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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 25 janvier 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueNumériqueInstitutions & électionsSantéÉconomie & entreprises

Primaire à gauche, PS, municipales... Patrick Kanner dans le 8h30 franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Sur l'annonce d'Emmanuel Macron d'interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans dès la rentrée prochaine, est-ce que c'est une urgence selon vous ?

  • 2:00RelanceRéponse directe

    Du côté de la France insoumise, on parle de paternalisme numérique. Est-ce que c'est à l'État de jouer ce rôle de régulateur ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Marine Tondelier a critiqué le budget en disant qu'il était très mauvais. Vous partagez son avis ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Sophie Binet (CGT) a qualifié le budget de très mauvais. Vous avez participé à son élaboration, qu'en pensez-vous ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    La droite sénatoriale a accepté de renvoyer le budget à l'Assemblée nationale. C'est une bonne chose ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez continuer à négocier avec le gouvernement sur des textes comme la décentralisation ou la Nouvelle-Calédonie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Patrick KannerChiffre
    « Si je fais le calcul 10 à 15 ans, c'est près de 4 millions de jeunes qui sont concernés. »
  • 3:00Patrick KannerFait
    « En 81 88 2012, la gauche socialiste a gagné ses élections présidentielles dans une diversité. »
  • 7:00Patrick KannerChiffre
    « 5 millions de fonctionnaires, leurs salaires vont encore baisser cette année. »
  • 8:00Patrick KannerFait
    « Le budget de l'audiovisuel public va baisser. »
  • 15:00Patrick KannerFait
    « Quelqu'un toute personne a le droit de disposer de sa vie et donc toute personne a le droit de disposer de sa fin de vie. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Patrick Caner. Bonjour. On va parler du budget, de l'aide à mourir, de l'avenir du Parti socialiste à l'approche de la prochaine présidentielle.

Mais avant, on voulait votre avis ce matin sur une annonce d'hier soir Emmanuel Macron qui engage une procédure accélérée pour interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans et ce dès la rentrée prochaine. Il y avait urgence ? Oui.

Et alors pour nos auditeurs, une procédure accélérée, ça veut dire qu'il n'y a qu'une seule lecture à l'Assemblée nationale, une seule lecture au Sénat et une commission mixe paritaire pour essayer de trouver un accord. Oui, il y a urgence. Euh, c'est un sujet de société qui est majeur et on voit bien aujourd'hui euh les dérives, les dégâts sur l'esprit de beaucoup de nos jeunes.

Simplement, et ce sera sûrement l'interrogation que nous porterons au Sénat quand le texte arrivera, c'est comment mettre en œuvre ? Comment mettre en œuvre ? Vous savez euh moi j'ai j'ai un petit fils de 10 ans qui qui a reçu son premier portable téléphone portable et donc si je fais le calcul 10 à 15 ans, c'est près de 4 millions de jeunes qui sont concernés.

Donc comment on les accompagne ? Comment on prévient les dérives ? Voilà en tout cas oui, il faut s'en saisir.

La recette miracle n'existe pas dans les pays qui ont tenté en tout cas de mettre en place cela. Du côté de la France insoumise, justement, on parle de paternalisme numérique. Est-ce que c'est à l'État de jouer ce rôle de régulateur ?

Écoutez, l'État doit avoir cette mission de régulation. Euh il a la main entre guillemets sur l'éducation nationale. Euh il doit aussi s'appuyer sur les collectivités territoriales qui font de la prévention, notamment les départements.

Donc tout cela doit s'écrire dans la loi, en tout cas s'inscrire dans une démarche positive pour les jeunes puisque aujourd'hui c'est c'est vrai que passer des heures des plusieurs heures par jour 4 heures par jour pour les adolescents sur les réseaux sociaux sur les réseaux sociaux c'est c'est le une porte ouverte à tous les risques, à tous les débordements. Donc il est important que le parlement s'en saisisse. Patrick Caner, j'imagine que vous avez entouré d'une croix rouge la date du 11 octobre prochain dans votre agenda puisque l'on l'a pris hier, c'est la date de la prochaine primaire de la gauche et des écologistes qui sera organisé.

Marine Tondelier a notamment pris la parole hier pour défendre son principe. Madrine Tondelier, patronne des écologistes. C'est un très mauvais budget.

Je vais prendre un exemple pour les fonctionnaires. 5 millions de fonctionnaires, leurs salaires vont encore baisser cette année. Le budget de l'audiovisuel public.

Ah, ce n'est évidemment pas le bon. C'est Sophie Binet qu'on sans doute écouter plus tard. Ce qu'elle disait Marine Dendelier, c'est que la seule façon d'y arriver, c'est d'y aller ensemble, de se départager, d'avoir une candidature unique à gauche, que tous ceux qui pensent l'inverse se trompent.

Est-ce que vous vous réjouissez de cette primaire ? Écoutez, je sais que l'Union de la gauche, d'une partie de la gauche en l'occurrence ça peut être un totem pour pour certains. Moi, j'ai là j'ai l'expérience qui montre qu'en 81 88 2012, la gauche socialiste a gagné ses élections présidentielles dans une diversité.

Vous connaissez la dage dans un scrutin majoritaire à deux tours, on choisit au premier tour, on élimine au second tour. Donc oui, c'est bien d'avoir une dynamique mais la dernière fois où nous avons eu un candidat euh unique pour la gauche cette gauche à savoir gauche du PC qui n'y est pas là pour l'instant, les verts les radicaux de gauche, le MRC, c'était Benoît Amont euh en 2017 il a fait 6,35 %. Donc donc c'est une mauvaise idée.

J'ai dis pas c'est pas une mauvaise idée. Je dis simplement que ce n'est pas automatiquement ce qui permettra à la grosse le parti socialiste, il participera ou pas ? Parce qu'il y avait Olivier Fort au premier rang de cette conférence de presse.

On a bien compris que la candidature l'intéressé. Comment vous regardez cette présence ? n'a pas encore été validé par les instances du Parti socialiste.

Si vous voulez, je suis très perplexe sur la présence de Lier Fort à cette conférence de presse. Qu'il soit présent à la à une réunion de travail sur la mise en œuvre d'un programme de gauche n'est aucun problème. Mais sa présence alors qu'il n'avait pas de mandat du bureau national du Parti socialiste qui est notre instance décisionnaire et bien ça me gêne.

Oui, je dis ça ça me gêne. Et et surtout il a communiqué hier en fin de soirée pour dire tout l'intérêt qu'il portait à la démarche. Ça ça relève de la décision souveraine des militants socialistes.

Donc il s'est trop avancé. Il a il a joué sa partition plutôt que la partition des socialistes. Il y croit.

Il a le droit d'y croire. Moi, les primaires, vous savez, je suis perplexe. J'ai vu la primaire populaire avec madame Tobira en 2012 et on sait ce que ça a donné au bout du bout.

Donc je pense qu'il faut donner du temps au temps en la matière. Et pour moi, le temps c'est d'abord l'échéance municipale. Nous regarderons d'abord quels sont les rapports de force au sein de la gauche, de cette gauche pour les municipales et nous pourrons ensuite mieux décider.

Donc, et c'est ce que nous avons nous-mêmes acté dans notre bureau national du mois de janvier dernier, du 13 janvier dernier pour être très précis, l'installation d'un comité de préparation des élections présidentielles qui sollicitera le vote des militants socialistes après les municipales. Donc pour résumer pour l'instant, Olivier Force est avancé, les socialistes ne sont pas tous engagés vers cette primaire. Je respecte l'intérêt que porte Olivier Fort en tant que militant socialiste à cette démarche, mais Olivier Fort est premier secrétaire. et son rôle est de mettre en œuvre les décisions souveraines du Parti social.

Donc vous condamnez euh sa présence et le mot de condamner est bien trop fort. Je vous exprime une grande réserve sur euh cela. Je ne voudrais pas qu'il y ait de confusion par le fait que Olivier Fort soit présent à cette conférence de presse qui annonce les choses.

D'ailleurs, ce que j'ai vu sur les images qu'on qu'on voit pour celles et ceux qui nous regardent à la télévision, qu'est-ce que je vois ? Je vois le groupe des verts à l'infléation. Il n'y a pas Raphaël Luxman, il n'y a pas Jean-Luc Mélenchon.

Il n'y a pas Fabien Russell donc une partie du papis socialiste et c'est et les écologistes c'est Olivier Fort à l'Assemblée nationale puisque debout de monsieur Ruffin l'après de madame Clémentine Autin Génération de monsieur Lucas je leur fais de la pub et les verts c'est le même groupe et d'ailleurs des collègues que je respecte mais qui ne sont qui sont incapables par la petitesse de leur force politique de composer un groupe à l'Assemblée nationale. petite primaire de la gauche, on l'aura compris. On voulait aussi vous entendre sur le budget.

Oui, sur le budget effectivement puisque l'examen du budget va commencer demain au Sénat. Patrick Caner, la droite sénatoriale a accepté après négociation de ne pas l'examiner mais de le renvoyer d'emblé à l'assemblée. Ça fait 10 jours de gagner pour le gouvernement.

C'est une bonne chose ou une occasion ratée ? Alors tout d'abord, ils n'ont pas encore eu ce débat au Sénat. Ça paraît bien parti parce que la droite a dit qu'elle était en faveur et Gérard Larchet ce matin.

Oui. Donc effectivement, nous aurons ce que nous appelons je pense jeudi prochain ce qu'on appelle une question préalable qui renverra le budget à l'Assemblée nationale qui aura le dernier mot. Oui, il faut maintenant aller vite.

Je veux dire encore une fois ce projet de loi de finance n'est pas parfait loin de là. Sinon, nous aurions voté comme nous l'avons fait d'ailleurs pour le PFS, ce qui n'était pas parfait mais qui avait des avancées. Donc voilà, il faut en terminer.

Vous savez, je participe à de très nombreuses cérémonies de vœux en ce moment. Je n'entends aucun maire me dire "Mais continuez le débat, allez-y." Non, ils veulent un budget pour la France.

Mais justement, ce budget, il est bon ou pas ? Parce que on va vous entendre un dessus, mais on a posé la question à votre place à Sophie Binet justement qu'on a entendu tout à l'heure, la secrétaire générale de la CGT et voici sa réponse sur la qualificative. Pardon.

C'est un très mauvais budget. Je vais prendre un exemple. Pour les fonctionnaires, 5 millions de fonctionnaires, leurs salaires vont encore baisser cette année.

Le budget de l'audiovisuel public va baisser. Le budget de la culture continue à baisser avec une catastrophe dans tout le secteur euh culturel. Pourquoi ?

Parce que le gouvernement refuse de taxer les riches. Patrick Caner, si on suit son raisonnement à Sophi Binet, vous avez participé à l'élaboration d'un très mauvais budget. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Écoutez, je je respecte madame Biné, mais elle n'est pas parlementaire. Euh, elle a le droit de commenter le travail du euh du parlement naturellement. Euh mais euh elle a mis le doigt sur des choses qui me posent effectivement problème mais euh en même temps euh ben sur l'audiovisuel public par exemple, je suis ici sur une chaîne, euh je peux vous dire que nous allons nous battre et d'ailleurs je vais émettre avec quelques autres collègues une tribune cette semaine pour dénoncer cette baisse des crédits à l'audiovisuel public que je défends Mordicus ainsi que vous le savez à partir de là.

Néanmoins, oubliez l'année blanche, euh le 1 € pour les repas pour les étudiants dans les restaurants universitaires, euh la remise en route de la prime rénove, euh tout cela euh montre que oui, notre négociation a pu être utile. Moi, j'insiste vraiment beaucoup là-dessus. Nous n'avons pas tout obtenu, notamment en matière de justice fiscale.

Mais néanmoins, nous pensons qu'aujourd'hui, il y a là un point d'équilibre qui est acceptable et qui justifie pleinement notre non censure euh donc sur ce vote du budget la semaine prochaine. Une des revendications des sénateurs, c'était que les communes, les départements soient épargnés des mesures d'économie. On rappelle que ce sont les maires qui votent pour les sénateurs, qu'il y a des sénatoriales en fin d'année.

Est-ce que ce n'était pas un peu électoraliste comme objet de négociation ? Mais les collectivités territoriales ont toujours été associé à l'effort de la nation, parfois durement. Et là, l'effort qui était prévu était de plus de 4 milliards d'euros.

Il est ramené à 2 milliards d'euros. Euh voilà. Donc oui, notre négociation a été utile pour les collectivités territoriales, même si encore une fois la maquette définitive est loin d'être parfaite, mais à un moment donné, il faut choisir.

Est-ce qu'il eut été bon pour le pays de devoir repasser par une case censure, par une case voire même 10 solution ? Il faut avancer et ce que je sais c'est que la loi spéciale qui est aujourd'hui en vigueur que nous avons voté en décembre dernier coûte cher au pays et ne permet pas des dépenses nouvell dans la situation internationale qui est la nôtre. Renforcer les moyens de la de la défense c'est essentiel et bien ce budget va permettre de le faire.

Justement au nom du bon pour le pays. Est-ce que vous allez continuer à travailler main dans la main en tout cas à négocier avec le gouvernement ? Sébastien Lecornu a promis un grand texte sur la décentralisation, par exemple, une loi d'urgence sur l'agriculture, un texte pour instaurer une allocation sociale unique, bon ça c'est plutôt pour pour la droite, un projet de loi pour réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie et cetera et cetera.

Est-ce que sur ces dossiers vous allez dire "OK, on continue, on va régulièrement à Matignon, on négocie avec le gouvernement". Nous n'avons jamais refusé d'aller ou à Matignon ou dans les ministères. Vous évoquez la nouvelle Calédonie.

Moi, j'ai en lien permanent avec l'exécutif, la ministre BAM Mou mais aussi le premier ministre voire même le président de de la République. Donc oui, nous continuons à travailler. Nous sommes dans l'opposition mais nous sommes une opposition utile et nous essayons d'aller chercher des victoires sujet après sujet. la Nouvelle-Calédonie.

Nous avons évité le pire la Nouvelle-Calédonie par cette consultation qui avait été imaginée par l'exécutif visant à demander à un accord des Calédoniens sur les accords de Bougival. Excusez-moi d'être un peu technique. Et bien euh nous avons fait notre œuvre.

Hm hm. Être dans l'opposition c'est ne pas être systématiquement contre. c'est de négocier et moi je revendique ce rôle d'une gauche utile par rapport à celui d'une gauche infertil qui certes saute sur sa chaise en disant c'est pas bien, c'est pas bien, c'est pas bien mais notre intérêt c'est celui d'abord des Français.

Là vous pensez à la France insoumise ? Je pense très clairement la France àoui ce qui qui voilà nous nous jette en pâure en permanence et qui considère qu'elle a la vérité révélé. Mais moi je préfère les petits matins productifs que les grands soirs infertiles.

Alors un petit matin justement il est 8h46 Patrick Caner, sénateur socialiste du Nord, vous restez avec nous. Dans quelques instants, on va parler de l'aide à mourir. Il va en être question au Sénat.

Il en a été question d'ailleurs. Ce sera après le fil info de 8h46 avec Dian Ferchit. Le record absolu battu par Thomas Coville.

Le navigateur a franchi il y a 1 heure la ligne d'arrivée du trophée Julverne. Le tour du monde en équipage sans assistance et sans escal [musique] jours et 10h de traversée. Il bat de 12h le record détenu jusqu'à présent par Francis Joyon.

Malgré des températures glaciales, nouvelle manifestation à Minnéapolis après la mort [musique] d'une seconde personne, un homme tué par la police de l'immigration. L'administration Trump assure qu'il s'apprêtait à mettre en danger les agents. Le maire démocrate en appelle à Donald Trump pour mettre fin aux opérations de la police de l'immigration dans sa ville.

Donald Trump qui salue à présent le rôle des soldats britanniques en Afghanistan après avoir déclaré que les alliés de l'OTAN étaient restés un peu loin des lignes de front à rétropédalage du président américain alors que ces propos ont provoqué une très vive indignation du Royaume-Uni à l'Australie en passant par la France et l'Italie. Le chargé de l'ambassade de France a Alger convoqué par le ministère algérien des affaires étrangères en cause d'un numéro de complément d'enquête diffusé sur France 2 jeudi. Émission consacrée à la crise diplomatique entre les deux pays.

Alger parle de t d'issu de contre vérité d'une véritable agression contre l'État algérien. France info le 830 France info Benjamin Fontaine Camille Vigon Leat. Et nous sommes toujours avec Patrick Caner, le président du groupe socialiste au Sénat.

On voulait justement vous parler de ce qui s'est passé au Sénat cette semaine avec une majorité de sénateur qui rejette la possibilité pour une personne atteinte d'une maladie incurable d'accéder à un produit létal. C'est le fameux article 4 au centre de la proposition de loi pour créer une assistance médicale à mourir qui a été rejetée. Vous dites le Sénat s'est ridiculisé.

Pourquoi ridiculisé et décrédibilisé ? C'était un triste soir auquel j'ai participé lors de de ce débat. Vous savez, cette aide à mourir dans la dignité, ce droit à mourir dans la dignité, c'est quelque chose qui n'est pas récent.

Euh c'est en 78 que la première proposition de loi de monsieur Kayav a été évoquée en la matière, puis après il y a eu la loi de sur les soins palliatifs, la loi couchetien de 2002 et cetera. Le Sénat n'a pas été à la hauteur d'un enjeu de société qui est majeur et dont une immense majorité de Français veut qu'on sorte par le haut. Pardonnez-moi, mais sans rentrer dans la tambouille parlementaire, vous avez aussi voté contre cet article 4 qui finalement a été supprimé grâce au concours des voix des proches de Bruno Retaille au 10 très clairement qui a qui a passé une journée à retourner une partie de de son électorat interne au sein du du Sénat.

Nous nous avons voté contre parce que l'article 4 n'allait pas assez loin et diminuait fortement tous les acquis de l'Assemblée nationale qui avaiit abouti à un compromis entre la droite et la gauche sur le sujet dans le cadre des clauses de conscience des uns et des autres. Donc euh oui, nous nous savions tout le monde savait que nous allions voter contre, mais nous voulions continuer quand même. Et Patatra, ce qui s'est passé, c'est que monsieur Rotaillot lui a mis fin au débat clairement.

Il a dénué de tout sens cette loi sur l'aide à mourir avec une majorité que je qualifierai de réactionnaire puisque très clair. Excusez-moi, pour être très clair, le texte qui est sorti du Sénat est moins disant que le texte Leon Ticles de 2016. C'est pourour bien sûr c'est terrible c'est terrible que cette chambre qui a été parfois progressiste se retrouve aujourd'hui complètement décrédibilisé par rapport à ce que souhaite à cause de quoi ?

On parle beaucoup de la force des lobby religieux. Écoutez ils ont dû agir. Ils ont dû agir.

Moi ce que j'ai vu, c'est que monsieur Rota quand il est intervenu en séance a dit que pour lui très concrètement la loi Léonetic CL était le maximum qu'il pouvait supporter. euh en disant soin palliatif, soins palliatif, soin palliatif, mais bien sûr, soin palliatif, il faut permettre à ceux qui veulent qui veulent partir par la scellation profonde et continue de le faire, mais il faut aussi permettre à celles et ceux qui ont décidé de nous quitter librement, de pouvoir le faire plus rapidement avec un suicide assisté. Madame, moi je vous le dis, je vraiment moi j'ai j'ai vécu ça il y a pas si longtemps que cela dans ma propre famille. quelqu'un toute personne a le droit de disposer de sa vie et donc toute personne a le droit de disposer de sa fin de vie.

C'est ça l'idée de cette de ce texte sur l'idabour. Emmanuel Macron évoque régulièrement l'hypothèse d'un référendum pour sortir de cet impasse si jamais au niveau parlementaire on n'y arrive pas. Est-ce que c'est je ne crois pas qu'on puisse répondre par oui ou par non sur un sujet aussi complexe et donc je préfère que nous trouvions une solution par la voix parlement.

Gard dit que ça serait une insulte au parlement. Je enfin sûrement pour d'autres raisons, mais moi je préfère que le Parlement aille jusqu'au bout euh et qu'il puisse entendre tous les partenaire. Le parlement n'est pas une bulle fermée sur lui-même.

Mais vous croyez au compromis encore ? Je le souhaite. Je souhaite que et ce que j'ai dit d'ailleurs publiquement au Sénat, le texte va retourner à l'Assemblée nationale, il va être remodifié.

Une deuxième lecture aura lieu au Sénat et j'espère profondément que cette fois-ci nous pourrons trouver un compromis au Sénat qui fasse que la haute assemblée soit utile aux français. On voulait vous parler également d'une nouvelle commission d'enquête que votre groupe lance au Sénat. Colomb Brossell pardon a présenté une nouvelle commission sur les fondations privées, la vie politique.

Bon clairement elle vise un homme, le milliardaire Pierre Édouard Sérin et son projet Périclè dédié à influencer le débat public. Pourquoi c'était important selon vous cette rencontre ? Il y a pas que péiclè et monsieur Sherin.

Euh, il y a aussi la mouvance maga des États-Unis et cetera. L'idée c'est de c'est de regarder comment quand il y a moins de financement pour le secteur associatif, le secteur culturel, le secteur sportif, euh on regarde comment des fondations privées, des groupes privés sont amenés à être appelés pour obtenir des financements et leur influence sur la vie publique française. Donc nous voulons dégager, il y a pas de on n'est pas sur une une culpabilité d'un tel ou d'un tel.

Ce que nous voulons, c'est dégager euh une idée essentielle qui est le dire les fondations doivent servir l'intérêt général et non pas des intérêts particuliers. Pierre Édouard Sterrain avait déjà été convoqué par l'Assemblée nationale dans une autre commission d'enquête. Il ne s'était pas rendu.

Il avait refusé à de s'y rendre. C'est illégal. Vous allez le reconvoquer.

Ah oui oui, c'est illégal. Nous allons le reconvoquer naturellement et nous mettrons en œuvre toutes les procédures judiciaires pour qu'il puisse respecter la loi de la République. Vous ne cherchez pas le coût politique, c'est ce que certains vont peut-être reprocher.

Cherchons, nous cherchons la vérité et nous cherchons surtout à établir peut-être des à repérer les dysfonctionnements qui fassent que une proposition de loi venant de cette commission d'enquête puisse faire évoluer les choses. Merci beaucoup Patrick Caner, sénateur socialiste du Nord d'avoir été avec nous. Merci Camille.

On vous retrouve dans les pages politiques du Nouvels et cette interview est à retrouver en intégralité sur la page YouTube de France Info.