Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingLa France insoumise à l'Assemblée nationale· 2 décembre 2025 10 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleBudget & impôtsTravail & emploi

Vous n'êtes légitimes à présenter aucun bilan ! - Claire Lejeune

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Claire LejeuneChiffre
    « On a 1 milliard d'annulations sur les politiques d'accès et de retour à l'emploi. »
  • 3:30Claire LejeuneChiffre
    « Une coupe de 250 millions sur la recherche et l'enseignement supérieur. »
  • 4:00Claire LejeuneChiffre
    « 130 millions d'euros en moins sur l'enseignement scolaire. »
  • 4:30Claire LejeuneChiffre
    « 1,5 milliards rayé d'un trait de plume sur le financement des investissements stratégiques. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Tout l'exercice pour vous dans ce projet de loi de fin de gestion est de faire comme si tout était ordinaire, comme si vous aviez la moindre légitimité à être là où vous êtes, comme si le budget de l'an dernier avait été adopté dans des conditions tout à fait régulières, comme si nous n'étions pas à 7 minutes même dans la préparation d'un nouveau coup de force sur le prochain budget. Tout ça est une comédie. Vous pensez peut-être que si vous arrivez à faire tenir cette fable du pays bien géré jusqu'en 2027, vous arriverez d'une manière ou d'une autre à vous sauver ?

Vous pensez peut-être que si vous faites assez de chantage à la responsabilité, si vous faites assez de chantage à la dette en gonflant mensongèrement le poids de sa charge comme vous l'avez fait en 2025 et comme on le découvre dans ce PLFF, ça suffira à couvrir le reste. Mais vous croyez mal, les gens voient tout ça. Ils voient la duplicité, ils voient la malhonnêteté.

Le budget de cette année, ils n'ont pas besoin d'un tableau comptable pour le comprendre. Ils l'ont vécu dans leur chair au quotidien. à chaque fin de mois, à chaque fois qu'ils entrent dans un supermarché, à chaque fois qu'ils se rendent au travail, à chaque fois qu'ils souffrent des politiques que vous menez, alors oui, nous déposerons autant de motion de rejet qu'il le faudra jusqu'à tant que vous ne soyez plus là.

Et à chaque motion de rejet, on vous rappellera ces faits-là. Vous n'êtes légitime à présenter aucun bilan, aucun texte budgétaire, aucun projet de loi. L'acte fondateur du budget de l'an dernier, ce n'est pas un vote à l'Assemblée, c'est un 493.

Et ce document-ci n'est ni un bilan neutre, ni un tableau objectif, ni un document technique. C'est la suite logique clinique de votre opération de liquidation de la puissance publique. Donc à l'inverse, ne pas déposer de motion de rejet, ne pas la voter, valider ce PLFG ou encore s'abstenir comme si on avait rien à dire de tout cela, c'est participer à la balisation du coup de force à répétition qui est la marque de fabrique du président Macron. accepter ce PLFG, ce serait en fait entériner une méthode de gouvernement qui normalise l'austérité car remplacer le PJL rectificatif par un projet de loi de fin de gestion n'a pas été qu'une formalité.

Si vous supprimez la possibilité de débattre des recettes, vous supprimez la possibilité de discuter en fait de justice fiscale et sociale, vous supprimez la possibilité de discuter de répartition. Donc oui, cela consiste à institutionnaliser le fait qu'un budget ce n'est en fait qu'une série de coupes dans ces dépenses qui permettent pourtant aux Français de vivre, de se loger, de se nourrir, de se déplacer, d'être protégé du dérèglement climatique. Donc la réalité est qu'en fait, voyant que vos fables ne passent plus et que le suffrage souverain vous rejette, vous cherchez en fait à faire entrer vos politiques par la fenêtre.

Vous entinez dans la pratique institutionnelle de notre pays les habitudes malsines que vous avez pris et qui vous caractérisent. l'habitude de faire payer toujours les mêmes. L'habitude de considérer que les services publics sont une variable d'ajustement de vos cadeaux faits aux plus riches et aux grandes entreprises.

L'habitude de protéger toujours les plus fortunés et l'habitude de prendre les députés et les gens que nous représentons pour des serpilières ou des Benets. Mais la démocratie ce n'est pas et ça ne sera jamais le choix entre se faire couper plutôt la main ou plutôt le pied. Madame la ministre, ce n'est pas à vous et votre gouvernement de nous dire ce qu'il est possible ou pas de faire, ce qui est responsable ou pas de faire.

Ici même jeudi dernier avec fierté, nous avons voté pour que le Mercur soit rejeté, pour qu'enfin l'égalité soit respectée dans les autres mères et enfin pour qu'Arceleur Mital soit nationalisé. Oui, un autre monde est possible, une autre économie est possible, un autre budget est apporté demain. Donc dans ce PLFG, comme à votre habitude, vous proposez de couper la main après avoir coupé le pied en février dernier.

Pour ceux qui seraient tentés de valider ou de s'abstenir sur ce texte, rappelons quand même la nature de ces couples. Oui, il s'agit de coupe dans la mesure où ce sont des sommes que vous avez gelé au cours de l'année que vous avez fait le choix de ne pas utiliser en préparation des annulations que vous actez aujourd'hui. On a 1 milliard d'annulations sur les politiques d'accès et de retour à l'emploi.

C'est donc 1 milliard rayé d'un trait de plume pour qui ne pourront pas donc soutenir les personnes privées d'emploi par vos politiques économiques. Et cela pile au moment où malgré vos politiques assez malsines de massification de l'apprentissage et des contrats précaires, le chômage aujourd'hui repart à la hausse. Ensuite, on a une coupe de 250 millions sur la recherche et l'enseignement supérieur.

Comprenons donc, il vous est impossible de toucher un cheveux du crédien pour recherche qui déverse pourtant quasi 10 milliards sur les grands groupes privés. Par contre, il n'y a aucun souci pour couper un quart de milliards sur le budget de la recherche publique et de nos universités. Il y a encore 130 millions d'euros en moins sur l'enseignement scolaire.

Dans quel pays vivez-vous pour penser que 130 millions n'auraient pas été utile pour nos écoles, pour nos enseignants qui galèrent ? Dans quel monde vivez-vous pour penser que nous pouvons supprimer ainsi pour l'école des millions à la légère ? Et c'est encore plus choquant. 1,5 milliards rayé d'un trait de plume sur le financement des investissements stratégiques.

Et voilà donc 1,5 milliards qui partent en fumée alors qu'ils auraient pu servir directement à la nationalisation d'Arcelor que nous venons de voter. Donc si réellement madame la ministre le vote des députés est respecté et que si ce qui est décidé à l'assemblée s'applique, laisse cser 1,5 milliards dans le compte des financements des investissements stratégiques et qu'il puisse servir à la nationalisation d'arceleur Mital. Et la liste continue encore.

On croirait en fait voir se dérouler sous nos yeux cette scène de la folie des grandeurs où Louis Finness s'exclamait "Cette année, la récolte a été très mauvaise. Alors, il faut payer le double. C'est normal.

Les pauvres, c'est fait pour être pauvres et les riches très riches." Oui, comme dans la folie des grandeurs, la récolte est mauvaise mais dans notre cas, c'est de votre fait. Vous avez gâté les blées, vous avez provoqué les orages et vous venez ensuite demander aux Français de payer.

Voilà votre bilan [applaudissements] et sur le sujet de la pauvreté qui explose dans notre pays et qui va s'empirer cette année, vu que vous balayez d'un revers de la main les chiffres que nous vous citons, lisez au moins les documents budgétaires que vous-même écrivez. 5 milliards de recettes en moins de TVA par rapport à vos vos prévisions. Voilà la preuve et le prix du chaos que vous avez créé.

Dans la France du président Macron, les gens ne peuvent plus consommer, les gens ne peuvent plus se nourrir, se vêtir, sortir, ils sont et saurés. Et cela s'empire de jour en jour. Selon les comptes détaillés et publiés par l'INC vendredi dernier, le pouvoir d'achat recule encore de 04 points ce trimestre.

La consommation baisse en particulier sur l'achat les achats alimentaires et le taux d'épargne qui était pourtant en hausse chute à nouveau. Voilà votre bilan. Mais il faut aussi parler aujourd'hui de tout ce que vous avez sorti du bilan budgétaire et que les Français paient pourtant et très cher.

Car oui, ce bilan est malhonnête si c'est un tableau comme vous le dites, c'est un tableau partiel et partial car ce que vous arrêtez de financer, ce qui disparaît de vos comptes d'apothicaaire, ça passe directement sur les classes moyennes et populaires. Parce que par exemple sur la transition énergétique, ce que vous êtes en train d'organiser, c'est une débudgétisation et un report du coût dans le dos et sur le dos des Français. Expliquons un peu cela parce que visable visiblement du côté du Rassemblement national, ce n'est pas trop compris.

Monsieur Bardella nous gratifie de vidéos pleines de mensonges et d'approximation. Ils auraient mieux valuiser les 130 millions d'argents publics utilisés pour apprendre à sourire et à parler pour apprendre à lire un petit peu sur les sujets avant de s'exprimer. Ce dont il s'agit dans le décret de début novembre, ce n'est pas d'une tacte, c'est de l'augmentation du volume des certificats d'économie d'énergie que le gouvernement utilise maintenant pour dégugétiser certaines dépenses et donc se dédouiner de ses responsabilités sur la transition énergétique.

Pour qu'on comprenne bien, le gouvernement retire du budget des choses qui devraient être financées par l'argent public, la rénovation des bâtiments, l'achat de voiture électrique et vous les faites soi-disant payer aux énergéticiens qui sans contrôle sur les prix, sans blocage des prix, les répercutent directement sur qui ? Sur les consommateurs par la facture, par les heures factures et par le prix à la pompe. Résultat, en 2024, chaque ménage a payé de 164 € en moyenne de plus sur ces factures à cause de ce dispositif.

Voilà votre bilan et c'est l'exactonnement pour l'ensemble des missions de services publics et d'intérêt général sur lesquels vous reculez, sur lesquels vous vous désengagez à chaque fois. Cela a un coût car à chaque fois c'est le privé et le marché qui viennent s'y substituer. Le privé qui trie en fonction de la taille du porte-monnaie.

Le marché qui n'en a que faire de la justice et de l'égalité. Le terme bilan nous vient de l'italien. Il nous signifie aussi équilibre, balance.

Ce n'est donc pas un bilan que vous nous présentez. Il n'a rien d'équilibré. C'est une balance dont le poids pèse intégralement.

D'un côté, ce que vous nous présentez dans ce PLFG est une nouvelle facture. C'est une sentence. C'est la suite de la saignée.

Nous n'avons été élus ni pour consentir, ni pour nous abstenir, ni pour nous taire. Nous n'avons pas été élus pour céder dès que le gouvernement vient concéder quelques miettes comme ça a été le cas en commission mixte paritaire. Ici, la ficelle est grossière.

Il y a un petit cadeau, une ligne budgétaire par groupe politique. Alors, nous vous le répétons, nous le mandat était clair pour nous et il vaut pour tous les députés du Nouveau Front populaire débarrasser le pays de ce que la Macronnie depuis 8 ans maintenant fait subir au peuple français. Il n'est pas question pour nous de livrer le monde aux assassins d'Aub avec Mé Césarer.

Nous nous opposerons à ce PLFG et nous vous invitons à faire de même. Merci madame la députée. [applaudissements]

Vous n'êtes légitimes à présenter aucun bilan ! - Claire Lejeune — Claire Lejeune · Pourquijevote