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interviewLCI (sur YouTube)· 20 septembre 2023 21 min

"Ce qui se passe en Italie est très fascinant" : François Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] 8h30 serait laissé l'interview ce matin c'est avec François Bayrou bonjour bonjour vous êtes président du modèle maire de Pau notamment également au commissaire en plan on va en parler la France n'accueillera pas de migrants de l'ANPE géraldarmanin hier soir au 20h de TF1 a-t-il raison le ministre de l'Intérieur de répéter ce mot de fermeté fermeté fermeté le visage de la fermeté les gouvernements les uns après les autres tous les gouvernements successifs savent qu'il faut le faire pour ne pas donner le sentiment que la France est un pays qui ne fait pas respecter ses propres lois mais ça veut dire quoi en Italie Adrien jade est très très fascinant voilà une chef du gouvernement madame Mélanie qui se fait lire contre l'Europe qui dit nous on va régler nous-mêmes nos problèmes on n'a pas besoin de l'Europe pour tout ça c'est nous qui allons fermer nos peurs qu'elles ont rendre inaccessible de côtes nous avons des armées nous avons une marine elle a échoué elle en appelle alors et puis qu'est-ce qui se passe au bout de très peu de moi ce qui se passe c'est que les Italiens s'aperçoivent le gouvernement italien s'aperçoit et toute l'Europe s'aperçoit et le bassin méditerranéen s'aperçoit que c'est impossible que ce n'est pas vrai que cette affirmation cette cette promesse de démonstration de force qui a été dit et répété sur laquelle la chef du gouvernement italien s'est fait élire cette promesse est intenable extrêmement en France que dit-elle madame Pedroni elle dit il n'y a que l'Europe qui puisse m'aider à m'en sortir qui puisse nous aider nous peuples italien nous en sortir d'abord c'est une leçon pour tout le monde tous ceux qui prétendent en roulant des mécaniques que ils ont la clé que que c'est pas difficile il suffit de les élire on va régler ces questions on s'aperçoit que ce n'est pas vrai et deuxièmement pour la France et les autres pays européens mais singulièrement pour la France qui est si proche de l'Italie par par la culture par l'histoire par la tension par l'affection je pense que nous devons participer aux règlements du problème et donc nous devons accueillir des migrants c'est pas ce que je suis en train de dire je vais essayer de répondre le ministre de l'Intérieur a dit hier soir quelque chose d'absolument juste si je suis bien informé c'est que la majorité de ces migrants sont francophones oui il estime que ce sont des pays qui ne sont pas éligibles au droit d'Asie et c'est la chose qu'il convient de vérifier le plus rapidement possible en quelques jours d'où êtes-vous originaire peut-on en faire la preuve les les voisins les interprètent tout le monde peut aider à faire la preuve les migrants qui sont dans cette situation d'illégalité je dis ça en sachant qu'elle misère il fuit je ne prends pas ça à la légère mais je sais que les passeurs eux ne sont pas dans la misère vous dites cela il ne faudrait passer cela il faut les raccompagner et il faut les raccompagner en quelques jours et il faut que l'Europe tout entière et la France en tout cas aide l'Italie à les reconduire ceux qui sont en situation de d'asile que l'on doit accueillir selon nos propres lois et selon les lois internationales cela il faut qu'en effet les autres pays européens dont la France à mes yeux dans la France les aides les aides à respecter ces engagements je disais fermeté si je suis tout à fait précis le ministre de l'Intérieur a aussi dit que la France était un pays humain en répondant un gigolo hier sur la question de la création d'un titre de séjour métier en tension dans le futur texte émigration il dit il faut que nous mettions cet équilibre est-ce que vous dites ce matin qu'il faut que ces titres de séjours métiers en tension figurent dans la loi c'est aujourd'hui incertain en tout cas ma position que j'ai souvent exprimé c'est que les gens qui sont là qui travaillent qui ont un travail et singulièrement dans les métiers en tension mais il y a aussi d'autres métiers qui ont un travail qui apprennent le français et qui manifeste une volonté d'intégration c'est à dire de comprendre qu'en France il y a pas seulement des droits il y a aussi des devoirs et que le genre de vie français ce qui fait notre culture notre manière d'être doit être respectée cela on ne peut pas les laisser dans l'illégalité mais vous qui travaillez ça absolument pour des raisons humaines sur des raisons économiques oui des raisons économiques mais simplement des raisons d'équilibre de la société on ne peut pas lorsque quelqu'un est participent à la à la vie du pays on ne peut pas le renvoyer dans l'illégalité parce que c'est dans l'illégalité que se passe a besoin d'immigration demain y compris pour des raisons d'économie de faire fonctionner ces entreprises son activité pas seulement pour ces raisons-là mais démographique aussi nous avons un très grand problème nous avons des problèmes de déséquilibre dans le travail dans la démographie et moi je ne veux pas dire que c'est dans l'immigration que la solution se trouve parce qu'évidemment quand vous dites cette phrase ça ça crée dans un certain nombre de consciences et d'esprit l'idée que nous allons désormais dépendre de l'immigration ça n'est pas ma vision ma vision à moi c'est que nous devons dépendre de nous-mêmes et que c'est dans le dans la vitalité de de notre peuple de nos concitoyens de notre natalité à reconquérir dans notre volonté de produire dans notre volonté d'inventer c'est là que se trouve la clé on parle souvent de souveraineté qu'est-ce que ça veut dire souveraineté ça veut dire que nous ne dépendons pas des autres et la clé de notre avenir elle est uniquement chez nous elle est dans notre peuple elle est dans nos politiques de natalité vous souhaiteriez qu'on encourage davantage natalité absolument convaincu que l'effondrement de la natalité que nous sommes en train de vivre ou en tout cas le déclin de la natalité que nous sommes en train de vivre et probablement la plus mauvaise nouvelle que notre peuple pouvait recevoir de lui-même parce que c'est c'est nous qui choisissons ça mais je vais aller une phrase de plus qui nous relie à d'autres sujets les autres pays tous les autres pays dans le monde peuvent accepter une baisse de la natalité pourquoi parce que les autres pays vivent selon la règle du chacun pour soi c'est chaque famille qui pelait l'éducation de ses enfants c'est chaque famille qui prend les assurances nécessaires pour la santé pour le social regardez la Suisse le SMIC en Suisse doit être à 4000 euros mais chacun paie son éducation c'est sa retraite ses assurances sociales évidemment au bout du compte nous faisons de la solidarité de la redistribution seul pays dans le monde à être à ce point engagé dans cette nécessité de la solidarité nous nous vivons selon la règle du tous pour un et si tous ceux qui cotisent apportent des ressources à notre système social à notre système éducatif à notre système de santé à nos hôpitaux et si cela devienne de moins en moins nombreux alors notre contrat social est insoutenable personne ne se rend compte de ça personne n'en parle on fait comme si nous étions assurés à jamais d'avoir cette règle de solidarité entre nous elle dépend uniquement où elle dépendent d'abord de notre capacité à renouveler tous ceux qui participent à la solidarité et avoir un pays en vitalité on a envie de vivre ce que vous évoquez c'est vraiment pour le coup l'orientation politique profonde que l'on souhaite donner au pays un ancien président de la République Nicolas Sarkozy s'exprime souvent pour donner son avis son regard hier il l'a fait à l'occasion d'un déjeuner avec des députés les républicains sa famille politique jusqu'à preuve du contraire il leur donne ce conseil rejoindre l'exécutif à l'occasion d'un prochain remaniement et je le cite d'après les propos qui ont été rapportés une fois à l'intérieur vous installez un rapport de force vous obligez Emmanuel Macron à faire une politique de droite ce qui n'est pas naturel chez lui qu'est-ce que ça vous inspire franchement l'élection d'Emmanuel Macron le contrat qui a été implicitement signé avec les Français lorsqu'ils ont choisi c'est au contraire de ne pas fracturer le pays entre droite et gauche donc c'est alors pour moi vous vous savez bien que c'est le sens de l'engagement de ma vie je ne crois pas que ce soit d'un bord ou de l'autre qui a des solutions je pense qu'il y a des erreurs dans les deux bords mais je pense que l'avenir du pays c'est son unité je peux répéter cette phrase il n'y a pas d'avenir pour la France si nous ne faisons pas de l'unité la priorité de notre engagement commun collectif citoyens et l'unité ça ne se fait pas en fracturant le pays en deux et le bloc central que nous avons constitué au moment de l'élection de du président de la République cette majorité qui doit persister ainsi elle doit ne pas perdre sa direction et son orientation alors François ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas travailler avec la droite ou travailler avec la gauche gardant cette colonne que vous avez sûrement observé mais qui a pas été commenté il y a un sondage qui est paru pour la XM X sur demander aux Français où vous situez-vous à gauche à l'extrême gauche à gauche au centre pour la première fois le choix des Français d'être sans trop d'être au centre de réunir les centres pour la première fois ce choix est désormais majoritaire à un point 40 42% des Français disent c'est là que nous voulons être aujourd'hui et ceci est évidemment une réponse à tous ceux qui voudraient qu'on revienne aux anciens clivages qui nous ont fait beaucoup de mal bien sûr l'une des préoccupations très terre à terre pour le coup mais très importantes pour les Français sont les notions de pouvoir d'achat la première ministre avait proposé une vente des carburants à perte par exemple pendant 6 mois selon Bruno Le Maire les distributeurs de carburant refusent le PDG de Total Patrick pouyanet notamment à dire nos confrères de quotidien qui ne descendraient pas sous les 1,99 € le litre qui est dans l'erreur la première mise de l'avoir proposé les distributeurs de le refuser bon je crois que la première ministre a été [Musique] s'est vu poser un défi et a été un peu chahuté par des déclarations des grands distributeurs qui disait mais pourquoi nous empêcher vous de descendre le prix des carburants laissez-nous vendre à perte et ces déclarations l'ont amenées à penser s'ils veulent vendre à perte qu'il le fasse moi je crois que la vente à perte n'est jamais une solution parce que la vente à perte il y a toujours quelqu'un qui la paix vous savez ce comment ça se passe dans la grande distribution ça aurait pu être les indépendants vont être les victimes les les stations services de province aurait été puisque personne ne veulent les 6000 stations services ça fait beaucoup quand même ça fait plusieurs dizaines par départements vont se trouver les victimes mais c'est pas l'essentiel l'essentiel c'est lorsque le distributeur vend le carburant à perte il se rattrape et il fait payer sur le reste de l'alimentation le reste des des ventes flottante que Jospin avait expérimenté il y a quelques années c'est un sujet que j'ai souvent défendu comme vous le savez notamment au moment des gilets jaunes je veux faut faire attention sur ce point le prix du carburant pour 60% c'est des taxes quand vous avez le carburant à 2 euros les taxes ça représente 30 j'imagine entre Neurodis et 1,20 quelque chose comme ça donc évidemment il y a une responsabilité de l'État aussi mais on ne peut pas passer sa vie à demander à l'État de payer d'améliorer les moyens de l'éducation d'améliorer d'améliorer les moyens de la santé de faire en sorte qu'il y ait davantage d'encadrement des activités de soutien aux activités d'aider les entreprises d'aider à l'emploi on peut pas qu'on ne peut pas lui demander de dépenser plus dans un pays qui est déjà en déficit important vient de prendre deux milliards dans la poche des Français Marine Le Pen sur TF1 lundi disait il faut restituer 8 milliards et demi aux Français parce qu'il y a des rentrées à l'inflation le nombre de ceux qui se sont des amis pour le nombre de ceux qui disent il faut que l'étape qui sans cesse demande à l'état de prendre en charge plus de choses dans un pays dont le déficit est déjà un mal chronique vous savez le nombre de dizaines de milliards de déficits que nous emprunts tout le monde de lutter contre l'inflation et c'est pourquoi je vais demander à notre groupe parlementaire à l'Assemblée nationale de préparer ou de dessiner un plan général de lutte contre l'inflation en liaison naturellement avec le gouvernement mais de proposer des idées sur ce sujet qui ne comportent pas de baisse des taxes par l'État on peut décider de baisse de taxes mais alors il faut décider des baisses de dépenses on ne peut pas continuer j'aurai demain l'occasion de le dire au corps au Conseil d'orientation des retraites sur la situation il se trouve que c'est constamment on se la France est entrée dans cette culture de la dépendance à l'état en demandant en croyant en imaginant bêtement que l'État peut payer l'État en France et comme vous le savez endetté plus qu'aucun autre État européen et la dette c'est le déficit de tous les ans ce que nous appelons déficit c'est l'obligation pour l'État d'emprunter à l'extérieur ce que il ne peut pas tirer les ressources pour faire rentrer de l'argent à votre place il y a quelques jours sur ce plateau Bruno Le Maire s'est dit favorable en tout cas il travaille il y a une taxation des concessions d'autoroutes peut-être même d'aéroport est-ce qu'il faut le faire est-ce qu'il faut taxer les concessions d'autoroute voir d'aéroport vous me ramenez à quelques années en arrière à quelques années en arrière je me suis opposé de toutes mes forces à la privatisation des autoroutes et que je sache à l'époque si on regarde qui était au pouvoir on pourrait sur ce sujet avoir un sourire directeur Premier ministre je me suis opposé de toutes mes forces je suis allé au Conseil d'État contre la décision de privatisation à titre personnel je n'ai possédé dans ma vie que trois actions et c'était trois actions des sociétés d'autoroute pour pouvoir aller en justice contre cette décision là et je savais à l'époque et j'ai beaucoup dit que il n'y a pas de retour en arrière alors on peut taxer des profits qui sont inhabituels excessifs et ça c'est la responsabilité de l'État il y a des surprofits pas seulement dans ce secteur là qui sont dus ou qui sont augmentés par la crise et évidemment c'est sur profil-là ne sont pas moraux mais on aurait vraiment mieux fait de ne pas privatiser les sociétés d'autoroute et honoré maintenant il faut corriger vous voyez un peu oui bien sûr on peut toujours dire non c'est la réalité les bras c'est fait et il n'aurait pas fallu le faire et la responsabilité civique nous nous l'avons assumé j'ai au nom de de tous ceux qui me soutiennent conduit le combat jusqu'au bout j'en suis très fier et on voit aujourd'hui les dégâts parce que de décisions qui sont des décisions mauvaises alors on se retrouve après devant des situations qui paraissent inextricable vous faisiez allés en fait que donc demain vous êtes entendus par le comité d'orientation des le Conseil d'orientation des retraites à votre demande d'ailleurs je crois vous avez dit à plusieurs mois déjà que vous aviez une divergence d'analyses sur ce qui était la réalité du déficit de notre système de retraite ce sera quoi ce sera la leçon du professeur bai ou aux experts j'essaie de penser ce qu'une démocratie juste pour être une démocratie juste ça devrait être que l'État dans les décisions qu'il prend éclairé par des institutions libres indépendante partage avec les Français les raisons de ces choix partage avec les Français considère les Français comme co-responsables et leur dit voilà les raisons je vous donne des documents et nous allons décider ensemble je pensais qu'on pouvait gagner un référendum sur les retraites pourquoi le corps dit a dit pendant longtemps les retraites sont équilibrées tu parles les retraites des Français les pensions des Français sont financées à 33% par l'État pour ce qui est en partie de la fonction publique ou c'est publique l'État intervient directement pour la totalité de notre système de retraite y compris pour les retraites privées mais si le corps peut-être le dissoudre alors François experts en tout cas je trouve que le rappel à la responsabilité ou l'appel à la responsabilité qui devrait être notre ligne de conduite l'appel à la responsabilité et bienvenue et si les Français au moment de cette crise des retraites avait su que nous nous plaçons dans une situation moralement scandaleuse dans laquelle vous pensez au plus jeune générations à nos enfants à ceux qui vont venir de payer les retraites d'aujourd'hui pas les retraites de demain la situation aussi très important vous avez été ministre de l'éducation en ce moment le sujet du harcèlement à l'école est au centre de l'actualité avec plusieurs drames un fait en particulier à attirer l'attention cette semaine l'arrestation dans une salle de classe par les forces de l'ordre d'un collégien soupçonné de faits de harcèlement insultez-moi FOB incitation suicide devant ses camarades de classe menottées qu'est-ce que vous ça vous inspire je défends depuis cette époque où j'étais ministre de l'Éducation l'idée que l'école doit être un sanctuaire sans intervention des forces de l'ordre et les interventions des forces s'il y a urgence s'il y a une menace immédiate si on pense que quelqu'un va faire une très grosse bêtise instantanément alors c'est normal qu'on intervienne mais pour le reste le on peut on peut attendre les enfants à la sortie de l'école mais ça n'est pas l'essentiel du problème que nous visons le problème que nous vivons c'est que le harcèlement cette solitude extrême à laquelle sont abandonnés des adolescentes et des adolescents qui ne savent pas que en réalité le harcèlement c'est beaucoup plus large qu'on ne raconte dans une classe il y a toujours trois ou quatre élèves ou peut-être 5 qui sont en situation de harcèlement pourquoi parce que la couleur des cheveux parce que le comportement c'est pas l'état qui doit répondre c'est le tous ceux qui font le monde de l'éducation et qui doivent être alertés et formés sur le fait que il faut regarder et écouter cet espace dessinageur qui reste encore c'est un défi majeur et c'est un devoir personnel que chacun de ceux qui sont dans l'école doivent assumer parce qu'il y a tant d'enfants qui sont en situation de risque extrême parce qu'il se croit seul merci beaucoup il se croit seul il faut les écouter