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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 7 janvier 2020 23 min

François Hollande : "Il n’y a pas de négociation sur la liberté"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour monsieur le président bonjour merci est d'être ici votre réaction à ce que vient de dire frédéric 16 je parle d'expérience j'ai été président pendant cinq ans et j'ai compris que cette coexistence d'un président de la république élu pour cinq ans est investie par le pays d'une mission et d'un premier ministre dont on ne voit plus tellement quel est le rôle exécutant collaborateurs ou essayant de se différencier créer une une confusion dans le pays et peut-être même des retards dans la prise de décision c'est la raison pour laquelle après cette expérience et au fur et à mesure d'une réflexion qui a abouti aujourd'hui je pense que il faut aller jusqu'au bout de la logique du quinquennat et l'inversion du calendrier le président et le chef de l'exécutif c'est lui qui doit mener les réformes qu'il a présentée au pays et ne peut pas déléguer comme ça c'est pouvoir aux fonctions des circonstances tantôt il intervient directement tantôt il se met en retrait pour prendre cet exemple emmanuel macron président de la république a été élu sur une promesse qu'il avait faite de faire une réforme des retraites à partir de là il lui appartient de la mettre en oeuvre et il peut pas dire qu'il en est éloigné il est forcément directement comptable responsable éventuellement coupable et alors là qu'est ce que ça permettrait de faire si cette réforme était effective est ce que vous pensez finalement qu emmanuel macron utilise edward physique philippe comme un fusible au gré des circonstances dit vous ce qui signifie que il le fait lorsque cela les arrange pas et c'était déjà beaucoup exprimé sur les retraites puis ensuite il s'est mise un peu de côté pour revenir ensuite à la fin j'imagine comme décideur parce que les français ce qu'ils attendront c'est pas le mot du premier ministre le compromis que j'espère être l'issue de ce conflit ce qu'ils attendront c'est la position du président de la république puisque c'est lui qui a été élu par les français donc l'idée qu'il y aurait une forme de prise de distance ou deux de hauteur ne tient pas il ya dans la république un principe de responsabilité sur le fond vous aviez vous-même mener une réforme des retraites en 2013 à l'époque il n'y avait pas eu ses heures sociaux comment vous l'expliquez est-ce qu'elle était moins ambitieuse moins profondes qu'aujourd'hui oui elle était dans le système actuel de répartition c'est-à-dire les actifs cotisants pour le paiement des pensions ce que j'avais mis en place avec le gouvernement de jean marc ayrault c'était marisol touraine qui était ministre c'était une concertation avec les syndicats mais qu'ils n'avaient pas duré deux ans qui avait duré quelques semaines et qui avait posé deux principes qui permettait de comprendre ce que nous faisions dans la justice le premier c'était c'est vrai quand l'espérance de vie s'allonge il est assez légitime que la durée de cotisation elle-même puissent être élargies ce qui a été intégrée dans la loi mais nous avions introduit la pénibilité est donc là c'est un problème de fond ou de méthode allah je pense que cette approche et de méthode et de fond c'est à dire la méthode la concertation a duré deux ans mais n'a rien permis de clarifier au contraire à l'introduit beaucoup de flou et de fond parce que ce qui est contestée notamment à travers lâche pivot ou la remise en cause des critères de pénibilité c'est précisément le fait que cette réforme qui était vrai d'ampleur global n'apporte pas ni les garanties de pérennité dire le financement ni les garanties de justice c'est ce qu'il faut absolument obtenir dans la négociation qui maintenant est ouverte enfin quand même trente quatre jours de conflit et c'est aujourd'hui seulement que l'on n'ait peut-être c'est pas ne pas encore sûr vers la forme d'une éventuelle issue en attendant comme je les dis frédéric sexe a précisé que le président de la république parle 8h25 sur france culture 7h 9h les matins de france culture guillaume hernie nous sommes en compagnie de françois hollande pour évoquer 55 ans depuis l'attentât contre charlie contre l'attentât sur l'hyper cacher il ya cinq ans monsieur le président que faisiez-vous lorsque vous avez appris l'attentât contre charlie hebdo le 7 janvier 2004 j'étais à mon bureau à l'élysée et vers 11h plus j'ai été informé par une dépêche d'agencé puis par mes propres services qu'il y aurait une attaque contre les locaux de charlie et des hommes se serait introduite dans l'immeuble sans qu'on sache à ce moment là l'ampleur du drame et de ceux qui s'y produisaient et il se trouve que patrick peloux qui est un ami et qui est à la fois où était à la fois membre de la rédaction de charlie et aussi dans les services d'urgences me téléphone parce qu'il avait mon numéro de portable et me décrit la scène qu'il voit comme médecin c'est à dire une rédaction décimer des amis à terre suffocant d'autres déjà mort et il est en sanglots et je comprends que nous ne sommes pas simplement dans devant une attaque qui aurait eu que des conséquences matérielles nous sommes devant une tragédie c'est à dire un attentat terroriste je ne sais pas encore mené par combien de personnes est la seule question que je me pose à ce moment là c'est d'aller le plus rapidement sur place et de pouvoir à la fois constater l'ampleur de ce qui vient de se produire faire la traque aux terroristes qui viennent de commettre cet acte innommable et de m'exprimer devant les français et après quelques minutes où je fais en sorte que la sécurité puisse être autant qu'il est possible assure et je me rends sur les lieux et j'assiste à ce moment là au travail des secours et je vois les blessés sortir quelques fois dans d état désespéré et je sais que beaucoup de mes amis parce que dans la rédaction de charlie hebdo j'avais des habits sont morts françois mitterrand disait que la première qualité d'un chef de l'état s'était l'indifférence à ce moment là est ce que on peut justement mettre de côté son émotion pour raisonner de manière rationnelle qu'est ce que vous avez fait françois hollande monsieur le président il faut pas forcer impossible d'être indifférent quand il se produit l'acte de cette nature et de cette ampleur à différents aussi par rapport aux conséquences société comme la nôtre frapper parce que la liberté d'expression a été atteinte c'est un bouleversement dans notre société et c'est pour ça qu'il fallait absolument que notre pays fasse bloc et il a fait bloc mais il faut montrer non pas de l'insensibilité mais de l'impasse si vite et c'est à dire ne pas montrer aux terroristes qui ont voulu nous apporter cette attaque que nous sommes nous même atteint et que nous sommes plus forts que plus forts que nos passes à blanc par une action d'autorité elle doit devenir ou de fermeté elle est nécessaire mais justement par une action d'humanité et d'unité moi ce qui me paraissait essentiel dans cette période c'est de dire aux français que c'était leur force d'être unis et ils l'ont été après eux aussi l'hyper cacher quand il y a eu cette grande manifestation du 11 janvier qui pour moi est la plus grande fierté que nous pouvons aujourd'hui démontré après ces attentats il ya aussi eu des polémiques charlie hebdo était manifestement est mal gardée charb avait fait une demande de port d'armes laquelle lui avait été refusée monsieur le président est ce que là il n'ya pas clairement eu des dysfonctionnements est-ce que l'appareil d'état dans son intégralité n'a pas eu des des regrets des remords après ses attentes ces questions elles sont légitimes et les familles les ont posées je ne s'agissait pas d'armes et les journalistes qu'est ce qu'on dirait si les journalistes maintenant devait sortir avec des armes ou faire leur travail avec des armes s'agissait de savoir si le dispositif de sécurité était au bon niveau il y avait un policier qui était parmi la rédaction ce policier a été tué et il y en avait un autre qui était normalement à disposition et aujourd'hui tous les journalistes de charlie tous ceux qui ont été un moment ou un autre blessé son protégé parce que c'est nécessaire de les protéger mais l'expérience prouve que même avec une protection la vulnérabilité est toujours là donc la menace est toujours là mais c'est vrai que nous devons élever encore notre niveau de protection c'est à dire pas sa voix ça ça veut dire que et risques dits très bien quand même savoir qu'aujourd'hui en france pour faire son travail de journaliste ou de dessinateur il failli être protégé est un problème car la liberté d'expression de demande qu'à être protégés par les citoyens pas par les policiers et pourtant il faut le faire frédéric seysses quand vous parlez de cette année 2015 on vous a souvent entendu utiliser une expression vous dites que le pays aurait pu basculer concrètement ça voulait dire quoi un pays qui bascule un pays basque qui bascule ça veut dire un pays qui se déchire qui se divisent qui cherchent des coupables là où ils ne sont pas c'est à dire y compris dans les pratiquants d'une religion c'est un pays qui doute de lui même qui pensent qu'il faut bafouer l'état de droit pour être plus en sécurité c'est un pays qui considère que à ce moment là il faut introduire une république des suspects c'est à dire mettre des gens avant même qu'il n'ait commis des actes dans une situation de privation de liberté une surenchère dans dans l'extrémisme ce n'est pas ce qui s'est passé ces deux skis pas ce qui s'est passé ni après charlie l'hyper cacher ni après le bataclan et je peux ici dire que le gouvernement ma présidence ont veillé à ce que les principes d'unité d'état de droit puissent être préservée même avec l'état d'urgence la déchirure et calera provisoire la déchéance de rationalité 2 partout et de nationalité peut être les deux d'ailleurs thibault la déchéance de nationalité qui a été donc mise au devant de la scène comme l'une des solutions préconisées par vous même françois hollande monsieur le président est ce que ça n'était pas justement une manière d'en rabattre contre sela droit oui la déchéance de nationalité existe dans notre droit il ya des personnes justement qui après les attentats de charlie ont été déchus de leur nationalité même si ça n'avait pas de rapport avec les attentats de charlie mais c'étaient des personnes qui avaient commis des délits terroristes mais c'était dans une situation un peu particulière c'était ce qui avait acquis la nationalité française et naturalisée ce que un moment par un souci de consensus après le le le le bataclan et les terrasses et le stade de france j'avais suggéré c'était que l'on puisse élargir la déchéance de nationalité ça va pas été compris ça même été regardée alors même que ça concernait que les crimes terroristes ça a même été regardée comme effectivement un recul de l'état de droit et c'était pas le cas mais vous savez ce qui compte c'est pas tellement ce qui est la réalité c'est le sentiment il ne fallait pas donner le sentiment de reculer par rapport à la tendance a même été perçu comme une manière de revenir à des symboles à un temps où on pouvait être apatride ou partie de votre camp françois hollande monsieur le président a été en opposition très vive à cette mesure oui c'est pour ça que dès lors que yahvé cette distinction qui était faite entre les doubles nationaux et ceux qui n'avaient que la nationalité française certains avaient dit bombe alors finalement il faut retirer aussi l'analyste des françaises aux français ce qui aboutissait à l'apatridie bon j'en avais discuté avec robert badinter qui était là il ya quelques minutes on avait considéré que ce n'était pas possible d'aller jusque là donc on en est resté à l'état de droit d'aujourd'hui qui prévoit jeu le jeu le confirme une déchéance de nationalité dans certaines circonstances toujours dans les polémiques suivant l'attentât il y a eu l'idée en tout cas la thèse qu'une partie de la gauche aurait eu des tentations ou des tendresses coupable à l'égard d'une certaine frange de l'islamisme en tout cas ce qu'on appelle des islamo gauchiste est ce que c'est un terme que vous rendriez moi je repassais terme aulas mais n'y a aucune faiblesse à avoir face à l'antisémitisme il n'y a pas regardé des degrés c'est une question de principe j'allais dire presque de une question fondamentale il ya pas d excuses à donner à l'antisémitisme ou des justifications à l'antisémitisme comme au racisme donc il faut être extrêmement clair j'ai toujours été sans avoir besoin d'en rajouter mais il faut dénoncer tous les comportements tous les actes tous les propos antisémites sans qu' on puisse se dire que il y aurait pas par rapport à telle ou telle situation la situation du proche-orient notamment la question palestinienne avoir quelques faiblesses par rapport à cette cette réalité assez la question donc de l'antisémitisme pour la question des caricatures des caricatures de mahomet en l'occurrence puisqu'il s'agit de cela pour charlie hebdo est ce que vous ne considérez pas qu'il y avait une forme de facilité de faire des caricatures pour blesser des gens qui étaient déjà stigmatisé c'est ce que disait une partie de la gauche françois hollande je trouve qu avant d'être président de la république j'ai été premier secrétaire du parti socialiste ça existait le parti socialiste d'une force qui d'ailleurs à mon avis doit rester une force mais j'avais témoigner au procès car il y avait eu un procès contre les caricatures que charlie avait pu faire et j'avais témoigner au procès pour charlie pour la liberté et faire en sorte que ceux qui menaient ce procès puisse être d août et de leurs actions ce qui fut le cas et j'étais intervenu retrouverai mes propos pour dire que justement il n'y a pas de négociation sur la liberté il n'y a pas un droit respectez en particulier les religions vous savez qu'il ya encore des pays où le blasphème est condamné 60 pays condamnent encore le blasphème donc en france il n'y a pas de condamnation du blasphème partir de là cette liberté là qui n'est pas la haine parce que c'est ça la grande différence qui a été évoqué au moment de charlie en disant oui mais vous êtes tellement implacable par rapport à l'antisémitisme mais quand même sur d'autres propos vous rappeler un certain d'humoristes de triste réputation vous aimez là vous êtes extrêmement dur avec lui et puis vous êtes quelques photos des remparts à prades nom dont on parle de dieudonné oui vous avez compris je vous remercie pour cette traduction mais non il y laisser la haine qu'ils quittent qui est qui doit être condamné c'est pas de rire c'est pas de dénoncer ou parfois de se moquer c'est la haine la haine des pratiquants d'une religion tradingsat vous avez beaucoup insisté à l'époque sur la notion d'unité nationale c'est un mot qui revenait évidemment souvent dans vos discours vous avez aussi entendu lors de ses voeux emmanuel macron promettre de lutter je citerai contre les forces qui divise la nation le gouvernement s'interroge notamment sur l'interdiction des listes communautariste aux élections municipales c'est possible de le faire vous étiez poser ces questions vous non moi je m'étais pas posé la question pour les élections municipales peut-être parce que il y en avait pas au moment où c'est cesser ces attentats avaient eu lieu mais il ya des règles dans la république moi ce que je déplore parfois et j'ai pu commettre moi même ce ce défaut là c'est d'imaginer toujours qu'il faille ajouter une loi à des lois existantes ce qu'il faut c'est appliquer les lois existantes et par exemple s'ils se présenter des listes de nature communautariste affirmé comme tel c'est à dire écartant des citoyens parce qu'il ne serait pas pratique d'une religion ça tomberait sous le coup de la loi sur l'antisémitisme là aussi l'attentât contre charlie hebdo puis l'attentât contre l'hyper cacher monsieur le président est ce qu'on avait sous-estimé sous-évalué la menace est contre les juifs en france non pas moi en tout cas parce que il y avait depuis des années des actes et propos antisémites et leur nombre est las de cesser de progresser et il y a eu aussi des drames qui ont concerné des juifs alimi qui qui qui a avait été lâchement assassinés qui nous laissait penser qu'il y avait une haine qui s'étaient introduites et puis charlie avait été ou parler du procès qui avait été plusieurs fois dénoncé au danemark il y avait eu aussi des des attentats qui avaient été commis donc on savait que et les juifs de france pouvait et mêmes soumis à un certain nombre de menaces et d'actes antisémites donc à partir de là nous nous étions tout à fait conscient qu'il pouvait y avoir et ça c'était là ce produit ces attaques contre des lieux de culte et c'est pour ça que avec les gouvernements aussi bien valls que 15,9 nous avons protégé tous les lieux de culte aussi bien les synagogues que les mosquées où les églises mais c'est vrai que c'était un moment les synagogues qui était particulier visés les mosquées où on est et on a eu aussi il ya encore peu de temps des actes qui ont été commis contre des mosquées donc c'est vraiment des actes anti-musulmans antisémites des acteurs aussi quelquefois catholique c'est arrivé aussi ces actes là doivent être sévèrement punis et dissuader les attentats se succèdent en france qu'il ya eu de nombreuses attaques au couteau encore rond récemment monsieur le président est ce que on peut faire quelque chose est ce que on est condamné à les voir se succéder ces attentats alors ce qui s'est passé depuis quelques années c'est que on n'est plus devant des réseaux terroristes aussi constitué quand des ch était une organisation qui occupaient un territoire et qui organisait ces attentats là on est en face deux individus qui commettent sous pression dans le cadre d'une radicalisation mais aussi d'une ambiance qui commettent des agressions et qui le font avec la référence parfois de l'état islamique mais nous n'avons plus à ce niveau des réseaux parce que nous avons démantelé la plupart parce que d'âge s'est écroulé en syrie et en irak nous n'avons plus le la même organisation en face de nous mais la menace elle est toujours là même si on a vu par exemple qu'à nice le 14 juillet 2016 c'est un individu seul qui avec un camion commet un acte terrible vous venez d'évoquer des shs la situation au proche orient aujourd'hui monsieur le président françois hollande qu'est ce qu'elle vous inspire une très grave préoccupation il y avait déjà une tension entre l'iran l'arabie saoudite et les etats unis la décision de donald trump d'éliminer le général souleiman y ajoute encore à cette tension et ça a des conséquences très lourdes que je veux ici évoqué d'abord le régime iranien sort renforcé de cette épreuve on l'a bien vu avec ces manifestations donc si la tension était d'affaiblir l'iran c'est raté de ce point de vue donald trump a pris une grave responsabilité deuxièmement même si c'est une bourde maintenant on apprend qu'une lettre a été envoyée pour le retrait des forces américaines d'irak et donc de la coalition ce qui veut dire quoi ce qui veut dire que l'objectif qui était de lutter contre des ch d'alès responsables des attentats y compris à paris eh bien on voit bien que des jeux peut ressurgir enfin pour irak qui connaissait un mouvement de contestation des dirigeants y compris d'influents ce iranienne et bien l'irak est mis dans une situation extrêmement douloureuse avec une jeunesse qui ne sait pas où aller donc je pense que de ce point de vue bien sûr qu'il faut éviter d' escalade et ce qu'il faut favoriser le dialogue mais à un moment il faut aussi que les responsabilités soit évoqué je pense que donald trump depuis maintenant qu'il est président des états unis a mis le monde en danger et si on ne le dit pas suffisamment on ne pourra pas faire avancer la cause qui est la nôtre c'est à dire d'une europe qui a des valeurs qui a des principes est une france qui s'est un moment s'opposer à ce type de dérive l'iran n'était pas inerte néanmoins que l'iran a commis des actes tout à fait dangereux créer une tension dans la région j'ai évoqué la syrie une présence et une pression du hezbollah de l'a62 de l'iran en cire est évidente et est ce qu'elle est légitime elle n'est pas l'egypte ce n'est pas parce que nous considérons que l'iran comme elle est comme et des actes graves dans la région qu'il faut se mettre à ce niveau et utiliser des moyens comparables mais qui est responsable eric saiz de l' escalade selon vous on a vu qu emmanuel macron avait affiché son soutien plein et entier avec washington c'était la bonne position je pense que l'iran est responsable d'une tension déjà depuis plusieurs années mais que la décision qu'a prise donald trump est plus que malencontreuse elle est grave et un moment il faut le dire peut pas être solidarité à l'égard de ce qui vient de se produire qui est une escalade extrêmement dangereuse donc à partir de là le rôle de la france c'est aussi à un moment de dire les responsabilités celles de l'iran est là et les lourdes mais aussi de dire qu aux états unis on compte ceux on ne commet pas des actes de cette nature sans en mesurer les conséquences