Précarité Menstruelle (Loi 2024) : Thiebault-Martinez Exige des Réponses d'Aurore Bergé
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Monsieur le Premier ministre, en cette journée internationale d'action pour la santé des femmes, je voudrais revenir sur un phénomène qui est loin d'être marginal, la précarité menstruelle.
- 2:01RelanceRéponse directe
Monsieur le premier ministre, nous avons voté cette loi ici même dans cet hémicycle. Les 4 millions de femmes qui sont en précarité menstruelle attendent des réponses. Quand tiendrez-vous votre engagement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Chiffre
« En France, une femme sur trois y a déjà été confrontée. Chez les 20-29 ans, elles sont près de 40 %. »
- 0:00Chiffre
« Au cours de son existence, une femme dépense jusqu'à 23000 € de protection hygiénique. »
- 0:00Fait
« Nous sommes en mai 2025. Rien n'a bougé, pas de décret, pas de cahier des charges pour définir les produits et modèles pris en charge. »
- 0:00Fait
« Vous avez même supprimé le budget qui avait été affecté en 2024. »
- 4:01Promesse
« Ce retard n'est pas acceptable. C'est la raison pour laquelle avec le ministre chargé de la santé Yannique Neder, nous allons tous les deux garantir qu'avant la fin de l'année cela soit possible, que cela soit remboursé. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On parle de désintérêts politiques, de promesses oubliées, d'un mépris persistant pour les besoins essentiels de millions de femmes. Nécessité de briser ces tabou qui loin des ricements sont une réalité concrète. Coup de pression magistrale sur une promesse non tenue.
Accusée de mépris, la ministre Aurore Berger est coincée. Regardez comment elle utilise les rires de la salle pour tenter de retourner la situation. Monsieur le Premier ministre, en cette journée internationale d'action pour la santé des femmes, je voudrais revenir sur un phénomène qui est loin d'être marginal, la précarité menstruel.
En France, une femme sur trois y a déjà été confrontée. Chez les 20 29 ans, elles sont près de 40 %. La précarité menstruelle a un prix : l'absentéisme scolaire, l'absentéisme au travail, le renoncement des filles à la pratique sportive, autrement dit l'assignation à résidence.
C'est un enjeu de santé publique, un enjeu de dignité, un enjeu d'égalité. Au cours de son existence, une femme dépense jusqu'à 23000 € de protection hygiénique et pourtant il n'existe aucune aide structurelle, aucun remboursement généralisé. En 2023, la première ministre annonçait fièrement le remboursement des protections périodiques réutilisables à compté de 2024.
Cette mesure a été votée dans cette assemblée dans la loi de finance de la sécurité sociale pour 2024. Nous sommes en mai 2025. Rien n'a bougé, pas de décret, pas de cahier des charges pour définir les produits et modèles pris en charge.
Vous avez même supprimé le budget qui avait été affecté en 2024. Rien. Alors, je veux bien croire qu'une mesure ambitieuse prenne du temps, mais là on parle plus de délis administratifs, on parle de désintérêts politiques, de promesse oublié, d'un mépris persistant pour les besoins [applaudissements] essentiels de millions de femmes.
Monsieur le Premier ministre, que dire à ces femmes qui doivent choisir entre manger et se protéger ? À ses mères qui se privent pour leurs filles, à ces étudiantes qui bricolent avec du papier toilette, faute de mieux ? Que dire à la moitié de la population française qui attend depuis 2 ans que l'État tienne sa parole ?
Monsieur le premier ministre, nous avons voté cette loi ici même dans cet hémicycle. Les 4 millions de femmes qui sont en précarité menstruelle attendent des réponses. Quand tiendrez-vous votre engagement ?
Quand les femmes auront-elles enfin accès au remboursement promis ? [applaudissements] Je vous remercie madame la députée. La parole est à madame Aurore Berger, ministre en charge de l'égalité entre les hommes et les femmes.
Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés madame la députée Théo Martinez, merci pour cette question parce qu'elle met en lumière un sujet qui a été trop longtemps tu dans notre pays et trop longtemps tabou parce que parler des règles dans l'Assemblée nationale paraissait complètement décalé alors que ça n'est pas décalé. C'est tout simplement la réalité que vivent toutes les femmes euh sur une longue partie de leur vie et donc une nécessité de briser ces tabous qui loin des ricements sont une réalité concrète avec en fait un enjeu majeur sur la question de la précarité menstruelle dont vous avez parlé qui est une atteinte en fait à la dignité parce qu' quand on n'est pas protégé on ne peut pas sortir quand on n'est pas protégé on ne peut pas étudier dans de bonnes conditions.
On ne peut pas travailler dans de bonnes conditions. On peut pas avoir une vie sociale dans bonnes conditions. C'est la raison pour laquelle la première ministre Ellisabeth Borne avait souhaité que dans le plan interministériel Tout et tous égaux, il y ait bien la question en effet du remboursement des protections hygiéniques qui puissent être mis en place.
Vous avez raison, il y a du retard et ce retard n'est pas acceptable. C'est la raison pour laquelle avec le ministre chargé de la santé Yannique Neder, nous allons tous les deux garantir qu'avant la fin de l'année cela soit possible, que cela soit remboursé et que les engagements soient tenus parce que cet engagement, il est nécessaire, il fait honneur à la République de tout simplement garantir aux femmes l'accès à leur dignité et donc l'accès à leur protection. Sh.
Céline Thiébault-Martinez