Mariani : «Reprendre la guerre des chefs à l'UMP, c'est suicidaire»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Un nouveau premier ministre, un nouveau gouvernement qui a pas tellement changé après tout et puis une opposition bah une opposition qu'on entend pas beaucoup et bien c'est l'occasion d'en parler aujourd'hui avec monsieur Thierry Marian qui est le député UMP des Français de l'étranger. Bonjour Thierry Marian bienvenue. Trois petites questions pour commencer.
Oui pardon. Oui ou non ? La réponse.
L'UMP doit-elle condamner officiellement Christine Boutin qui a comparé l'homosexualité à une abonnomination ? Euh c'est difficile. C'est je pense que ce sont des propos excessifs.
Excessifs. La décision de garder Christian Tobira au ministère de la justice vous surprend-elle ? Oui.
Oui. Euh pourquoi ? Pourquoi ? parce que la réforme pénale qui s'annonce est absolument scandaleuse.
Et d'autre part, je l'envuie de voir la cohabitation qu' aura à l'intérieur du gouvernement entre monsieur Vals et madame Tobira qui disaient le contraire quand ils étaient ministres de l'intérieur et de la justice. D'accord. Êtes-vous d'accord avec Pascal Lami qui plaide pour la création de petits jobs euh qui seraiit payé sous le SMIC ?
Oui, parce que c'est une proposition qui fait ces jours-ci. Oui, je pense que il vaut mieux un petit job que un chômage. Je crois qu'on en est à 571 jours de durée moyenne de chômage.
C'est hallucinant. Ouais, c'est hallucinant. Alors maintenant, je vous invite à écouter madame Guigou qui était sur Itlé.
Je pense qu'il y a une vraie cohérence à plaider au ce que ce que Laurent Fabius appelle la diplomatie économique, hein, c'est-à-dire à ce que nos postes diplomatiques soient vraiment d'abord et avant tout engagés sur la réussite de de la France, la réussite de nos entreprises. Donc, il y a cette cet effort de cohérence après savoir le rattachement. Je crois je crois qu'il y a il y a matière à réfléchir.
Moi alors la question elle se dirige au députés des Français de l'étranger. Vous connaissez bien donc comment ça fonctionne à l'étranger. Il y a un débat pour savoir si le ministère du commerce extérieur doit relever de Ber ou doit relever du quadors votre avis ?
Il faut que les diplomates s'occupent un peu de de j'allais dire de business, mais euh pour moi, je veux dire les le commerce extérieur, ça relève avant tout Ber suraliste. Je veux dire euh d'abord euh quand on a une diplomatie active, on se pose pas la question de savoir si on doit avoir d'autres compétences. H deuxièmement, vous le signalez, je suis député des français de l'étranger.
Au-delà de de l'illusion lyrique qui consiste à dire on va s'occuper de la diplomatie économique, ce que je constate c'est que dans la plupart des postes, c'est des réductions d'effectifs. C'est-à-dire, on a beaucoup de belles déclarations à Paris mais sur le terrain, moins de moyens mis à la disposition de nos entreprises. Oui, mais on dit qu'il faut faire des des des économies justement.
Oui, mais il y a des économies à mon avis qu'il ne faut pas faire. C'est justement celles qui peuvent rapporter des emplois en France. Alors, vous parliez de Laurent Fabius, on en parlait tout à l'heure.
L'action de Fabius sur le dossier ukrainien, est-ce qu'elle vous satisfait ? Euh, écoutez, il a bien suivi il a bien suivi la politique américaine et la politique allemande. Voilà, je crois.
Euh, quel est quel a été le rôle et quelle a été l'initiative de la France ? J'en vois pas. Je veux dire, sur ce dossier, on a été à mon avis à la remorque de la diplomatie d'abord américaine et puis ensuite allemande et polonaise.
D'accord. Alors, et comment vous avez trouvé Manuel Vals hier soir ? Alors, je sais que vous voyagez beaucoup mais regardez, il y a internet.
D'accord. Qu'est-ce que vous en pensez ? Le la posture est la posture est agréable.
C'est un gouvernement de combat, mais en réalité ce gouvernement est avant tout un aveu d'échec. Un aveu d'échec des deux années qui viennent de s'écouler. Puisque'en réalité, quand on fait le bilan de ces deux années, c'est un peu dérapage à tous les étages.
Dérapage sur le déficit, dérapage sur l'emploi, la fameuse courbe du chômage dont on attend toujours l'inversion, dérapage sur la dette. euh pour la on a quand même depuis à 1 an on a eu 70 milliards de dettes publiques. Donc euh ce nouveau gouvernement c'est c'est avant tout un aveu d'échec de 2 années euh de monsieur Hollande.
Et de ce qu'il a dit, est-ce que vous pensez que l'orientation est bonne là pour Vals ? Mais comme toujours avec les les socialistes, les mots sont séduisants mais les actions suivent pas quoi. Le problème c'est pas les déclarations, c'est la prévente.
D'accord. Alors, jusqu'à présent, euh, j'allais dire on va s'engager dans des économies, on va bon, c'est très bien, mais les résultats de ces deux dernières années sont exactement le contraire des déclarations. Il y a pas un vrai changement que vous constatez par rapport à ce qui se passe se faisait sous héros.
Bah, écoutez, euh le casting est quasiment le même. On a redistribué les postes à part de nouveaux. Euh la politique, l'inspirateur est le même, c'est monsieur Holland.
Moi, le jour où monsieur Hollande dira "Depuis 2 ans, j'amène la France dans une impasse, depuis 2 ans, je fais une politique qui nous conduit au aux catastrophes qu'on voit notamment sur l'emploi. Là, à ce moment-là, je commencerai à croire qu'il y a qu'on va dans la bonne direction. Aujourd'hui, on a un gouvernement qui persévère dans ces erreurs.
Le fait que les écologistes soient en dehors du gouvernement, c'est bien la manière dont tu es dirigé les le ver, ça ressemble de plus en plus à une secte. Madame Dufau, visiblement a des duflot, pardon, a des comptes à régler. Euh voilà, je veux dire pour moi c'est un non événement.
C'est un non événement. Alors euh on va parler de l'UMP. Il y a eu un article dans le monde daté d'aujourd'hui d'ailleurs dans lequel et bien le président de l'UMP actuel dit que et bien ça il semblerait que Fillon veuille remettre le couvert, veuille continuer à l'attaquer sur les comptes de votre parti.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Que reprendre la guerre des chefs ou montrer qu'on veut recommencer ces conflits, c'est suicidaire. Ce que nous disent les militants, c'est arrêter tout ça.
D'abord, la priorité c'est ce sont les européennes. Ouais. Voilà.
On a eu de bons résultats aux élections municipales. Vous ont étonné ces résultats ? Non, parce que je je pense que les dernières semaines montraient vraiment une catastrophe côté bilan du gouvernement socialiste.
Et puis deuxièmement, le parti quoi qu'on en dise a été remis sur les rails avec Jean-François Copé. Vous savez, je sais pas qui on doit la victoire. Moi, j'aime bien cette phrase du général Geoffre, maréchal Joffre après qui disait "Je sais pas qui aurait gagné mais je sais qu'il aurait perdu en parlant de la bataille de la Marne." Je constate que le parti depuis un an s'est remis de ces de cette élection ratée.
Voilà. Et donc aujourd'hui, réouvrir la boîte de Pandore à savoir qui va être le chef, c'est totalement prématuré, totalement déplacé. Aujourd'hui, le chef, c'est Jean-François Copé.
Ça vous convient tout à fait ? Aujourd'hui, il y a Jean-François Copé avec une direction collégiale où François Fillon et les siens ont ont une place. L'objectif c'est avant tout de gagner les européennes.
Il faudrait pas que les municipales nous, j'allais dire nous rendent euphorique. Les européennes à mon avis seront beaucoup plus durs. Et les européennes, vous avez une chance d'arriver en tête ?
Je pense je pense à condition que devant le Front National ou devant le Parti socialiste ? Je pense que le Parti socialiste aujourd'hui son problème c'est comment ne pas arriver 3è ? Nous avons une chance d'arriver en tête parce que d'abord ce que nous proposons au niveau européen euh et j'allais dire et concret ce que propose le parti de madame Le Pen, on le sait, c'est séduisant mais totalement réalisable.
Vous proposez sur le plan européen je pense que sur le sur le plan européen, il nous faut retrouver une importance au niveau des politiques nationales. Il nous faut retrouver une certaine autonomie. Et par exemple, quand Madame Le Pen propose de sortir de l'euro, ce serait suicidaire pour la France.
Quand madame Le Pen propose tout simplement d'annuler purement et simplement l'espace Schengen, ce serait suicidaire. Par contre, ce que propose l'UMP, c'est de le renégocier, c'est d'avoir par moment des verrou qui nous permettent au niveau de chaque état de pouvoir de garder notre souveraineté sur certains sujets. De garder notre souveraineté sur certains sujets, surtout en cas d'urgence de pouvoir réagir.
Vous souhaitez toujours le retour de Nicolas Sarkozi ? Euh je souhaite qu'on ne parle pas des présidentiels au moins pendant 1 an. Voilà, je crois que on a les européennes, après on aura une autre échéance qui sera euh les Conseils généraux et les régionales et puis après, on aura 2 ans pour parler des présidentiels.
Voilà. Et à ce moment-là, on verra qui est le meilleur. Euh quel bilan vous tirez d'une première année ou de deux premières années de députés des Français de l'étranger ?
Vous avez une circonscription énorme. Oui, mais euh près de 50 pays, je pense que c'est utile, c'est-à-dire qu'on a à l'étranger à peu près 2 millions de nos concitoyens. Ouais. qui euh même si par moment ils ont quitté la France depuis longtemps reste profondément français.
D'accord. Et qui par moment voit aussi la la chute de notre pays sur la scène internationale avec beaucoup de tristesse. Vous le constatez ?
Oui, sincèrement. Oui. Bah oui.
Quand vous êtes par exemple, je reviens d'Australie, euh c'est une évidence. Et donc en réalité, je pense que ces Français-là, il faut s'en servir comme le font d'autres pays, comme un levier pour notre économie, pour notre présence culturelle. Et donc il faut garder le lien avec eux.
Et vous êtes inquiet d'une d'un exode de jeunes français qui partent justement à l'étranger. Vous vous constatez cet exode ? Bien sûr.
Euh que ce soit enfin je suis élu de la circonscription Asie-pacifique ou le nombre de jeunes diplômés d'école de commerce qui à 23 ans partent à l'étranger comme à une époque on allait chercher de l'or en se disant aujourd'hui je viens en Chine, en Australie, en Malaisie parce qu'ils ont l'impression que c'est plus facile. C'est concernant. Voilà, c'est concernant et et j'allais dire ça interroge tous les politiques y compris la droite.
C'est pourquoi notre pays désormais ne donne plus à une partie de sa jeunesse l'impression qu'elle peut réaliser ses projets euh en France. Voilà, ça je crois que c'est un objectif qu'on doit se fixer. C'était le tol qu'ange le Figaro de Thierry Marian qui nous a dit plusieurs choses.
Qui nous a dit d'abord que et bien le gouvernement Vals c'était le constat et un aveu d'échec des deux années précédentes euh du début du quinqueda de François Hollande. Il ne souhaite évidemment pas que la guerre des chefs à l'UMP reparte. Ça serait suicidaire, dit-il.
Euh et Thierry Marian nous dit aussi que comme député euh des Français de l'étranger, bien il constate un exode certain des jeunes français qui partent voir ailleurs si si l'herbe est plus verte. Merci Thierry Ryan. Merci.
Thierry Mariani