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interviewSud Radio (sur YouTube)· 1 décembre 2025 4 min

Françoise Degois - "Labellisation des médias : de quoi Macron se mêle-t-il ?"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

7h10h, Maxime Liedo, il est 8h08 ce matin et croyez-moi, elle est libre. Bonjour Françoise de CR. Bonjour mon cher Maxime Liedo, Maxime Cluedo parce que là j'ai j'ai une énigme pour commencer.

Ah oui ben là ça c'est sûr parce que vous nous parlez ce matin d'un personnage qui revient sur le devant de la scène. Vous avez nommé pour qu'il apparaisse devant la scène le monsieur de quoi je me mêle. Oui alors Maxime Cuedo.

Je sais pas la dernière fois tout à l'heure vous m'avez fait un très bon jeu de mot. Françoise de je me mêle. Ouais voilà.

On est lundi matin. Ah oui monsieur de quoi je me mêle alias aka Emmanuel Macron le président de la République en personne un peu porté disparu. Il faut quand même le dire Maxime depuis 2 mois car c'est bien son premier ministre qui a pris les clés du camion et que la séquence budgétaire occupe tous les esprits.

Et donc que fait Emmanuel Macron ? Et bien il réapparaît avec une idée Sogrenu. Alors notez bien je dis Sogrenu car j'ai envie d'être aimable ce lundi matin.

On va pas commencer à mort. Oui. On sent que c'est de la générosité là.

Je suis dans la bienveillance là, la labellisation des médias, autrement dit comme les Nutriscorp, voyez un classement qui flécherait des médias fiable et ceux qui ne le sont pas. Bon, autant vous dire que les brom sont tombés littéralement, ça n'existe pas he Maxime. Un pouvoir politique qui décide qui fait de la bonne information et qui n'en fait pas.

Oui, enfin euh précision, ça existe lorsque c'est une dictature et tout de même malgré l'ensemble des complotistes en tout genre, Emmanuel Macron n'a pas l'intention, je pense, de commencer une carrière de dictateur. Donc c'est bien aux spectateurs en fait, Maxime, aux lecteurs, aux téléspectateurs de dire si oui ou non un média est fiable. Nous sommes dans une démocratie et moi par exemple je n'aime pas du tout la ligne éditoriale de ces news.

C'est un euphémisme et pourtant je n'accepterai jamais qu'un élu quel qu'il soit y compris de gauche se permette de légiférer sur un classement des bons et des mauvais élèves. Mais justement est-ce que vous savez avec tous les arguments que vous venez de donner pourquoi le président fait ça ? D'abord parce qu'il est opportuniste Emmanuel Macron et que toute la polémique autour de ces news lui donne l'occasion de mettre son grain de sel.

Sauf que on ne veut pas être désobligeant. Mais qui a alimenté ces news pendant des années ? Qui a invité à dîner régulièrement Pascal Pro à l'Élysée ?

Pascal pro prévenu d'ailleurs avant tout le monde et même peut-être avant Gabriel Atal de la dissolution par le conseiller spécial d'Emmanuel Macron Bruno Roger Petit qui a dit à Éric Zemour je suis souvent d'accord avec vous et qui l'a fait savoir et Macron lui-même. Donc nous sommes dans la pire faute politique. Nous sommes dans une incohérence totale entre le personnage, ce qu'il dit, ce qu'il fait et la réalité des faits.

La deuxième raison et bien Maxime, c'est la peur du vide. C'est très classique chez tous les chefs d'état en fin de parcours surtout en cohabitation ou bien en minorité parce que je ne sais pas si on peut parler de cohabitation. C'est difficile de passer d'une adrénaline permanente pour gérer un pays à des engendas de plus en plus vides.

On lui en voudra pas. Ils y sont tous passés mais c'est pas une raison pour raconter n'importe quoi. Et ce que vous nous dites aussi dans cet argumentaire, c'est que cette idée-là justement de la labellisation de certains médias, ça nourrit encore un peu plus la polémique qui fait rage entre le groupe Bolloré et le service public.

Ah oui ! Alors là, Maxime, ça tire à balle réelle depuis le complément d'enquête sur la chaîne diffusée par France 2 jeudi soir. Grosse audience, des accusations rues, des ripost de l'ensemble du groupe par les animateurs phares, notamment sur le fameux rapport de reporteur sans frontière rendu à l'Arcom qui a refusé de valider le contenu de ce rapport très critique à l'égard de ces news et depuis jeudi soir, ça défaille dans tous les coins.

À tel point d'ailleurs que j'ai du mal à suivre les épisodes. Chacun étant persuadé qu'il incarne le camp du bien Maxime hein de la liberté d'expression et de l'analyseus. Chacun pense c'est moi qui y suis le mieux et là le cas d'école justement pour reboucler comment on la belliss news et France 2 mon ami vous avez 2 heures en fait non vous n'avez rien car on ne le fera jamais et c'est heureux et ça c'est sûr que c'est heureux en revanche on aura pas 2 heures mais on aura une bonne demi-heure dans un instant ma chère Françoise Dogois on va se boxer avec je le crain je le crains mais de la boxe idéologique évidemment parce que nous sommes contre la violence politique ici ma chère François ça sera dans le grand ça sera En tout cas, je sais pas si quelqu'un peut nous apporter c'est ça là ou des gaufres.

Je suis plus tendance gaufre en ce moment cette de Noël qui s'ouvre mais en effet 8h30 le grand débrief. On se posera cette question mais pas tout seul avec vous auditeurs de Sud Radio. Un label pour les médias fiables c'est en tout cas le souhait du président de la République.

Est-ce que Emmanuel Macron souhaite étouffer la liberté de la presse ? C'est le débat qui nous animera entre 8h30 et 9h pour l'heure. Il est 8h12.

C'est Jean-François Achili qui fait son entrée dans son studio pour l'interview politique.