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interviewBFM TV (sur YouTube)· 20 septembre 2023 20 min

Face-à-Face : Gérard Larcher

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] BFM TV face à face Apolline de Malherbe il est 832 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Gérard Larcher merci d'être devant moi ce matin pour répondre à mes questions vous êtes le président du Sénat on va revenir avec vous sur ce qu'il ce qu'il ferait ce qui fait la priorité pour vous en cette rentrée il y a les questions budgétaires il y a les questions d'immigration il y a des questions de service public d'accès pour les Français au service public et je voudrais d'ailleurs qu'on commence tout de suite par la question de la santé je recevais ce matin sur RMC le président du Samu urgence de France qui dévoilait un rapport accablant accablant sur le système des urgences cet été qui a et le disait très clairement mis en péril la santé des Français à écouter c'est un rapport qui est accablant c'est accablant parce que notre système est véritablement en train de s'effondrer on n'est plus en capacité aujourd'hui la Surer à chaque patient le fait qu'il sera pris en charge à côté de chez lui comme c'était prévu dans le schéma national à 30 minutes chacun de chez soi on devait avoir un service d'urgence ouverte qui pouvait accueillir ça fait peser dit-il sur la santé des Français une véritable menace on parle des territoires vous en parlait régulièrement quand vous entendez ça vous réagissez comment d'abord félicitations merci de ce bâtard le président du Sénat est d'or l'émission numéro une reconnu merci des missions politiques du matin notamment Apolline matin la matinale que j'ai le bonheur de piloter chaque jour a reçu le prix de la meilleure émission de radio merci je vous interroge malgré tout sur la France donc cette question de la santé je peux vous dire c'est la première des questions que je rencontre dans le territoire et vous avez ce rapport qui est donné par le président de celui qui suit le système d'urgence les murs mais j'étais à Gien au printemps dernier fermeture des urgences médicales agiens la nuit dans cette région de la Sologne nous savons aujourd'hui que la demande d'urgence a explosé plus 42% quasiment que nous avons un problème de capacité de réponse que nous avons un sujet de permanence des soins sur le terrain cette réalité là c'est une réalité vécue quand vous avez en moyenne sur l'année 2022 13 heures d'attente aux urgences du CHU de Nantes ça ne m'est pas en cause les hommes et les femmes dans ce CHU mais la réalité dans un pays où aujourd'hui on a effectivement ses attentes comme vous dites on a aussi des témoignages et j'en ai recu recueillis nombreux sur RMC de cette Stéphanie la semaine dernière qui nous dit que son père est mort cet été qu'elle a appelé les urgences qu'on lui a répondu mais écoutez nous n'avons pas assez d'ambulance nous n'en avons plus qu'une pour tout le secteur elle était à plus d'une demi-heure des urgences son père est décédé 5 minutes avant l'arrivée de l'ambulance quand vous avez toutes ces situations individuelles de Français qui parfois vont jusqu'à décéder faute de ses soins est-ce encore la France est-ce encore possible d'accepter cela j'ai l'impression que ça fait des semaines des mois des années maintenant qu'on présente réellement que c'est inacceptable je reviens à Julien parce que vous êtes un habitant de cette ville de cette région vous êtes dans la nuit il y a plus d'urgence médicale ça pose aussi la question de la permanence des soins assurés par les médecins dans le territoire il n'y a plus d'obligations de médecins de garde il y a de moins en moins de visite à domicile le Sénat par rapport à ça qu'est-ce que nous avons fait qu'est-ce que nous avons proposé d'abord assurer la permanence des soins c'est une vraie priorité mais d'abord la présence médicale nous avons voté depuis deux ans que la quatrième année d'internat en médecine générale 4000 par an se déroule dans ces zones qui sont soudains de dernière année délocalisée dernière année on est quasiment médecin on attend toujours le décret on sait que ça ne fait pas plaisir aux internes mais la réalité c'est qu'il y a plus de 6 millions de Françaises et de Français qui n'ont plus de médecins traitants mais est-ce que vous nous dites ce matin j'ai un marché et c'est terrible parce qu'on se rend souvent compte quand on commence à regarder dans le détail qu'il y a un décalage entre les annonces et les faits quand vous dites on n'a pas le décret ça veut dire qu'en fait on a parlé de ces situations là on a parlé des décisions et c'est pour ça que nous demandons de la manière la plus ferme la plus solennelle que le décret soit pris en même temps les élus ils font souvent le maximum sur le terrain création de maison de santé pluridisciplinaire pour attirer fixer les médecins nous avons je pense dans mon département à montfort-l'amailler Montfort-l'Amaury cette année créer une maison médicale de garde pour la nuit et le week-end parce que aussi l'appel aux urgences et parfois un appel foot de réponse sur le territoire et donc cette réalité là il faut impérativement la traiter bien sûr il faut aussi reconnaître le travail des soignants médecins infirmière aide-soignante de nuit ils ont été revalorisés en 2022 cette revalorisation va être pérenne nous avons des sujets de numérus clausus mais c'est une des préoccupations majeures des Français et je peux vous le dire il n'y a pas une assemblée générale de maire dans le pays où cette question ne soit pas la première question posée par les élus tout ça ça coûte des sous Bruno Le Maire le ministre de l'Économie l'esplanner un doute sur votre capacité réelle à tenir les comptes il vous accuse dans le Figaro aujourd'hui de ne pas véritablement jouer le jeu jouer le jeu de de la réduction des dépenses les LR seront-ils au rendez-vous du désendettement de la France je vous pose la question d'abord c'est étonnant que ceux qui ont été la France de plus de 700 milliards en six ans se pose aujourd'hui en quelque sorte en donneur de leçons il y a des dépenses publiques utiles et nous venons dans l'évoquer une dans le domaine de la santé mais nous avons un rendez-vous très clair pour tester c'est là j'ai de loi de programmation des finances publiques qui va venir à la fin de semaine jusqu'en 2017 aujourd'hui le ministre de finances 2000 portes que nous soyons en 2025 à 3,7 de déficit par rapport aux produits intérieur bruts nous nous proposons 3% c'est 15 milliards d'écart sur une dépense publique générale d'un peu plus de 1500 milliards nous lui proposons par exemple de décomplexifier notre l'OCDE vient de nous dire que la complexité française coûte 60 milliards par an à l'ensemble de nos services publics de notre économie du fonctionnement de nos services et de l'industrie et de l'agriculture de l'administration code de l'urbanisme c'est plus 40% en disant par exemple le code général des collectivités territoriales c'est plus 300% en 20 ans second des sujets nous avons 1300 agences de l'État qui représente 20% c'est quoi des agences de l'État une agence de l'État par exemple le Centre National de la Consommation savez-vous que dans la consommation puisque c'était votre thème hier notamment sur le grammage des produits exactement en quelque sorte une forme de tromperie par rapport à la distribution des produits il y a cinq agences qui s'occupent d'alimentation personne ne s'en était préoccupé hormis un député l'air et notre groupe de travail au Sénat sur regalim mais c'est combien de personnes qui travaillent dans cette agence par exemple d'observation de la consommation mais c'est 20 % de la masse salariale de l'État si nous commençons réfléchir à cette multiplication d'agences qui est un phénomène que nous voyons sur le terrain depuis 20 ans on y va sèche on y va progressivement mais on définit une trajectoire et donc sur le budget je peux vous garantir Monsieur le Maire proposez-nous une trajectoire à 3% pour 2025 et pas pour 2027 et ça c'est ce que le Sénat avait proposé il y a un an et c'est bien sûr ce que sera notre position et donc vous proposez et vous lancez cet appel à Bruno Le Maire et Isabelle déjà laissé entendre qu'elle devrait utiliser le 49-3 pour le budget là pour le coup à l'Assemblée ça veut dire qu'il n'y aura pas de dialogue fécond ça veut dire qu'elle considère que les LR ne viendront pas au secours du budget je souhaite un dialogue fécond en tous les cas avec le Sénat nous y sommes prêts la commission des finances le pratique en ce moment à la rentrée parlementaire puisque nous sommes renouvellement du Sénat le 24 septembre nous poursuivrons ce dialogue toujours ouvert au dialogue c'est le principe du Sénat maintenant faut des gestes concrets ces gestes concrets il faut aussi par exemple que on arrête d'annoncer les dépenses supplémentaires y compris au niveau de l'exécutif souvent avec des très bonnes intentions je pense par exemple au transport collectif ça pèsera sur les collectivités territoriales sera donc une conséquence fiscale importante pour les collectivités territoriales alors sur les questions des transports il y a aussi la question de l'essence et du carburant quand vous entendez un Xavier Bertrand qui est pourtant de votre famille politique qui dit qu'il faut aider les consommateurs qu'il faut aider les automobilistes baisser de 10 à 15 centimes le litre pour vous êtes plutôt Bruno Le Maire qui dit non c'est pas possible nous pouvons pas c'est 12 milliards et d'autres devons faire 15 milliards de réduction de dépenses de même que j'entendais le rassemblement national proposé l'effacement de la TVA sur les carburants c'est près de 10 milliards il faut qu'on se dise des choses en vérité on ne peut pas avoir un double discours on peut pas être schizophrénique notre pays médaille d'or de la dépense publique près de 58% médaille d'or des prélèvements obligatoires est-ce qu'il peut continuer à avoir plus de 3000 milliards de dettes alors notamment que les taux d'intérêts sont passés au-dessus de 3%. Gérard Larcher il y a un autre motif de débat de bras de fer avec les LR c'est la question de du projet de loi immigration d'abord vous en avez vous avez commencé à en voir la couleur est-ce qu'on vous a proposé un projet est-ce que vous avez une date un calendrier d'un projet qui est aujourd'hui devant la commission des lois puisqu'il avait été déposé discuté il a été suspendu je le rappelle au moment je veux dire des crispations très fortes dans le pays sur la réforme des retraites et j'avais souhaité qu'on suspendre l'examen parce que je pense que ça nécessite d'être examiné sereinement c'est une nécessité même le président de la République en sa longue interview nous a bien dit que ça pouvait plus continuer ainsi donc le texte psychique un certain nombre de mesures qui ressortent de la loi ordinaire l'ensemble des procédures l'ensemble notamment de ce qu'on appelle le mieux disant social les visas étudiants tout ceci relève de la loi ordinaire mais nous savons que pour avoir une loi efficace et non pas la loi à Colombes 2018 qui n'a servi à rien et bien il faut aussi jouer sur un certain nombre de paramètres sur un droit par exemple comme l'asile tu as le droit sacré dont on voit bien qu'il est détourné et donc il faut constitutionnellement fixé que sauf qu'à exceptionnel l'asile se demande à l'extérieur des frontières et dans nos consulats si la demande n'est pas faite avant d'arriver sur le territoire français elle sera systématiquement refusée ne pourra pas être déposé sauf qu'à exceptionnel c'est tout simplement une procédure vous savez le premier semestre l'agence européenne qui suit les questions d'asile plus 28% de demandes d'asile première destination l'Allemagne deuxième l'Espagne troisième la France face à l'explosion des demandes d'asile qui ont large majorité est rejeté mais qui est quelque part l'entrée en quelque sorte de devoirs dans le pays on a un deuxième sujet qui relève de la Constitution c'est quelle politique de regroupement familial on nous dit souvent mais vous avez l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme non nous avons l'interprétation de la Cour de justice voilà pourquoi il faut un examen constitutionnel notamment pour s'appuyant sur l'article 4 donc c'est du traité qui reste pour vous pour vous il faut changer la constitution est-ce qu'il faut passer par un référendum est-ce qu'il faut passer la Constitution pour changer la constitution aujourd'hui n'ayant pas de majorité ça va être très très difficile c'est que nous avons si nous avons une majorité dans les deux assemblées on peut l'avoir sur ce texte et bien le président de la République il pourra je pense qu'on pourra l'avoir au Sénat on a un troisième sujet c'est quelle politique de quota pour quel pays mais il y a une position claire majorité sur les points que vous voulez nous dire mais il y a aussi un point qui coince qui est cette question de la régularisation des travailleurs sans papier dans les dans les métiers en temps sur vous ne metteriez pas ça dans cette partie là de la loi c'est dans la loi pour vous en sortir c'est la loi ordinaire c'est des articles 3 et 4 qui sont présents à la commission nous avons 500 000 étrangers au chômage à ceux qui nous disent mais on a des besoins métiers en tension occupons-nous nous nous 3 millions de chômeurs et parmi eux parce que c'est un facteur d'intégration parce qu'on parle beaucoup d'immigration moi je crois la politique d'intégration je crois qu'elle est indispensable et l'intégration par le travail c'est quelque chose de tout à fait essentiel on a 500 000 étrangers au chômage et on nous parle on appelait d'autres ou dans régulariser d'autres non je le dis clairement la loi ordinaire nous permet de réguler de ne pas être le pays le mieux disant social nous permet un certain nombre de choses mais il y a les limites constitutionnelles que j'évoquais et il y a un instant sur l'asile les quotas ou le regroupement familial Gérard Larcher la rentrée des classes s'est fait cette semaine c'était aussi la rentrée de Gabriel Attal qui a fait notamment l'interdiction de la Baya l'un de ces marqueurs est-ce que vous le soutenez là dessus oui parce qu'il fallait si une forte pour les chefs d'établissement et pour les enseignants il fallait aussi réaffirmer que l'école de la République ça a un sens que cette école ne peut pas être lotage des toutes les formes de séparatisme je soutiens aussi quand on nous dit priorité au savoir fondamentaux le choc priorités l'autorité vous savez qu'en 40% des enfants qui rentrent en sixième n'ont pas tout à fait l'acquisition des fondamentaux en écriture ou en maths vous connaissez nos classements en écriture dans le CDE on est au 18e rang en maths au 30e rang donc toutes ces démarches là je les soutiens avec un autre point quand je pense à une enquête Ifop de 2022 répété en 2023 quand un tiers des enseignants disent qu'ils ont vu contester leur enseignement que plus de 50 même 56% des antillons dans une enquête que quelque part il s'auto-censure vous savez l'école de la République ça doit être vraiment une école où l'enseignant est libre peut transmettre les valeurs et doit être préservé de toutes les pressions de notre société la laïcité c'est aussi ça à rester brillant nous le rappeler je le dis toujours la loi doit protéger la foi tant que la foi n’entend pas dicter la loi et à l'école c'est Gérard vous estimez donc que Gabriel Attal ses premiers pas en tout cas sont plutôt satisfaisants Édouard Philippe Édouard Philippe fait bien sûr partie de notre famille politique voilà ce que vous avez dit il pourrait même être votre candidat j'ai peut-être besoin de clarifier ma position Édouard Philippe il a été je le rappelle secrétaire général de l'UMP député UMP qlr nous étions ensemble il a dit récemment moi je suis un homme de droite alors c'est vrai que nous sommes dans le même courant de pensée politique mais c'est sans doute ma clarification lui il a pris la décision de quitter la famille des républicains moi je suis resté dans la famille des républicains j'entends participer à son redressement à la retour d'une relation de confiance avec les Français alors soyons clairs nous ne sommes pas aujourd'hui dans la même famille politique même si le courant politique que nous représentons derrière quelqu'un comme Édouard Philippe présenter la droite au sens large viendra le temps de 2027 aujourd'hui il faut d'abord répondre au préoccupations des Français vous m'avez parlé d'inflation ou même parler de santé vous m'avez pas parlé mon aurait pu en parler de sécurité qui sont les attentes des Français vous savez quand je vais sur le terrain en ce moment beaucoup de questions y compris dans des départements qui n'ont pas été touchés sur ce qui s'est passé au moment des émeutes qu'est-ce que ça signifie de notre société voilà des sujets sur lesquels il faut que vous entendez pas le moment mais en tout cas vous dites vous dites pas pas question voilà je suis clair et c'est pas aujourd'hui ce sur quoi je me positionnerai d'abord répondre aux français Gérard Larcher injuste un mot sur la sécurité ce matin sur RMC justement je recevais des associations et des familles des quartiers nord de Marseille ils assignent l'État en référé pour non-assistance en quelque sorte à personne en danger avec la situation dans ces quartiers avec l'insécurité avec des les enfants qui se retrouvent en première ligne est-ce qu'au fond à un moment l'état doit pas dire oui c'est vrai on a failli on est en train de faillir on demande pas les time contrition on demande à l'état un engagement pour assurer la sécurité mais là aussi il faut qu'on soit cohérent et logique quand on retrouve la laïcité à l'école quelque part on en voit un message quand on combat le trafic de stupéfiant je pense à Nîmes vous voyez bien que il y a des conséquences aujourd'hui le besoin d'ordre le besoin d'État de droit c'est un besoin essentiel voilà pourquoi je redis ma confiance dans les policiers et dans les gendarmes qui ont en charge le respect de cet état droit Gérard Larcher président du Sénat merci d'avoir répondu à mes questions ce matin sur RMC et BFM TV il est 8h52

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