Crise politique : le regard des journalistes étrangers
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que Emmanuel Macron aujourd'hui est un président affaibli ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la crise politique a un impact sur l'image d'Emmanuel Macron à l'international ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous la réforme des retraites suspendue depuis l'étranger ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Le couple franco-allemand est-il menacé par la situation politique française ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la France perd en influence au sein de l'Union européenne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00narrateurFait
« Emmanuel Macron s'est fait petit au point d'être raillé par le président américain. »
- 5:00Emmanuel MacronChiffre
« C'est ce que nos compatriotes attendent pour eux-mêmes. C'est ce dont la France a besoin. C'est ce dont nos armées ont besoin. »
- 10:00John EnleyFait
« L'autonomie stratégique c'est lui en Europe. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Suite au second thème de cette émission, la crise politique vue depuis l'étranger. Elle a parfois des aires de série Netflix. Bonne ou mauvaise série de correspondant en plateau, nous le dirons dans un instant.
Mais avant cela, on va s'intéresser à Emmanuel Macron, un président qui tente de prendre un peu de hauteur sur la scène internationale, mais est-ce vraiment efficace ? Élément de réponse en image avec Jean Barer. Lors du sommet pour la paix en Égypte, Emmanuel Macron s'est fait petit au point d'être raillé par le président américain.
J'aurais imaginé Emmanuel Macron prendre place derrière moi. Je n'y crois pas. Tu fais profil bas aujourd'hui.
Présent sous les projecteurs mais absent des prompteur alors qu'il n'est ce jour-là ni l'artisan du succès de Trump ni en passe de résoudre la crise politique en France. Le président français évite les écueils mais ne peut s'empêcher de répondre à une question sur le budget. que c'est ce que nos compatriotes attendent pour eux-mêmes.
C'est ce dont la France a besoin. C'est ce dont nos armées ont besoin. C'est ce dont le quotidien de nos français ont besoin.
Et donc j'ai confiance dans l'esprit de responsabilité de chacun pour y arriver. Une distance avec la scène nationale, tant que dans les kilomètres. Emmanuel Macron multiplie les déplacements à l'étranger depuis plusieurs mois et relègue au Premier ministre et au gouvernement le fardeau de la politique intérieure.
Si le rejet de la motion de censure lui offre un répi, il n'en reste pas moins affaibli à l'étranger. La stabilité, je dirais en surface pour les pays étrangers, elle demeure. Par contre, tous ceux qui regardent la France avec plus de précision et c'est notamment les voisins de Paris, et bien ils savent que la crise est profonde.
Ils savent qu'Emmanuel Macron est un président à bout de souffle en quelque sorte et par conséquent les leçons ou plus exactement les idées que pourraient émettre Emmanuel Macron dans les prochains mois, elles ne rencontreront sûrement pas l'audience et l'intérêt qu'elle rencontrait il y a quelques années. Emmanuel Macron veut encore jouer un rôle notamment sur l'Europe et l'Ukraine pour lesquelles il s'est beaucoup investi. Il a obtenu de mettre au cœur du débat européen la défense de sa souveraineté.
Alors que les frappes russes s'intensifier, Volodimir Zelenski lui a demandé la semaine dernière l'envoi de missiles et de systèmes antiaériens. Selon lui, Moscou profite de toutes les brèches, y compris les crises intérieures pour gagner du terrain. La crise politique affaiblit-elle la voix de la France à l'international ?
Emmanuel Macron est-il un président démonétisé vis-à-vis de ces homologues ? On en parle avec la crème de la crème des correspondants internationaux. Bonjour les amis, le Lévi, vous êtes correspondant France pour l'agence italienne, c'est la FP italienne.
Exact. Merci d'être avec nous. John Enley, bonjour.
Vous êtes correspondant Europe du quotidien britannique de Guardian. Frédéric Arnou, bonjour. Vous êtes correspondant de Radio Canada pour l'Europe.
Vous avez signé le livre C'est aussi ça l'Amérique, c'est-à-dire aux éditions Québec Amérique. Anna Navaro Pedro, bonjour. Vous êtes correspondante de la presse portugaise à Paris.
Et puis en duplexe, on retrouvera aussi régulièrement Anika JoS, correspondante en France du journal Des. Vous nous direz si vous comprenez quelque chose à ce qui se passe chez nous car chez personnellement c'est parfois un peu compliqué. J'aimerais qu'on commence juste par un diagnostic.
On s'est interrogé sur voilà le le président démonétisé à l'international. Est-ce que vous diriez ça vous Paolo Paolo Lévi ? Est-ce que Emmanuel Macron aujourd'hui est un président affaibli ?
On verra peut-être les causes ensuite mais déjà affaibli. C'est sûr que depuis la dissolution et donc cette assemblée nationale désormais fracturée en trois blocs qui rendent la France ingouvernable, cela a eu sans aucun doute un impact aussi sur l'image d'Emmanuel Macron. Je rappelle que selon la Constitution de la 5e République, le président français est peut-être l'homme le plus puissant de de tout l'Occident après le président américain.
Aujourd'hui, la situation parlementaire a un réflet négatif aussi sur cette image qui est un petit peu écorné, celle d'Emmanuel Macron, sur une sphère dans un domaine, je veux le dire et le souligner, dans lequel Emmanuel Macron a été quand même, c'était quand même son domaine de prédilection et où dans la première phase euh de son mandat à l'Élysée, dans le premier quinquena et aussi une partie du 2e, il était quand même considéré très très fort. Emmanuel Macron, il a fait une chose incroyable. On ne cessera jamais de le remercier en Italie.
Il a persuadé l'Allemagne à adopté le plan de relance en 2020 en introduisant pour la première fois une forme de mutualisation de la dette. Les Italiens ont été les premiers bénéficiaires. Ça nous a permis de repartir et ça personne ne lui enlevera jamais.
Il a été d'un point de vue européen vraiment avec son discours de la Sorbon presque un prophète. Mais il faut voir peut-être d'où il part Emmanuel Macron parce qu'on dit une image écornée mais je crois savoir qu'il était assez populaire à l'international Emmanuel Macron euh chez nos voisins portugais par exemple. Il était assez assez il était Oui, il a eu beaucoup d'espoir qui a été euh il a suscité un espoir énorme en Europe, en France mais en Europe aussi au départ 2017 déjà plus tôt 2022 c'était un peu différent euh et mais le problème c'est que cette 5e République en France fait en sorte que tout est organisé àour autour d'une élection d'un seul homme, d'une seule personne, le président de la République.
Et cela euh le parlement ensuite c'est une élection pour qu'on pour lui donner confirmer que sa majorité euh ce qui fait qu'il y a un appauvrissement terrible du de la représentation démocratique en France que on place euh très haut la notion d'un nom providentiel à l'étranger. On va derrière cette notion d'un nomme providentiel aussi. Euh, il l'a peut-être représenté un peu pour l'Europe comme disait Paolo à un moment donné, mais on a vu aussi qu'après le discours de la Sorbonne, il y a peu de choses qui ont été concrétisées.
C'est-à-dire qu'il n'y a pas une diplomatie qui a été derrière. Vous savez, on met quelque chose sur la table, ensuite il faut y aller, il faut travailler, il faut euh envoyer des diplomates, il faut avoir des contacts, il faut remettre travailler travailler travailler tous les jours auprès des autres capitales. Ce n'est pas arrivé.
Euh d'ailleurs, c'est des espoirs qui ont été déçus. Des espoirs ont été déçus. qui ne date pas forcément de la crise politique.
C'est ce que vous dites de la crise politique pas forcément de la crise politique mais cette crise politique a affaibli un peu son image. D'abord il la garde un peu parce que c'est le seul européen qui face à Trump semble encore avoir une petite capacité mélog c'est différent la la présidente du conseil italien parce qu'elle a une bonne relation avec Donald Trump mais face à Donald Trump c'est le seul dirigeant européen qui semble encore aller au bras de fer. Après chacun décidera de on va vraiment développer tout ça notamment au moment de parler de la diplomatie.
Mais j'aimerais d'abord faire un tour de table avec nos amis qui sont ici présents et qui sont aussi en en duplexe. Vous les britanniques, comment vous analysez ce qui se passe aujourd'hui autour du président de la République française ? Bah écoutez, on quand on parle de de d'Emmanuel Macron et si oui ou non il a été affaibli, euh moi je je suis pas complètement d'accord.
Je pense que c'est évident qu' qu'il est affaibli et que les dirigeants étrangers vont le regarder un peu d'un d'un autre œil. Euh mais ça reste quelqu'un dont je pense la voix compte surtout en Europe. L'autonomie la l'autonomie stratégique c'est lui en Europe.
Soutien pour l'Ukraine beaucoup reconnaissance de l'État de Palestine et cetera. C'est c'est ça reste quelqu'un euh qui a une une véritable vision euh surtout de l'Europe euh et une une compréhension des des enjeux géopolitiques euh qui restent quand même assez rare parmi les les les chefs d'état sur certainement européens. Alors précisément, on va on va prendre la direction de l'Allemagne, on va retrouver Anika Joarez.
Anika, vous êtes d'accord avec ce qui vient d'être dit ? Emmanuel Macron a quand même encore une voix en Europe. Il porte encore, je pense qu'il a encore une voix et les Allemands tiennent quand même beaucoup à la métier franco-allemande, mais c'est un autre sujet qui le l'affaiblit actuellement, je pense, dans les yeux des Allemands, c'est la suspension de la réforme de retraite.
Il y a peu des choses qui ont été autant suivies que la réforme de retraite en Allemagne puisque comme vous savez, nous on part à la retraite à 67 ans. Donc les Allemands, ils étaient carrément un peu jaloux en se disant bon les le peuple français il accepte pas la réforme de retraite. Nous on a avalé à 67 ans, il y avait aucun problème.
Peut-être on a eu tort et il y avait un peu de jalousie. Donc actuellement finalement la bataille a payé pour ceux qui ont été contre. Euh c'est ça interroge beaucoup les Allemands par rapport à leur propre reforme de retraite et ça leur dit aussi puisque c'était très à Emmanuel Macron que finalement il a perdu un peu le pouvoir puisque c'était quand même sa réforme la grande réforme de de Macron c'était la réforme de retraite au moins aux yeux des Allemands.
C'est pratiquement la seule loi qu'il pouvait citer je suis sûre. Ouais. Donc euh qu'elle soit suspendue actuellement, c'est une grande nouvelle en Allemagne et je pense ça affaibli un peu le l'image que avait Emmanuel Macron comme reformateur en Allemagne.
Effectivement, on va reparler de la réforme des retraites. Mais petite dernière phrase que j'aimerais vous soumettre Frédéric, nos confrères de CNN parlent d'une présidence de canards boitux. Vous reprenez ces mots ?
Ouais, absolument. Oui. Oui.
C'est le fameux Lim Dunk President. Donc c'est effectivement c'est une fin de règne qui est qui est obligatoire de toute façon. il s'en va.
Donc mais c'est le problème, c'est là qu'est-ce qu'on va de quoi va-ton se souvenir dans le fond ? On va peut-être juste se souvenir d'un président qui malheureusement parce que c'était un peu son objectif, c'était de barrer la route probablement à l'extrême droite et c'est un président qui va présider probablement si la tendance se maintient à à l'arrivée justement au pouvoir de l'extrême droite. Donc est-ce que ce côté-là ne va pas être ce qui va rester le plus sur sur la mémoire là quand on écrira l'épitaf de de monsieur Macron dans le fond, c'est un peu ça parce que en fait il était au Canada, il est toujours très respecté.
Il y a une faconde, il y a une façon de parler qui est toujours souligné vraiment au Canada parce que bon, chez nous au Canada, on a souvent un premier ministre qui est bilingue et qui n'est pas toujours très habile dans les deux langues. Et on est le voisin d'un pays d'un président qui a à peu près une liste de vocabulaire de 100 mots avec monsieur Trump. Donc là, quand on écoute monsieur Macron, c'est sûr que là il en impose.
C'est ça. Il en impose. Il impose le respect.
Après, on est en 2025. Je pense pas que c'est une formule qui marche très bien avec la montée des populistes. Là c'est bien beau des grands discours, mais c'est moins sexy, on va dire.
Comment couvre-ton la crise française ailleurs dans le monde ? On va voir ça avec Clémentine Louise qui nous rejoint sur ce plateau. On va faire un tour du monde de la presse.
Clémentine, rebonsoir Clémentine avec un constat. Oui, les journalistes à l'étranger nous observent la preuve ici en plateau et parfois avec une plume assée. Oui, la presse d'étrangères n'a pas été tendre avec nos représentants politiques à peine nommé à Matignon, le quotidien le quotidien suisse Blicnomme le Premier ministre le Kamikaz le Cornu.
Macron renomme le Kamikaz le Cornu sur un champ de ruine. Un soldat de retour à Matignon pour sauver les meubles de la 5e peut-on lire aussi dans les colonnes du quotidien espagnol El Païs. Une mauvaise comédie digne d'un théâtre de boulevard pour le journal allemand d'er Spigle qui ironise sur un scénario où l'amant secret qui avait été escorté vers la sortie revient par la fenêtre de la chambre.
Et nos voisins allemands se permettent même quelques comparaisons. Oui, pour bien faire comprendre l'ampleur du sacrifice de la réforme des retraites comme le qualifie l'hebdomadaire dit, les journalistes ont essayé d'imaginer à quoi pouvait correspondre le recul de ce pilier du macronisme chez eux. Je cite, "C'est aussi spectaculaire que si Friedrich Mers lançait aujourd'hui un programme d'accueil des réfugiés pour maintenir les sociaux-démocrates au gouvernement.
Alors pour vous donner un petit peu de contexte, le chancelier allemand s'est lancé effectivement depuis quelques mois dans un durcissement de la politique migratoire, ce qui ne plaît pas vraiment aux socio-démocrates du SPD et c'est surtout l'inquiétude qui domine chez nos voisins européens. Oui, un système politique français en ruine pour le Corrieret et de la Sera italien. Depuis des semaines, le drame politique français inquiète les partenaires de l'Union européenne ainsi que les créanciers du pays, ranchéit le spigle.
Le pays semble ingouvernable. La dette publique augmente sans frein et l'économie souffre. La France, 2e économie de la zone euro, affiche en effet une dette de 3,4 milliards d'euros, 75,6 % du produit intérieur brut.
La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde a dit suivre de près la situation politique en France. Merci beaucoup Clémentine. Merci pour toutes ces précisions.
Je veux poser une question un peu on va dire brutale comme ça. Est-ce que ça fait vendre de parler de la France ? Est-ce que ça intéresse vraiment vos publics respectifs ?
Je sais pas qui veut. Oui, pour la Grande-Bretagne toujours la France ça vend en Grande-Bretagne. Pourquoi ?
Parce que il y a une relation vraiment historique et spéciale entre la Grande-Bretagne et la France. On parle toujours de meilleur meilleur ennemi. Euh c'est notre plus proche voisin, c'est le début de l'étranger.
On est toujours fasciné par ce qui se passe en en France. Donc donc il y a aussi euh une envie euh surtout surtout dans une certaine partie de de la presse notamment tableoïde de faire un peu de French bashing et voilà. Donc moi je dirais que que la Grande-Bretagne regarde ce qui se passe en France actuellement avec une sorte de mélange de d'effroid mais aussi de délectation.
Et c'est peut-être la même chose en Italie, je sais pas. C'est la même chose en Italie. Pour l'Italie, la France est un pays miroir.
Vous devez savoir que pendant des décennies dans l'imaginaire collectif italien, la France a été vraiment l'exemple de stabilité de gouvernement solide qui pouvait gouverner pendant des années, mener à bien les réformes. Je me souviens pendant des décennies, l'Italie doit prendre l'exemple de la France, la France, la France. Regardez la France.
Et aujourd'hui, d'un jour à l'autre, on découvre une Italie qui paradoxalement devient légèrement plus stable par rapport à la France. refilé mytig qui devient une sorte d'Italie. Donc ça c'est le côté euh le côté étonnement et après il y a aussi le le côté h déception aussi dans le sens que comme nous a vient de dire notre sœur allemande nous en Italie mais je pense aussi au Portugal, je pense à l'Espagne, je pense à la Grèce depuis 2010 pendant 15 ans, on a fait des efforts immenses pour amener le déficit sous la barre de 3 % pour remettre un peu d'or dans les comptes publics.
Et toutes ces injonctions, elles nous venaient de qui ? De Paris, de Berlin ? Qui elle avait décidé la règle de 3 %.
Et donc nous, de façon un petit peu naïve aussi dans un sens de communauté européenne, de fraternité et cetera, il un sentiment d'injustice. On a fait des efforts incroyables et aujourd'hui si Melony peut se targuer de d'une situation légèrement meilleure, c'est c'est pas grâce à elle. Elle n'a pas la baguette magique Mélonie.
C'est juste elle prend les bénéfices de 10 15 ans d'effort incroyable qu'on fait les Italiens et le PLF, le budget que sur lequel trois premiers ministres français ont cogné la tête ces derniers mois, nous on en a fait 15 d'affilé de ces PLF. Donc à un certain moment, il faut aussi sortir du merveilleux monde d'Amélie Poulin. Je sais que c'est dur, je sais que c'est difficile mais les 30 glorieuses sont terminées.
Nous on a fait le deuil du de nos 30 glorieuses en Italie. les mathématiques, vous êtes la patrie de descartes, vous nous disez que vous êtes le pays de la raison pure, mais en fait vous êtes plus émotionnel que nous les italiens. Nous, un certain moment on a compris bon, on a bâti nos systèmes sociaux quand il y avait une croissance à 8 10 15 %.
Aujourd'hui, il faut réduire la voilure parce que si déjà on fait 1,5 % de croissance, on ouvre des bouteilles de champagne tellement c'est incroyable comme résultat. H donc les les Français doivent sortir de ce déni de alors vous faites un peu allusion à cette réforme des retraites qui est donc qui va donc qui devrait être suspendu. Alors on s'est intéressé à l'âge de départ à la retraite dans vos pays respectifs.
Ailleurs en Europe au Royaume-Uni vous partez à 66 ans. Vous me corrigez he si c'est faux. En Italie, l'âge de départ à la retraite est de 67 ans.
En Allemagne, d'ici à 2029, l'âge légal passera à 67 ans. Et au Portugal, c'est 66 ans, je crois. Et 8 mois.
Et 8 mois. Anika Joarez, je me retourne vers vous. Vous parlez tout à l'heure de de la réforme des retraites qui était observée de de très près chez vous chez vous en Allemagne.
Vous nous regardez avec envie ou avec dépis après cette suspension de cette annonce de la suspension de la réforme des retraites ? Bah il y a les deux. C'est comme ici en France que les gens qui sont plutôt de gauche voi ça comme vraiment une énorme succès des syndicalistes et des partis de gauche et les autres pensent pour la la France elle est ingouvernable, on peut pas la réformer.
Et comment c'est possible que le peuple euh veut pas une réforme qui est encore loin de l'âge de départ à la retraite de l'Allemagne ? Et si on parle même de partir vers 70 ans, c'est ce que les chrétiens démocrates voudraient. Enfin, c'est dans les euh dans les discussions de euh de comment dire de partir encore plus tard à la retuellement.
Mais je pense c'est quand même dans le peuple parmi les travailleurs, il y a quand même une sorte de jalousie que les Français sont arrivés à s'épargner une une départ très tôt comme comme c'était pas le cas en Allemagne. Anna, même question. Comment s'est regardé au au Portugal toute cette séquence autour de la réforme des retrait ?
Est-ce qu'on comprend déjà toute la passion que mettent les Français autour de cette réforme ? Nous sommes payés de bon sens et de de trouver toujours en moyen moyen terme, vous voyez. Donc cette forme de patient, on la connaît des Français mais on prend beaucoup de recul par rapport à à la réforme des retraites.
On a suivi ça évidemment avec attention mais sans trop prêter trop d'attention non plus. Nous l'avions fait depuis longtemps, ça a pris du temps, ça n'a pas plu, pas plus qu'en France, mais ça a été fait sur la longueur euh avec beaucoup de pédagogie euh et et adopté peut-être en 20052, c'était le dernier décret que de réforme des retraite qui a été adopté. Donc c'était petit à petit une couche par couche.
Les gens se sont habitués, ils aimeraient bien revenir à 62 ans à 64 ans. C'était possible bien sûr. Donc il y a une forme peut-être pas d'admiration mais de respect en tout cas pour ce qu'on essayé d'obtenir les socialistes en France.
Et on en a pas trop parlé s'il vous plaît. On a parlé des manifestations des violentes et de de la l'opposition des Français. On sait bien que les Français quand ils partent, ils sont un peu imprévisibles.
Qu'on ils n'aiment pas trop qu'on leur marche sur les pays. On sait bien quand ils partent. Ils partent vraiment euh mais 68 révolution française euh donc la prise de la vastie donc on on on le connaît bien l'histoire française on sait de quoi vous êtes capable aussi dans ce pays mais pour la question des réformes de retraite je pense qu'on est un peu concentré sur nos questions à nous sur nos problèmes à nous c'est le côté économique qui nous préoccupe en ce moment pour la France sinon pour le reste petite très rapidement oui la France et l'Allemagne ont instauré les 3 % et les ont violé allègrement.
Et bien au Portugal, c'est de là où vient peut-être cette indifférence. Chaque fois que je téléphonis pour un sujet, bah oui, mais la France et l'Allemagne, ils vont faire ce qu'ils veulent et puis nous on est obligé de on est à la au au fouet à à faire ce qu'ils ont décidé. Un sentiment d'injustice.
Mais oui, oui, oui, bien sûr. Et un peu de résignation parfois. Paolo rapidement là-dessus.
Oui, ce sont sentiment, je suis d'accord. Après, après remettre en ordre les les finances publiques, c'est au bénéfice pas de Bruxelles mais des futures générations. Parce qu'aujourd'hui, qu'est-ce qu'elle fait la France ?
Elle ne fait que renvoyer cette dette colossale à ses enfants. Donc si c'est pas les génération, c'est une forme d'individualisme alors qu'il faudrait un pact intergénérationnel. Nous, on l'a fait et en entendant parler Anna de la réforme au Portugal, j'ai pensé à notre ministre du travail de l'époque, Elsa Fornelo, qui a annoncé la réforme des retraites face caméra en larme tellement c'était dur, elle était en sanglot et le pays a compris que c'était la seule issue possible tout simplement parce que la pyramide des âges n'est plus la même celle des années 60 et la la croissance n'est plus la même.
Et donc comme la France nous a toujours dit appris qu'il faut voir des cartes qui que descartes et la boussole donc les mathématiques sont et la science sont la boussole on a découvert que 4 + 4 sont fait font pas 10 mais font 8 et donc les français aujourd'hui ils cherchent de mettre un rond dans un carré ça peut pas rentrer. Pour revenir sur la sur la réforme des retraites John, vous qui vivez sur une île, on peut dire ça au Rome- Uni, euh on a l'impression est-ce que vous avez l'impression que la France aujourd'hui est une île sur cette réforme des retraites quand on voit alors vous vous partez à 66 ans. 66 ans et on va vers 67.
Euh oui, ben je pense que c'est très difficile à comprendre euh que alors que euh tous les autres pays de l'Europe euh euh vont vers une retraite à une âge plus plus abro tout le monde va partir à 66 67 68 ans et que il c'est une évidence que que c'est un système les l'ancien l'ancien système de retraite un peu. partout en Europe, c'était euh c'était créé à une époque où on on partait à la retraite à à à 62 63 ans et 4 5 ans plus tard, on on partait définitivement alors que maintenant tout le monde va vivre 20 25 ans de plus. Je veux dire, moi c'est pour les anglais qui sont je pense plutôt un peuple assez pragmatique, c'est très difficile à comprendre que que qu'en France cette logique qui semble tellement évidente n'est pas acceptée.
Et Frédéric, j'ai pas donné l'âge de départ à la retraite au Canada. C'est tellement compliqué que j'ai pas voulu le mettre dans l'infographie mais c'est un peu pas à la carte mais il y a un système un peu particulier. Mais en fait c'est c'est 65 ans.
À partir de 65 ans, il y a quelques années, il y avait eu un débat politique sur B. On voudrait vraiment augmenter à 67 parce qu'effectivement à chaque fois le problème des retraites, c'est que on le met toujours en dessous du tapis, on en parlera plus tard sauf qu'il y a une réalité qui s'impose de plus en plus. Je pense que même François Mitterrand il y a bien longtemps disait que vous savez à partir des années 2000, il les autres qui vont succéder vont être pris avec ce problème là.
Et donc c'est une sorte de vache sacrée, personne ne veut y toucher. Et nous quand on voit ça du Canada, quand on voit la France, bon ça y est encore qu'est-ce qu'il y a ? Alors qu'ils ont un filet social assez impressionnant.
Il y avait la semaine 33h à un moment donné, il y avait le 13e mois. Là, qu'est-ce qu'ils veulent ? Ils sont toujours dans la rue, toujours en train de se plaindre, toujours en train de faire la grève.
Il y a rien qui fonctionne. Mais qu'est-ce que c'est ce bordel ? De quoi ils se plaignent dans le fond ?
Bon donc c'est un peu là qu'on ce regard encore une fois peut-être un peu de délectation comme on disait tout à l'heure mais c'est vrai c'est à un moment donné c'est ils se plaignent un peu trop les Français en tout cas vu du Canada ils ont la ceinture et les bretelles donc ça fait beaucoup quand même comme comme protection on va dire la France qui entame son marathon budgétaire au Parlement dans les prochains jours au cœur des débats notamment des économies à réaliser sur les dépenses de l'État le nouveau prix Nobel d'économie a évoqué ce sujet la semaine dernière et il met en garde écoutez-le je pense pas qu'on pourra faire 40 milliards d'économie, je pense qu'on peut arriver à 25 30 mais déjà je pense qu'on peut et donc il y a un certain nombre de choses qu'on peut faire parce que ça redonnera à la France une crédibilité internationale et une voie en Europe puisque si on doit mettre en œuvre le rapport Dragy, ça peut pas être l'Allemagne toute seule qui fait ça. Ça doit être l'Allemagne avec nous et avec d'autres pays. Mais c'est c'est sans le tandem franco-allemand, rien ne peut se faire d'important en Europe.
Donc c'est très important que la France mette mette de l'ordre dans dans sa maison et montre qu'elle est capable d'atteindre une certaine stabilité politique et et proposer un budget qui est raisonnable. Voilà. Voilà pour ces mots de Philippe Agonika Joarez me je me tourne vers vous.
Le couple francoallemand il en parlait il y a quelques instants. Le couple franco-allemand est-il aujourd'hui menacé par notre situation politique et budgétaire ? Bah quand même un peu parce que je pense les Allemands, ils ont vraiment du mal à suivre enfin même les les professionnels de la politique, je dirais, ils ont du mal entre deux premiers ministres qui chutent et un troisème qui démissionne mais qui revient 4 jours plus tard.
Et maintenant un gouvernement qui doit faire de la politique de l'opposition carrément parce que dans le gouvernement il y a pas une personne ou peut-être une deux un peu caché qui était contre la réforme des retraites et pourtant elle est suspendue. Je pense le même sort va être sur le sur le budget puisque les socialistes ont bien fait remarquer que s'il y a des choses qui ne leur plaisent pas dans le budget, ils vont faire chuter des gouvernements. Marine Le Pen, elle est toujours prête à faire chuter des gouvernements. les filles aussi.
Donc à un moment si les socialistes n'aiment pas trop le le budget et les économies qui que Macron va vouloir faire et que les Allemands peut-être attendent aussi à ce moment-là le le gouvernement tombe encore. que on sait man qu'on peut pas trop compter aujourd'hui sur l'austorité en France tout simplement parce que c'est les socialistes qui ont le pouvoir c'est peut-être un peu exagéré mais quand même un peu ils peuvent faire chuter le gouvernement à tout moment donc ce sera plutôt des impôts qui vont augmenter pour avoir plus de plus de budget et c'est pas le chemin de l'Allemagne mais on attend ce que ça va donner mais c'est c'est difficilement lisible en Voilà on trouve des compromis là pas trop. Est-ce qu'on a vraiment besoin de compter sur la France ?
Moi je parler en tant que français, c'està-dire qu'on parle de couple franco-allemand mais aujourd'hui les les modèles en terme budgétaire, c'est vous, c'est les Italiens. Vous faites très très bien. Non, laissez tomber les modèles.
Aujourd'hui, l'Europe a un besoin criant de la France parce que nous sommes en train de traverser un moment de notre histoire au niveau mondial. très délicat. Il y a une guerre aux portes de l'Europe en Ukraine.
Il y a euh des démocraties qui sont en pleine mutation. On le voit aux États-Unis, nos partenaires historiques aujourd'hui avec Donald Trump qui ont changé. Il y a la Chine.
Aujourd'hui, l'Europe a un besoin vital d'une France forte, stable parce que sans la France, l'Europe n'existe pas. Vous êtes la 2e économie de la zone euro, vous êtes un pays fondateur. Vous avez indiqué depuis le début la voie à suivre pour cette merveilleuse aventure qui est celle de l'intégration européenne.
On peut pas se permettre aujourd'hui en Europe d'être orphelin de la France. Donc il faut absolument que les Français se ressaisent et on a besoin que la France indique la voix exactement comme elle a fait de façon extraordinaire pendant la pandémie. H avec les la mise en exécution du plan de relance européen qui était une forme de fraternité européenne qui s'est mise en marche pour la première fois sous impulsion d'Emmanuel Macron et du discours de la Sorbon de 2017.
Celle-là qui est aussi ensuite la voix du rapport de Dragy est la voix royale. C'est la voix à suivre si on veut pas succomber et devenir dans 5 10 ans une colonie. On aura le choix soit de la Chine, soit des États-Unis et peut-être même de la Russie.
Vous parliez de la justement vous faites la transition, est-ce qu'il y en a pas un qui se frotte quand même les mains aujourd'hui, c'est Vladimir Poutine. Euh est-ce que quand il regarde cette instabilité politique de la France qui rime aussi peut-être avec euh disons moins grande puissance de l'Europe, il se dit pas bah chouette, il regarde avec des pop-corn, il regarde tout ça de loin avec un petit sourire. Mais c'est clair.
Ben oui, évidemment. Lui euh c'est un peu le sommeur de Chaos. Il voit un petit peu ce qui se passe dans le fond avec encore une fois délectation, c'est le mot du soir.
Mais mais effectivement c'est euh pour lui c'est vraiment des points gagnés dans son escarcel qui ramasse comme ça. Regardez, ça marche pas, ils sont pas capables de s'entendre. Donc on a un espèce de mur européen qui se fissure de plus en plus.
C'est de bonne augure évidemment pour les éventuels projets funestes que Vladimir Poutine aurait évidemment par rapport à l'Europe. Donc c'est c'est sûr que tout cela tout ça n'est pas très bon en fait. Et et c'est ça le problème un peu, c'est que il était vu un peu comme un un des phards importants au niveau européen.
Bon, on essaie de reconstruire un peu cette alliance franco germanique et bon finalement est-ce que ça va marcher ? n'est pas sûr et là on est peut-être aux portes aussi d'un prochain gouvernement qui aura une vision totalement différente de l'Europe et encore une fois ben ça fait un peu le jeu de Vladimir Poutine qui lui de toute façon est là quasiment à vie hein. Donc ça changera rien quoi.
Si si Poutine se frotte les mains, c'est pas de son fait, c'est de notre donc autant qu'on regarde bien chez nous et qu'on balaye devant notre porte et que on arrête déjà de d'avoir des dépositions vis-à-vis, on parle de colonie euh européennes, euh bah on est on est très près de de de d'actes de vassal vis-à-vis peut-être les États-Unis en ce moment. ce serait mieux si on pouvait s'affirmer indépendant et et fort et digne sur la scène internationale, ce qui n'est pas le cas actuellement. On parle du couple franco-allemand, je m'insurge toujours contre cette déménation.
Vous êtes les seuls là, on parlait de couple. cette notion de mariage, ça n'existe pas en politique. Euh en Europe, on parle de moteur franco-allemande, locomotive franco-allemande, mais jamais de couple cette notion-là potive parce qu'elle donne une idée complètement absurde de ce que peuvent être les alliances, ce que peuvent être les intérêts, la défense de certains intérêts par moment et les rivalités et la défense des intérêts propres uniquement à d'autres moments.
Euh et donc euh actuellement euh en ce qui concerne la politique extérieure vis-à-vis de la Russie, il semble que Berlin et Paris soient sur la même longueur d'onde, mais il y a tellement d'autres affaires où c'est où il y a des problèmes qui ne sont pas résolus, je pense à question de l'énergie, la question de la production d'électricité, une usine à gaz qui a été imposée par l'Allemagne, qu'il faudrait peut-être voir en Europe euh et et très très vite. Et puis euh donne enfin plein d'autres décisions euh aussi euh qui qui sont attendues euh dans notre continent, mais notamment il faut redresser la tête et être digne. Mais encore une fois, sur le volet disons militaire, le Royaume-Uni, vous faites partie de la coalition des volontaires.
Est-ce que il y a une crainte que cette coalition des volontaires, donc ce soutien à l'Ukraine soit aujourd'hui remis en cause ? Bah, écoutez, c'est c'est clair que Emmanuel Macron a joué un rôle un rôle clé euh dans cette corrélation depuis depuis le début. Euh je pense que je je sais je je pense que même euh l'opposition la plus farouche en France est et est à peu près partout en Europe maintenant il y a il y a les les pays les partis politiques plus ou moins tous à part les plus extrêmes euh comprennent que le soutien de l'Ukraine c'est c'est vraiment primordial et essentiel.
Il y a dans tous les budgets, il y aura par exemple en 10 jours euh des législatives au Pays-Bas euh la question du budget de défense, c'est c'est c'était c'est au cœur de de tous les débats. Euh ça l'était aussi il y a de semaines en dans la en République tchèque. C'est c'est vraiment ça fait partie maintenant je pense du du paysage politique européen grâce en partie au au au au au discours d'Emmanuel Macron.
Au discours, pas forcément aux actes, mais au discours. Euh on va retrouver euh Annika pour voir ce qui se passe chez nos voisins allemands qui se réarme. Vous vous réarmez euh très fortement ces derniers jours, ces dernières heures avec des des annonces très fortes euh notamment pour lutter contre la menace russe.
Est-ce que euh ce qui se passe en France ça vous fait réfléchir aussi ? Ça vous fait dire bah on sera peut-être seul face à Poutine dans quelques temps ? Ça c'est clair.
Donc le il y a un réarmement énorme. Normalement, il y a prévu 500 milliards d'euros pour pour donc pendant plusieurs années pour le réarmement. Et ça c'est très nouveau pour pour l'Allemagne puisque avant on avait une petite armée et pas les mêmes forces que la France.
Donc donc ça c'est nouveau mais je voudrais revenir sur le point que soulever ma collue ma collègue portugaise qui justement ça c'est très important parce que l'Allemagne elle veut se rearmer mais elle regarde pas en face la la dépendance qu'on a nous en Allemagne du gaz qu'on emporte qu'on avait importé de de la Russie. Donc on avait bien financé aussi la guerre contre l'Ukraine si vous voulez. Et là, on apporte en grande quantité de de Trump des États-Unis qui nous menace déjà de livrer moins ou plus c'est cellant.
Donc on sait qu'avec Trump, c'est un peu imprévisible et c'est pas bien de dépendre de lui. Enfin, c'est ça fait plutôt peur et c'est on sait pas ce que ça va donner. Donc il y a un point noir que pour l'Allemagne dans toute l'Europe, je pense par rapport à la à la dépendance du Gaz qui vient des États-Unis qui vient quelquefois avec des détours encore de la Russie et ça c'est un sujet où l'Allemagne est vraiment pas bon élève en Europe et c'est un point que où la France nous nous avance clairement.
Alors, on a une question de Laurence qui nous demande "Est-ce que la France perd en influence au sein de l'Union européenne cette évolution pourrait-elle rebattre les carts des alliances politiques au sein du Parlement européen ?" Paolo, vous avez tourné la tête. Vous pouvez répondre à Laurence qui se demande si finalement la France est en train de perdre du poids au sein de ces institutions.
Écoutez, quand on respecte pas la parole, on maintient pas les PTES que nous-mêmes on a inventé parce que les le fameux 3 % les règles européennes ont été adopté sous intuition de de la de Paris et de Berlin. On perd de la crédibilité, c'est sûr et certain. Nous les Italiens, on vient de 10, 12, 13, 14, 15 ans d'effort de budget chaque année, un plus dur que l'autre.
H et on n' pas réchiné dans le Oui, il y a eu beaucoup de protestations mais à la fin, on a compris qu'il fallait le faire parce que c'était pas pour celles qui nous demandaient mais c'était dans l'intérêt des Italiens, même des futures générations de la sustenibilité du pays. La France ne veut pas le faire et et donc on est un peu déçu et oui, vous perdez un peu de crédibilité. Oui.
Que peut faire Emmanuel Macron d'ici à 2027 pour sortir de cette situation, on va faire un tour de table là-dessus, mais c'est très très difficile de de voir parce que le le problème il est il est structurel en fait. Euh je pense pas que les élections législatives vont forcément résoudre euh le problème parce que tous les tous les sondage montre que même si les autres partis vont perdre un peu et c'est que le RN qui qui qui va gagner, il y aura toujours plus de majorité euh pas de majorité à l'Assemblée nationale. On peut même pourrait même dire que même les élections présidentielles ne résoudraient pas forcément le problème parce que même si comme indique les sondages c'est Jordan Badala ou ou Marine Le Pen qui gagne le présidentiel, on peut très bien imaginer que les Français vont se réveiller lemain le lendemain et dire on a on a élu un une présidente de la République de la République de l'extrême droite, on va pas lui donner les les le contrôle total de donc voilà, on est dans un un problème véritablement structurel.
Et ce problème structurel, c'est que euh le régime, le le le la 5e République, elle n'a pas été conçue euh pour un parlement où il n'y a pas de majorité. Elle a été conçue, il a été conçu pour euh des majorités claires et nettes, un peu comme en Angleterre et nous, on a vécu ça en Angleterre et je trouve ça assez intéressant. paroritaire vou dire avec le avec le Brexit.
Nous aussi, on a connu nos cinq premiers ministres en 6 ans, pas en 2 ans, mais en 6 ans, on on les a connu et on a connu nos hommes et nos femmes politiques complètement campés sur leur leur position, figé dans leurs idéologies, incapables de faire des compromis ou des concessions. C'est ça le problème. Le problème, il est il est structurel et il est culturel dans le sens où euh il faut que la mentalité de la classe politique française évolue et que ils comprennent tous qui que qu'il va falloir faire des concessions et des compromis.
Paolo rapidement si vous pouvez et Frédéric ensuite réagir pendant très longtemps, on a beaucoup jaloisé la France et ce système de la 5e République justement pour cette stabilité qu'elle garantissé. Aujourd'hui, on se rend compte que vous avec ces majorités si fortes, si stables dans le temps, c'est comme un muscle l'art du compromis. Si on l'exerce pas, il s'affesse et aujourd'hui, on voit une difficulté vraiment criante de la France à faire du compromis qui est l'expression la plus belle et la plus noble de la politique.
Aller vers l'adversaire politique et trouver ensemble une synthèse. On le fait en Allemagne, on le fait en Belgique, on le fait au Portugal, on le fait en le fait partout ailleurs. Il y a qu'en France qu'on le fait pas.
Même au Parlement européen, on le fait. Frédéric, c'est un problème de de de culture politique. Ben oui, je pense qu'il y a un me coupa qui ne se fait pas du tout du côté des politiciens.
Je pense que s'ils écoutaient plus la rue, ils se rendrai bien compte que tout le monde pense qu'ils ne sont là que pour leur propre bien-être et leur richesse et cetera et qu'ils ne font rien pour essayer justement de trouver des solutions. Je veux dire, nous au Canada, c'est sûr que la situation est très particulière parce qu'ici c'est une République. Donc, il y a un président qui a un peu droit de vie ou de mort sous telle ou telle vie politique et c'est assez bizarre.
Chez nous au Canada, c'est une monarchie parlementaire. Donc le le chef d'état c'est le roi Charles donc et au Canada il y a une représentante qui s'appelle la gouverneur général et quand le premier ministre n'est plus capable de de en fait il perd face à une une mention de censure il doit aller voir la gouverneur général et lui dit "Écoutez, je ne sais plus gérer le pays, donc on va directement en élection. Donc c'est pas comme ici où là on prend quelqu'un qui ne veut pas devenir premier ministre, ça marche pas, ça dure 14 he on le ramène, on le remet encore.
Non non, tu continues, il faut absolument trouver une solution." Donc ça c'est ça ne marche pas. Mais là au Canada et de plus en plus on on a vraiment une une démarche parlementaire différente qui est plus actualisée, je crois parce qu'on a beaucoup de euh gouvernement minorita et donc on n' pas le choix.
Si on veut essayer de trouver des solutions, il faut aller chercher quelques voies peut-être pas tout un groupe de politiques, mais au moins c'est c'est ce besoin de éviter des élections qui parfois sont très coûteuses aussi au contribuable et d'essayer de sortir de l'ornière avec des on parle de culture politique, on voir ce qui se passe chez nos amis allemands. Anica, c'est quoi le le secret chez vous pour trouver ces fameux compromis au sein de la classe politique ? Vous avez pas contre Oui oui oui.
Je pense il y a pas un grand secret. Ils ont ils ont pas le choix. Ils ont pas le choix.
C'est le système proportionnel euh pendant les élections qui fait que pratiquement jamais il y a eu la majorité absolue pour un parti. C'est ça c'était très rare dans les années 80 mais depuis non. Et euh du coup il ils sont obligés de trouver des compromis.
Donc par exemple là la grande coalition qui règne mania justement c'est les conservateurs avec les socio-démocrates. C'est un peu comme ça aurait pu être ici en France. Le socle commence, ce qu'on appelait à l'époque le socle commence avec les socialistes par exemple, ça s'est pas fait mais en Alan ça s'est fait avec les compromis.
Genre les socialistes disent nous pour nous c'est très important qu' que le SMIC augmente et pour les conservateurs c'était très important qu'il y avait les contrôles au aux frontières européens ce que personnellement je regrette mais c'était leur leurs exigences. Donc du coup, ils ont décidé ensemble, c'est là maintenant, on a le SMIC augmenté et les contrôles à la frontière et il règne toujours pas sans difficulté non plus hein, mais ils savent qu'il y a pas d'alternative. Il nous reste très peu de temps.
Une question pour vous Anna, elle vient de de Jacques qui demande si la montée de l'extrême droite en France inquiète les autres pays, est-ce que ça bloquerait les accords et les alliances avec les autres pays ? Mais peut-être sur cette question de l'inquiétude au regard des sondages. Euh euh je ne le pense pas.
Euh, elle inquiète évidemment une grande partie des des des populations et des politiciens de ces pays, mais la même situation existe ailleurs, elle existe chez moi. Nous avons au parlement trois blocs. L'un des blocs principaux, c'est d'extrême et d'extrême droite.
Il est promis à monter encore à augmenter encore son score. Donc tous les pays connaissent le même problème. Il faut vivre avec.
Et euh je ne crois pas que c'est que que la France serait mise au banc des nations si demain elle avait un gouvernement d'extrême droite. Pas d'inquiétude autre mesure. Inquiétude, oui, mais pas 25 secondes pour répondre à cette question.
Euh bah oui, bah chez nous euh l'extrême droite est à 33 % aussi. Donc on a toujours dit que le système électoral britannique allait éviter ce genre de problème. Mais on est exactement dans le monde.
Voilà, on est on est dans on vit dans un monde où les grands partis deviennent plus petits et les petits partis devien deviennent plus grands et les systèmes ne sont pas prêts à à Je vous pose pas la question. Nous on les a déjà au gouvernement l'extrême droite mais le génie quelque part de George Melone a été celui de faire exactement l'inverse de ce qu'elle a dit promis pendant la campagne électorale. Donc dès qu'elle est arrivée aux manettes du pouvoir ancrage fondamental de l'Italie à l'Europe à l'OTAN.
Et donc c'est une extrême droite qui s'est diluée au moment de prendre le pouvoir. C'est le mot de la fin. C'est la fin de ce débat.
Merci à tous les quatre à tous les cinq. Salut à vous devoir votre écran. Merci de votre fidélité.
à Public Senata, vous pouvez retrouver cette émission en replay sur notre site internet. Demain matin, vous serez réveillé comme tous les jours par Orian Manchini. Rendez-vous à 7h30, son invité Gel Patti, la sœur de Samuel Patti.
Je vous souhaite une excellente soirée sur le canal 8 de la TNT. Bye bye.
Emmanuel Macron