Hervé Marseille : « Si Sébastien Lecornu échoue, que peut-on faire après ? »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Marseille, merci d'être notre invité pour cet entretien. Vous êtes sénateur des Haes, président du groupe union centriste au Sénat et président de l'UDI. C'est la matinée haute scène là.
C'est la matinée de scène. Exactement. Dernière journée de consultation avec les oppositions pour Sébastien Lecornu.
Est-ce qu'il peut échapper à la censure ? J'espère. Enfin, Jul, vous y croyez encore ?
Bah, écoutez, euh on sait que c'est compliqué puisqu'il y a trois blocs à l'Assemblée nationale qui sont difficilement conciliables, hein, entre le bloc de droite radical, la gauche et puis euh le bloc central. Euh, il fait tout ce qu'il peut le malheureux pour euh essayer de séduire. Bon mais c'est compliqué de c'est voilà, il y a des drapeaux partout, il est sur la piste noire et et il faut qu'il évite les bosses et de chuter parce que s'il va trop à gauche, il y a sa droite qui lui dit "Non, ça va pas du tout.
S'il va reste un peu trop à droite, on dit ça, il faut faut de la rupture et cetera." Donc il il fait ce qu'il peut après Michel Barnier et François Baou, il faut le rappeler, qui malheureusement n'ont pas réussi l'exercice. Est-ce que vous l'avez vu vous récemment Sébastien Lecu, qu'est-ce qu'il vous a dit ?
Qu'est-ce qu'il est prêt à faire comme concession ? Ben justement nous il nous dit pas grand-chose hein, il reste assez discret sur ses intentions parce qu'il sait que tout ce qu'il pourra dire va être retenu contre lui. Donc euh il il même à son socle commun, il ne dit rien.
B c'est à la fois quelque chose qu'on peut comprendre parce que il fait très attention. Euh euh il il lâche des des pierres. Vous avez vu un interview hier, il a fait une communication sur des pistes sur le plan social.
Donc il essaie d'avancer, j'allais dire de façon extrêmement prudente et pragmatique. Puis de l'autre côté, bah il faut dire qu'au sein du socle, on voit que la tension commence un peu à monter parce que faute d'information précise, il y a une forme d'inquiétude qui commence à naître. La tension, elle monte notamment du côté des LR.
Ce matin dans le Figarou, Bruno Retaillot fait une interview, il dit à ce stade, "La participation des LR au gouvernement n'est pas acquise du tout." Vous comprenez sa position ? Bah, c'est-à-dire que les les républicains voulaient un contrat de gouvernement.
Bon et euh Premier ministre leur a dit "Bougez pas, ça arrive." Bon, au bout d'un moment, comme on arrive maintenant au bout du bout euh des auditions, des consultations, des discussions, il va falloir bien déposer un projet de budget. Mais il a raison de faire monter les enchères.
Bruno Rilleur. Écoutez, moi je suis pas républicain, ça me regarde pas. Quelque chose me dit "Mais vous faites une majorité ensemble monsieur le Sénat Quelque chose me dit que la situation va forcément trouver une un épilogue parce que mathématiquement plutôt arithmétiquement si vous retirez 47 députés à l'Assemblée nationale ça veut dire que c'est la gauche qui est majoritaire.
Or, si les républicains sont rentrés, oui, 50 pardon et tout augmente les si les républicains sont rentrés euh dans le soutien à un gouvernement tout en disant nous on n'est pas dans la majorité macroniste, voilà, on est d'ailleurs ça fait partie de leur demande, c'est de dire nous on est différent, c'est parce que leur contribution permet de ne pas avoir un gouvernement de gauche. Donc s'il se retirer et ils ont justifié leur présence par cela. Donc si se retirait, ça veut dire que c'est la gauche qui viendrait gouverner.
Je je ne vois pas les choses comme ça. Donc je pense qu'il y a maintenant une petite montée de tension pour exiger un certain nombre de choses en disant écoutez euh c'est bien que le gouvernement travaille avec les socialistes pour éviter une nouvelle censure. En revanche bah nous aussi on a des demandes.
Vous vous en avez vous à l'UDI ou vous votre participation à ce contrat de gouvernement voir au gouvernement est acquise ? Écoutez, nous on soutient le gouvernement bien entendu. Euh pour autant, on a aussi euh c'est pas aveugle, on a aussi des demandes.
Euh la première c'est sur le pouvoir d'achat essentiellement parce que vous avez notamment la droite avec les républicains qui réclament un certain nombre de garanties sur le régalien, migration, sécurité, AME et cetera. Vous avez un certain nombre de demandes sur la fin de vie, GPA et cetera et cetera peut-être. Et puis nous euh euh au centre, on est euh tenté de dire il y a un problème pouvoir d'achat, il faut euh travailler ce problème.
Et euh le second sujet, c'est la fraude. Donc sur ces deux points, euh le gouvernement dans ce que j'ai entendu a euh commencé à répondre puisque les textes concernant la fraude et et Nathalie Goulet chez nous, il travaille beaucoup. Euh elle a largement contribué à élaborer euh ses textes et euh sur le pouvoir d'achat, nous considérons que c'est le logement euh qui constitue euh un des points les plus importants parce que on peut travailler à donner un peu plus aux gens mais ça peut pas aller très loin parce que ça coûte des fortunes.
J'entends qu'on veut toucher à la CSG, pourquoi pas ? Mais la CG ça coûte extrêmement cher. Mais juste avec l'interview de Bruno Retaillot ce matin, est-ce qu'aujourd'hui quand il rencontre le Parti socialiste et aussi les communistes, les écologistes Bruno Rotaillot, Sébastien Lecou, il peut faire de vraies concessions à la gauche, est-ce qu'il doit en faire ?
Non mais attendez, ce qui est formidable, on l'a vu d'ailleurs avec le gouvernement de François Baou, c'est qu'on fait le débat avant le débat. Je me permets de rappeler que la session ordinaire, elle a commencé le 1er octobre et le Parlement, au-delà de tout ce qu'on peut se dire, lire ou entendre, il va se prononcer, il va voter. Donc pardon, mais à un moment donné laissons aux parlementaires le soin de voter.
Donc vous dites au socialistes, c'est pas ce matin à Matignon qu'il faut aller négocier, c'est après dans l'hémicycle qu'on discute sur des pistes plutôt que sur d'autres. C'est-à-dire que le projet de budget tel qu'il va être présenté par le Premier ministre et il devrait euh euh comment dire arriver puisqu'il faut le présenter d'abord au Conseil d'État et au Conseil pour les finances publiques. C'est un préalable.
La Constitution prévoit, je le rappelle, que normalement il doit être déposé le 1er mardi d'octobre, ça ne sera pas le cas. Et euh ensuite il y a ce qu'on appelle les annexes à l'Assemblée et il y a 70 jours pour voter avec la navette entre l'Assemblée et le Sénat. Bon alors on peut avoir des pistes qu'on inscrit dans le projet de budget mais ce projet il est discuté d'abord à l'Assemblée puis par nous PLFSS et PLF.
Mais donc c'est c'est pas ce matin en fait les les socialistes qui disent "Si on n' pas de réponse aujourd'hui on se censura dès le discours de politique général." Vous fustigez un peu la méthode et et la stratégie. Bah écoutez, je suis un peu étonné que on arrête le débat avant le débat quoi.
Je veux dire, c'est les sons qu'on convienne d'un certain nombre d'irritants. Bien sûr, le gouvernement dit "On touche à rien, on veut rien faire et cetera." Bien sûr que à ce moment-là les partis peuvent dire "Moi, ça me convient pas, mais laissons le soin au Parlement euh de faire son métier, c'est-à-dire d'examiner." C'est c'est l'acte le plus important, le projet de budget.
Et donc qu'on laisse aux parlementaires le soin de juger et on verra bien ce qui se passe à l'Assemblée et au Sénat. Est-ce que vous avez l'impression que Sébastien Lecornu, il est plus en train de miser sur l'abstention du RN que sur le ralliment des socialistes ? Écoutez, il me donne pas cette impressionlà.
Je crois qu'il parle avec tout le monde parce que voilà, quand on est dans cette configuration, on parle avec tout le monde et on regarde ce qu'il est possible de faire ou de ne pas faire. Bon, y compris à l'intérieur de de ce qu'on appelle, c'est pas un très joli mot, le socle. Euh c'est-à-dire en gros la coalition qui soutient le gouvernement.
Il faut euh prendre soin de tout le monde. Il faut s'occuper euh à gauche du Parti socialiste, il faut s'occuper à droite de ceux qui ont des réclamations et puis euh dans le bloc central, il faut euh prendre en considération les demandes des uns et des autres. C'est possible de tout le monde l'expérience montre que c'est très compliqué mais bon voilà moi je je souhaite que on trouve des solutions parce qu'au-delà de tout ça le problème c'est pas de savoir si on fait plaisir aux partis socialistes à LR ou à je ne sais qui.
Derrière tout ça il y a un pays il y a des entreprises qui ont besoin de stabilité et puis quand on ouvre la fenêtre et qu'on regarde à l'extérieur on voit qu'on a la guerre en Ukraine. On voit bien que c'est tout ça ne sent pas très bon avec ces ces histoires de drones euh les taquineries que les Russes euh euh font vis-à-vis de l'OTAN pour voir comment tout ça réagit. Les droits de douane avec monsieur Trump, la Chine.
Donc est-ce qu'on a les moyens de se payer des crises euh du style "Retenez-moi où je fais un malheur parce que il y a pas ça dans le budget Bon, c'est légitime que chacun réclame ce qui fait sa sa son identité et ce pourquoi il est là. Mais quelque part, on devrait prendre en considération aussi l'intérêt du pays, quoi. Je veux dire, il faut que chacun y mette du sien.
Tout le monde doit avancer d'un pas pour trouver des solutions parce que de toute façon, nous sommes condamnés à faire ça. Parce que si Sébastien le Cornu échoue à son tour, on fait quoi après ? On va nommer un gouvernement.
Il faudra bien trouver des solutions. Parmi les mesures réclamées, hein, vous l'avez dit, il y a une volonté de plus de justice fiscale. Est-ce que vous pensez que la droite acceptera une forme de taxation des pleurs riches ?
Non, mais d'abord on pardon, mais il y a toujours une grosse dette et il faut qu'on fasse des économies. Pour l'instant, j'en vois pas le chemin, hein. Pas assez.
Bah, François Bairrou avait quand même beaucoup insisté. Il a payé cher pour montrer que on était endetté. On a on sait encore onit un peu plus depuis qu'il est parti de quelques milliards et il faut bien commencer à faire des économies puisqu'il y a une trajectoire de retour.
Et vous dites Sébastien Lecornou il est pas assez sur cette b pour l'instant je vois pas hein. Je vois beaucoup de dépenses mais je vois pas beaucoup de d'économie. François Baou, il était un chiffre de 44 milliards.
Il doit être à combien pas Sébastien ? Arrivant pas, je sais pas. Euh, on devait être à 4,7 voir euh on va être à pas loin de 5 hein.
Euh, il pourra pas tenir l'objectif de qualité. Alors, je vois quand je lis ce que je lis, je vois pas comment on fait. Après, on verra pendant le débat budgétaire.
Bon, il y a le problème des économies. Après, il y a le problème de ce qu'on appelle l'équité fiscale, c'est-à-dire les mesures symboliques et économiques euh qui montrre que tout le monde participe à l'effort. On doit faire des efforts, tout le monde doit participer, d'où la nécessité de montrer que ceux qui ont le plus payent plus, tout et donc les propositions de mesure pour taxer les holdings, aggraver les prélèvements euh sur les plus fortunés et cetera et cetera.
Bon, il y a différentes pistes, elles ont été annoncées. C'est au Parlement maintenant euh de décider. Et puis il y a cette affaire de pouvoir d'achat parce que on voit bien que beaucoup de gens ont du mal à finir le mois et que moi cet été en vacances, je lisais les les la presse, j'écoutais les reportages et les les restaurateurs se plaignaient en disant il y a moins de monde chez nous.
Ça veut pas dire qu'il y avait moins de gens en vacances. Déjà, il y a en gros beaucoup de Français déjà qui prennent pas de vacances, mais ceux qui prennent des vacances, ils faisaient très attention. Alors, il y a ceux qui économisent, mais il y a aussi ceux qui étaient très très attentifs parce que ça coûte cher avec des enfants d'aller en vacances et quand on n'a pas euh des revenus euh importants, on est obligé de faire attention.
Et le pouvoir d'achat depuis la COVID, c'est un sujet qu'on a un peu laissé de côté. Il faut absolument y revenir. Alors hier, il a annoncé des mesures Sébastien le Cornu justement en faveur du pouvoir d'achat.
Établir la prime Macron, baisser l'impôt sur le revenu pour les couples qui sont un petit peu au-dessus du SMIC ou défiscaliser les heures supplémentaires. Ce sont les bonnes mesures pour vous. Bah c'est mieux que rien mais en vrai ça bah ça va pas très loin quoi.
On sait que ça coûte cher si vous retirez du de la CSG, il faut compenser puisque l'État doit quand même continuer à vivre. Donc on sait que ça coûte euh des Mais quand vous dites ça va pas très loin, vous vous attendez quoi comme mesure ? Nous encore une fois nous mettons l'accent sur les problèmes du logement.
Pourquoi ? Parce que le poste le plus important euh chez les Français c'est le logement, c'est 40 % de la dépense. Donc il faut mettre le paquet sur le logement social et sur le logement intermédiaire.
Aujourd'hui, les moteurs sont à l'arrêt. On construit plus depuis des années et pas sur la fiche de paye. Bah la fiche de paye OK, vous allez avoir 50 ou 60 € et cetera.
Bon, c'est bien, c'est voilà, mais avec l'inflation qui peut remonter, avec le coût de la vie, avec c'est pas ça qui fait la différence. Il vaut mieux avoir euh, me semble-t-il, des choses pérennes. Si vous payez un loyer moins important tous les mois, c'est quand même mieux que d'avoir euh quelques dizaines d'euros de plus parce que la compensation pour trouver ces cet argent sur la fiche de paye, c'est très cher.
La la CSG, c'est 150 milliards, je crois. Et donc c'est très coûteux. Sébastien Lecnu qui a également annoncé une revalorisation des pensions de retraite pour les les maires de famille dans le budget de la sécurité sociale à venir.
Est-ce que là c'est la bonne mesure ? Est-ce qu'il faut aller encore plus loin sur ce sujet ? Sûr sur ce sujet des retraites.
Les retraites, on sait qu'il y avait un conclave qui a donné des résultats et on pourrait opportunement et je crois que il y a une très large majorité pour prendre en considération le résultat de de ce qui a été fait avec les partenaires sociaux. C'est-à-dire euh par exemple le travail des femmes, la pénibilité, le travail des seniors, il y a des pistes et en travaillant avec les syndicats, je crois qu'on peut trouver des solutions qui améliorent ce qui a été fait en matière de retraite. Brigitte Bourguignon qui est une ancienne ministre et qui a rejoint récemment votre groupe a dit sur notre antenne l'âge a été un casus béli, il faut qu'on revienne là-dessus.
Comment vous avez accueilli cette déclaration ? Vous savez, chez nous, il y a une grande liberté de réflexion, de vote et de d'intention. Donc Brigitte pour Mais ça se dit tout se discutent, c'est pas la majorité pour l'âge.
Non mais chez nous, c'est pas la majorité du groupe qui pense ça. Elle a le droit de le penser, on peut le discuter mais globalement dans la majorité sénatoriale, on touche pas à l'âge de la retraite. Pourquoi ? parce qu'on sait très bien qu'on n pas les moyens, c'est pas de d'en faire un vau sacré en disant on touche à rien.
C'est c'est on n'est pas dans la croyance, on est dans le fait que s'il y a eu cette réforme des retraite, c'est parce que le système n'est pas soutenable. On a une démographie en berne, c'est ceux qui travaillent qui payent la retraite euh de ceux qui sont en retraite. Bon, donc comme il y a de moins en ça veut dire qu'elle est pas la seule à le penser dans votre groupe.
Non, mais il peut y avoir même chez il y a eu des des gens qui l'ont dit mais c'est ça pourquoi on a le droit d'en discuter. Bon, pour autant aujourd'hui dans la majorité sénatoriale, il y a une ligne majoritaire qui pense qu'on ne touche pas à l'âge de retraite. Pourquoi ?
Parce qu'on a pas les moyens. Je veux dire, si aujourd'hui vous allez euh l'âge l'âge pivot, c'est 64 ans en 2030, c'est la cible. Bon, si on s'arrête en cours de route, bah évidemment ça va coûter fort cher.
C'est des milliards encore une fois qu'on a pas les moyens de payer. Qui paye à la place ? Parce qu'il va falloir les payer ces retraites.
Bon, qu'est-ce qu'on trouve à leur place ? On a demandé aux partenaires sociaux de donner des idées, des réflexions et des pistes. Pour l'instant, on en a pas vu beaucoup parce que encore une fois, on a maintenant plus de décès que de naissance.
Bon, c'est comme ça. C'est partout en Europe. D'ailleurs, le problème, il est pas que chez nous.
Donc à un moment donné, le modèle, il tient plus. Il faut trouver d'autres solutions. Sur l'immigration, ça fait aussi partie évidemment des demandes de Bruno Retaillot.
Sébastien Lecornu, il dit qu'il faut examiner l'évolution de certains critères de l'aide médicale d'État. Vous y êtes favorable ? Ça fait des années qu'on travaille au panier, donc on peut y retravailler à nouveau.
On sait très bien qu'à un moment donné, bon, il y a des sol, il y a peut-être des critères qu'il faut éliminer. Moi, j'entends qu'on dit la balle néothérapie, j'en sais rien, j'ai pas vérifié. Ça me paraît bizarre.
C'est ce que disait François. Oui, c'est un peu plus compliqué que ça. Un peu plus restreint que la balle d'éothérapie.
Je crois je crois qu'il y a encore peut-être des critères qu'on peut réduire. Bon, pourquoi pas ? Ça se discute et ça se travaille.
Moi, je suis pas opposé à ce qu'on regarde tout ça. On sait très bien que de toute façon euh il faudra garder une forme d'AME parce que bah on sait qu'il y a des gens qui arrivent chez nous qui sont malades et qu'il faut souer. Mais en réduisant le panier de soin, il faut regarder précisément.
C'est pas on peut pas en parler comme ça de façon générale. Moi, je crois que les problèmes de d'immigration encore une fois sont des problèmes avant tout européens. Faut qu'on trouve des solutions européennes.
L'Italie qui s'est qui a beaucoup travaillé avec madame Mélony sur le sujet avec les pays du Maghreb en particulier utilise beaucoup l'Europe pour payer euh les pays. On donne déjà beaucoup d'argent à la Turquie pour qu'elle retienne euh beaucoup de gens sur ce territoire. En même temps, l'Italie en d'ici 2028, ce sera 1 million d'étrangers non communautaires qui seront venus parce que Georgia Méloni dit que l'économie en a besoin.
Bien sûr, elle régularise beaucoup. C'est ce qui va arriver aussi en France parce que électoralement, elle explique elle Ah ben moi je suis pas défavorable à ça. Elle explique que euh elle est hostile à l'immigration, elle le combat et mais elle agit parce que en vrai derrière qu'est-ce qu'elle fait ?
Elle travaille avec les pays du Maghreb et elle fait payer l'Europe. Et puis de côté, elle régise elle fait travailler les étrangers dans les champs parce que comme chez nous, il y a besoin de bras et dans les et dans les industries parce que là aussi on manque de monde. Il faut se poser des questions.
Il faut transposer cette méthode mélonie en France. En tous les cas, il faut regarder comment ça marche et étudier les choses et regarder. L'Allemagne a fait la même chose.
Après, il faut il faut essayer de ne pas dépasser un certain seuil. Et c'est peut-être là où le problème s'est posé en Allemagne en particulier. En cas d'échec de Sébastien Lecnu, est-ce qu'Emmanuel Macron il aura d'autres choix que la que la démission ou la dissolution ?
Est-ce qu'il peut renommer encore un 4e premier ministre de son camp ? Oui. Ah donc pour vous, il sera pas obligé de dissoudre ou ou de partir.
Bah il y a ceux qui aimeraient bien qu'on dissolve. Il y a ceux qui aimeraient bien qu'il partent. Mais je crois que président de la République, il l'a dit à de nombreuses reprises.
Il est élu jusqu'en 2027. Il a déjà fait une dissolution qu'on lui a reproché. Et donc pourquoi voulez-vous qu'il dissolve à nouveau pour avoir le même résultat en pire ?
Parce qu'on sait très bien, vous avez eu toutes les intentions de vote, on sait très bien ce que ça donne. C'est pas une clarification, c'est une aggravation parce qu'il y aurait beaucoup plus de dépussés de députés du RN, un peu moins du bloc central et un peu moins de gauche. Est-ce que vous croyez que ça arrange des choses ?
Donc président de la République, il dit "Écoutez, vous avez été élu, débrouillez-vous." Et je pense qu'il continuera à dire ça parce qu'il sait très bien que s'il y a une dissolution, ça sera pire. Un un sondage au doxa pour le Figaro publié hier soir montre que le front antiépublicain contre les filles est plus fort que celui contre le Rassemblement national.
Ça vous étonne ? Non. Est-ce que comme Roger Carouti, vous aussi vous voteriez sans état d'âme pour Marine Le Pen contre Jean-Luc Mélon dans quelle configuration ?
C'est pas un principe général. Marine Le Pen contre Jean-Luc Mélenchon. J'avoue que je serais très ennuyé mais je pense je pense qu'elle est fill a été tellement dans l'outrance comme madame Bonoau dit du has que c'est ce sont des résistants.
On a du mal à suivre. Donc euh à l'évidence et les filles, c'est quand même très maléfique. Et donc euh voilà euh spontanément il y a beaucoup de Français euh qui s'insurgent euh quand ils ont à faire des choix.
Pour autant, il y a une clientèle et des électeurs pour les filles et euh malheureusement il faut en tenir compte dans ce qui se passe. Un dernier mot, puisqu'on apprend que Sébastien Lecorn s'exprimera dans quelques instants, juste avant de commencer à à recevoir les les oppositions. Qu'est-ce que vous attendez ?
Quel message il doit faire passer avant le début de ces consultations ? Je crois qu'il faut qu' il soit un peu plus éclairant sur les pistes hein parce qu'il y a une forme d'inquiétude à ne pas savoir ce qui va se passer et c'est pour ça que à commencer par ceux qui soutiennent ils aimeraient avoir davantage d'éclairage euh pour savoir où on va parce que même vous savez pas où il va et vous attendez de savoir où il va. Encore une fois, je comprends qu'il soit discret, mais il faut un peu de piste parce que le comment dire l'opacité crée une forme d'inquiétude.
Merci Ar Marseille. Merci. Et on suivra bien sûr dans quelques instants cette déclaration de Sébastien Lecnu.
Merci d'avoir été avec nous. [Musique]
Hervé Marseille