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InterviewINA (sur YouTube)· 30 juillet 2012 6 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

François Hollande : la stratégie de débauchage de N. Sarkozy - Archive INA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous avez été maladroit ? On a été clair surtout.

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Vous n'êtes pas inquiet ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous évoquez ceux qui sont partis dans le gouvernement très peu mais déjà trop et c'est inadmissible.

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Vous approuvez certains de ces éléments présentés ce soir ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il n'est pas en train de réussir à déstabiliser le Parti socialiste ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30François HollandeFait
    « Il y a une offensive. Elle est menée par Nicolas Sarkozy. Elle est évidente. »
  • 0:45François HollandeFait
    « Il faut que Jack Lang vienne. Qu'avons-nous dit nous ? »
  • 1:15François HollandeChiffre
    « Plus de 200 députés. Je remercie d'ailleurs les électeurs qui au second tour des élections légites nous ont donné ce mandat. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Comme promis maintenant, François Hollande est avec nous. Bonsoir et merci. Jack Lang se dit blessé, il s'était beaucoup engagé pendant la campagne.

Est-ce que vous avez été maladroit ? On a été clair surtout. Il y a une offensive.

Elle est menée par Nicolas Sarkozy. Elle est évidente. Elle a commencé par la constitution d'un gouvernement où on a été cherché quelques personnalités venant de la gauche.

Elle s'est poursuivie à travers des suspicions de telle ou telle qui pourraient éventuellement être appelé ont été appelés rejoindre le gouvernement de Nicolas Sarkozy. Là, ça n'est qu'une commission. Et là, il s'agissait, on le savait, d'une commission qui n'est pas n'importe laquelle de réforme des institutions.

Nicolas Sarkozy vient de s'exprimer et je commenterai ce qu'il a dit, mais euh il a souhaité Nicolas Sarkozy que cette commission soit indépendante des partis politiques et lui-même Nicolas Sarkozi dit "Il faut que Jack Lang vienne. Qu'avons-nous dit nous ?" et que si Jack Lang en toute liberté allait dans cette commission, et bien euh il n'engagerait que lui-même, ce qui est bien euh le moins.

Et nous avons dit aussi que n'engageant que lui-même étant dans une commission nommée par Nicolas Sarkozy, pendant la période où il serait au travail dans cette commission, il ne serait plus euh membre des instances dirigeantes du Parti socialiste. Alors Jack Lang a anticipé, s'est mis lui-même en état de de quitter la direction, seulement la direction du Parti socialiste. et bien il a sans doute anticipé sur le choix qu'il va faire de rejoindre cette commission.

Mais écoutez franchement, on est au lendemain d'une défaite électorale. Ce n'est jamais facile. Il faut avoir du sang-froid et de la détermination dans ce moment-là.

Le sangfroid et la détermination, ça consiste à dire que le parti est une grande force. Plus de 200 députés. Je remercie d'ailleurs les électeurs qui au second tour des élections légites nous ont donné ce mandat. de centaines de sénateurs, 20 régions sur 22, la moitié des départements, beaucoup de villes de France.

Donc nous avons notre rôle à jouer. Quel est ce rôle ? C'est un rôle d'opposition, c'est normal.

Une opposition qui ne doit pas simplement critiquer, qui doit proposer et nous allons le faire, ça va être la rénovation du Parti socialiste, donner des idées au pays et puis une opposition qui doit être vigilante. Ce n'est pas à Nicolas Sarkozy de dire ce que doit faire l'opposition, de nommer celui-ci, d'écarter celui-là. Non, il faut poser des règles.

Je les ai posé. le bureau national à l'unanimité car toutes les décisions que nous prenons nous les prenons collectivement à décider d'imposer ses règles de manière à ce qu'il y ait la clarté Jack Lang lui-même un signe de crise tous ces départs c'est le départ départ des instances dirigeantes de Dominique Stroscan de Laurent Fabius pour des raisons diverses d'autres départ gouvernement ne confondez pas il y a ça a été extrêmement pénible pour les Français qui reste au Parti socialiste François Hollande 300000 adhérents 204 députés, beaucoup de sénateurs, de nombreux élus et puis beaucoup d'électeurs qui regardent le parti quelquefois avec inquiétude. Je peux les comprendre les question c'est la force qui doit permettre l'opposition.

Vous n'êtes pas inquiet. Je pense qu'il y a un moment où il faut pas troublé Non, il faut un moment savoir ce que l'on veut et tenir bon. Vous évoquez ceux qui sont partis dans le gouvernement très peu mais déjà trop et c'est inadmissible.

C'est inacceptable de commencer par faire une campagne pour Segolen Royal, de finir dans le gouvernement de Nicolas Sarkozi. Ça n'honore pas la politique. Ensuite, il y a ceux qui euh pourraient accepter une commission.

Je ne sais pas ce que fera Jack Lang, je crois qu'il va aller dans cette commission. Nous ne l'écartons pas, loin de là. Nous lui disons pendant ce temps-là, vous êtes suspendu.

Et puis il y a Dominique Stroscan, vous avez évoqué son nom, qui lui est porté, mais c'est tout à fait différent. Donc ne faisons pas l'avalgame, qui est porté par les chefs d'état du gouvernement. cette candidature, nous l'avons soutenu et donc nous notre attitude c'est de servir l'intérêt général.

Chaque fois qu'on nous propose un débat, prenons l'exemple de Nicolas Sarkozy ce soir, il donne sa philosophie sur les institutions, c'est la philosophie gaulise. Et lui, il l'accentue vers ce qu'on pourrait appeler une dérive présidentialiste. Plus, plus de pouvoir pour le président de la République plus contrôle du président. mo il ouvre un débat en disant est-ce que il peut y avoir sur certains points statut de l'opposition renforcement des droits du parlement et bien parlons-en puisqu'il doit y avoir débat je souhaite que ce débat puisse avoir lieu.

J'aurais préféré d'ailleurs qu'il ait lieu dans une commission où l'ensemble des partis politiques représenté représent vous approuvez certains de ces éléments François Hollande qui sont présenté ce soir. Pour l'instant il n'a pas été très précis. La seule information précise qu'il est donné, ça le concernait lui, c'est-à-dire une éventuelle présence, ce qui serait effectivement une innovation du président de la République au Parlement.

Pour l'instant, ce n'est pas possible mais finalement, il a été précis sur ce qui le concernait et relativement général, c'est normal puisqu'il va y avoir un débat sur ce qui concernait le parlement. Et bien nous avons plusieurs mois pour permettre que ce débat existe. Et je veux le dire, le Parti socialiste fera ses propositions et de renforcement des droits du parlement et de droits des citoyens, droits de pétition, droit de contrôle, droit aussi de saisir le Conseil constitutionnel.

Nous ferons nos propositions pour que le débat puisse avoir lieu et être en transparence et en clarté. Je reviens pour terminer sur cette question politique. Est-ce qu'il n'est pas en train de réussir à déstabiliser le Parti socialiste que qu'il s'y essaye, je crois que c'est clair depuis le début, et bien il n'y parviendra pas parce que les socialistes que je représente pose des règles, fixent des principes et savent où ils vont.

Où ils vont, ce n'est pas dans une opposition qui serait stérile, qui serait simplement de de se caler là presque en en effroit par rapport à ce qui se fait. Mais quand on voit ce qui a été voté aujourd'hui, ce qu'on appelle le paquet fiscal, 13 milliards d'euros de cadeaux pour les plus favorisés et 25 millions millions d'euros pour le revenu de solidarité active, ça signe une politique. Et quand on est devant cette politique, on peut se dire que le rôle du Parti socialiste, c'est bien sûr de la critiquer, c'est d'en proposer une autre.

Et euh ce que je veux vous dire ici, c'est qu'on le fera et qu'on renouvellera autant qu'il sera possible les générations, qu'on rénovera le Parti socialiste mais qu'il sera là. Merci François Hollande d'avoir répondu à nos questions.