Jean-Philippe Tanguy : "Ce gouvernement ne sert à rien !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
Le 1er mai ne sera pas chômé, le gouvernement renonce. Vous en pensez quoi ?
- 1:11RelanceRéponse directe
C'est quoi ? C'est la peur de la censure ?
- 1:24OuverteÉludée
Vous allez encore vous parler de vos petites taupes ?
- 1:50OuverteRéponse directe
Elle a été soutenue par Gabriel Attal, Sophie Binet s'en félicite. Vous en pensez quoi ?
- 2:44RelanceRéponse directe
Il n'y a que sur le 1er mai que la mesure soit obligatoire. Pourquoi ?
- 2:58RelanceRéponse directe
Les syndicats disent que le volontariat sur les jours fériés devient la norme. Vous confirmez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« Je pense que c'est très dommage parce que c'était massivement soutenu par les Françaises, les Français, y compris les salariés. »
- 0:33Invité politiqueFait
« ce gouvernement ne peut rien faire, ne fait rien, ne sert à rien, n'a aucune autorité, a peur de son nombre »
- 0:48Invité politiqueFait
« il a peur de son nombre, il a peur des syndicats, il a peur d'une manifestation, il a peur d'une censure »
- 1:38Invité politiqueFait
« J'ai entendu hier, dans les couloirs de l'Assemblée, et je vous jure que c'est vrai... »
- 2:13Invité politiqueFait
« Non, mais il n'est pas chômé pour beaucoup de gens, et vous le savez très bien. »
- 2:30Invité politiqueFait
« j'ai interpellé hier Mme Binet sur une autre antenne, je lui ai dit, mais pourquoi les syndicats ne se battent pas plus tôt pour que tous les jours fériés, dans toutes les conventions collectives, aient un salaire doublé quand on travaille. »
- 3:30Invité politiqueFait
« Les syndicats sont toujours en défensif sur la défense d'un certain nombre de prébandes. »
- 4:55Invité politiqueFait
« Non, c'est parce que la loi n'est pas claire. »
- 5:13Invité politiqueFait
« Moi, je me souviens, j'ai travaillé 5 ans dans la restauration. C'est vrai que c'est un des métiers où il y a un vrai déséquilibre entre les salariés et les patrons. »
- 8:13Invité politiqueChiffre
« Baisse de la TVA, ce qui représente entre 25 et 27 centimes. Baisse de la TICPE en urgence de 16 centimes. Donc ça fait entre 40 et 45 centimes de baisse. »
- 9:04Invité politiquePromesse
« Il y a une mesure durable. Vous avez raison, la baisse de la TVA est une mesure durable sur toutes les énergies. Et on a une mesure d'urgence que Marine Le Pen avait présentée en 2022, qu'on a rappelée au début de la guerre, qui est une baisse temporaire de la TICPE. »
- 12:44Invité politiqueChiffre
« Il y a 53% de la richesse des Français qui va en dépenses publiques. Donc, ça représente 1 600 milliards. »
- 12:50Invité politiqueChiffre
« La baisse de la TVA et la baisse de la TCPE cumulée, c'est entre 15 et 16 milliards sur un an. »
- 13:37Invité politiqueFait
« C'est inacceptable pour deux raisons. Déjà sur le fond, on ne veut pas des ZFE, les Français ne veulent pas des ZFE, c'est encore un machin technocratique qui est là pour brutaliser les travailleurs, pour brutaliser les artisans. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy70 %
- Présentateur30 %
≈ 3,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Anne de Valherbe. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes député RN de la Somme, vous êtes membre de la commission des finances, de nombreuses questions, notamment sur le pouvoir d'achat. Vous posez ce matin, 1er mai, ça restera à chômer, le gouvernement renonce. Vous en pensez quoi ?
Je pense que c'est très dommage parce que c'était massivement soutenu par les Françaises, les Français, y compris les salariés. Moi je me souviens quand j'étais serveur, on se battait pour travailler le 1er mai parce que c'était payé double dans la restauration, contrairement à beaucoup de jours fériés d'ailleurs, et on ne comprend pas. Alors c'est l'inaction, mais je trouve que ça traduit au-delà de la mesure elle-même, ce fait que ce gouvernement ne peut rien faire, ne fait rien, ne sert à rien, n'a aucune autorité, a peur de son nombre, parce que c'est quoi le script derrière ? C'est pas que M.
Lecornu est contre la mesure elle-même, je pense, il y a très peu de gens qui sont contre, et lui-même à mon avis était plutôt en faveur. C'est qu'il a peur de son nombre, il a peur des syndicats, il a peur d'une manifestation, il a peur d'une censure. Donc à quoi sert un gouvernement, si vous voulez, Madame de Malherbe, avec toutes les crises que l'on traverse, tous les défis qu'on a objectivement à relever, s'il n'a aucune marge de manœuvre, aucun courage, aucune habilité à prendre d'autres mesures que juste sauver ses fesses au fil des semaines et éviter une censure, vraiment pour les gens qui nous regardent, pour les gens qui travaillent dur.
C'est quoi ? C'est la peur de la censure ?
C'est la peur de tout. Ils ont peur d'une manif, de la censure, de mécontenter, je ne sais quel groupe politique en particulier, le socialiste. J'ai entendu hier, dans les couloirs de l'Assemblée, et je vous jure que c'est vrai...
Vous allez encore vous parler de vos petites taupes ?
Oui, mais je ne suis pas un menteur. Enfin, ça fait quand même un petit bout de temps que vous m'interviewez. Vous m'avez rarement pris en défaut de mentir. J'ai quelques défauts, mais je n'ai pas celui-là. C'est qu'on ne va quand même pas compter sur le Rassemblement National pour ne pas nous censurer si les socialistes nous censurent. Vous voyez, ce genre de billard à trois bandes, où on anticipe des comportements des uns et des autres, au lieu de savoir si la mesure est bonne pour la France en elle-même, et surtout sur une mesure là, qui est quand même très anecdotique.
Alors, elle a été soutenue notamment par Gabriel Attal, qui s'était engagée en faveur de cette loi. Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, s'est félicitée, je cite, d'avoir enfin quitté le monde des mythos de Gabriel Attal pour revenir à la raison.
Oui, je ne comprends pas trop cette interpellation. Bon, moi je ne suis pas là pour défendre...
Elle estime que la raison, c'est effectivement qu'il y ait un jour chômé, ce 1er mai, qui est le jour des travailleurs.
Non, mais il n'est pas chômé pour beaucoup de gens, et vous le savez très bien. Vous-même, vous avez beaucoup de travailleurs qui vous appellent, sur RMC notamment, c'est un jour qui est travaillé pour beaucoup de soignants, pour beaucoup de soignants, pour des artisans, volontairement, et aussi pour être payé double. Oui, dans la restauration par exemple. Parce que, vous voyez, moi j'ai interpellé hier Mme Binet sur une autre antenne, je lui ai dit, mais pourquoi les syndicats ne se battent pas plus tôt pour que tous les jours fériés, dans toutes les conventions collectives, aient un salaire doublé quand on travaille. Il y a beaucoup de conventions où...
Il n'y a que sur le 1er mai que la mesure soit absolument obligatoire.
Eh bien oui, mais c'est dommage, et je pense qu'il y a beaucoup de Françaises et de Français qui nous écoutent, qui ne le savent pas, et qui ne savent pas qu'il y a beaucoup de travailleurs qui ne sont pas payés double quand ils travaillent les jours fériés, pardon, les dimanches, parce qu'il y a des conventions où aussi le dimanche n'est pas doublé.
Mais c'est précisément, pardon, l'un des arguments des syndicats qui vous disent aujourd'hui, au début, à chaque fois, on nous fait le coup. Le dimanche, vous serez payé plus, ce sera optionnel, ce sera sur la base du volontariat, les jours fériés, ce sera sur la base du volontariat. Et puis petit à petit, il y a une dérive, et ceux qui bossent le dimanche, en réalité, ça devient partie de leur contrat, et c'est donc un jour comme les autres.
Mais c'est là-dessus qu'il faut se battre. C'est pour que ce droit soit effectif, et pour qu'il n'y ait pas d'exception dans les branches, une fois plus. Mais ce n'est pas vrai que les syndicats se battent là-dessus, on ne les a jamais entendus là-dessus. Ce n'est pas un combat prioritaire. D'ailleurs, moi, je profite d'ailleurs de cette histoire du 1er mai pour signaler qu'il y a peu aujourd'hui de combats syndicaux sur la vraie conquête de droit, la vraie conquête d'avancée sociale. Les syndicats sont toujours en défensif sur la défense d'un certain nombre de prébandes. Le 1er mai, c'est quoi ?
C'est quand même pouvoir défiler avec les petits copains, et que les syndicats veulent se compter le 1er mai. On est quand même très loin de l'intérêt général. Moi, je renouvelle d'ailleurs ma volonté de débattre avec Mme Binet, avec Mme Léon, avec les dirigeants syndicaux. Oui, mais ça fait 4 ans qu'ils refusent de débattre avec les dirigeants du Rassemblement National. En 2022, ils avaient refusé de débattre avec Marine Le Pen, qui est quand même très loin, quoi qu'on en pense, première chez les salariés, chez les employés, chez les ouvriers. Et ils refusent de débattre avec nous sur les droits sociaux. Ce qui n'est pas le cas des patrons, on y reviendra,
puisqu'ils ont non seulement déjeuné avec Marine Le Pen, mais ils s'apprêtent à déjeuner avec Jordan Bardella. Jean-Philippe Tanguy, quand même une question encore, parce que dans les faits, ce sera sans doute une forme de confusion, puisque certes, il n'y aura pas de loi votée sur l'élargissement des options de travail le 1er mai, mais dans le même temps, le gouvernement laisse entendre qu'il va recevoir les représentants, notamment des boulangers et des fleuristes, et qu'il pourrait y avoir, je cite, des dérogations.
Oui, mais enfin, c'est toujours, on ne comprend rien. Pourquoi ne pas choisir la clarté ? Pourquoi ne pas choisir un dispositif clair qui permet à tous les salariés, justement, de connaître leurs droits ? Et on en revient, en fait, à votre vraie question, c'est-à-dire aux abus, aux dérives. C'est que, comme c'est toujours des dérogations, des exceptions...
Est-ce qu'on s'assure vraiment que ceux qui travaillent le 1er mai le font vraiment par choix ?
Non, c'est parce que la loi n'est pas claire. Justement, quand vous avez tant de confusion, quand vous êtes une mère ou un père de famille, votre journée est bien chargée, vous avez beaucoup de choses à faire, qu'en plus, la loi n'est pas claire, que vous ne savez pas ce qui s'applique. Et là, il peut y avoir, effectivement, certains patrons qui peuvent abuser de la situation, utiliser cette confusion, pour ne pas exercer leurs droits. Moi, je me souviens, j'ai travaillé 5 ans dans la restauration.
C'est vrai que c'est un des métiers où il y a un vrai déséquilibre entre les salariés et les patrons, parce que c'est un travail assez harassant, c'est un travail où vous êtes très occupés, vous ne connaissez pas vos droits. Il n'y a pas de syndicat, aussi, dans les petits restaurants, dans la petite restauration. Donc, en fait, les salariés sont un peu seuls pour connaître leurs droits. Or, dès que ce n'est pas clair, dès qu'il y a de la confusion, il n'y a pas d'exercice des droits.
Donc, en fait, on est dans le résultat inverse de la situation, et les droits des travailleurs ne sont pas exercés, parce qu'on n'est que dans le blabla, et ces espèces de zones grises où personne ne comprend rien, parce que personne n'a de courage, et il n'y a personne pour défendre les vrais salariés et ceux qui bossent.
Jean-Philippe Tanguy, le carburant, ça baisse, mais franchement, très peu. C'est quasiment dans l'épaisseur du trait. Entre 1 et 5 centimes, entre 1 et 8 centimes pour le gasoil.
Vous êtes sympa, c'est plutôt 1.
C'est-à-dire que c'est plutôt 1, c'est ce que dit le gouvernement, selon d'autres calculs, si on essaye de corriger aussi la hausse mécanique du prix dans les stations totales. Bref, entre 1 et 8 centimes. Le compte n'y est pas ?
Non, mais malheureusement, ça va s'aggraver, vu les décisions qui ont été prises et les annonces qui ont été prises. La conférence de presse improvisée à la Maison Blanche par Donald Trump, alors qu'il recevait une livraison de McDonald's, enfin, c'est des scènes complètement surréalistes. Un moyen, je me suis demandé si ce n'était pas de l'intelligence artificielle au début.
Alors effectivement, vous évoquez cette scène de Donald Trump qui reçoit effectivement la livraison du McDo directement à la porte de son bureau.
Oui, qui donne un billet de sang et puis après il a prové une conférence de presse où il prend d'ailleurs en part à part.
Mais ce n'était pas votre copain Donald Trump ? Vous n'étiez pas réveillé ?
Non, justement, c'était tout de suite inquiété du fait qu'il défendrait les intérêts des États-Unis. Or, pour reprendre votre question, quand vous êtes producteur indépendant de produits pétroliers et de gaz comme les États-Unis, même devenu une puissance exportatrice de gaz et de pétrole, vous n'avez pas les mêmes intérêts évidemment qu'une puissance complètement dépendante comme la France et l'Europe qui subissent de plein fouet sans aucun bénéfice évidemment et en particulier pour les consommateurs et les entreprises, ces hausses. Est-ce que vous voulez s'entendre
qu'il ne fait cette guerre en réalité que pour des raisons économiques ?
En partie, non, pas que pour mais il a des raisons économiques évidentes. On voit bien qu'il y a un rééquilibrage des flux de commerce du pétrole et du gaz vers les États-Unis. Souvenez-vous, les accords commerciaux faits par Mme Vendelayen, présidente de la Commission européenne avec les États-Unis, avaient un pan énergétique très clair. À l'époque, le Rassemblement national l'avait dénoncé un peu seul. On nous disait qu'on était encore dans le complotisme. Mais or, c'était déjà un enjeu très important pour les États-Unis.
Le gaz liquéfié, le pétrole, les produits raffinés, parce que vous voyez, on en avait déjà parlé lors d'une précédente interview, que la dépendance au gazole joue un rôle important parce qu'on n'a pas les raffineries pour être autonome sur la production de gazole.
Deux points là-dessus. L'un sur l'immédiateté. Aujourd'hui, effectivement, on le voit, et d'ailleurs Sébastien Lecornu, hier, s'est dit officiellement pas satisfait des faibles baisses constatées pour l'instant sur les prix à la pompe. Et il a demandé au ministre une analyse approfondie. Il espère donc que ça va baisser. Qu'est-ce qui nous reste comme levier ? Est-ce que vous demandez toujours la baisse des taxes ?
Bien sûr, baisse des taxes. Baisse de la TVA, ce qui représente entre 25 et 27 centimes. Baisse de la TICPE en urgence de 16 centimes. Donc ça fait entre 40 et 45 centimes de baisse. C'est considérable la baisse que l'on propose pour refaire un choc de confiance, pour libérer l'économie.
Le choc de confiance, c'est une fois, mais après on s'habitue et puis finalement, il y a moins d'argent qui rentre dans les caisses.
Justement, le but de l'économie... Donc ça ne marche qu'une fois, c'est un fusil à un coup. Bien sûr, sauf que c'est un fusil à un coup qui dure. Et derrière,
c'est beaucoup moins d'argent à long terme qui rentre dans les caisses de l'État.
Là, tout est bloqué. Vous verrez que le coût de la crise est supérieur aux mesures d'accompagnement de l'énergie. Alors est-ce que l'idée
de baisser les taxes pour une petite période, c'est-à-dire qu'en fait, si j'ai bien compris, vous voudriez baisser les taxes point barre, c'est-à-dire passer de 20 à 5% la TVA en haut sur les carburants. Quand vous voyez que l'Allemagne, par exemple, va baisser les taxes, mais pour une durée de 3 mois, c'est-à-dire une baisse ponctuelle. Là, pour le coup, ça fait un vrai choc. Est-ce que vous y seriez faveur ?
Oui, mais nous, on a deux mesures depuis 2022. Il y a une mesure durable. Vous avez raison, la baisse de la TVA est une mesure durable sur toutes les énergies. Et on a une mesure d'urgence que Marine Le Pen avait présentée en 2022, qu'on a rappelée au début de la guerre, qui est une baisse temporaire de la TICPE. Ce que fait l'Allemagne ? Exactement. L'Irlande, de la TICPE. Donc c'est l'assise sur le carburant. En fait, c'est une taxe fixe et donc on la baisse de 16 centimes et donc c'est complémentaire à la baisse des taxes de la TVA. Alors nous,
on ne baisse pas les taxes en France, mais on...
Il gagne du temps, vous voyez bien son truc là, de faire une analyse, c'est comme quand il avait lancé les contrôles bidons.
La phrase de Sébastien Lecornu hier qui officiellement demande au ministre de faire une analyse approfondie ?
Oui, mais vous savez, c'est le bingo. Donc il y avait les contrôles bidons. Pour gagner deux semaines, on envoie des contrôles bidons. Ils savent que c'est bidon. Ils savent que la direction de la concurrence n'a pas de moyens de baisser ou de faire baisser les prix des carburants, mais ça occupe un peu le débat politique. Ça a été le début de cette crise,
effectivement, avec des contrôles au totem des stations-service.
C'était bidon. Quand le Rassemblement National a dit que ce sont des contrôles bidons, c'était vrai. Il n'y avait pas de moyens.
Il faut être tout à fait précis là-dessus. C'était bidon au sens où il y a bien eu des contrôles. Ça, c'est pas bidon. Il y a eu des personnes de la GCCRF qui se sont rendues dans les différentes stations pour vérifier. Sauf que ce qu'elle vérifiait, ce n'était pas si la baisse des prix était justifiée ou non. Ce qu'elle vérifiait, c'était de savoir si le prix affiché sur le totem à l'entrée d'une station était le même que celui à la caisse et ensuite le même que celui qui était effectivement payé par les consommateurs. Donc, il y avait un contrôle, mais sauf qu'il n'avait aucun impact sur le prix.
Madame de Maléa, vous savez très bien que ce n'était pas le sens du contrôle annoncé.
C'est-à-dire que l'annonce donnait le sentiment qu'ils allaient permettre de faire baisser les prix.
qu'ils n'avaient pas d'incidence ensuite sur la politique des pétroliers. Ils ont dit qu'ils allaient augmenter la production des raffineries. On sait très bien que les raffineurs avaient très peu de marge de manœuvre. Ce sont une succession d'annonces qui permettent de faire des dépêches AFP, qui permettent un peu d'occuper le terrain, mais qui cherchent juste à gagner du temps. Et d'ailleurs, maintenant, on commence à savoir la vérité. Il y a des gens qui parlent au gouvernement en disant qu'on pensait que la guerre serait courte, qu'on passerait sous la vague. Et puis, en fait, le gouvernement n'avait rien prévu. Et c'est comme les stocks pétroliers. Deux points encore là-dessus.
Patrick Pouyannet dit ce matin, donc le patron de Total, qu'il espère, évidemment, et qu'il dit l'importance pour le marché pétrolier d'une réouverture rapide du détroit d'Ormouz, même si cela implique de verser une compensation. Il est clair que la réouverture et la libre circulation dans le détroit d'Ormouz, même si cela implique de verser cette compensation, est crucial pour la liberté du marché. Et il évoque la possibilité de problèmes d'apportation. d'approvisionnement si la guerre dure plus
de trois mois. Mais il a raison sur les problèmes d'approvisionnement. C'est un problème très sérieux. Et je pense que beaucoup de gens, de bonne foi, sous-estiment la dépendance de nos économies au pétrole, aux produits pétroliers, au gaz.
C'est le pied d'économie. On met en place des prêts. Un prêt flash carburant de la BPI qui sera ouvert dès aujourd'hui.
Mais non, mais c'est une mauvaise plaisanterie. C'est-à-dire que les entreprises vont devoir emprunter pour payer des taxes. Et donc le gouvernement va donc possiblement gagner de l'argent sur ces prêts. C'est n'importe quoi. On est dans le record, même avant la crise pétrolière, on était déjà dans le record historique de défaillances d'entreprises. De toute façon, ça se voit à l'œil nu. Vous vous baladez dans les centres-villes, même à Paris. C'est la une du journal Les Echos ce matin,
les défaillances d'entreprises.
Vous le voyez à l'œil nu qu'il y a des défaillances, qu'il y a des locaux, de plus en plus de locaux vides. Concrètement,
ça veut dire des entreprises qui font faillite.
Exactement. Pardon, oui. C'est des entreprises qui font faillite. Donc, vous rajoutez à cela effectivement le prix du carburant. Vous rajoutez à cela cette histoire de prêts qui n'avaient pas fonctionné pendant le Covid.
C'est mieux que rien. S'ils n'ont pas de trésor pour pouvoir payer.
On peut baisser les taxes. Madame de Malheur, il y a 53% de la richesse des Français qui va en dépenses publiques. Donc, ça représente 1 600 milliards. La baisse de la TVA et la baisse de la TCPE cumulée, c'est entre 15 et 16 milliards sur un an. Sur un an, si la crise devait durer. Donc, ce n'est même pas 1% de dépenses publiques. Donc, ce gouvernement nous explique et c'est exactement comme le 1er mai, tellement il est faible, tellement il n'a pas de mesures à prendre, qu'il est incapable de faire 1% d'économie pour baisser les baisses de taxes sur les carburants. C'est grotesque.
Les ZFE, vous allez faire quoi ? Le RN, on se souvient que le RN était favorable à la suspension de ces ZFE, les zones à faible émission. Et finalement, le gouvernement va laisser la possibilité aux municipalités de décider. Donc, ce ne sera pas une interdiction des ZFE. Ce ne sera pas non plus le laisser totalement comme c'était. ce sera la possibilité pour chaque municipalité de décider. Est-ce que vous allez accepter cet assouplissement ?
Absolument pas. C'est inacceptable pour deux raisons. Déjà sur le fond, on ne veut pas des ZFE, les Français ne veulent pas des ZFE, c'est encore un machin technocratique qui est là pour brutaliser les travailleurs, pour brutaliser les artisans. Oui, mais dans les faits,
si vous ne votez pas cela, ça veut dire qu'on reste à la situation actuelle qui est celle que vous dénoncez.
Mais tant pis. Pourquoi ?
Vous allez donc voter avec les écolos.
Mais ce n'est pas le problème. Pour des raisons diamétralement opposées. On a gagné ce vote. Ce qui est quand même grave, c'est qu'il y a eu un vote à l'Assemblée nationale. Tout à fait. On l'a gagné plusieurs fois. Et en fait, on est dans un gouvernement qui est minoritaire mais qui refuse de perdre. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas M. Lecornu qui est pour les ZFE, je pense qu'il n'a pas d'opinion là-dessus. S'il en a une, à mon avis, il est plutôt opposé vu son parcours politique. C'est que c'est l'administration une fois de plus qui dirige. L'administration et la Commission européenne ont décidé de mettre ces zones à faible émission.
Ça faisait même partie, vous savez, de ce qu'on appelle les jalons, les critères du plan d'aide européen, du pré-européen pour avoir droit à notre propre argent. Ce qui est quand même assez ironique, via l'Europe, il fallait qu'on mette en place ces ZFE. C'est cette administration et cette autorité européenne qui nous imposent cela. Et même quand l'Assemblée nationale n'en veut pas, même quand il y a une très large majorité des Françaises et des Français qui n'en veulent pas, ils l'appliquent quand même. Donc c'est aussi un vote de principe de dire on ne veut pas, on veut pouvoir gouverner et on veut quand même pouvoir prendre nos décisions et de défendre les habitants quand même.
Jean-Philippe Tanguy, il y a trois semaines, Marine Le Pen allait à Budapest pour apporter son soutien à son ami, je cite, Victor Orban, il a été battu dimanche. C'est encore votre ami ?
Oui, mais nous, on ne cherche pas d'amitié selon les urnes. Mais il y a eu l'alternance et vous voyez bien toutes ces légendes urbaines propagées par les macronistes disant que la Hongrie était une dictature, qu'il était impossible de gagner les élections pour les opposants d'Orban, non seulement ils ont gagné mais en plus ils ont gagné aux deux tiers. Vous voyez bien que tout ça a été encore des mensonges pour faire peur.
Il y a une enquête qui a été ouverte au niveau européen sur des soupçons qui reposent sur le ministre des Affaires étrangères de Victor Orban qui divulguait, semble-t-il, en temps réel des informations confidentielles au ministre des Affaires étrangères de Vladimir Poutine. C'est ça vos amis ?
Il faut établir la vérité, mais il faut établir la vérité, il faut savoir ce qui s'est passé. Moi, j'ai aucune difficulté. Mais vous vous rendez compte ? C'est quoi ?
C'est de la trahison ?
Mais on verra. Et puis après, il faut voir si cet comportement était lié aussi au gouvernement ou si c'était une trahison le cas échéant individuelle. Mais il faut surtout que la Hongrie fasse la vérité sur sa propre gouvernement. Enfin pardon, mais ça veut dire quand même que leurs amis,
c'est plus Poutine que l'Union européenne. Entre l'Union européenne et Poutine, vous choisissez qui, vous ?
On choisit évidemment l'Union européenne. C'est ridicule, ça n'a pas de sens de ne pas choisir l'alliance européenne. Vous connaissez la formule ? Les amis de mes amis
sont mes amis ?
Oui, mais ça c'est déjà une formule qui est un peu facile, excusez-moi. Et la Hongrie défend aussi un certain nombre de contraintes. Il se trouve que c'est un pays enclavé et dont l'approvisionnement en pétrole dépend exclusivement de la Russie. Et il faut aussi se mettre parfois à la place de... C'est facile, vous savez, quand vous ne dépendez pas de la Russie, de dire qu'on n'est qu'à être indépendant d'un pays dont on n'est pas dépendant. Quand vous êtes entièrement dépendant d'un pays comme la Russie, je vous rappelle que l'Ukraine elle-même, et j'en ai fini là, qui est victime d'une guerre...
ne dépend que des intérêts économiques. Ça veut dire que le jour où vous devrez prendre des décisions importantes face à de potentiels ennemis mais qu'en même temps ils continueront à vous vendre du blé ou du pétrole, vous direz, non, je ne vais pas m'opposer ?
Vous plaisantez, madame de Malherbe, c'est ce qui se passe depuis... C'est une question importante. Oui, mais d'accord, mais vous savez très bien que c'est ce qui se passe depuis la guerre en Ukraine. Le gaz russe, on a continué à en acheter. Tout à fait. Il y a eu des records d'achats de gaz russe. On a continué à acheter beaucoup de produits russes, des fissions nucléaires, par exemple. Mais donc c'est normal, mais c'est bien. Mais donc c'est normal et c'est bien. Parce que vous dites le courage. C'est acceptable. Mais ce n'est pas acceptable, c'est la réalité. Il ne faut rien contre. Je vais vous donner un exemple très concret.
La médecine nucléaire pour soigner les gens du cancer en France, vous savez de qui on dépend ? De la Russie. Pourquoi ? Parce que le réacteur qui est sur le plateau de Saclay qui servait à l'indépendance médicale pour soigner les cancers, une fois plus, pour faire la médecine radiologique, on est dépendant de la Russie. J'avais coincé Mme Pannier-Runacher quand elle était ministre en lui disant aujourd'hui nous sommes dépendants pour soigner nos malades du cancer de la Russie. Elle avait dit ah bah oui c'est vrai je ne peux rien faire. Ils ne pouvaient rien faire. Ils avaient fermé le réacteur qui nous permettait d'être indépendants. C'est une question de souveraineté. Mais oui.
Mais vous voyez donc accuser. Moi je n'ai pas d'action dans la Hongrie. Je veux dire accuser un pays alors que nous-mêmes nous le faisons depuis la guerre en Ukraine. Il faut arrêter. Il faut arrêter de se donner des gages de vertu qu'ils n'ont pas. Une dernière question
Jean-Philippe Tanguy on sait que Marine Le Pen a donc déjeuné avec des grands patrons le 7 avril dernier. Déjeuné certes mais est-ce que vous en savez plus un peu sur le contenu ? Parce que semble-t-il ils n'ont pas été tout à fait amicaux avec Marine Le Pen.
C'est-à-dire que Marine Le Pen a défendu notre programme d'après les informations que j'ai et que Marine Le Pen elle explique elle dialogue mais elle ne s'adapte pas à son public.
C'est-à-dire elle ne dit pas au syndicat de salariés on va vous faire plein de cadeaux elle ne dit pas au patron on va vous faire plein de cadeaux on défend une ligne politique Marine Le Pen c'est une femme intègre c'est une femme entière et elle a défendu son programme donc eux peut-être qu'ils espéraient que parce qu'ils sont puissants qu'ils sont importants on allait comment dire changer notre programme pour leur faire plaisir bah non et c'est un beau pied de nez d'ailleurs à ceux qui nous avaient accusé de changer notre programme justement pour faire plaisir au 440 nous on est dans l'échange on peut faire des erreurs donc on peut corriger des erreurs de bonne foi mais on a un programme qu'on défend.
Jean-Philippe Tanguy