La Réunion : Cyrille Melchior, président du conseil départemental
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quels instruments de l'État pour la convergence économique et les CCT ?
- 5:00RelanceRéponse directe
Les mécanismes de péréquation sont-ils suffisants ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Quelles politiques pour réduire les inégalités des jeunes ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Quels dispositifs pour l'insertion des jeunes sans emploi ni formation ?
- 14:00OuverteRéponse partielle
Quelles pistes pour réduire les inégalités devant la santé ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Renforcer le pilotage de la perte d'autonomie des aînés ?
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Voilà, nous avons souhaité dans le cadre des travaux de notre commission d'enquête recueillir la parole des élus représentant les différentes collectivités ultramarines. Pour ouvrir cette série d'audition d'élus locaux, nous entendrons monsieur Cyril Melquior, président du conseil départemental de la Réunion. Monsieur le président, je vous remercie d'avoir accepté notre invitation à vous exprimer.
Je vous rappelle que notre commission d'enquête a été constituée à la demande du groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste et nos auditions ont débuté en février dernier. L'objectif de nos travaux est de comprendre la persistance voir l'accroissement des inégalités dans les autres mères, notamment en matière de formation, d'emploi, de revenus, de partage de la richesse et de santé. Nous souhaiterions en saisir les causes profondes à la fois entre les territoires ultramarins et la France hexagonale, mais aussi au sein des sociétés ultramarines.
Notre objectif est également d'évaluer avec vous l'efficacité de l'action publique dans les outres mers. Alors que l'impression générale sur le terrain est celle d'un essoufflement des politiques publiques, voire d'une mise en échec. L'action de l'État apparaît souvent comme une action en réaction aux événements qui ne parvient pas à renverser les dynamiques profondes.
Ce constat laisse penser que ces inégalités ont un caractère systémique qui échappent à l'action publique. Dans ce contexte, nous avons plusieurs interrogations de fonds. Nous serions par exemple intéressés par votre regard sur les instruments prévus par l'État au service de la convergence économique entre les territoires ultramarins et l'Hexagone ainsi que des contrats de convergence de transformation CCT.
Ces outils vous semblent-ils à la hauteur des enjeux permettent-ils d'engager une dynamique de rattrapage ? S'agissant des mécanismes de péréquation, la Cour des comptes rappelé en 2026 que la péréquation verticale, c'est-à-dire financée par l'État, faisait déjà l'objet d'aménagement afin de tenir compte des différents propos propres aux outres Mir, tels que l'insularité ou les fragilités socio-économiques. Selon la Cour des comptes, les départements ultramarins percevraient en moyenne des dotations de pérication majoré de 110 %.
Pourtant, la Cour reconnaissait aussi que ces dispositifs restaient insuffisants au regard de l'ampleur des inégalités. Partagez-vous ce constat ? Quel ajustement vous paraîtrait nécessaire ?
À titre d'illustration, le potentiel financier de la Réunion progresse de 24,7 % grâce à la préquation verticale, compte 3,1 % en moyenne dans l'hexagone, mais reste malgré tout inférieur de 29 % par rapport à la moyenne nationale. Nous sommes monsieur le président, particulièrement intéressés par votre diagnostic ainsi que les propositions contraêtes que vous pourriez formuler pour tracer un chemin audacieux vers la mise en œuvre effective du principe d'égalité. Un questionnaire indicatif vous a été transmis en amont afin de mieux cerner nos premières interrogations et pour lesquelles des réponses écrites sont attendu d'ici le 22 mai.
Je souhaite maintenant vous rappeler que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat. Par ailleurs, un faux témoignage devant notre commission d'enquête serait passible de peine prévu aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal. Monsieur Melcur, je vous invite maintenant après des serments de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure, je le jure.
Je vous remercie, monsieur le président. Alors, si vous le voulez bien, monsieur le président, vous pourriez nous faire une brève présentation liminaire de 5 à 10 minutes maximum après laquelle je laisserai la parole à madame la rapporteur puis à messieurs les madames les commissaires pour vous poser des questions. Nous sommes à votre écoute, monsieur le président. en tant que président du conseil départemental collectivité plus particulièrement au côté des plus vulnérables chargés donc de leur accompagnement, je ne peux que constater une aggravation de la situation sociale de notre territoire.
En synthèse, quelques éléments chiffrés. La Réunion est le département d'outremè le plus peuplé avec environ 900000 habitants constitué à 39 % de personnes de moins de 29 ans et de près d'un temps de personnes de plus de 60 ans dont le nombre et tout le monde le sait ne cesse de progresser malgré une volonté publique affichée de réduire les inégalités fin 2024. 4 36 % des réunionnés vivent sous le seuil de pauvreté.
La précarité nombreuse famille réunionnaise s'est accentué en raison notamment de l'impact de la haste des prix sur leur pouvoir d'achat. Elle est directement liée à la capacité limitée du territoire et de son tissu économique à proposer de l'activité et des emplois. Malgré une évolution à la baisse 12 mois, le taux de chômage reste élevé à 17,5 % fin 2024. si ajoute la persistance d'un allo autour du chômage constitué de personnes qui souhaiteraient travailler mais qui ne font pas de démarches active de recherche d'emploi.
La Réunion affiche par ailleurs un taux d'iltrisme de 23 % pour les classes d'âge de 18 à 65 ans ayant été scolarisé alors que ce taux est de 7 % en France hexagonale. Ce taux reste constant depuis plusieurs décennies à la ruine. Or, la maîtrise des compétences de base est une des clés nécessaires pour accéder aux espaces de l'environnement citoyen, social et culturel et 110000 personnes sont fonctionnées par des difficultés à maîtriser la lecture, l'écriture et les chiffres.
S'agissant de l'habitat, les besoins de construction de nouveaux logements sont estimés à 1700 logement par an jusqu'en 2035. La réponse à ces besoins doit principalement se concentrer sur la production de logements sociaux en adéquation avec les revenus des ménages réunionnés dont 80 % sont en dessous des plafonds d'éligibilité du parc social. Ces besoins se cumulent avec un manque réel de solutions d'ébéagement qui soit adapté au plus vulnérables.
S'agissant des publics prioritaires de notre collectivité et au regard de l'augmentation du nombre de personnes dépendantes, il est fondamental de prévoir un rattrapage en nombre de places d'BH et surtout des places qui soient accessibles financièrement pour nos publics puisque plus de 2 tiers de personnes âgées n'ont pas la possibilité financière de supporter le coût d'un hébergement dans des structurats adapté à la période d'autonomie. S'il est communément admis que la solidarité intergénérationnelle est encore forte à la réunion, et bien on constate quand même que de plus en plus de familles sont confrontées à la précarité financière et éprouvent des plus grandes difficultés à soutenir leurs parents. Voilà un peu donc le constat qu'on peut faire sur la situation ici. beaucoup d'inégalité lié à beaucoup de précarité.
Ouais, j'ai terminé mes propos préliminaires. Oui, merci monsieur le président pour ces proposinaires et qui euh bon qui sont bah la vérité sur notre département et qui retracent bien effectivement la vie de nos concitoyens. Donc je vais maintenant laisser la parole à madame la rapporteur qui aura certainement des questions à vous poser.
Merci monsieur le président pour votre présentation synthétique et très claire. Je suis Éveline Corbierna Mazo, sénatrice de la Réunion et rapporteur pour cette commission d'enquête. Je vous remercie pour la la clarté de vos propos parce que en effet vous avez dressé là un tableau très euh très très proche, très réel de la situation.
Vous avez mentionné les éléments essentiels qui font que cette commission d'enquête a vu le jour, à savoir effectivement euh le taux de pauvreté très important enremè et notamment à la Réunion, le taux de chômage qui reste élevé. Et euh je vous remercie aussi d'avoir mentionné ce qui est qui existe autour des chiffres du chômage et qui sont souvent euh un peu mis de côté. J'en viens à la question de vous avez aussi mentionné le la question de l'ilétrisme et le sujet un des sujets une des thématiques sur lesquelles nous avons choisi de nous attarder est la thématique de la jeunesse. la jeunesse dans sa globalité à la fois les conditions de ces conditions de vie mais aussi l'éducation, l'accès à l'éducation, l'accès à la formation et au final l'insertion dans le monde professionnel.
Ma question, elle va donc porter sur cette cet aspect-là. Quelles sont les politiques que vous déployez dans vos compétences au niveau du conseil départemental pour euh réduire les inégalités auxquelles sont confrontés nos jeunes ? Vous avez parlé de la question de l'illétrisme, vous avez parlé de la question de la pauvreté.
Est-ce que vous pourriez décrire les dispositifs qui sont déployés euh que nous puissions un peu en comprendre les objectifs, voir les moyens qui sont alloués, les mesures que vous aimeriez aussi prendre euh pour aller plus loin euh et que nous puissions nourrir notre rapport sur ce sujet en particulier. Merci. S'agissant madame la sénatrice, bonjour pas à vous et merci pour cette question.
S'agissant de plus particulièrement des publics les plus jeunes, euh nous avons mis en place euh des mesures rendant beaucoup plus lisible les dispositifs du département de la Réunion euh de plus lisible parce que en fait euh pendant de longues années, les mesures d'aide et d'accompagnement fab des jeunes étaient euh comment dire réparties dans les différentes directions de la collectivité Et justement pour favoriser un accès plus rapide et plus je dirais plus lisible pour à nos publics et on a préféré créer une direction de la jeunesse et cette direction de la jeunesse a poid mission principale justement d'organiser la la la circulation de l'information, la mise à disposition de l'information en faveur de nos publics et de les amener aussi à s'intéresser à nos dispositifs parce que parfois il y a et c'est un peu regrettable un manque de le reproche qui est fait c'est de dire qu'on ne sait pas trop où aller euh vers nous toé quand nous avons des problèmes. Donc l'impression de qui qui le sentiment de nos publics, c'est que il y avait cette impression de manque de clarté et le remède que nous avons trouvé c'est de créer une direction dédiée à la jeunesse et qui a pour mission justement de mettre à leur disposition tous les aides notamment en matière de création d'entreprise, nos réseaux point, nos aides à d'aide euh nos tremplins d'aide aux jeunes euh leur accompagnement vers plus de formation, vers plus de qualification, leur accompagnement vers euh des solutions adaptées à leurs besoins en terme de logement, en terme de garde d'enfants pour les papas et les mamans qui parfois euh jeunes ont des difficultés à vouloir pouvoir s'intégrer professionnellement parce qu'il a la difficulté de gent d'enfants quand il y a de jeunes enfants. Donc voilà un peu ce que nous avons fait.
Euh ce sont des il y a bien évidemment des aides financières mais la principale mesure pour nous ça a été de rendre plus lisible les interventions du département en faveur des jeunes de la réunion. C'est important parce que en 2025300 jeunes ne sont ni en emploi, ni en étude, ni en formation, soit 25 % des 15 29 ans. Ce chiffre est un baisse me semble-t-il mais il reste quand même deux fois plus important par rapport au constat fait en hexagone et le taux d'emploi des jeunes est stable par rapport à 2024 34 % lorsqu'il y avait plus de mesures d'apprentissage et Il y a nos jeunes se trouvaient beaucoup plus en situation d'emploi.
Malheureusement, la réduction des mesures d'apprentissage a pénalisé énormément beaucoup de jeunes réunionnés et la hausse de l'emploi des jeunes était un des leviers de la croissance de l'emploi ici à la Rion. Voilà ce que je voulais vous dire madame la sénatrice. On va parler un petit peu de l'actualité si vous voulez bien en matière de contrat.
Quelle est la quelle stratégie préconisiez-vous en particulier veille la vie des jeunes ? Voilà sans emploi ni formation et quelle stratégie innovantes nous pourrions mettre en place ? Ben ça c'est un un un vrai sujet qui tout qui à la réunion et peut-être dans les autres autres mè est essentiel.
En fait, les contrats aidés euh participer euh je parle au passé mais je devrais pas encore parler au présent participe à une meilleure intégration professionnelle des publics éloignés de l'emploi et la baisse drastique du nombre de ces contrats et c'est un élément qui pénalise euh le territoire. C'est pour cela que nous avons fait adopter une motion en commission permanente pour rappeler la position du département qui est de dire que même si ces contrats aidés parfois sont un peu critiqués mais en même temps sur une île un territoire insulaire aussi restreint avec un tissu économique aussi restreint avec parfois une partie de des jeunes en manque de qualification et de formation et bien l'outil contratidé restait un élément important pour favoriser l'intégration et de voir que ce nombre a autant diminué pour nous, c'est très pénalisant. Pénalisant pour la collectivité mais surtout pénalisant pour un nom public.
C'est pour cela que euh pour ceux qui bénéficient du RSA et bien le département sur son budget propre apporte une contribution de 90 %. ce qui euh à à faire contre aider euh lorsque les personnes sont bénéficias des un nombre annuel qui n'a pas diminué parce que le département fait le choix de maintenir ses financements à 90 % sur chacun de ces contrats qui sont au nombre de 1700. Voilà, ça c'est c'est pour moi c'est important mais je dirais que les contrats aidés sont une solution mais il n'y a pas que les contrat aidés.
Il faut relancer aussi une politique d'apprentissage. L'apprentissage constitue un tremplin extrêmement intéressant pour amener les jeunes vers l'emploi et et puis il faut il faut aussi redynamiser tout ce qui est formation. et formations qualifiantes, des formations adaptées à l'emploi et nous devons avoir un plan régional de formation qui soit pleinement dynamique et qui répondent aux besoins du territoire par rapport justement aux besoins euh d'embauche, les entreprises.
Madame la rapporteur a une question. Merci monsieur le président pour vos réponses. Je j'en reviens à ma première question puisque vous avez répondu que pour pour réduire les inégalités auxquelles sont confrontés nos jeunes, vous avez commencé par créer une direction de la jeunesse en capacité de d'apporter des réponses sur plusieurs sujets à la fois en capacité d'orienter les jeunes.
Vous avez parlé euh de création d'entreprise, vous avez parlé euh d'accompagnement vers la qualification, vous avez parlé de logement, de garde d'enfants. C'est donc que vous avez apporté euh une réponse globale pour une jeunesse face à des difficultés qui peuvent être de différentes de différents ordres. Et euh je pense que nous sommes là au cœur un peu de cette commission d'enquête puisque nous essayons de démontrer et nous le voyons tous les jours que les inégalités sont connectées et liées entre elles.
Et c'est pour cela que nous avons choisi d'utiliser le terme de systémique. Parce que quand on est pris dans une difficulté, dans une inégalité, bien souvent les choses viennent s'accumuler et si l'on cherche et c'est là où je veux en venir, c'est que jusqu'à maintenant, il y a eu des politiques publiques qui ont été menées et qui ont cherché à résoudre un problème ou un autre sans prendre en considération le contexte dans lequel se trouvait la personne. Et vous par le choix que vous avez fait, vous avez apporté une réponse globale qui vient un peu prendre en compte les inégalité qui font système entre elles.
Et du coup, j'en viens à un autre une autre thématique qui nous tient beaucoup à cœur qui est celle de la santé. Lors de notre dernier déplacement en Martinique et à Saint-Martin et surtout en Martinique, nous avons constaté que le le l'accès à la santé, le droit à la santé était bien différent d'un territoire à l'autre et surtout euh et surtout en outre mer. Donc on connaît la réalité de la réunion, on a vu un peu comment ça se passait aussi ailleurs et euh et tout ça pour dire euh que effectivement apporter donner accès à la santé, c'est aussi prendre en considération d'autres d'autres problématiques économiques ou sociales.
Et j'aurais aimé savoir de la même manière que vous avez apporté la vous m'avez répondu sur la jeunesse, si vous pouviez nous donner quelques pistes de des dispositifs de ce que vous mettez en œuvre à la Réunion pour répondre aux problématiques d'inégalité devant la santé, s'il vous plaît. Et je vous remercie d'avance pour votre réponse. Oui, je je voulais vous dire que euh le le sur la problématique santé, nous intervenons beaucoup s'agissant des enfants relevant de l'aide sociale à l'enfance.
Et lorsque les jeunes euh arrivés à 18 ans et bien jusqu'à 21 ans, 22 ans se retrouvent un peu démuni en manque de moyens, et bien nous avons des conventions qui nous lient à notamment au à tout ce qui touche aux établissements de santé euh de la santé mentale parce que beaucoup de jeunes sont confrontés à des situations complexes en lien avec bah des traumatismes euh qui parfois euh relèvent de leur petite enfance. Euh cette jeunesse euh relevant de l'aide sociale à l'enfance. C'est pour ce public-là que nous avons déployé des moyens d'accompagnement vers la santé et nous disposons comme je vous l'ai dit de conventions avec les établissements avec des médecins spécialisés pour faire euh pour la prise en considération des problèmes de santé santé mentale santé psychique psychologique.
Après pour les autres jeunes grand public, euh le département n'intervient pas directement. Nous nous intervenons pour travailler sur tous les autres freins liés à leur intégration sociétale à travers l'emploi, le logement, mais moins par problématique de santé. Vous avez parlé aussi de la problématique de de des personnes âgées sur notre territoire.
Nous savons que la perte que le la dépendance arrive beaucoup plus tôt que que sur l'hexagone et sur les autres départements métrophexagonaux. Quel est comment renforcer ce pilotage de la perte d'autonomie et de de lier contre l'isolement de nos personnes âgées ? Et est-ce que la péréquation état est-elle suffisante par rapport à à PCH et et à pas ?
Bien euh j'ai envie de vous de vous dire que nous avons un modèle ronné qui est celui que nous voulons protéger à savoir que la solidarité familiale, la solidarité naturelle et familiale doit pleinement jouer le plus longtemps possible. Euh c'est pour cela que nous privilégions le la garde à domicile, le maintien à domicile, le maintien à domicile de nos aînés. Nous ça nous paraît essentiel mais effectivement parce qu'il y a une entrependance plutôt du fait de certaines pathologies que sur le territoire et bien nous avons aussi déployé des modes d'accueil intermédiaires à travers les maisons des accueillants familiaux.
Il faut savoir que euh le département euh emploie près de un peu moins de 900 familles, près de 870 familles euh qui accueillent euh en moyenne deux à trois personnes âgées euh donc dans des conditions bien évidemment euh décentes et sous contrôle de nos services des services de la RS entre autres. Donc accueil familial, accueil intermédia et lorsque l'entre et lorsque la dépendance devient trop trop forte et que finalement il arrive à un moment où la famille et même les maisons des accueillants familiaux, les familles d'accueil ne peuvent pas euh aussi bien accompagner la personne parce qu'il y a des problèmes euh de santé qui sont très très lourds à traiter. Et bien là, nous avons des structures d'accueil qui sont largement insuffisantes insuffisantes et nous avons contractualisé avec l'État la mise en place d'un plan de rattrapage qui vise à créer sur le territoire de la Réunion à presque doubler le nombre de places d'accueil en structure en structure adaptée.
Mais comme vous l'avez dit, nous nous heurons à un problème de financement parce que des opérateurs, il y en a suffisamment et des opérateurs performant sur le territoire. Mais euh ben il y a le frein budgétaire qui se pose. C'est pour cela que nous avons demandé au gouvernement de euh mieux accompagner notre territoire parce que quand vous êtes sur une île, vous euh les personnes dépendantes, les personnes âgées dépendantes, ben je veux dire, on n' pas on peut pas jouer sur une solidarité interdépartementale interrégionale.
Nous sommes seuls au milieu de l'océan Indian et nous devons accompagner cette population qui euh dans le enfin cette population âgée dont le nombre s'agrandit et nous devons le faire dans un devoir de solidarité qui nous paraît évident. Et donc c'est pour cela que nous avons demandé à ce que le la collectivité départementale qui en charge la mise en place de ces politiques publiques soient mieux accompagné financièrement. Et bien nous avons obtenu euh un petit coefficient géographique de 5 poissons qui nous paraît largement insuffisant par rapport aux problématiques liées à l'insularité, à l'éloignement, à la progression du nombre de personnes prises en charge, à l'entrée plutôt par rapport à l'hexagogone, à l'entrée en dépendance qui se fait beaucoup plus tôt pour nos aînés.
Et nous estimons et nous pouvons le démontrer que le les financements qui nous sont octroyés sont largement et trop insuffisants. Et donc j'ai demandé à maître que il y ait des modifications réglementaires dans le cadre du financement de des de l'accompagnement des personnes âgées. Nous avons obtenu ce coefficient géographique de 5 % qui est trop insuffisant.
C'est pour cela que je renouvelle ma demande qui est de dire que le chiffre de 15 % de coefficient géographique nous paraît plus adapté par rapport au contexte rayonné et certainement par rapport aux autres départements et territoires d'autres merè. Merci monsieur le président pour pour cette réponse. Est-ce que vous pourriez nous faire parvenir le plan dont vous parlez, ce plan de rattrapage ainsi que les le je sais pas si vous avez fait un chiffrage et si vous aviez quelques données à nous transmettre, qu'on puisse l'intégrer dans nos travaux et et le formaliser de façon plus claire, sous forme d'une de préconisation.
C'est un peu aussi la finalité que nous nous que nous avons comme objectif hein pour pour cette commission d'enquête. Et bien madame la sénatrice. Donc on vous fait parvenir ces éléments et je je voudrais quand même préciser si vous le permettez le fait que quand on parle de ces sujets, il faut bien évidemment avoir en tête c'est agissons par rapport à notre devoir de solidarité envers nos aînés mais qu'en même temps cela a un impact auprès de nos jeunes et surtout des jeunes de d'emploi parce que vous avez là quand même des possibilités de création d'emploi qui sont tout à fait très importantes et c'est pour cela aussi que apporter cette solidarité envers les aînés, c'est dans le même temps favoriser l'instation professionnelle des jeunes qui veulent exercer des des métiers dans le domaine de l'aide à la personne.
D'accord. Sur le public que vous monsieur le président, merci. Merci infiniment pour la la perche que vous nous tendez sur le public en en en difficulté, les ces personnes âgées, ces personnes qui deviennent dépendantes et euh et qui ne peuvent plus être maintenu dans des structures d'accueil intermédiaire ou euh ou dans leur famille du fait de la solidarité familiale.
Est-ce que vous avez des chiffres sur les les pathologies ? Je pense non pas forcément d'avoir une cartographie et des et des détails, mais simplement par exemple sur les le public touché par les problématiques de diabète ainsi que les complications liées à cette maladie. Oui, ça on on peut vous les transmettre.
Mes services, prend pas une bonne note de votre demande et on se proclure les éléments. Madame la sénatrice. Merci.
Merci beaucoup pour votre aide. en en personne âgée euh désire rester à domicile, mais l'habitat vieillit en même temps que ces personnes et souvent les titres de propriété n'existent pas, donc elle ne rentre pas dans le droit commun. Euh, y a-t-il des solutions que nous pourrions aborder, proposer pour ces personnes-là ?
Je sais que le département euh via aussi les CSS fait font beaucoup dans ce domaine là. Mais il y a-t-il des préconisations vraiment à mettre dans notre apport ? Alors euh j'ai envie de vous dire qu'il y a un élément qui nous paraît essentiel, c'est justement si on veut garder le le Il faut savoir que à la Réunion euh on estime que il y a peu près 50 % des publics âgés qui sont propriétaires de leur maison et c'est 50 % de public qui sont prioritaires qui sont pardon propriétaires.
Et chez ce public-là, souvent il y a beaucoup de précarité parce que les revenus de retraite sont faibles bien souvent. Et donc vous avez là par donc par conséquent un public qui n'arrive pas souvent entretenir son patrimoine et qui vit dans des conditions de logement qui petit à petit se dégradent. Faute d'entretien de ces logements, faute de renouvellement de et surtout d'adaptation par rapport aux éléments de sécurité d'hygiène et de sécurité électrique par exemple.
C'est pour cela que nous avons mis en place un dispositif à la Réunion qui est celui de l'amélioration de l'habitat chez les personnes âgées à faible revenu. Et le département s'est retrouvé à un moment donné confronté et se retrouve jusqu'à aujourd'hui confronté à une forte demande avec un budget de l'ordre de 30 millions d'euros 30 à 35 millions d'euros. Euh le ce budget nous l'avons augmenté et malgré l'augmentation de ce budget et bien la demande elle reste plus forte par rapport aux possibilités d'intervention.
Alors, nous avons sollicité euh des communes que les CCAS et beaucoup de communes ont répondu présent s'engage aussi dans cette voie de l'amélioration de l'habitat, notamment pour des petites améliorations un peu légères, par exemple, remise à niveau d'une salle de bain, remise à niveau d'une cuisine. Si ce ne sont pas des travaux trop lourds, et bien les CC il y en a qui sont engagés dans la voie des petites des rénovations de faible ampleur. Mais pour les rénovations plus lourdes, le département reste l'acteur majeur et dispose de d'outils d'entreprises, d'un réseau d'entreprises, d'artisans qui sont agréés pour intervenir dans ce domaine là.
Et pour revenir à à cette politique d'inégalité aussi, enfin de traitement des inégalités en notre mur, ça c'est un vrai sujet parce que nous avons dit à l'État qu'il faut être avec nous au titre de la LBU pour venir compléter les 30 35 millions du département. L'État a répondu favorablement à hauteur de 4 millions. 4 millions.
Et ma crainte, c'est que par rapport à la réduction de la LBU, la forte réduction, j'ai demandé à ce que cela n'ait pas d'impact sur les crédits dédiés à l'amélioration de l'habitat, sur les 4 à 5 millions de crédits dédiés à l'amélioration de l'habitat. parce que bah et et je vous propose de nous accompagner dans ce combat parce que la LBU diminue en passant de je sais pas de 75 76 millions à 26 millions 25 millions et bien si cette la même proportion est appliquée sur le budget de 4 à 5 millions d'amélioration d'habitat c'est autant de dossiers en moins et donc de de familles que qu'on ne pourrait pas accompagner C'est un un un vrai point de vigilance, mais toujours est-il que ce dispositif fonctionne bien sur le territoire de la Réunion et en même temps bon, il répond à une demande économique qui est de donner de l'activité de la commande publique si je puis dire ou ou privé parce que ce sont les familles qui qui sont plutôt les maîtres d'ouvrage à ce moment-là. Mais toujours est-il que vous avez un tissu de petites et moines entreprises qui travaillent qui bénéficient donc de ce budget d'amélioration de l'habit et par ailleurs, vous avez un public qui vit dans la précarité, un public vieillissant qui bénéficie d'une aide publique pour vivre dans un un bénéficier de de conditions de vie dignes par rapport à euh à leur situation de précarité.
Après, pardon, si je dois compléter, mais vous le savez aussi, madame la sénatrice, euh les résidences autonomies euh pour lesquelles nous euh nous avons mené un combat et je sais que vous nous avez bien accompagné et ce qui fait que aujourd'hui une inégalité qui prévalait en notre mère a été corrigée à savoir que les résidences autonomies sont maintenant autorisées et il a fallu mener le ben le combat Je pense que quand on parle d'inégalité, pour moi c'était une un sujet d'inégalité euh intolérable alors même que nous avons des demandes, nous avons des besoins et enrem les résidences autonomies n'étaient pas autorisées. Maintenant euh cela est possible grâce à nos efforts communs. Merci de le rappeler, monsieur le président.
Euh c'est vrai que nous avons convertu ensemble pour ces résistances autonomie et c'est vrai qu'en fait on a on a on a quand même perdu euh on a quand même pris du retard et peut-être que même les budgets maintenant ne sont plus ce qu'ils étaient avant parce qu'avant avant les résidences autonomies il y a eu les les foyers logement il y a eu après un budget pour rénover les foyers logement nous on avait ni les foyers ni les foyers logements ni le budget pour les foyers logement et et donc maintenant on a les résidences autonomes Mais c'est vrai qu'on a perdu quand même du temps et que bon, on devrait essayer de compenser ce temps perdu. Tout à fait. Je crois que madame la rapporteur a encore une question à poser.
Oui, je profite. Merci madame la présidente. Monsieur le président, je profite que vous soyez avec nous aujourd'hui pour vous poser une question qui fait partie du questionnaire que nous vous avons envoyé qui concerne la charte sociale européenne.
J'aurais aimé avoir votre votre analyse sur cette récente extension de la charte sociale européenne aux outres mères et j'aurais aimé savoir quel quelle serait euh pour le département de la Réunion les perspectives euh d'amélioration dans tout ce qui est euh politique publique pour réduire les inégalités sur tous les inégalités sociales. Merci pour votre réponse. Je pense que nous devons bénéficier de beaucoup plus de peréquation euh pour euh réduire ces inégalités.
Et j'ai envie de dire que le l'Union européenne a bien compris à travers les dispositifs des de financement tels que le fond social européen que nous sommes sur des territoires éloignés, sur des territoires ultramarins éloignés et avec des handicaps structurels euh topographiques, des retards en matière d'équipement, des retards en euh en matière de développement économique et des fragilités sociales. Et cette ce constat a amené justement à la mise en place de fonds spécifiques de la part de l'Union européenne. Ben, nous nous attendons que s'agissant de la précarité et du domaine social, qu'il y ait plus d'efforts de préréquation en faveur des outresemes.
Je l'ai dit tout à l'heure, s'agissant des financements de la PA sur coefficient de majoration de 5 %. Mais il faut aller beaucoup plus loin. Il faut renforcer la péréquation euh verticale, péréquation entre collectivité euh locale déjà entre celles qui ont des moyens et celles qui en ont un peu moins.
Préquation aussi à l'échelle nationale et voir plus de solidarité européenne, ça me paraît essentiel. Moi, j'ai envie de de de vous dire cela parce que nous sommes sur des territoires euh pleines d'énergie malgré tous ces handicaps. Ce sont des territoires qui au quotidien euh sont dans l'innovation.
Et je dirais même que pour nous à la réunion puisque je connais cette je peux parler de la Réunion en particulier, je veux dire on a souvent été dans l'innovation, on a été précurseur parce que face à des difficultés nous avons inventé parfois certaines solutions. Je pense par exemple la location de de retour à l'emploi et à plus et bien qui a permis à près de 10000 personnes bénéficiaires du du RSA de se toiner vers l'emploi, la mobilité professionnelle et cetera et cetera. Donc un meilleur accompagnement et la charte européenne ben pour nous c'est l'occasion de encore une fois de demander plus de préquations en particulier en faveur des outremères et de la réunion.
Je vous remercie monsieur le président. Mais monsieur le monsieur le président euh est-ce que vous avez peut-être un sujet que vous aimeriez aborder avant de terminer cette audition qui vous tiendrait à cœur hormis les questions que nous avons posé ? Euh non, madame la sénatrice, mesdames, messieurs euh les sénateurs, sénatrices, non, je n'ai pas de d'élément complémentaire.
D'accord. Bien ben on on vous remercie pour cette audition. On va mettre fin parce qu'on a encore une autre audition qui suit dans 5 minutes et on vous remercie monsieur le président pour ces propos vraiment qui nous ont éclairé et qui sont euh ce que l'on attendait en fait c'est de et que nous n'allons pas oublier de mettre dans notre dans notre rapport pour essayer de d'accompagner au mieux le département et de de et qu'il y ait des retombées en fait sur notre département.
Oui, merci à vous monsieur le merci pour ces propos très sincère et donc on attend une réponse quand même par écrit avant le 22 mai euh pour pour pouvoir écrire notre rapport. D'accord. Ben, ce sera fait, on a pris bonne note et je vous remercie encore une fois de d'avoir interrogé même si les sujets ne sont pas faciles mais il est important que d'entendre la voix des territoires.
Merci monsieur le président et à très bientôt. Bientôt. Merci à aux administratifs à côté.
Enfin, au revoir. Monsieur le président d'être présent Yeah.
Evelyne Corbière Naminzo