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interviewBLAST (sur YouTube)· 13 octobre 2025 40 min

TOUT COMPRENDRE SUR LE JUGEMENT ET L’INCARCÉRATION DE NICOLAS SARKOZY

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je suis innocent. Ce n'est pas lui qui a été humilié, c'est la France qui a été humiliée. Cette injustice est un scandale.

On a vraiment l'impression d'une chasse à l'homme. Bon, ce qui a été bluffant dans cette tribune médiatique politique, c'est pas tant qu'on a critiqué le jugement, c'est qu'on a critiqué la justice. Donc déjà, on a complètement perdu pied sur ce qui est censé être le respect de l'état de droit.

C'est pour moi un dénit du justice flagrant que ça fait très peur. C'est une insécurité juridique. Nicolas Sarkozy agi comme un parrain.

Le parrain est tombé. Ses affidés sont dans un état de sidération et de panique. Il y a eu transfert d'argent mais il n' pas transfert d'argent.

Il y a eu trans il y a eu transfert d'argent mais qui n'a pas été effectivement évident. On a l'impression d'un coup d'état des juges finalement des juges qui essayent de supplanter les politique. On a eu un traitement médiatique politique qui je pense est absolument néfaste pour les citoyens et pour leur capacité de compréhension et il mérite pas d'aller en prison.

Même si d'outillage, je pense qu'on on devrait passer des pongs. Moi je trouve ça scandaleux. Il mérite pas ça.

On fait comme si la justice était avant tout faite pour contenir une population prétaaire et comme si elle ne devait pas s'appliquer à la criminalité en col blanc. Et le jugement marque par rapport à cela une rupture. Quelle indignité. [Musique] Emma taille fer, je suis la présidente de l'association anticorps et sinon dans la vie, je suis professeur agrégé d'économie gestion dans un lycée dans l'oisecal, je suis administrateur de l'association anticorps et dans la vie je suis magistrat.

Je pense que ce procès marque un moment dans notre histoire. Euh je ne sais pas s'il est historique, mais je dirais d'abord que euh dans une démocratie comme la France euh c'est remarquable d'avoir euh réussi à mener jusqu'à son terme euh une instruction avec autant d'enjeux. Beaucoup d'autres démocraties commencé par la démocratie américaine n'ont pas réussi à à mettre en en œuvre la justice.

Par exemple, après le coup d'état du Capitol, justice américaine n'a pas pu en 4 ans réussir à mettre en place les dispositifs pour que cette affaire soit convenablement instruite. Nous ça a mis 12 ans mais à la fin il y a une décision de justice qui sera évidemment discutée mais il y a une décision de justice et ça je pense que c'est très important. Ce qui est important de dire c'est que c'est la première fois qu'un ancien président de la République est inquiété dans le cadre de ses fonctions ou en tout cas dans le cadre de son accession au pouvoir et c'est la première fois que la justice a pu faire rendre des comptes au plus haut sommet de l'État.

Donc ça c'est très important qu'on ait une équipe gouvernementale qui a quand même dirigé la France pendant 5 ans euh qui euh qui a dû s'expliquer pendant plusieurs semaines, plusieurs mois d'audience euh de ces actes de de ces actes fraudux présumés et aussi historique. On y reviendra pour cette reconnaissance inédique de l'infraction de l'association de malfaiteurs. Euh le fait qu'un un responsable politique de ce niveau soit condamné à à une infraction aussi infamante et d'habitude dans des cas plus de criminalité organisée.

C'est quand même historique. près de là à dire qu'une page se une page se clos pardon non tous les prévenus quasiment ont fait appel et donc on repart certainement pour plusieurs mois plusieurs années d'audience et on sait que le temps de la justice est un temps long et on est loin d'avoir fini avec ça mais c'est déjà une première un premier symbole qui s'est passé [Musique] ce jugement il fait 380 pages actuellement dans la copie de travail qui a été adressée au au aux avocats. il est amené à être potentiellement encore plus long.

Donc déjà 380 pages de démonstration et pour l'avoir parcouru, bien entendu, c'est dur de s'y mettre page par page mais pour l'avoir parcouru, il est c'est un jugement qui est déjà extrêmement pédagogique. Son objectif, ça a été de résumer tous les faits, de résumer un petit peu ce pour aussi toute la procédure puisque la procédure a duré 13 ans. Elle a démarré en 2013 avant même que le parquet national financier ne soit installé et elle a connu un tout un lot de rebondissement notamment accompagné par aussi des manœuvres dilatoires de la part de la part des prévenus.

La question du financement illégal de campagne électorale est arrivée en 2018 quand on s'est rendu compte qu'en fait potentiellement cet argent libyen pourrait être dans dans les fonds de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 et ensuite en 2020 le PNF a ouvert à l'infraction d'association de malfaiteurs parce que submergé par les preuves, les témoignages et les faisceaux d'indice de diverses natures qu'on qu'on était en train que l'instruction était en train de de révéler. Donc déjà tout ce travail introductif et est très long sur le sur le jugement. Ensuite, on passe du coup aux infractions poursuivies.

Et donc là aussi, la justice s'est voulu extrêmement pédagogue, extrêmement clair sur les pourquoi elle avait relaxé certains prévenus de certaines infractions, pourquoi elle les avait condamné. Et moi pour moi le passage qui m'a le plus marqué à la fois l'écrit sur le jugement et à la fois en étant à l'audience, c'est vraiment le prononcer des peines qui est extrêmement limpide, clair, argumenté et on voit notamment pour les trois protagonistes politiques, on va dire qui sont Nicolas Sarkozi, Claude Guillan et et Bris Ortefeu. À quel point la justice a mis un point d'honneur à expliquer vraiment ces peines prise en ferme, on y reviendra et cette peine d'inéligibilité et cette question de l'exécution provisoire de la peine d'emprisonnement.

Donc ce jugement, il est il est pas du tout expéditif. Ce n'est pas une justice expéditive, on l'a dit, c'est 13 ans d'instruction et de procédure. C'est l'ordonnance de renvoie ce qui a fait que les prévenus ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel.

C'est aussi plus de 500 pages et on a un julement de 380 pages. Donc un rôle vraiment d'explication de la justice qui a vraiment fait ce travail-là de rendre la justice au nom du peuple français et pour le peuple français. Ce jugement dit d'abord qu'il y a eu une association de malfaiteurs.

Alors l'association de malfaiteurs, c'est pas une simple intention. L'association de de malfaiteur, ce sont des actes préparatoires caractérisés par des faits matériels, des actes préparatoires en vue d'un acte de corruption. Claude Guant qui est alors directeur de cabinet de Nicolas Sarkozi qui lui-même est ministre de l'intérieur se rendent successivement en 2005 en Libye.

Ils y rencontrent notamment le beau-frère du colonel Kaddafi, Abdallah Alsenusi, un terroriste d'État liben qui a été condamné pour sa participation à l'attentat contre l'avion de la compagnie UTA en 1989. Et c'est à l'occasion de cette visite que selon l'accusation se serait noué le pacte de corruption entre le clan Sarkozy d'un côté et le clan Kaddafi de l'autre. Et donc on a tous les éléments dans ce dans ce jugement qui caractérisent les actes préparatoires.

Je veux dire les allers-retours de Géan en Libye, les négociations avec la personne qui était condamnée en France pour terrorisme monsieur Sinousi. On avait des mouvements de fond qui sont tracés. Euh donc on a tout ce qui fait euh l'infraction euh de d'association de malfaiteurs.

Effectivement, Sarkozi évidemment il disait "Je ne suis pas au courant et Guéan prenait sur lui dans l'audience mais le jugement dit non. compte tenu de la proximité euh des faits, compte tenu de la proximité des des personnalités, je veux dire Sarkozy n'ignorait pas ce que faisait Géan et et Hortfeu et et Juri euh qui euh jouaient ce qui qui sont également euh mis en cause pour et condamnés pour association de malfaiteurs. [Musique] Je pense qu'il y a quand même un côté symbolique dans ces peines puisque déjà la justice répond notamment à l'argumentaire de de Nicolas Sarkozy mais aussi de Claude Guand et Brisfeu qui ont pris vraiment ce euh ce ce même argumentaire qui est que il y a pas d'enrichissement personnel.

Donc ça veut dire que le patrimoine de Nicolas Sarkozy n'a pas augmenté entre le début de la prévention et la fin de la prévention, ce qui est vrai, je sais pas ce qu'on lui demande. Mais la question de l'enrichissement personnel en réalité, elle a pas de conséquence dans la fraction de corruption. On n pas besoin de s'enrichir personnellement pour être coupable de corruption.

Il suffit juste qu'on est on se soit vu octroyer un avantage pas quel de quelconque nature que ce soit en échange de nous-même une promesse ou un avantage qu'on donnerait à la partie avec qui on a noué ce pacte de corruption. Donc déjà c cet argumentaire de pas d'enrichissement personnel donc c'est pas grave, c'est pas une infraction qui finalement est si grave déjà ça on abandonne. Et deuxième chose c'est rappeler effectivement que la corruption c'est un crime.

C'est un crime contre la nation c'est un crime contre l'État. C'est ce qu'a dit la la présidente du tribunal quand elle a prononcé la la peine pour Nicolas Sarkozy. Elle a dit "Vous êtes reconnu coupable d'association de malfaiteurs en vue de commettre un délit de prévention.

Sainte infraction, elle est notée à l'article 450-1 du code pénal. C'est dans le chapitre des infractions contre la nation et contre l'État. Donc ça veut dire que ce ce délit est un délit contre le corps social, contre les citoyens.

Et il est encore plus grave ce délit quand il est commis par une personne qui est censée avoir incarné l'État français pendant 5 ans, qui a été garantit, garantitutions, garant de l'indépendance nationale. Donc le fait que Nicolas Sarkozy est président de la République, c'est quasiment pour la justice une circonstance aggravante de la peine et c'est aussi pour ça que la prise en ferme a été décidée. ce qui s'est passé aujourd'hui dans cette salle du tribunal correctionnel de Paris et d'une gravité extrême pour l'état de droit, pour la confiance qu'on peut avoir pour la justice.

Le tribunal dit, et j'ai repris ces termes, que ce sont des faits de gravité exceptionnelle de nature altérer la confiance des citoyens dans ce qui les représentent et qui sont censés agir dans le sens de l'intérêt général. Autrement dit, négocier avec un terroriste, euh négocier avec un régime dictatorial euh en espérant obtenir des fonds qui pourraient être utilisés lors d'une campagne électorale, c'est grave. Et ça trahit le le pacte social, ça trahi en fait les intérêts de la France parce que Nicolas Sarkozy et les autres ont mis en place une diplomatie parallèle euh pendant ce temps-là. il agissait en Libye sans que le ministère des affaires étrangères en soit informé.

Et donc la la sanction qui n'est pas la sanction la plus sévère d'ailleurs qui était encouris que pour les faits Sarkozi encourit 10 ans d'emprisonnement pour association de malfaiteurs. Donc c'est pas la sanction la plus sévère mais c'est une sanction sévère et elle correspond à la gravité des faits que beaucoup ont oublié. J'ai beaucoup de mal à comprendre sur quel fait précis se base cette condamnation maximale avec l'urgence d'un mandat de dépôt immédiat exécution provisoire contre un ancien chef de l'État qui risque pas de s'enfuir.

J'ai du mal à comprendre. L'association defaiteur est à l'origine une infraction obstacle. qu'elle est destinée à faire obstacle à ce que d'autres infractions puissent être commises.

Euh typiquement en matière de terrorisme, dès lors qu'on a des éléments matériels laissant penser que il y a un appartement conspiratif dans lequel on fabrique des explosifs, on va pas attendre que les explosifs soient déposés. On va perquisitionner l'appartement conspiratif et les personnes concernées pourront être euh incarcérées, en tout cas pourront être euh condamné pour cela, simplement pour avoir conspiré. Donc c'est ça l'idée de l'association de malfaiteurs et que cette association de malfaiteur vaille aussi pour les délits économiques et financiers, c'est un sens parce que le pacte de corruption euh est quelque chose qui est d' difficile à démontrer mais qui est surtout difficile à démontrer jusque à son terme puisque c'est un aller et un retour.

Euh les fonds doivent être doit être doivent doivent passer d'une main à une autre. Donc c'est difficile en en lorsqu'on a des éléments suffisants, laissant penser que les éléments matériels permettent de penser que un pacte de corruption a été conclu, euh bien qu'importe que ce pacte de corruption ait produit des effets sur la réalité, le pacte de corruption a été conclu euh et en cela seul euh ça justifie la répression. Donc c'est ça l'idée, une infraction obstacle.

Donc c'est pas à mon avis une infraction beaucoup trop large, c'est certainement pas une infraction balaise. Euh le sens de cette infraction est celui-ci. La la peine de 5 ans ne peut pas faire l'objet d'un aménagement avec un un bracelet électronique.

Euh tant que la peine n'est pas définitive, il peut pas non plus y avoir d'amnistie parce que j'ai entendu certains qui rêvaient d'une amnistie pour Nicolas Sarkoziier. Non. le 13 octobre, le parquet national financier décidera euh donc recevra monsieur Sarkozi décidera euh à partir de quand la la détention va commencer.

Disons, imaginons qu'elle commence le 13 octobre. Euh et bien comme il fait appel, l'appel devra intervenir dans les 4 mois parce que c'est la différence entre la personne qui est détenue et la personne qui ne l'est pas. Lorsque la personne est détenue, l'appel doit être fait à bref délai.

Euh mais ensuite effectivement pendant cette détention provisoire euh il pour demander une remise en liberté et là ce sera au juges euh qui seront saisis de la demande de mise en liberté d'apprécier si pendant la période qui sépare qui qui sépare du jugement, il doit être remis en liberté ou pas. Il y a le mandat de dépôt. Donc Nicolas Sarkozi ira en prison.

A été condamné peine de prison faire mais ira en prison parce qu'il y a un mandat de dépôt qui a été prononcé. Contrairement à deux autres prévenus qui ont enfin oui deux autres prévenus qui ont eu un mandat de dépôt à effet immédiat qui sont repartis du coup avec la police du tribunal et qui ont été incarcérés directement. La justice a prononcé un mandat de dépôt avec effet différé pour Nicolas Sarkozi en justifiant que justement c'était un personnage une personnalité publique, une personnalité politique qui avait besoin d'organiser son agenda sur quelques semaines pour savoir comment gérer la passation enfin la la transmission et sa vie sa vie publique une fois qu'il serait il serait incarcéré.

On va du coup je pense faire le lien avec les la question médiatique, c'est que aussi cette cette cet aménagement de mandat de dépôt, cet effet différé a permis aussi à Nicolas Sarkozi d'avoir une tribune qui médiatique. Je suis innocent, cette injustice est un scandale. Il va être incarcéré pour des faits qui ne sont pas avérés.

Et je je répète, ces faits ne sont pas avérés. C'est une décision qui condamne la France en réalité, qui condamne l'ensemble des Français. Et donc c'est c'est ce court lapse de temps en fait en réalité euh c'est quelques semaines mais ça c'est aussi décisif sur la construction de la la défense, la construction de l'argumentaire et la enfin la construction des retombées de la décision de justice.

Donc c'est une très bonne chose que la justice est pris en compte la spécificité de de la vie de Nicolas Sarkozy et on le rappelle une peine est toujours individualisée. Dans le code de procédure pénale, la justice doit doit motiver la raison de la peine et l'aménagement de la peine en fonction de la la qualité du prévenu. Mais d'un point de vue médiatique, ça a malheureusement aussi donné un des débouchés assez énormes et je pense assez imprévisible à cette à cette affaire.

Moi, je trouve ça scandaleux. Pourquoi ? Parce que lesf, ils sont dehors, les multirécidivistes, tout ça.

Un président de la République où il y a pas de preuve, normalement il doit pas aller en prison. Je pense que c'est très triste parce que il mérite pas ça. Ce qui s'est passé hier est très grave.

Voilà, c'est le le c'est la fin d'un processus qui conduit à une dérive judiciaire voilà qui est qui ouvre une aire nouvelle, hein. C'est faut faut voilà, c'est-à-dire qu'il y a il y a une guerre qui s'est déclarée il y a déjà plusieurs années, voir plusieurs décennies entre le monde judiciaire et le monde politique. Le fait que Sarkozy fasse l'objet d'un mandat de dépôt différé n'est pas particulièrement exemplaire.

Euh lorsque la peine prononcée est de plus de 24 mois, il y a près de 90 % des personnes qui font l'objet d'un mandat de dépôt à l'audience ou éventuellement d'un mandat d'arrêt s'ils ne sont pas à l'audience. Euh donc, on a quelque chose qui est commun. Euh mais c'est vrai que l'appliquer à quelqu'un qui a été président de la République, c'est quelque chose de d'exceptionnel.

Euh mais là effectivement, il faut en revenir à Susterland et à Fouo qui parlait d'un délinquence au col blanc. Généralement, on considère, on fait comme si la justice était avant tout faite pour contenir euh une population prétaaire et comme si elle ne devait pas s'appliquer à la criminalité en col blanc. Et souvent la justice est bienveillante, y compris en France par rapport à la délinquence en col blanc.

Et le jugement marque par rapport à cela une rupture puisque il sanctionne pour pour le coup euh sévèrement une équence en col blanc. Euh et je pense que là aussi c'est quelque chose d'important euh qu'on doit euh dont on qu'on doit noter. Oui. [Musique] Faut savoir qu'il y avait environ 8 ou 10 journalistes qui suivaient dans la dans la durée les audiences.

Il y a eu 38 audiences euh et puis euh beaucoup qui n'avaient rien suivi euh ont beaucoup élaboré sur les paroles de Nicolas Sarkozi à la à la sortie. Je suis innocent. En tout cas, j'ai été relaxé pour la corruption.

Euh et tout ceci n'est que le le fruit de la haine. J'ai été renvoyé devant ce tribunal pour quatre délit. Sur trois, j'ai été relaxé.

Pas de financement trouvé, pas de corruption. où pour la première fois le tribunal lui-même, on reconnaît qu'il n'a aucune preuve. Il est il est d'ailleurs relaxé sur trois chefs de d'accusation qui sont les les chefs d'accusation centraux dans cette dans cette affaire.

Vous avez beaucoup de gens condamnés en premier instant sur des affaires criminelles et qui sont en prison en attendant des critères. Pardonnez-moi Patri. Non mais pardonnez-moi, il y a des critères. comme si euh il y avait là une vérité qui se substituait à la vérité du jugement et la gravité des faits qui lui était reproché.

Et là effectivement, il y a il y a un vrai sujet. Euh pourquoi est-ce que la presse n'a pas fait appel beaucoup plus au spécialistes police justice ? Pourquoi est-ce que ce sont des éditorialistes politiques qui ne savaient rien si ce n'est ce qu'ils avaient rapidement lu sur l'affaire, qui ont élaboré leur leurs propos et pourquoi on a donné si facilement la parole à des personnes qui n'avaient pas de compéten particulières sur le sujet pour dire tout le bien qu'il pensait de Nicolas Sarkozy et tout le mal qu'il pensait du jugement.

En fait, on comprend rien ou plutôt on ne veut pas comprendre parce que il y a une volonté très nette de nuit. Je veux être honnête avec vos téléspectateurs. Euh Nicolas et sa famille sont des gens que je connais et que j'aime beaucoup.

Ils m'ont toujours soutenu. Donc je veux pas je c'est pas quelqu'un de de d'objectif qui parle. J'ai le plus grand respect pour la magistrature le mais en même temps le respect n'interdit ni l'esprit critique ni la lucidité.

Il y a des Français qui se posent des questions, il y a des éditorialistes, il y a des journalistes qui se posent des questions. On a l'impression d'un coup d'état des juges, finalement des juges qui essayent de supplanter les politiques. En tout cas, ce qui se passe est extrêmement grave.

Ça va accroître la crise démocratique. Grand soutien Nicolas Sarkozy qui était un excellent président. En fait, je lisais un article de Pierre Lascom qui disait "Nicolas Sarkozy a agi comme un parrain." C'est vrai, le parrain est tombé. ces affidés sont dans un état de sidération et de panique.

Et c'est ceci explique peut-être cela. Il y a d'autres choses qui expliquent comme le fait que ce soit des milliardaires qui est pour l'essentiel de la presse télévisée. Donc autant la presse écrite euh a fait globalement son travail, autant la presse télévisée euh était vraiment très je dirais à beaucoup construit sur des vérités alternatives, donc pas sur la vérité du jugement, sur des vérités alternatives qui étaient construites à partir du discours de Nicolas Sarkozi.

Ce qui a été bluffant euh dans cette tribune médiatique euh politique, c'est pas tant qu'on a critiqué le jugement, c'est qu'on a critiqué la justice. Donc déjà, on a complètement perdu pied sur euh ce qui est censé être le respect de l'état de droit. Rappelons qu'on a le droit de critiquer une décision de justice.

On a le droit d'expliquer euh par un raisonnement logique et si possible quand c'est des experts juridiques qui le font, c'est encore mieux. Par contre, aller euh critiquer la justice et notamment aller critiquer personnellement un magistrat et obtenir des propos injurieux envers un magistrat, c'est un délit pénal aussi. La juge qui a jugé Nicolas Sarkozy était une militante antis-arkoz puisqu'elle a organisé devant un tribunal une manifestation contre Nicolas SarkoZi.

On se demande si la justice est rendue au nom du peuple français ou au nom d'une idéologie. J'ai vu dans votre tribune parce que je l'ai lu avec attention et stupéfaction que vous étiez en train de jeter cette magistrate en pature au motif que elle aurait été manifestante contre une réforme de procédure pénale de 2011. Donc vous êtes allé chercher loin, hein, ça fait 14 ans, pour une affaire.

Alors, il me semble que Nicolas Sarkozy n'a jamais été garde des saut. Donc, il n'a jamais été porteur de cette loi. On l'a dit, effectivement, euh, un boulevard a été ouvert aux partisans de Nicolas Sarkozy et aux éditorialistes politiques et on a on a eu un traitement médiatique politique qui, je pense, est absolument néfaste pour les citoyens et pour leur capacité de compréhension.

On a vu que cette affaire de toute façon la la stratégie des du camp de Nicolas Sarkozy, c'était d'expliquer que cette affaire était très compliquée, que le commun des mortel ne pouvait pas comprendre cette affaire et qu'en fait bon, il y avait pas d'enrichissement personnel. Donc ça voulait dire que c'était pas si grave. Il y avait pas de de il y avait pas une preuve parfaite que Kaddafi avait parlé avec Nicolas Sarkozi.

Il y avait pas une preuve parfaite du virement d'un virement d'argent dans la campagne de Nicolas Sarkozi. que tout ça était échafaudé sur des élucubrations, des spéculations qui étaient diligentées par une justice politique. Voilà, ça je pense que 99 % des Français ont entendu cette ligne de défense là, ce narratif là et c'est très inquiétant.

Pourquoi ? parce que du coup ça ne laisse pas la place à la vérité judiciaire qui a été mise en évidence le le 25 septembre et surtout ça ne donne pas la place à au raisonnement juridique et au raisonnement judiciaire qui qui a été qui a été développé pendant pendant 13 ans de de d'instruction. Et euh donc pour les pour les citoyens, c'est une situation où on leur met devant les yeux un résultat qu'ils ne comprennent pas parce que personne, notamment la presse mainstream, n'a pas fait l'effort d'expliquer le procès alors que pour le coup, on a des très bons supports pédagogiques et on a un super film qui s'appelle justement personne n'y comprend rien qui a été réalisé par Yannick Cargo pour justement démonter cet argumentaire de c'est trop compliqué les affaires de corruption et particulièrement l'affaire du financement libyen.

Alors qu'en fait on comprend assez vite les tenants et les aboutissants de cette affaire. Où sont les documents bancaires ? Où sont les virements ?

Il n'y a pas un document, pas une photo, pas un compte, pas une preuve. Il n'y a que la haine, la boue, la médiocrité, la malveillance et la calopnie. Qui peut croire à une femme pareille ?

Donc, on a volontairement complexifié le propos. On a volontairement euh ajouté du patos et Nicolas Sarkozy en premier lieu quand on voit ces tribunes médiatiques. On est sur un une espèce de chasse aux sorcières politiques.

Donc le patos, ça marche toujours bien. Donc il est temps là de revenir au calme, d'expliquer euh l'instruction, d'expliquer le jugement et essayer de montrer que les les citoyens en fait attendent de l'exemplarité, attendent de la probité et que c'est pas dans leur intérêt dans l'intérêt démocratique que de continuer ce jeu-là. Merci.

On a vraiment l'impression d'une chasse à l'homme. Bon, chasse à l'homme, on peut aussi dire que il y a il y a une chasse au juges en ce moment depuis quelques jours dans notre pays, vu le le niveau des des menaces qui sont exprimées par certains sur les réseaux sociaux. Oui, c'était, j'ajoute que la presse a vraiment ouvert un boulevard euh pour le populisme, mais pour s'agissant des menaces de mort qui sont d'ailleurs inspirées par tout ce discours, les menaces de mort contre les magistrats, qui est-ce qui menace de mort les euh les les magistrats ?

Qui est-ce qui parfois les assassine ? C'est la mafia. On est dans une logique mafieuse.

Euh, j'étais à Palerme euh pour visiter le palais de 6, hein. Il y a 26 marches sur chacune. Il y a le nom d'un magistrat assassiné par la mafia.

Alors, heureusement, on en est pas là en France, mais c'est vrai que les menaces de mort, elles participent de cela. Donc, on n'est plus du tout dans l'état de droit. On est dans un état dans un rapport de force, dans un état de police, euh dans un état euh où ben on se venge de cette façon sur les magistrats et ce n'est pas ce n'est pas un indice de de bonne de bon fonctionnement de l'État.

La prison, c'est très dur, c'est très difficile. J'étais isolé. Ce sont des épisodes, je vais pas vous cacher ça, violents.

Vous vivez là quelque chose que vous n'auriez jamais cru devoir vivre. L'intégralité de la rédaction de ce jugement est une folie dans chaque jugement condamnant une personnalité politique. Il s'agit du jugement Balcani, des précédents jugements Sarkozi, des jugements des du modem et des fonds européens perçus par le modè du des fonds européens perçus par le Rassemblement national.

à chaque fois, ce n'est pas la faute de la personne condamnée qui est politique, c'est la faute des juges et c'est une sorte de complot des juges éventuellement avec certains journalistes, mais ça ça ne tient vraiment pas et je pense que à un moment il faudra que les politiques abandonnent ce narratif parce que je me souviens notamment des manifestations que promettait madame Le Pen à la suite de son jugement avec exécution provisoire. il y a pas eu de grande foule. Donc une fois que la poussière est tombée, je crois que malgré tout nos concitoyens savent ce qu'il en est et considère que évidemment la justice est passée.

La justice a fait son œuvre et c'est de façon normale. Moi, peut-être que ce que je voudrais dire qui est important, et on en parle pas assez, on enfin on nous dit que la justice est biais biaisée, que les les juges en particulier ont des opinions politique et vis-à-vis de Nicolas Sarkozy euh en particulier tout tout l'appareil judiciaire serait tourné contre lui. Déjà rappeler deux choses.

Certes, l'erreur judiciaire, ça existe et c'est pour ça qu'il y a des garanties procédurales et que l'organisation judiciaire a été montée de telle manière à faire en sorte que la vérité judiciaire existe à un moment donné. Donc c'est pour ça qu'on a la possibilité de faire appel, qu'on a ce qu'on appelle un double degré de juridiction, que si jamais un prévenu n'est pas d'accord avec la la peine qui a été prononcée ou n'est pas d'accord avec le raisonnement euh du tribunal de première instance, il a la possibilité de faire appel et on a des juges en appel qui sont chargés de réévaluer, de recontrôler l'intégralité des faits et de réémettre un jugement. Donc la le double degré de juridiction, il est là pour dire que c'est possible que un tribunal n'est pas saisi d'affairire.

En tout cas, on a la possibilité de faire réévaluer son affaire. On a aussi un deuxième euh une deuxième garantie selon moi, c'est la Cour de cassation euh qui est garante du droit, garante de l'application du droit et qui a son cette ce rôle de vigie de contrôle des juges du fond pour venir vérifier que les arrêts qui les jugements et les arrêts qui sont rendus par les juges du fond sont bien cohérents en droit. Donc si jamais la justice est biaisée, de toute façon, on a mis en place des garanties pour faire en sorte que une vérité judiciaire existe.

Etè chose, je pense que tout tout le monde ici a euh un côté citoyen et un et a une vie professionnelle et les magistrats euh n'existent enfin n'échappent pas à la règle. Les magistrats sont des êtres humains, ils ont des opinions politiques, ils ont des opinions éthiques, morales, peu importe, mais ils ont aussi une déontologie, en tout cas un règlement. ce sont des fonctionnaires.

Donc ils sont ils doivent ils doivent loyauter et et et et neutralité dans l'exercice de leur fonction. Et de toute façon, il y a aussi des garanties procédurales et une garantie hyper importante, notamment en matière pénale, c'est la collégialité du jugement. Là, on a accablé la présidente du tribunal correction, enfin de la chambre du tribunal correctionnel, mais elle ne s'est fait que le porte-parole.

Elle a juste été la voix quand elle a lu le jugement de trois personnes qui ont réfléchi pendant des semaines. C'est pour ça que le délibéré d'une affaire est extrêmement long. c'est qu'on a le temps, on prend le temps de la réflexion, que il y a un temps collégial de réflexion et que c'est issu d'un collectif.

Donc certes, c'est possible que un juge est une opinion politique quelconque, mais pour autant on a mis toutes sortes de garanties à la fois au niveau structurel et à la fois au niveau personnel pour faire en sorte que la justice rende une décision de droit et non pas d'opportunité. [Musique] Déjà, je pense que c'est une victoire symbolique d'avoir permis de demander au plus haut sommet de l'État, je le rappelle, Nicolas Sarkozy quand été président de la République pendant 5 ans, de s'asseoir enfin d'aller témoigner à la barre pendant plus de 3 mois pour expliquer aux juges pourquoi il était prévenu d'avoir enfin de fait de corruption, de fait de financement illégal de campagne électorale et d'association de malfaiteurs. globalement.

Donc déjà, je pense que c'est le symbole même d'avoir pu faire entrer dans le tribunal un ancien président de la République comme prévenu. C'est important pour l'égalité devant la loi. Après, d'un point de vue démocratique, c'est pas du tout il faut pas se réjouir de cette condamnation, je pense, et il faut pas se réjouir que c'est fait et pu avoir lieu, mais au moins, ça donne une forme de de coup de pied à l'impunité des politiques qui a longtemps été le cas.

Et Anticorps est aussi né là-dessus en 2002 quand on a vu le Front National à l'époque arriver au pouvoir en gagnant du terrain sur le prét la prétendue impunité de tous les autres de tous les autres mouvements politiques et que eux allaient être le mouvement de de la tête haute et des mains et des mains propres. On voit qu'en fait ce sentiment de de tous pourri entre guillemets et d'impunité des politiques, c'est ce qui a nourri les populismes et ce qui continue à nourrir le populisme et la défiance envers les institutions. Donc déjà c'est c'est une victoire d'avoir pu enfin que la justice pu dire stop, on arrête, on explique et on vient constater judiciairement des faits liés à la vie politique nationale.

Ce jugement met un terme au sentiment d'impunité d'une certaine classe politique. Maintenant, vous parliez des fragilités de la justice. J'en vois quelques-unes.

D'abord, la fragilité de la justice pour l'enquête. Euh, on a dit des des milliers d'enquêteurs étaient déployés euh ou des dizaines de des centaines d'enquêteurs. Non, il y avait essentiellement un enquêteur, le commandant Vidal, qui a d'ailleurs témoigné à l'audience et il a porté quasiment sur ses seules épaules l'intégralité de la procédure.

Évidemment, il avait le concours de ses collègues de la police pour des perquisitions et donc il y avait pas de forte volonté. Si ça a duré 12 ans, c'est peut-être aussi à cause de cela. Et puis il a une autre fragilité dans un ordre différent, c'est que ce jugement est très bien construit, il est pédagogique, il est bien motivé, mais la seule explication par la présidente à l'audience des enjeux du jugement n'est pas suffisante parce qu'encore une fois les caméras n'étaient pas dans la salle, ils étaient à l'estière de la salle et ils ont filmé Sarkozi.

Donc je pense qu'il faudra apprendre comme le fait la Cour de cassation, comme le fait le Conseil constitutionnel concerne un jugement un peu complexe, il faut savoir faire des communiqués de presse, donc résumer les enjeux essentiels et avoir un discours qui éventuellement un discours qui pourrait être tenu par le parquet. Moi je pense on on peut répondre sur deux arguments et fait ça ça fait lien avec la question précédente. La justice monte cruellement de moyens en France et notamment la justice économique et financière et financière. le PNF, donc le parquet national financier qui a été institué en 2013, c'est 60 enquêteurs, il me semble, pour plus de 300 affaires.

Donc déjà, on voit que d'un point de vue purement humain n'est pas possible et Éric l'expliquer mais les questions des moyens d'enquête sont aussi dérisoires avec le aussi le démantellement de la police judiciaire qui a été qui a été orchestré ces ces dernières années. C'est vraiment on fait en sorte on crée des parquets et c'est la nouvelle la nouvelle manière, on crée des parquets spécialisés parce que ça fait bien au niveau communication mais on donne pas les moyens forcément de de leur de les rendre opérationnels. Je crois que ce qui cause la lenteur de la justice c'est le manque de moyens.

Voilà, c'est ça le vrai souci de la justice aujourd'hui et depuis de nombreuses années, il y a eu une hausse de moyens importante euh grâce au précédent ministres. Maintenant, cette hausse, elle doit se poursuivre parce que le budget de la justice en France est bien insuffisant. Enfin, franchement, les juges, ils ont pas beaucoup de moyens.

Ils sont assez peu nombreux. Le constat est fait de de leur de de ce qu'il faudrait faire. Ils sont pas assez de greffiers.

Ils finissent des audiences à minuit 1h du matin. Je si un ministre de l'intérieur peut dire des fois taper du point sur la table, on l'a déjà vu en disant à tel et tel endroit ça va pas, il faut changer ceci, il faut changer cela. Mais là c'est même pas le cas.

Et concernant le traitement international, bon déjà la justice française fort heureusement du coup on le voit a tenu bon, a permis de de de faire de faire s'expliquer un ancien président de la République. Donc c'est tous les pays n'ont pas pu le faire. Mais sur pour revenir sur le la dimension internationale, moi ce qui m'a beaucoup choqué et agréablement surprise d'un point de vue d'un point de vue international, c'est le traitement médiatique.

Concrètement, nous on est dans une bulle d'co en France où nos auditorialistes politiques nous expliquent qu'on a une justice biaisée politique et que les les responsables politiques vont tous être dégoûtés de faire leur mandat et qu'ils sont des des horribles victimes d'un système judiciaire communiste quasiment. On est revenu sur des arguments de la chasse aux sorcières dignes de la de la guerre froide. Alors que quand on regarde ne serait-ce que la presse européenne et nos voisins, toutes les édito politiques liées à l'affaire Sarkozy nous disent Nicolas Sarkozi s'est comporté comme un escroc, comme un parrain de la mafia.

C'est aussi c'est aussi sorti. Et la justice française a tenu bon, a fait ce rôle de rempart pour maintenir l'état de droit et a fait condamner une personne qui a utilisé le pouvoir comme une rente. Et je trouve qu'on est peu en France à porter cette voix hormis la presse indépendante, hormis les associations anticorruption, hormis les citoyens dans le dans leur ensemble, on est peu apporter cette voie de oui bah c'est ce jugement est symbolique parce que ça mis en terme à un mouvement à une pratique du pouvoir digne de de la criminalité organisée.

Il y a un enjeu économique qu'il faut souligner. Euh c'est un rapport qui avait été euh commandé par le groupe des ver au Parlement européen il y a quelques années qui chiffrait le coût de la corruption à 120 milliards d'euros par an pour la France. Alors, c'est un chiffre que l'on peut discuter, mais c'est le seul chiffre que nous avons et en tout cas, même si ce chiffre est est majoré, c'est un chiffre considérablement important qui dit la partie de la richesse nationale qui est confisquée par la corruption.

Ça, je pense qu'à un moment ou un autre, on va bien devoir se rendre compte, on se rend déjà compte par un certain nombre d'éléments et qu'on va devoir effectivement enfin prendre les mesures nécessaires pour y remédier. Déjà, ce qu'on peut dire, c'est que les règles en matière de de probité et de transparence de la vie politique se sont largement améliorées et 2013 a un peu une année, disons riche là-dessus avec la création du PNF, avec en 2015 la création de la haute autorité pour la transparence de la vie publique. Donc, on est dans cette logique de prévention qu'il faut saluer et quand même, on a un arsenal juridique en France qui est qui est particulièrement particulièrement avant-gardiste. vraiment le PNF, c'est une innovation que nous envie beaucoup nos nos voisins européens.

Donc il faut il faut saluer ces ces avancées là et après il faut mettre des moyens, on l'a dit, parce que c'est clairement pas effectif. Et ensuite, je pense qu'il va se poser la question de de ben de la réforme des règles de financement des campagnes électorales, même si en France, on a la chance d'avoir un encadrement au moins en terme de plafond euh de plafond des des des financements par des par des particuliers de de campagne électorale. Mais on verra ce qui se passe avec notamment la campagne d'Emmanuel Macron.

On s'est rendu compte que les réseaux informels, les contributions informelles en fait sont aussi un tout un tout un travail un travail pour faire gagner un candidat et qu'en fait on se rend quand même compte que globalement le plus on a de réseau, le plus on a d'alliés dans les sphères économiques et politiques, le plus on a de chance de de gagner. Donc, il va falloir, je pense, s'intéresser et ouvrir un déma démocratique sur comment on envisage les prochaines échéances électorales. Oui, je je dirais j'ajouterai qu'il n'y a pas de volonté politique euh de lutter contre la corruption.

Donc, on a un dispositif législatif et institutionnel qui est très intéressant, qui est supérieur à ce que connaissent beaucoup d'États proches, mais il y a peu de moyens. Et pour revenir sur la question du financement des campagnes, euh là le jugement a dit euh la campagne n'était pas on n' pas des preuves que la campagne a été financée. Donc l'infraction euh a fait l'objet d'une enfin les personnes ont été relaxées pour cela.

Mais que se serait-il passé si des fonds avaient été injectés dans la campagne présidentielle et avait permis à un candidat de gagner euh permis à Sarkozi de gagner veut dire qu'on aurait eu une campagne usurpée, une élection présidentielle usurpée. Et la question, elle peut toujours se poser. La question peut toujours se poser sous d'autres formes.

Est-ce que la commission des comptes de campagne, elle vérifie après ? La justice, elle vérifie après et après c'est très difficile de remettre en cause un président de la République qui est élu. Donc ça veut dire nous proposons d'ailleurs qu'il y ait un suivi des dépenses de campagne pendant la campagne présidentielle au moins.

Mais c'est un exemple parmi d'autres. Pour ce qui est de la volonté politique, elle est si faible que l'opinion publique l'a bien compris. Euh est-ce que dans l'urobaromètre donc chaque année, il y a tous les 3 ans pardon, il y a un interview de l'ensemble des citoyens européens, des panels et il y a 68 % des Français qui pensent que la corruption est répandue dans notre pays.

Euh sur l'indice de confiance mesuré par le CVIPOF qui est qui travaille avec l'Institut d'étude politique sur l'indice de confiance est un indice qui est le plus bas jamais connu. Donc on voit qu'il y a un certain nombre de de choses qui sont déréglées dans notre système et que la possibilité d'y remédier n'est absolument pas figure absolument pas dans les priorités du gouvernement aujourd'hui. Oh. [Musique]

TOUT COMPRENDRE SUR LE JUGEMENT ET L’INCARCÉRATION DE NICOLAS SARKOZY — Nicolas Sarkozy · Pourquijevote