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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 8 octobre 2021 6 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Échanges avec des grands sportifs africains et français.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00PRESIDENTFait
    « par le sport, on atteint l'excellence sportive, vous en êtes des exemples vivants, mais on permet l'accès à l'éducation, on permet de donner une place aux jeunes filles. »
  • 3:00PRESIDENTChiffre
    « aujourd'hui, la moitié de ce que la France investit en Afrique, et moi, je préfère parler d'investissement solidaire que d'aide, déjà, mais ce qu'on investit en Afrique, parce que c'est des projets dans lesquels on croit, aujourd'hui, plus de la moitié passe en direct avec des entreprises, des sociétés civiles ou autres. »
  • 5:00PRESIDENTChiffre
    « on a un programme de 4 millions d'euros de l'AFD, pour passer de quatre académies à trente académies. »
  • 7:00PRESIDENTFait
    « un, ça permet à des jeunes d'avoir des modèles et peut-être, pour certains, de devenir des champions. Deux, on a un objectif qui est que l'Afrique développe les filières d'excellence sportive. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à toutes et tous. D'abord, je voulais remercier nos athlètes ici présents et nos grands sportifs pour leur engagement. Mais je voulais dire deux mots, je dirais, dans la continuité de ce que vous venez d'exprimer, les unes et les autres.

On pourrait se demander pourquoi la France a décidé d'investir dans le sport en Afrique. Parce que je pense que ça correspond exactement à ce qu'on veut faire et à la nouvelle page qu'on veut écrire, et à ce que, d'ailleurs, ce nouveau sommet, aussi, vient traduire. D'abord parce que par le sport, on atteint l'excellence sportive, vous en êtes des exemples vivants, mais on permet l'accès à l'éducation, on permet de donner une place aux jeunes filles.

C'est super, les initiatives que vous venez d'ailleurs de décrire, de cette jeune Angolaise que Tony a sélectionnée jusqu'à ce que vous avez décrit dans vos deux initiatives, ou aux initiatives que Serge vient d'évoquer, sur la scolarisation des jeunes filles quand elles ont leurs périodes de règles. Bon, et donc, c'est un projet qui n'est pas simplement l'excellence sportive, mais avec l'investissement dans le sport, on amène à l'éducation, on amène à l'inclusion des jeunes filles, on amène au développement économique et on change aussi, très concrètement, la vie des pays africains concernés. La deuxième chose, c'est que ça a beaucoup de sens pour, je dirais, nos athlètes, qui créent ces ponts entre les deux rives.

Là, on a des formidables exemples de destinées et d'histoires mêlées. Et en quelque sorte, je trouve que ce qui est très beau dans ce que vous avez dit spontanément, c'est qu'il y a eu une envie, à un moment, de retrouver peut-être des racines, des histoires familiales, de faire des ponts entre les deux rives de la Méditerranée, mais de le faire d'une manière complètement équilibrée et partenariale. Et le sport permet ça.

Claude est là, qui a donné tant de sa vie au foot, en Afrique aussi, mais vous êtes beaucoup ici à le faire au quotidien, à l'avoir fait. Je pense que ça contribue à la conversion des regards, au changement d'état d'esprit. Ce n'est pas de l'aide...

Oui, allez-y ! Oui, on parle sans tabou. Je vais finir aussi ma phrase, mais vous allez me dire ce que vous voulez me dire, sans tabou.

Allez-y, allez-y ! [INAUDIBLE] Alors je vais vous répondre, on pourra cet après-midi, on y reviendra, sur la politique de développement. Aujourd'hui, la moitié de ce que la France investit en Afrique, et moi, je préfère parler d'investissement solidaire que d'aide, déjà, mais ce qu'on investit en Afrique, parce que c'est des projets dans lesquels on croit, aujourd'hui, plus de la moitié passe en direct avec des entreprises, des sociétés civiles ou autres.

Sur le sport, comment on investit aujourd'hui ? Ce que fait l'Agence française de développement, ce qui a été dit. On investit aux côtés d'académies qui existent et d'académies qui sont en train de se développer.

Ça ne passe pas par les gouvernements, et donc ce qui est en train de se faire, c'est ce que fait Tony, et ce qu'il développe en ce moment. Serge a évoqué les partenariats qu'il a noués, ce qu'un Didier Drogba va faire c'est le partenariat qu'on a avec, aussi, La FIFA, la NBA, ce qu'on veut développer avec la Fédération internationale de basket. Donc ce sont des projets qui viennent des sportifs et qui sont avec les sportifs, qu'on veut faire, plusieurs sports ont été ici représentés : la boxe, le rugby... mais c'est vrai qu'on a beaucoup travaillé avec le football.

On fait beaucoup et on veut continuer à le faire. Le basket, le hand, le volley, qui sont des sports d'excellence française, il y a des équipes ici présentes, de ces Sports Collectifs où la France a excellé, et donc on va continuer d'investir. Et là, on a un programme de 4 millions d'euros de l'AFD, pour passer de quatre académies à trente académies.

Et ce programme, c'est un programme qui est sur le terrain. Ce que vous avez dit est très juste, en général sur beaucoup de sujets, mais pour le sport, comme c'est nouveau, ça vient sur le terrain, avec celles et ceux qui portent ces académies, avec les sportifs qui les développent, avec les fédés qui les développent. Et le but, c'est justement d'accompagner plus de sportifs et d'accompagner des jeunes vers le sport.

Mais ce que je veux vous faire passer comme message, c'est que un, ça permet à des jeunes d'avoir des modèles et peut-être, pour certains, de devenir des champions. Deux, on a un objectif qui est que l'Afrique développe les filières d'excellence sportive, ce qui est bon sportivement, merci au président de la fédé d'être là aussi, ce qui est bon sportivement pour réussir à faire ce qu'on a fait dans notre pays, mais c'est aussi des débouchés économiques. Trois, il y a très peu de jeunes de ces académies qui vont devenir des champions.

On le sait très bien, ils vont rentrer dans les académies, ils ne deviendront pas tous Tony Parker en basket, c'est clair, ni Serge en rugby, mais ils auront été dans un cadre où ils seront accompagnés, ils auront eu des opportunités, ils vont être mieux formés, on va s'assurer qu'ils et elles vont pouvoir aller à l'école, on va leur proposer d'autres choses, ce qu'Estelle a très bien dit aussi, et on va peut-être les accompagner vers l'entrepreneuriat ou d'autres choses. Donc c'est le sport comme vecteur d'émancipation de ces jeunes filles et de ces jeunes garçons. Et c'est en cela que le sport est un élément extrêmement important de cette nouvelle stratégie, parce que c'est un changement de la relation et c'est aussi un changement en termes d'émancipation.

Voilà ce que je voulais dire simplement. Mais tout cela n'est possible que s'il y a les grands sportifs qui s'engagent. C'est ce que vous faites.

Merci infiniment, Monsieur le Président. Merci à vous également.