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ChroniqueEurope 1 (sur YouTube)· 22 mai 2025 7 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSolidarités & famille

L'incontournable Bruno Retailleau, les intentions de vote pour 2027 et l'interview de Nadal

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  • 0:50PrésentateurFait
    « « Je n'ai pas le morphotype » »
  • 2:33PrésentateurFait
    « Dominique de Villepin parle bien, mais il parle comme l'extrême gauche. »
  • 2:37PrésentateurFait
    « Et la droite qui parle comme la gauche, c'est tout ce que je dénonce depuis des années. »
  • 3:13PrésentateurFait
    « Non, jouer au tennis ne me manque pas. »
  • 3:20PrésentateurFait
    « Je ne pouvais quasiment plus marcher. »
  • 3:31PrésentateurFait
    « Non, je n'ai aucune nostalgie. »
  • 3:38PrésentateurFait
    « C'est pratiquement 30 ans à faire une seule chose. »
  • 4:29PrésentateurFait
    « Je n'écris jamais. »
  • 4:40PrésentateurFait
    « Non, jamais, répond-il. »
  • 4:42PrésentateurFait
    « C'est trop nul. »
  • 5:57PrésentateurFait
    « En fait, on a le droit d'être enceinte, mais mieux vaut ne pas trop le dire, conseille-t-elle. »

Temps de parole

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Présentateur

Dans la revue de presse d'Europe 1, Olivier Delagarde, on commence avec celui qui, à n'en pas douter, est l'homme de la semaine, Bruno Retailleau. Oui, ça pourrait même durer un peu plus qu'une semaine, Dimitri. En tout cas, il est incontournable aujourd'hui, dans les kiosques, en couverture du point, à la une du Parisien aujourd'hui en France. En personnage central d'un sondage choc que publie le Figaro, il est l'espoir de la droite, le cauchemar de la gauche et l'agacement du RN et des macronistes. Mais n'anticipons pas et commençons notre lecture par le point. C'est un beau portrait que signent Nathalie Chuc et Elodie Grégoire, portrait qui commence par un souvenir cruel.

C'était après son échec en 2022 face à Éric Ciotti pour briguer la présidence du parti, raconte-t-elle. Il en était sorti grogui, sans perspective. Ce jour-là, devant une tasse fumante de thé, il avait fait cette réponse incroyable pour expliquer son échec. « Je n'ai pas le morphotype », avait-il déclaré. Oui, pas la bonne gueule de l'emploi, comme s'il avait intériorisé ses plaisanteries douteuses sur son physique. Comme celle de Nicolas Sarkozy, à qui on prête cette saillie vacharde. En politique, il faut un corps et une gueule. Il n'a ni l'un ni l'autre. Et puis, il n'était pas du clan, trop conservateur, trop catho. Un ex-sauviliériste à la tête du parti gaulliste ?

Jamais fulminé à l'époque un haut responsable des Républicains. Mais la vie politique est facétieuse, poursuivent mes consœurs. Le voici devenu nouveau pape de la droite, avec un score à la Cheo Sescou. Ce qui nous amène à parler de ce sondage dans le Figaro. Qui, sans nous rappeler les scores du dictateur roumain, démontre qu'il y a bien un effet retaillot, crédité dans l'hypothèse d'un premier tour de la présidentielle à 16% des voix. Alors oui, on sait ce que valent les sondages à deux ans de la présidentielle. Mais on sait aussi que ces études d'opinion contribueront grandement à légitimer tel ou tel candidat sur la ligne de départ, et dans l'esprit des électeurs.

Mais revenons aux chiffres dans ce sondage IFOP fiducial. Marine Le Pen ou Jordan Bardella font toujours la course en tête, avec 31% d'intention de vote. Edouard Philippe est deuxième, à 21%. La gauche apparaît dispersée façon puzzle. Elle ne totalise tout candidat confondu que 26%. Mélenchon est en crédité de 13%. Et puis donc, avec 16%, Bruno Retailleau est donc troisième. Et visiblement, il n'a pas envie de s'arrêter là, et n'a pas peur de la bagarre. Interview aux Parisiens, aujourd'hui en France, ce matin. Dominique de Villepin disait hier qu'il n'y a pas trop de différence entre vous et Marine Le Pen, persifle le journal. Réponse cinglante de Retailleau.

Dominique de Villepin parle bien, mais il parle comme l'extrême gauche. Et la droite qui parle comme la gauche, c'est tout ce que je dénonce depuis des années. Gauche, droite, uppercut, écoute ça. Oh, une autre interview a retenu votre attention ce matin. Et après la boxe française, le tennis à l'espagnol. Très belle interview de Raphaël Nadal, qui fait la une de l'équipe ce matin, à quelques jours du début de Roland-Garros, David Loriaux, a interrogé celui qui a remporté 14 fois l'épreuve. En même temps, cette interview ne donne pas envie de devenir joueur professionnel.

Depuis six mois qu'il a mis un terme à sa carrière, Nadal confesse n'avoir plus jamais retouché à une raquette, même pour s'amuser avec des copains. Non, jouer au tennis ne me manque pas. À 38 ans seulement, il raconte que son physique ne suivait plus. Je ne pouvais quasiment plus marcher. Mais le journaliste de l'équipe insiste. On sent bien qu'il aimerait qu'il dise que l'ambiance de Roland-Garros va lui manquer. Non, je n'ai aucune nostalgie, répond Nadal. Les gens pensent que c'est 20 ans de carrière qui s'arrête, mais en fait je m'entraîne quasiment comme un professionnel depuis l'âge de 8 ans. C'est pratiquement 30 ans à faire une seule chose.

Et on termine la lecture de cette interview en se disant que la vie de ces icônes n'est finalement pas si enviable. Oui, une seule chose, mais qu'il a fait si bien, Raphaël Nadal. Autre icône qui, après 57 ans de carrière, a toujours le feu sacré. Belle déclaration, Julien Clerc qui sort un nouvel album et qui revient sur sa longue carrière dans une interview au Figaro. Alors la différence de Nadal, sa passion ne s'est jamais éteinte. Son truc, c'est la musique. Il aura composé pratiquement toutes ses chansons. En revanche, il confesse que pour les textes, c'est pas ça. Et ce n'est jamais lui. Je n'écris jamais. Je suis très paresseux sur l'écriture, sauf dans les textos.

Bon, mais Olivier Nuque insiste. Entendra-t-on un jour un texte de chanson écrit par vous ? Non, jamais, répond-il. C'est trop nul. Je n'ai pas d'imagination. En tout cas, ça a le mérite de la franchise. Alors lui, il n'avait pas de problème pour écrire. Après la lecture de l'interview de Julien Clerc, tournez encore quelques pages. Arrêtez-vous sur le grand portrait que le Figaro littéraire consacre à Jean Raspail. L'écrivain aurait eu 100 ans cette année. Jean Raspail est resté célèbre pour le camp des saints, fable écrite dans les années 70 et qui racontait l'arrivée en masse de migrants sur les rives de la Méditerranée.

Récit prophétique pour les uns, odieux livres racistes pour les autres. Comme l'explique Eric Orsena, Raspail est un cas à part d'un écrivain ostracisé, car trop souvent réduit à l'un de ses livres, et non à la lecture attentive de ce livre. Mais puisqu'on écoutait cette inoubliable chanson de Julien Clerc à l'instant, on va terminer avec une femme ce matin. Marlène Schiappa qui publie une tribune dans les Echos ce matin. Une tribune où elle pose une question originale et finalement assez intéressante. Les femmes de pouvoir ont-elles le droit d'être enceinte ? Accepte-t-on finalement que ces puissantes qui nous gouvernent puissent tout laisser tomber pour faire un bébé ?

Eh bien la réponse de l'ex-ministre, c'est que ce n'est pas si simple. Pas si simple de percer le plafond de mer, comme elle l'appelle joliment. En fait, on a le droit d'être enceinte, mais mieux vaut ne pas trop le dire, conseille-t-elle, avant de faire exactement l'inverse. Parce que oui, vous l'aviez deviné, si la passionnariat de la Macronie publie cette tribune, c'est aussi pour nous annoncer qu'elle attend un heureux événement. Et on ne peut évidemment que l'en féliciter. Qu'est-ce qu'elle ne fait pas pour exister, Marlène Schiappa ? Non mais franchement, est-ce qu'on a le droit d'être enceinte quand on est une femme de pouvoir ? Vous voulez dire qu'elle a fait un bébé pour exister ?

Non, je veux dire qu'elle cherche à exister. Non, l'interview, l'interview. Et sa grossesse, lui, il sert à exister médiatiquement. C'est en tout cas comme ça que je voulais... Je ne vous engage pas à aller sur ce terrain, à bi. Oui.

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