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Podcast / conversationFrançois Ruffin (sur YouTube)· 3 août 2026 26 minAutoproduitPortrait personnelTravail & emploiSolidarités & familleEnvironnement & énergieSanté

Ma campagne en auto-stop • Ep 5

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 14:00François RuffinFait
    « Pour moi, j'arrivé à l'âge où j'ai déjà fait un coup de la vie. Donc mais pour mes enfants, ouais, ça ça reste vraiment, j'ai peur pour eux. »
  • 15:00François RuffinFait
    « Moi, c'est que je pense et après avec les années d'expérience, je vois comment ça se dégrade, ça reste compliqué. »
  • 18:00François RuffinChiffre
    « Demain si je dois être hospitalisé, c'est 50 % que je dois payer de ma poche. »
  • 19:00François RuffinFait
    « Le bonheur aujourd'hui, vous le trouvez dans quoi ? Le bonheur, c'est dans la nature qu'on tout simplement avec la nature. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alors, on sort du camping de Sals à côté de Perpignan. Objectif Vallon Pont d'arc en Ardèche avant 14h. Et ça commence quand même par la galère parce que tu vois les grandes routes où les gens passent comme ça à fond la caisse.

Bon attends, on va quand même faire le panneau. Al quand tu vois la vitesse à laquelle il passe, faudrait vraiment qu'ils aient le désir de prendre un autoooppeur. Bon, comme d'hab, j'ai fait trop large au début, c'est pas grave.

On arrive à dire ça du recyclage. Tu veux qu'on essaye un peu ici quand même ? Allez.

C'est dur. Ça me rappelle mes années où je faisais de la vente à la criée, tu sais. Mais au moins tu avais un un truc d'interpellation des gens mais il y avait un côté pathétique en même temps quoi.

Ah il nous prend. Bonjour monsieur. Bonjour.

Je peux vous déposer ? Bah c'est sympa comme tout. Et du quel côté ?

De Narbon ? Euh en fait nous on va sur l'Ardèche Valon pour d'c mais donc vous nous déposez à l'entrée pour ensuite qu'on prenne la route de Montpellier. Moi je vais du côté de Narbon plage.

Bah vous nous laisserez à l'entrée du coup. Je sais pas trop. Moi je suis jamais allé à Narbon.

En si une fois mais sur la route sur la route il mon travers Montpellier. Merci beaucoup monsieur. Rien avec plaisir.

Donc je suis François Ruffin. Oui. Et je suis candidat à l'élection présidentielle.

D'accord. Enchanté. Et je fais du stop pour rencontrer directement les Français.

OK. Voilà. Ah ben c'est super.

On vous enregistre là ou non, il y a pas de souci, vous inquiétez pas. Et qu'est-ce que vous faites de beau dans la vie ? Euh je suis mécanicien motoculteur qui est dans le domaine agricole, je répare tout en dessous du tracteur pour ce qui pour les vignes ici dans le coin ou généralement.

Effectivement c'est les tronçonneuses, les lingueuses euh taillé euh les jantas c'est les meilleurs aussi en dessous du tracteur. Et ça je vous faites dans une entreprise ou c'est chez vous ? Oui, dans une entreprise.

Donc là vous bossez sous le soleil en ce moment. Oui. Et ça devient très dur je vous l'avoue.

Ça devient très dur. Là vous chantez que ça tape ? Ouais ouais.

Surtout c'est un atelier où c'est pas climatisé. Je suis à même la tole. Je vous dis pas quand il fait 40 dehors, on a quasi 50 à l'intérieur.

C'est un peu un peu fatiguant psychologiquement. Et est-ce que vous adaptez les horaires pour venir plus tôt ou ? J'essaie de de faire après.

De toute façon, le patron il m'a dit si jamais tu te sens pas bien, on arrête, on ferme les portes et en fonction de mon planning. Ça fait plus de 5 ans que je cherchais un et là je viens de d'être embauché depuis le 1er mars et du coup il s'adapte à il faut une spécialité pour être embauché. Enfin c'est quoi ?

Vous êtes mécano ? Euh non, là-bas, j'étais euh dans le Espace vert et c'est j'étais en contrat d'insertion et en fait le chef d'équipe de du contrat d'insertion m'a fait rentrer dans cette et là ça s'est bien passé. Ah super.

Donc vous avez fait des CDD puis ensuite ils ont décidé de vous garder. C'est ça. C'est exactement ça.

Et donc là du coup vous avez un poste stable alors que vous avez dû galérer pendant quelques années avant quoi. Ouais surtout que je suis pas originaire d'ici. Vous êtes de où ?

Je suis du nordé d'Inger que je suis né à Calé. D'accord. Ah ben c'est pas lo de chez moi alors et j'avais mon parrain qui habite toujours à Grande Sainte et qui bossait cher je suis né là-bas exactement à Grande et qu'est-ce qui a fait que vous êtes descendu à l'opposé là pour le coup euh à la base comme Arcelor il était en état critique donc perte d'emploi et gens passens les meilleurs.

Du coup, on m'a dit qu'il y avait plus de travail par ici et quand je suis arrivé ici, c'était l'enver du décor. Voilà. Et là, depuis la sécheresse, ça devient encore de plus en plus compliqué.

Il y a tout tous les domaines possibles qui sont impactés hein par cette crise. C'estd on vous a dit qu'il y avait il y avait la chute de l'industrie dans le nord. Euh oui, c'est pour ça que j'avais pas beaucoup de travail.

Du coup, je pensais avoir plus de travail par ici. Mais c'est des petits boulots ici dans l'agriculture ou dans le tourisme, c'est que des petits contrat, non ? Oui.

Ou c'est ça. Et vous êtes descendu avec votre femme et vos enfants ? Du jour au lendemain.

Du jour au lendemain. Du jour au lendemain. Un coup de tête alors presque.

Voilà, c'est ça exactement. Et votre femme, elle avait pas de boulot non plus là-bas ? Non.

Et pour vous loger, vous avez fait comment ? euh de la de la connaissance du côté de ma femme. Ça nous a hébergé pendant un temps et puis après ben petit à petit on s'est reconstruit.

Mais après c'est niveau financier, c'est vraiment très dur aussi. Donc et vous aviez de la famille dans le nord ? J'ai toute ma famille.

Et vous avez décidé quand même de vous barrer ? Ouais, de repartir à zéro et retenter la chance par ici. Et la chance, elle vous a pas trop souris jusqu'à dernièrement quoi.

C'est ça exactement. Et là, ça va mieux du coup ? Ah, beaucoup mieux pour payer les factures, pour payer le loyer, pour un peu tout.

Ouais. Euh j'ai que permettre de me financer un véhicule chose. Je pouvais pas beaucoup de choses que des vacances comme des vacances je pouvais pas faire mettre des vacances cheveux.

Il y a beaucoup de choses qui sont qui sont ouvertes à moi. Et vous allez partir où en vacances alors ? Avignon.

D'accord. Avec les enfants. Alors mais ça ça faisait des années que parce que vous aviez pas de boule au stable, vous pouviez pas vous permettre.

Et vous président ? Non [rires] non mais quand même vous président qu'est-ce que c'est les premiers trucs que vous changeriez dans le pays ? Il y a il y a beaucoup de choses à changer déjà faire un peu plus de choses déjà surtout pour les jeunes surtout ça serait la base ça sera éviter la délan.

Et on fait quoi pour les jeunes du coup ? euh plus de d'activités euh comment dire ça en plein air. C'est des choses qui sont après c'est ça reste dans le financement hein.

Prenez une famille modeste qui vient d'HLN n'a pas les moyens d'aller mettre son fils dans une structure je sais pas genre du foot ou je ne sais quoi, Rugby gener des meilleurs. que faire en sorte qu'il y a des aides possibles pour ces jeunes là qui puissent intégrer justement ces ces activités pour eux hein, éviter la délinquence hein. Il y a il y a que ça de toute façon qui peut qui peuvent les sortir de tout ça hein.

L'emploi ça vous en parlez parce que vous l'avez connu dans votre parcours c'est ça ? où où vous aviez vous étiez Non, j'ai connu tout ça dans dans le parcours. J'étais j'étais on va pas dire un délinquant mais j'étais dans une dans une phase de cette délinquence que j'ai réussi d'ailleurs à me sortir de tout ça.

Vous étiez dans une spirale un peu infernale et c'est pour ça que vous êtes parti de Dquercque aussi ? Pas pas spécialement. Après c'est un c'est un tout c'est il y a il y a la ch des choses de la vie qu'ils ont fait que j'étais vraiment au plus bas de moi-même.

Et justement en repensant à tout ça, je suis passé par un divorce. Ça ça m'a remis en question pourquoi ceci cela et tout ça a fait que voilà j'ai j'ai réussi à sortir la tête tout seul de l'eau donc la délinquence donc était j'étais un fumeur de cannabis et j'en passe j' alcoolique je suis sorti de tout ça donc je ne bois plus je ne fume plus et voilà quoi. Donc tout ça moi pour ces jeunes là il faudrait ouvrir beaucoup plus de portes que actuellement.

Là, je suis en tournée d'été, moi et le ce qu'on porte là, c'est les vacances pour tous, les les le sport et la culture pour tous, pas seulement pendant les vacances, mais aussi pendant Moi, j'ai vu dans mon Moi, je suis Damien. D'accord. Et c'est vrai que je reçois des gamins, ils ont jamais vu la mer et la montagne.

Ah oui, à D'Uquer vous la voyez ? Ouais. Oui, parce que on avait la [rires] chance de l'avoir à côté.

Oui, c'est mais voilà. Et moi quand j'étais jeune, on partait pas trop en vacances avec mes parents. Contrôle de vitesse trajet tous les comme c'était une mairie communiste, j'ai je faisais du tennis pour 10 francs.

Par mois, pour tout le mois, je peux faire du tennis pour 10 francs, du kayak pour 10 francs. Enfin, il y avait toutes les activités pour 10 franc 1,50 € c'est vrai que Et ouais. Et donc vous vous dites là et vous vous auriez eu accès au sport notamment au sport quand vous étiez plus jeune, vous pensez que ça çait éviter de partir de la délinquence, je vous dis honnêtement.

Ah oui oui oui oui. Parce que moi mes parents il pouvait pas se permettre d'accéder à ces à ces choseslin. Donc ce qu'on faisait avec les copains, on faisait des conneries.

Voilà, on ait dehors et c'est créchendo. Après une fois qu'on rentre dans cette spirale là, c'est très compliqué. euh pour en sortir de là, je vous le dis honnêtement, même moi psychologiquement ça a été très très très très dur et fa lui vraiment que je touche le fond et comprendre que à cause de tout ça, malheureusement on perd tout.

On perd la famille, on perd les amis, c'est voilà c'est compliqué. Après il faut beaucoup de volonté honnêtement si on a pas de volonté, on y arrive pas. si on se fait aider par des structures spécialisées que moi j'ai réussi à passer sans sans structure.

Mais même avec les structures, il faut quand même de la volonté même avec les structures spécialisées. Non, je sais pas. Après, il faut y passer.

Moi, je suis pas passé par là, mais a priori c'est beaucoup plus facile de par une structure que par sa propre volonté. Donc là, vous dites des animateurs, des éducateurs dans les quartiers qui proposent du sport, qui proposent des activités. Ouais, c'est ça.

Là, vous gagnez combien si je puis me permettre ? Je suis entre 1400 et 1700 € avec heur supplémentaire. Et là, avec ça, vous vous en sortez correctement ?

Euh, si j'aurais pas eu actuellement les frais de de véhicule, je m'en sortirai largement. Je peux me mettre de l'argent de côté. Euh, facilement, facilement.

Facilement. parce que vous avez été habitué à avoir beaucoup moins du coup. C'est ça.

Du coup là, c'est le luxe presque, tu vois, c'est exactement ça. Pour moi, oui, c'est un luxe. Bah après, dans le nord, c'était pas les mêmes.

Dans le nord après je sais pas quand je travaillais, c'était pas les mêmes pay que ici. Honnêtement, ici on est sous payé, je trouve, dans le sud. Honnêtement, c'est souspayé.

Et si on a des soucis parce que souvent pour accéder à l'emploi, il peut y avoir avant des soucis de santé, des soucis de famille, des soucis de logement, des soucis de véhicules enfin et donc ils aident sur tout ça en même temps qu'ils aident à la formation et à l'emploi. C'est ça. C'est ça.

Oui. Ouais. Moi quand je suis rentré tout début, j'avais pas de logement.

Donc c'est eux qui m'ont trouvé un logement. Comme je vous l'ai dit, j'étais dans la phase où j'étais au moi-même. Donc ils m'ont aidé vraiment du du début jusqu'à la fin.

Et même encore maintenant, si j'ai un souci pour des papiers quelconque, je les appelle et il me guide qu'est-ce que je dois faire et tout et tout. Il lâche pas. Pourtant, on est rentré dans cette structure et si on a besoin de quelque chose sont toujours là.

Et si avant ça, si vous alliez voir une entreprise normale, elle considérait que vous étiez pas employable et vous les intéressiez pas. Ben, c'est que c'est plus compliqué. C'est si comme je vous ai dit, si on on a pas cette motivation de faire comprendre l'employeur qu'on est motivé, que on veut tu veux veut essayer de donner la chance, euh c'est vrai que ça reste compliqué.

Ouais. Et puis si vous avez si vous avez pas de véhicule, pas de permis, tout ça complique les choses quand même. Et en plus, je sais pas, je la confiance en soi parce que quand on est pas bien, aller voir des gens et faire bonne figure et dire "Oui, je veux un boulot, je suis compétent et ainsi de suite", c'est compliqué qu'en soi-même on se sent pas bien quoi.

Ah oui, c'est sûr. Ah oui, ça je suis tout à fait d'accord avec vous. Et donc ces 2 ansl dans l'association, ça vous a permis de passer votre permis, d'avoir un logement, de vous stabiliser et aussi de reprendre confiance en vous quelque part.

Oui, parce que j'étais vraiment dans une phase où j'étais au plus bas de moi-même. Donc ça ça a été un peu compliqué de reprendre contact avec tout ça. Donc ça veut dire qu'on même si on a de la volonté, on s'en sort pas toujours tout seul.

Faut qu'il y ait quelqu'un qui vous tende la main, qu'il y ait des associations qui existent, qui a des structures d'insertion pour venir applier tout ça. Si la personne veut pas, ça marchera pas. Mais à un moment, faut quand même que la société tende la main pour aider à affranchir un certain nombre d'obstacles quand on est tombé en bas et qu'on n pas bien quoi.

Et tout ça, ça vous a fait réfléchir euh à votre lien avec les autres, je dis pas à être altruiste. Enfin bon, je sais. Ben moi ma situation à cette heure-ci, c'est quand je vois des jeunes qui sont dans la difficulté, j'essaie de leur faire comprendre que quand ils sont sont passés dans le même par les mêmes choses que moi, essayer de leur faire comprendre que en broyant du noir, ils arriveront à rien.

J'essaie de leur faire relever la tête et sortir de l'eau comme il y a eu il y a pas longtemps un jeune, il était vraiment au plus bas. que le pas même il était parti dans une structure il a fait une dépression et fur et à mesure je je le vidais jusqu'à qu'il a il est parté par cette structure là le contrat d'insertion. Vous l'avez rencontré comment dans le village comme ça ?

C'est à côtoyer les gens que j'ai connu et qui me parlait de ce jeune là qui était pas bien, ceci cela et puis après moi quand je vois des jeunes comme ça, ça me fait penser à moi. Automatiquement, j'essaie de de de les aider bien que moi. Donc d'abord de discuter avec lui, ensuite de lui dire que on peut s'en sortir quoi.

C'est ça exactement. Et avant vous l'auriez pas fait de la même manière ? Ah non !

Ah non ! Non non non. Donc vous avez rencontrer les gens bien dans cet assaut.

Ah oui bien sûr. Est-ce que c'est pour ça que vous nous avez pris en stop ? Non ça c'est ça vient de ma nature de par chez moi le nord.

On reste toujours quelqu'un qui est là aider son prochain. Quelque chose tout le monde ne fait pas. Là vous avez fait demi-tour pour nous prendre même et en klaxonnant.

Ouais, c'est super sympa. [rires] Ouais, j'en crois souvent des autopurs. Vous avez fait du stop vous aussi ?

Ouais. Et j'ai jamais eu l'occasion d'être pris. Ah bon ?

Ah oui. On les a tous les toujours laissés sur le bord de la route. Et oui.

Et là la suite dans 10 ans, vous voyez là de de penser à l'avenir de nos jours, ça reste compliqué je vous dis honnêtement avec avec tout qu'est-ce qui se passe là ? changement climatique des les des sociétés qui sont un peu ça va un coup ça va pas comme là là dans là où je suis exactement c'est ça reste ça avec les incendies on a des belles activités qui sont pharaoniques hein c'est pas de tout oéin donc là vous dites pas que vous êtes dans ce boul pour les 10 prochaines années non non non ça reste uncertain honnêtement ça reste un certain est-ce que c'est pas la première chose qu'il y a comme demande chez les gens. Est-ce qu'il y a une demande de stabilité de pouvoir s'asseoir dans la vie, de construire sa vie, de prendre un crédit pour avoir une maison, élever ses enfants tranquillement et que c'est comme s'il y avait une une angoisse qui s'était mise dans la société.

Ah oui ! Euh moi j'ai voulu euh je me suis posé la question de faire un crédit justement pour essayer de me payer une maison, mais quand je vois comment ça tourne, je me dis non, ça serait s'endetteté. Après, je pourrais pas me dire que pendant 20 ans, j'auris mon travail et toujours payer mon crédit.

Non, c'est pas possible. Avant peut-être oui, mais là nos jours c'est non. Après, il faut avoir un métier ou que ça va jamais se perdre.

Et là, dans le domaine où je suis, ça reste un certain. Donc vous êtes condamné malgré tous vos efforts à une forme de précarité quoi. C'est ça exactement.

À de l'incertitude. Oui. Et vous parliez du réchauffement climatique, c'est quelque chose qui vous inquiète pour vous, pour vos enfants ?

Surtout pour mes enfants. Pour moi, j'arrivé à l'âge où j'ai déjà fait un coup de la vie. Donc mais pour mes enfants, ouais, ça ça reste vraiment, j'ai peur pour eux.

Et qu'est-ce que vous pensez qu'il faudrait faire ? Faudrait que tout le monde se manifeste à faire quelque chose pour la planète. Mais tout le monde ne réagit pas comme ça malheureusement.

Comme vous voyez les gens qui ont ce réflexe à jeter ce Mego qui embrasse tout, ça met des vies en jeu. Ça ça met beaucoup de choses, hein. Des gens qui ils ont mis 20 ans ou 30 ans à construire leur maison et en une fraction de seconde, ils ont tout perdu.

Je sais pas là franchement sur ça, je sais pas comment les gens arrivent à à pas comprendre tout ça. Pourtant, j'aimerais j'aimerais que les gens arrivent à à changer de mentalité mais on est dans une mauvaise spirale malheureusement. Il y a trop de choses qui font que la vie est dure.

Donc pour avoir des aides, ça reste compliqué. Pour travailler, ça reste compliqué. Je vous dis, il y a pas il y a pas assez de de choses qui est derrière.

On est trop de d'autres pays au lieu de se préoccuper de notre propre pays à nous. Moi, c'est que je pense et après avec les années d'expérience, je vois comment ça se dégrade, ça reste compliqué. Là pour la santé par exemple euh après pour la santé, est-ce que vous quand vous enfin est-ce que vous vous avez des fois renoncé à des soins parce que vous aviez pas les sous, parce que il y avait pas la mutuelle ou Ben moi du temps où je travaillais pas, j'avais cette chance d'avoir la CMU.

Donc je chose qui est bien pour les gens qui travaillent pas parce que ça reste accessible à tout le monde. Mais là moi maintenant de nos jours avec la mutuelle que j'ai, je peux pas me permettre d'être malade honnêtement. Je peux pas.

Je beaucoup de mutuel pour pas pour pas être couvert comme il faut. Parce qu'il vut être quoi à charge ? Je suis à 50 % ma chambre.

Donc demain si je dois être hospitalisé, c'est 50 % que je dois payer de ma poche. Mais je peux pas me permettre. Qu'il faut augmenter les les les assurances, les ceci, les cela mais derrière on a rien.

Le bonheur aujourd'hui, vous le trouvez dans quoi ? Le bonheur, c'est dans la nature qu'on tout simplement avec la nature. Et donc vous allez faire quoi ?

Les piqueniques en forêt pour profiter au maximum de la nature. Vous faites quoi pour en profiter vous ? Alors c'est quoi vos loisirs ?

De camping. Le camping ? Ouais.

On fait du camping où du coup ? Ben quand on peut dans des dans la nature tout simplement du camping sauvage. Alors voilà c'est ça avec la tente ou avec la caravane ?

Avec quoi ? Avec la tente la bonne branquette et avec vos enfants ou tout seul ? avec les enfants et donc ils sont habitués à ça les enfants, à déplier la tente dans la forêt, dans dans un champ tout en respectant la nature.

Il y a des fois, il y a des gens qui viennent vous voir en disant "Vous avez pas le droit de vous mettre là." Oui, ça ça devient compliqué de faire ça. C'est à justement ce réchauffement climatique être connecté à la nature comme avant.

Faut aller dans des endroits reculés où personne connaît les endroits et et profiter pleinement. Mais ça ça vous connaissez ces endroitsl ? C'est c'est votre jardin secret quelque part ça ou votre forêt secrète ou Après moi je suis un randonneur donc j'observe beaucoup les endroits, je voyage un peu beaucoup justement pour voir où on peut aller camper sans être embêté par la gendarmerie. par les euh comment s'appelle ça ?

Des forêts là. Les gardes forestiers. Ouais, les gardes forestiers.

Les gardes de chasse, c'est Ouais. Donc vous votre truc votre votre grand loisir c'est la randonnée du coup. Ouais.

Donc le weekend, vous allez passer une journée, même quand vous avez pas vos enfants à aller faire 10 20 30 km à pied dans un coin. C'est ça ? Depuis longtemps c'est votre Non, depuis que je suis arrivé ici dans dans le sud.

Et ça c'est un moment de respiration où ça vous tranquillise aussi. C'est là. Ouais.

Ouis, c'est ça. Ouais. C'est une thérapie.

C'est une thérapie. Ça permet d'évacuer tout le tout les choses de la semaine qu'on a accumulé au travail, les choses de la vie. C'est un moment d'évasion.

On se rend pas compte en tout cas. Courage à vous. Pas à vous surtout.

C'est quoi ton prénom ? Mich Mich François. Mais je te l'ai dit tout à l'heure mais voilà.

Merci beaucoup Michel. Est-ce que tu veux me donner si tu veux enfin tu me donnes ton numéro de téléphone et on t'envoie le montage qu'on D'accord. D'accord.

Plaisir. Et merci merci de nous avoir pris, merci de nous avoir raconté un peu ta vie et puis bravo pour euh avoir réussi à te donner coup de talon quand tu étais au fond. Et ça peut permettre à quelques jeunes de prendre ce chemin par mon parcours avec de la bandé. on arrive à à gravir tô a à la fois de la volonté et quand même des mains qui sont tendues.

Il faut un minimum, c'est surtout de la volonté. Peut-être que tu peux nous laisser ici quand tu peux quoi. Parce que je vois que Carcasson Béer ça va être nous faut qu'on aille vers Béisier je pense pour remonter vers l'Ardèche.

Un grand merci à toi surtout. Bah avec plaisir aussi. Attends, je j'ai dit que je prenais ton numéro.

Vas-y. 06 07 07. OK. 072.

Un grand merci à toi Michel. Avec plaisir. Bonne journée.

Bon, bonne journée et puis bonne suite à toi, à tes enfants, à toute ta famille. Bon heure. Au revoir.

Micro tiens. Bon ben c'était super. No.