Casseurs : « Ce n'est pas aux Parisiens de payer les réparations », défend Agnès Evren (LR)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et bonjour Agnè Sverine, sénatrice les Républicains de Paris. On a entendu Jacqueline Stage Brigot qui a eu des mots très durs en séance hier. Les français ont vu des ordrees de barbar venu commettre l'inadmissible.
Qu'est-ce que vous voyez derrière les violences qui se sont jouées à Paris et dans plusieurs grandes villes samedi dernier ? Ben, j'y vois un véritable un véritable problème, une inquiétude. C'est notre incapacité en France à organiser en fait un rassemblement populaire sans que ça ne se termine par un déferlement de violence. des voitures brûlées, des commerces sacagés, des forces de l'ordre attaqué avec des tirs de mortiers et ça s'est produit d'ailleurs Jacquelinostage Brig parfaitement bien dit dans 77 villes de France et 188 policiers et gendarmes blessés.
Il y a une forme de rituel aujourd'hui en France et évidemment c'est inadmissible. Alors selon Domin de Villein, l'ancien premier ministre issu à l'origine de votre famille politique, ces violences sont la conséquence d'un manque d'encadrement de ces grandes manifestation. Il pointe une responsabilité collective du gouvernement de la ville de Paris, du PSG.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Écoutez, on a il a été dit que tout était sous contrôle. Ça n'est pas le cas évidemment et pour moi, le véritable problème c'est l'absence de sanction.
Au fait, il n'y a pas suffisamment de de peine dissuasives. D'ailleurs, on le voit hein dans la réponse pénale qui a été donnée. Les peines sont totalement dérisoires.
Il n'y a pas un seul des émeters qui ne va faire une nuit en prison. Et donc, j'ai les chiffres pour les 27 personnes qui ont été jugées en comparition immédiate à Paris. Les 27 premières, 21 d'entre elles ont été condamnées à des travaux d'intérêt général où des peines allant 4 mois de prison avec surcis, 14 mois de prison ferme mais c'est que du surcis.
Honnêtement, c'est inacceptable et d'ailleurs les casseurs le savent très bien, ils ne risquent rien. Donc il y a ce sentiment d'impunité. Vous savez, moi je suis élu de Paris et désormais je demande que systématiquement la ville de Paris puisse se porter civile lors des procédures judiciaires.
Voilà, partie civile pour le principe casseur payur, c'estàdire que tu casses, tu payes. Et ça permet que ce ne soi pas encore une fois les contribuables parisiens en fait qui réparent les dégâts, qui indemnisent les dégâts, mais bien les auteurs, les responsables, les émettiers et les casseurs. On a vu Sébastien CONU qui dit travailler à la piste des prestations sociales pour financer justement les réparations.
Le premier ministre a dit devant les députés qu'il n'était pas favorable aux suspension des prestations sociales mais qu'il souhaitait permettre à ces prestations sociales en dehors du reste à vif de financer justement ces réparations. C'est une bonne idée. Mais et il faut tout simplement se dire qu'aujourd'hui il y a une responsabilité parentale.
Quand les jeunes sont des mineurs, la sanction a une visée éducative. elle lui permet de prendre conscience en fait de la gravité de son geste. Et donc oui, moi je pense qu'il faut une solidarité nationale.
C'est ce que Bruno Retaillot appelait euh pour que les parents prennent leur responsabilité quand un mineur a fait des dégâts. Regardez encore une fois, je le redis à Paris, le mobilier urbain était totalement dégradé. Ça n'est pas au contribuable parisien de payer ses réparations ou de les rembourser.
L'inspection générale de la police nationale en ligne qui a aussi été saisie après qu'un adolescent de 13 ans a été éborgné samedi soir par un tir de LBD. un policier à Bobini. Est-ce qu'il y a un sujet LBD aussi ?
Bien évidemment, là encore, je le redis, le problème en France, le principal angle mort, c'est la réponse judiciaire. C'est la réponse pénale qui n'est pas au rendez-vous. Regardez enchan les policiers si les juges prononcent des peines plus lourdes.
Ben voilà, le problème c'est la justice. C'est-à-dire que il y a des décennies de laxisme judiciaire, d'effondrement de l'autorité tout court, de l'effondrement aussi de l'autorité parentale et il vient un échec de l'assimilation également. Et donc il faut enfin des sanctions fermes.
C'est ce que tous les Français attendent aujourd'hui. Est-ce que ça peut être des peines planchées ? C'est des peines minimales que les magistrats devront comme ça prononcer ?
Pas seulement. Il faut d'abord évidemment des des peines planchées tout particulièrement quand les forces de l'ordre sont visées. Deuxièmement sont pas inconstitutionnels sur le fait qu'il faille individualiser la peine.
Non, c'est pas un problème. Ben, il faut tout simplement regarder ensuite au cas par cas. Mais c'est évident qu'il faut des peines planchées quand un mineur ou même un adulte s'en prend à des forces de l'ordre.
Ensuite, il faut des courtes peines. Il faut des courtes peines minimales. Là encore, quand il y a ce type d'émeutes, il faut aussi de la reconnaissance faciale.
Moi, j'y suis totalement favorable pour identifier les casseurs et puis euh il faut euh, comment dire, revoir aussi notre code pénale pour pour les mineurs qui n'est pas encore assez ferme. Mais donc là, c'est ma dernière question, il nous reste quelques secondes, mais on avait le projet de loi Ripost qui était censé être des mesures comme ça qui devaient aussi cibler plein de de petits faits comme cela. Il y avait aussi le texte sur les polices municipales.
Il faut encore un nouveau texte sécuritaire. Vous le croyez ? Non, il faut tout simplement appliquer la loi.
Et dans le texte repost que nous avons vite voter ici au Sénat, il y avait la possibilité justement d'interdire la commercialisation des des mortiers d'artifice et ça ça me semble une excellente chose parce que là encore, ils sont systématiquement tirés contre des forces de l'ordre et ça c'est pas c'est pas normal. Merci Agnès Sverine d'être venu réagir au micro de public Sénatin. Merci à vous.
Merci à vous.
Agnès Evren