Entre Israël et le Hamas, la guerre des images - #cdanslair du 24.11.2023
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Chapitres
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« « Nous sommes dans une mosquée à Jabalia. Vous pouvez voir l'entrée du tunnel ici. Il est opérationnel. » »
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« « C'est une guerre dans la guerre. Il faut absolument contrer la propagande du Hamas. » »
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« « Et donc l'État d'Israël, comme une démocratie qui se barre pour la protection de sa population et des valeurs que nous appartenons avec d'autres démocraties, doit communiquer, expliquer. » »
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« « Vous savez, si la police française montre des armes prouvées chez un criminel, je ne pense pas que quelqu'un oserait penser que ces armes étaient posées par quelqu'un d'autre. » »
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« « Le doute, l'ennemi d'Israël, parfois même sur la réalité des massacres du 7 octobre. » »
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« « Le jour où c'est arrivé, j'ai immédiatement su que je ne voulais plus faire aucun autre contenu que de parler de ce qu'il s'est passé. » »
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« « Communication sur le terrain depuis Israël, mais aussi en dehors des frontières, pour continuer à rallier la communauté internationale. » »
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« « Ça, elle a montré à une centaine de journalistes, des images inédites de l'attentat du 7 octobre, extraites de caméras portées par des militants du Hamas. » »
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« « Le Hamas a tué 1200 Israéliens innocents, des enfants, des femmes, des personnes âgées. » »
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« « Près de 4,3 millions d'euros ont été dépensés par Israël pour distribuer ses campagnes publicitaires en France. » »
Temps de parole
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Des soldats israéliens, en plein combat hier, dans le nord de la bande de Gaza.
« Nous sommes dans une mosquée à Jabalia. Vous pouvez voir l'entrée du tunnel ici. Il est opérationnel. »
Des images fournies par l'armée israélienne elle-même. Comme tous les jours ou presque depuis le début de la guerre, elle communique sans relâche. Sur les réseaux sociaux, vidéos, chiffres, photos, commentées en sept langues différentes, parmi lesquelles le français, l'arabe ou encore l'espagnol. Dans un entretien qu'il nous a accordé cette semaine, le porte-parole de Tzahal défend une guerre, qui est aussi une guerre de communication.
« C'est une guerre dans la guerre. Il faut absolument contrer la propagande du Hamas. Il y a une tentative de vouloir transférer la situation de criminel en victime. Et donc l'État d'Israël, comme une démocratie qui se barre pour la protection de sa population et des valeurs que nous appartenons avec d'autres démocraties, doit communiquer, expliquer. »
Mais en période de guerre, les vidéos postées pour communiquer sont forcément scrutées, analysées et parfois remises en question.
« Voici l'hôpital Rantissi. »
Dans celle-ci diffusée la semaine dernière, l'armée présente ses armes comme étant celle du Hamas. Mais comment en être sûr ? Olivier Rafovitch regrette qu'on puisse lui poser la question.
« Ce doute collectif, ce doute qui règne, pour moi, a un profond message qui est pour moi, encore une fois, incompléhensible. Vous savez, si la police française montre des armes prouvées chez un criminel, je ne pense pas que quelqu'un oserait penser que ces armes étaient posées par quelqu'un d'autre. Or, ces questions sont posées quand Israël est en guerre et se battre pour sa sécurité. C'est plus que troublant. C'est presque même affligeant. »
Le doute, l'ennemi d'Israël, parfois même sur la réalité des massacres du 7 octobre. Alors, pour lutter contre le négationnisme, tous les moyens sont bons, quitte à emmener des influenceurs dans les kiboutts attaqués. « Ici, c'est la maison d'une vieille dame. Elle a été brûlée. » Alina Rabinovitch est d'habitude spécialisée dans les coulisses de télé-réalité. Mais ici, gilet pare-balles et casques lourds sur la tête, elle décrit à ses 37 000 abonnés un décor ravagé.
« Le jour où c'est arrivé, j'ai immédiatement su que je ne voulais plus faire aucun autre contenu que de parler de ce qu'il s'est passé. Quand le ministère des Affaires étrangères m'a contacté, j'ai immédiatement dit oui. Je me fiche que ce soit dangereux, parce que je suis ici pour raconter leur histoire. »
Communication sur le terrain depuis Israël, mais aussi en dehors des frontières, pour continuer à rallier la communauté internationale.
« Ça, elle a montré à une centaine de journalistes, des images inédites de l'attentat du 7 octobre, extraites de caméras portées par des militants du Hamas. »
« C'est un film qui dure un peu plus de 45 minutes, 48 minutes précisément. C'est un montage qui a été réalisé par l'armée israélienne. » Des projections privées et des campagnes publicitaires sur les réseaux sociaux. Israël a payé plusieurs millions d'euros pour ses clips diffusés sur plusieurs plateformes.
« Le Hamas a tué 1200 Israéliens innocents, des enfants, des femmes, des personnes âgées. Des familles entières ont été massacrées chez elles. »
Même les contenus pour enfants sont ciblés. Près de 4,3 millions d'euros ont été dépensés par Israël pour distribuer ses campagnes publicitaires en France, faisant de l'Hexagone le pays le plus ciblé devant l'Allemagne et le Royaume-Uni. Merci d'avoir regardé cette vidéo !