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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 2 mai 2026 11 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & famille

Edwige Diaz, députée RN de Gironde, est l'invitée de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Vous célébrez le 1er mai à Mâcon, votre façon de voler symboliquement le 1er mai à la gauche ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    C'est quoi la ligne économique du Rassemblement national ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Vous vous défendez les classes populaires mais avez un discours pro patronat. Augmenter les salaires ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Le patronat est-il acquis à votre cause pour 2027 ?

  • 7:00RelanceRéponse partielle

    Afficher des références historiques incohérentes clarifie-t-il votre ligne ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Vous vous dédiabolisez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Edwige DiazPromesse
    « Nous souhaitons proposer aux chefs d'entreprise un deal gagnant gagnant, c'est-à-dire leur permettre d'augmenter de 10 % les salaires moyennant une exonération des cotisations patronales. »
  • 4:00Edwige DiazChiffre
    « En Nouvelle-Aquitaine, ce sont 17 entreprises par jour qui ont fermé l'année dernière. »
  • 5:00Edwige DiazChiffre
    « 90 % des Français estiment que le bilan économique d'Emmanuel Macron est un échec. »
  • 8:00Edwige DiazChiffre
    « Ce sont 1000 étrangers qui arrivent par jour dans notre pays. »
  • 11:00Edwige DiazFait
    « La France n'a pas vocation à prendre en charge toute la misère du monde, mais elle doit y prendre sa part. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Voilà, vous êtes sur France info, toujours dans la politique, c'est clair et notre invité Edwich Diaz. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes député rassemblement national de de Gironde l'ERN qui a donné donc rendez-vous à ses partisans hier à Macon. Vous y étiez en Sonélois pour sa fête de la nation. Votre façon à vous de célébrer le le 1er mai.

Votre façon aussi de voler symboliquement le 1er mai à la gauche. Ouh là là, j'ai pas l'impression qu'on vole quoi que ce soit à qui que ce soit. Vous savez, au Rassemblement national, il y a une tradition.

Nous célébrons chaque 1er mai euh la fête de ceux qui travaillent, de ceux qui ont travaillé, mais aussi la fête de la nation. Bref, ce sont les valeurs du Rassemblement national que nous avons célébré hier devant un public de plus de 6000 personnes avec une ambiance festive, conviviale et puis surtout une détermination profonde et le sens des responsabilités et du devoir. Nous sommes à 1 an de l'élection présidentielle.

Nous demandons aux patriotes de France de se mobiliser, de s'inscrire sur les listes électorales, de prendre leurs cartes au Rassemblement national parce que nous aurons besoin de toutes les voix pour redresser la France alors que 75 % des Français estiment qu'Emmanuel Macron est un mauvais président de la République. H alors justement, il y avait des aires de de discours présidentiel, de meeting présidentiel. Euh on sait que c'est la la dernière fois peut-être avant le 7 juillet que Marine Le Pen et Jordan Bardella étaient ensemble sur sur scène.

C'est quoi la ligne économique du Rassemblement national ? On a du mal à savoir si c'est étatiste social, libéral national. On on entend euh un peu deux sons de cloche.

Si on on a Marine Le Pen dans l'oreille gauche et euh et euh Jordan Bardella dans l'oreille droite. J'entends ça depuis plusieurs semaines sur tous les plateaux télévision, mais euh notre programme économique est très clair. D'ailleurs, il est disponible sur notre site internet et nous nous sommes pour la liberté entrepreneuriale, la liberté d'entreprendre, le soutien au chefs d'entreprise, l'accompagnement des entrepreneurs de notre pays.

En fait, nous voulons que un état qui protège, un état en fait qui crée les conditions d'un développement économique favorable, ce qui n'est pas le cas actuellement. Voyez, moi dans ma région en Nouvelle-Aquitaine, ce sont 17 entreprises par jour qui ont fermé l'année dernière. Ça n'est pas possible. 90 % des Français estiment que le bilan économique d'Emmanuel Macron est un échec.

Donc, il est urgent de d'opérer une rupture avec cette politique économique désastreuse. Donc, d'une part d'arrêter avec les Macronistes qui ont échoué sur tout et surtout d'empêcher le Nouveau Front populaire avec Jean-Luc Mélenchon de remporter l'élection présidentielle l'année prochaine parce que sinon ce serait un désastre pour nos entrepreneurs. Alors, vous vous défendez beaucoup et depuis toujours en fait les classes populaires, les personnes qui ont des problèmes de pouvoir d'achat et puis d'un autre côté, vous avez un discours qui est assez pro patronat.

Or, c'est bien ce que reproche ces gens-là, c'est qu'il disent "Voilà, nous on gagne pas assez". Est-ce que vous avez un discours comme ça auprès du MEDF par exemple en leur disant "Augmenter les salaires ?" Ah mais nous de toute façon notre proposition sur les salaires, elle est très claire.

Nous souhaitons proposer aux chefs d'entreprise un deal gagnant gagnant, c'est-à-dire leur permettre d'augmenter de 10 % les salaires moyennant une exonération des cotisations patronales. Et donc nous, nous n'opposons pas euh les classes populaires, les travailleurs, les employés, les salariés euh aux chefs d'entreprise parce qu'en fait les deux doivent travailler ensemble. C'est ça en fait l'Union nationale.

Il ne peut pas y avoir d'entreprises rayonnantes s'il n'y a pas des salariés motivés. Et et donc c'est pour ça que l'État doit avoir un rôle de régulateur, d'accompagnateur de soutien pour précisément favoriser le développement économique de nos entreprises qui infini servira aux salariés que nous défendons toujours. Et d'ailleurs, on le voit bien dans les intentions de vote, de plus en plus d'employés décident de nous faire confiance parce qu'ils ont bien vu que la gauche les avait trahi, qu'Emmanuel Macron ne s'est jamais occupé d'eux et que nous nous avons des mesures qui sont favorables à l'augmentation de leur pouvoir d'achat.

Alors, vous avez été auditionné par le MEDEF, Jordan Bardella et puis il y a eu un dîner avec des des patrons, des patrons du CAC 40 notamment, le patron de Total Ennergie d'VMH avec Marine Le Pen. Est-ce que vous avez le sentiment que le patronat est acquis à votre cause désormais pour 2027 ? Non, pas du tout.

Mais moi, je trouve tout ça fait d'ailleurs c'est pas c'est pas un objectif non plus. Moi, je considère que quand vous êtes le premier parti de France euh en nombre de d'adhérents, en nombre d'électeurs, en nombre de députés aussi à l'Assemblée nationale, et bien c'est normal que les chefs d'entreprise aient envie de vous rencontrer et nous que nous ayons envie de les rencontrer parce que nous sommes donnés alors bien sûr, je je prends les précautions, mais potentiellement qualifié pour le second tour de l'élection présidentielle, potentiellement déclaré victorieux de l'élection présidentielle et donc il est normal que le premier parti de France discute avec les organisations patronales. En fait le même la surprise, ça serait que en ce qui est pas normal, c'est que les par exemple les syndicats comme la CGT et cetera, eux refuse de discuter avec nous, mais je vous dire c'est pas très grave.

Leur les salariés, les travailleurs savent que nous les défendons. Donc en fait nous avançons dans un état d'esprit d'apaisement, de détermination parce que nous voulons opérer cette réconciliation nationale et nous sommes et nous pensons que nous sommes les seuls à pouvoir le faire. Oui, sauf que vous vous l'avez dit, effectivement, il y a cette forte opposition des des syndicats qui ont défilé hier euh dans la rue.

Euh ça veut dire que vous gouvernerez euh sans la vie des partenaires sociaux ? Non, pas du tout parce que nous nous sommes très respectueux des institutions, mais je voudrais pointer quand même l'hypocrisie de tous les syndicats euh qui prétendent défendre le pouvoir d'achat. Moi, je voudrais rappeler qu'ils ont tous appelé à voter pour Emmanuel Macron, que ce soit en 2017, en 2022, pour tous les candidats soutenus par Emmanuel Macron en législatif de 2024.

Donc les syndicats sont euh discrédités, moi j'espère qu'ils vont revenir à la raison et qu'ils seront très respectueux de la démocratie euh si toutefois euh nous remportions l'élection présidentielle euh l'année prochaine. En tout cas, vous savez, grâce à nos 140 députés avec nos alliés de l'UDR, nous nous sommes sur le terrain, moi voyez, en Gironde, dans mon département, je suis toujours en en étroite collaboration, en échange avec les employés qui nous font la démonstration de leur confiance et pour cela nous les leur adressons le nos sincères remerciements. Alors, hier à Macon, il y avait beaucoup de références et vous allez nous expliquer pourquoi.

Parce que il y a eu le mot renaissance qui a été prononcé par Jordan Bardella et il y a eu la fracture sociale de Jack Chirac en 1995 par Marine Le Pen. Il y a eu la force tranquille de François Mitteran en 1981. On reviendra après sur Michel Recard.

Mais est-ce que afficher toutes ces références qui n'ont pas forcément de cohérence entre elles, ça permet de de clarifier votre ligne ? Ah mais notre ligne pardon, je crois qu'elle est très claire. Sinon, les Français ne seraient pas aussi nombreux à nous témoigner leur soutien.

Bien sûr qu'il faut une renaissance de notre pays. Enfin, il suffit de voir dans quel état se trouve la France. Euh discrédité partout, des Français qui détestent leur président de la République, un pouvoir d'achat qui s'effondre, une atmosphère économique en Berne.

Donc bien sûr qu'il faut une renaissance de la France. Bien sûr qu'il faut résorber cette fracture sociale. On a tellement de Français qui sont privés d'emploi à cause des mesures économiques menées par le gouvernement euh qu'il faut en fait euh accompagner le retour à l'emploi des personnes.

Mais pour cela, il faut créer euh des euh entreprises, il faut redonner la confiance et en fait c'est ce lien de confiance que nous ambitionnons de rétablir entre les dirigeants de notre pays, donc nous j'espère et et les Français parce que là oui, il y a il y a une vraie une vraie fracture et donc la France tranquille. Oui, nous nous l'avait nous l'avons dit, nous sommes le RN aujourd'hui est la France tranquille dont la France a besoin. Nous sommes cherchez à un peu votre image, à achever votre dédiabolisation comme ça.

Ça pardon, je crois que c'est je pense que les caricatures dont nous autres infublés nos adversaires, c'est terminé. Je tout le monde voit bien que au rassemblement national nous sommes un groupe d'élus déterminé, calme. Nous travaillons avec beaucoup de sérieux.

Nous sommes très présents dans not dans nos circonscriptions et nous sommes très présents à l'Assemblée nationale. Je tiens à le dire, nous sommes le groupe le plus assidu de l'Assemblée nationale. Donc voilà, je pense que c'est pour toutes ces raisons que de plus en plus de Français décident de nous rejoindre et franchement je les en remercie parce que nous sommes en vie, nous en sommes capables et franchement je pense que nous le méritons.

Autre référence, celle je le disais à Michel Recard 1989, la France n'a pas vocation à prendre en charge toute la misère du monde. Voilà ce que disait Jordan Bardella hier. Sauf que la phrase, elle est un petit peu tronquée.

La France n'a pas vocation à prendre en charge toute la misère du monde, mais elle doit y prendre sa part. Or, on a entendu Jordan Bardella dire "Nous reprendrons le contrôle des des frontières. L'immigration de masse fait courir le risque de la désunion.

Cette immigration zéro, c'était pas ce que défendait Michel Recard. Euh, enfin, pardon, mais nous on ne fait pas notre programme politique en fonction des déclarations des uns et des autres. Mais notre programme sur l'immigration, il est très clair.

Là aussi, il est disponible sur notre site internet. Mais en fait, les Français voient bien que l'année dernière, par exemple, à cause de monsieur Rotaillot, nous avons battu tous les records en matière de premiers titres de séjour délivré. C'est ce sont4000 titres de séjour, premiers titres de séjour qui ont été délivrés l'année dernière.

Ce sont 1000 étrangers qui arrivent par jour dans notre pays. Euh ce sont euh des étrangers étudiants qui sont surreprésentés dans les places du Cruise. Ce sont aussi des étrangers qui sont surreprésentés dans l'attribution des logements sociaux, les HLM.

Donc bien sûr qu'il faut euh faire en sorte que les Français soient prioritaires dans notre pays. Et là, nous n'avons pas attendu les déclarations de nos prédécesseurs pour avoir une ligne très claire en la matière. Alors, hier 1er mai, certains boulangers fleuristes ont ouvert.

Le Premier ministre a appelé un boulanger en lui disant "Vous ne serez pas verbalisé, même si vous l'avez été. Vous ne perrez pas l'amende." Qu'est-ce que vous en pensez ?

Non, mais c'est vraiment cette cacophonie qui qui finit de discréditer le gouvernement. Enfin, je rappelle que cette loi 1er mai, c'était quand même une loi portée par Gabriel Atal qui a subi largement un revers de la part de de ses propres alliés, hein, quand même, qui sont au gouvernement et qui aujourd'hui essayent de se dépatouiller. Mais quelle honte, quel effondrement ce gouvernement qui a reculé face à l'extrême gauche.

Oui, dans notre pays, c'est l'extrême gauche en fait qui décide et c'est très dangereux. et vous avez un gouvernement faiblard qui recule et qui au final pénalise les chefs d'entreprise, les gens qui voulaient travailler. Je veux dire, on est quand même dans un endroit euh où les les ceux qui veulent travailler payer double sont empêchés de travailler, où les chefs d'entreprise voient des sanctions leur être attribuées par l'administration fiscale et derrière un gouvernement qui vient dédire en fait contredire son administration fixale.

Donc franchement tout ça n'est pas sérieux. Il est plus que temps que nous prenions euh entre nos mains ce pays qui n'en peut plus en fait spectacle lamentable. Der minute.

Et dernière question. Donc euh le groupe Total énergie a dégagé 51 % de bénéfices, 5 milliards au premier trimestre. Est-ce qu'il faut taxer ces super profits ?

Euh Marine Le Pen dit oui. Jordan Bardella dit on est déjà à 46 % de prélèvement obligatoire. Non mais les deux disent la même chose.

C'est-à-dire que nous nous pensons que la priorité c'est la baisse des taxes sur le carburant. Vous le savez de 20 % à 5,5 %. Là il s'agit d'une mesure pérenne plébiscitée par plus de 80 % des Français.

Et après, il y a euh la taxation exceptionnelle, conjoncturelle. Donc nous nous l'avons toujours dit, quand il y a des des entreprise qui réalisent des surprofits, des super dividendes ou des rachats d'action abusif, oui, là il faut envisager une taxation exceptionnelle. Donc Marine et Jordane ne se sont pas contredit.

L'un parlait d'une mesure pérenne euh baisse de la TVA et l'autre de la taxation exceptionnelle et inversement, ça dépend des questions euh qui leur sont posés. Donc en fait, il n'y a aucune contradiction euh et c'est bien ça j'en pense en fait notre force par contre nos adversaires n n' nant rien à dire contre nous et bien essayent d'inventer des divergences parce qu'en fait surtout eux qui n'ont rien à dire. Merci d'avoir été notre invité du Jas, député Rassemblement national de Gironde.

Edwige Diaz, députée RN de Gironde, est l'invitée de la matinale de franceinfo — Edwige Diaz · Pourquijevote