans ma réponse saluer à la fois Gilbert boucher et ce texte de loi qui est un texte de loi pour accompagner finalement les malades dans leur considération dans leur je dirais situation pour vivre le plus longtemps possible dans les meilleures conditions et ça s'éloigne du débat de la fin de vie moi je connais beaucoup de malades notamment sur des malad incurbl ou la mal de charcoot je suis très impliqué dans les fonctionnement des associations et je connais beaucoup beaucoup beaucoup de personnes qui nous disent donnez-nous les moyens pour vivre le plus longtemps possible voilà même si les conditions c'est difficiles et la vraie question c'est la gestion de la douleur c'est la vraie question et donc je suis partisan moi d'un accompagnement de la fin de vie je reste dans une logique où nous avons fait un bilan du non déploiement des lois clestonti c'est qu'on n pas donné la possibilité aux Français d'accéder à ce véritable service d'accompagnement de gestion de la fin de vie et tout de suite avant même le déploiement on traduit la question et bien de l'ethanasie moi moi clairement on a tous autour de nous des personnes qui demandent cet accompagnement et je le comprends parce que lorsquon souffle lorsqu'on est isolé je comprends cette situation là mais lorsqu'on ouvre un droit on ouvre un droit pour tous les Français et pas pour 40 50 une centaine de situations et mon inquiétude aujourd'hui c'est que lorsqu'on va ouvrir ce droit parce que je vois bien qu'il une tendance qui porte fort fortement dans ce sens-là et bien si on regarde ce qui se passe dans les autres pays qui vont vers le droit très rapidement et bien on a élargi les possibilités à d'autres situations dans certains pays je pense notamment au Canada on se pose la question des personnes en situation de handicap on est loin de la fin de vie voilà ça fait partie des éléments dans d'autres pays on a fait marcher en arrière par rapport aux mineurs dans d'autres pays on a considéré que les gens qui souffraient psy psychologiquement deent être accompagné en fin de vie donc le vrai débat c'est le débat de la limite lorsque vous ouvrez le principe ça veut dire qu'à l'instanté quand vous le votez le principe il est encadré mais très rapidement on voit bien que les limites elles bougent ça c'est fait dans tous les pays il y a pas de raison qu'en France ça soit autrement donc mon sujet à moi c'est avant tout comment on accompagne les personnes qui sont dans ces situationl en déployant réellement les moyens des soins palliatifs d'où l'intérêt du texte et deux en étant clairement humaniste hein comment prendre en considération les grandes souffrances avant d'ouvrir ce débat de l'accompagnement de fville l'ethanasie parce que je sais c'est une évolution de société fondamentale et si on doit retenir les images de mes propos d'aujourd'hui plus tard parce que je pense que la loi va être une loi d'actualité on se reposera la question de des limites de notre système de ce évolution sociétal si c'est une évolution merci Jacqueline Pinon merci beaucoup d'avoir été avec nous on était ravi de vous accueillir dans cette émission et et à très vite on l'espère merci beaucoup d'avoir été avec nous et merci Philipe merci d'avoir été notre invité pendant dans cette première demiheure votre émission elle la retrouvé en podcast et dans 20 minutes on reviendra sur cette question et qui on imagine vous fait réfléchir doit-il y avoir un candidat commun à la présidentielle entre leslr et le camp macroniste oui non vous ne donnerez pas votre réponse allez ça sera le débat du club on accueille tout de suite Charles Decon [Musique]
Philippe Mouiller